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	<title>Retombées économiques Archives | Fonds des médias du Canada</title>
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	<title>Retombées économiques Archives | Fonds des médias du Canada</title>
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		<title>Les provinces atlantiques continuent de créer, contre vents et marées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Juliette Dufour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 17:29:02 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’écart des grandes villes canadiennes, l’industrie audiovisuelle de l’est du pays navigue avec un financement, des formations et des infrastructures de diffusion limités. Mais les créateurs de la région résistent en s’appuyant sur leurs communautés, les festivals, la coproduction internationale et, surtout, leurs voix fières et singulières.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas le talent qui manque dans les provinces de l’Atlantique. Prenez le film <em>Sk+te'kmujue'katik (At the Place of Ghosts)</em>, réalisé par bretten hannam, cinéaste originaire de la Nouvelle-Écosse : après sa première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF) en septembre 2025, la coproduction canado-belge, qui explore les réalités micmaques et bispirituelles, a été présentée au Festival international du film de l’Atlantique (AIFF), à Halifax, où elle a remporté le prix Gordon Parsons du meilleur long métrage de l’Atlantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce succès n’est pas venu sans défi, alors que les professionnels de la région doivent conjuguer avec des ressources limitées par rapport aux grands centres urbains du pays. Les coproductions internationales – comme c’est le cas pour ce film – peuvent parfois pallier ce manque. Elles donnent accès à des budgets plus importants, à de nouveaux publics et à une visibilité élargie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chrissy King-Lopes, directrice du volet Industrie de l’AIFF et responsable de l’AIFF Partners (le marché de coproductions du festival), connaît bien ce terrain : « Les coproductions, c’est notre spécialité, affirme-t-elle. Notre festival permet aux gens de se rencontrer, de discuter de leurs projets et de trouver le bon partenaire international de coproduction. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons rencontré Chrissy King-Lopes, ainsi que d’autres cinéastes et chefs de file de l'industrie des écrans de l'Atlantique, à l’occasion de trois festivals renommés de la région à l'automne dernier – l’AIFF, le Lunenburg Doc Fest et le Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) – pour comprendre comment l’industrie persiste, malgré de nombreux vents de face.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À voir aussi : <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/moteur-action-inclusion-saison-4/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">notre série vidéo <em>Gros plan sur l’Atlantique</em></a></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Avancer à contre-courant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme ailleurs au pays, la région de l’Atlantique subit la hausse des coûts de production et l’essor des plateformes de diffusion en continu, en plus de se buter à la rareté des feux verts de leurs projets. Mais ces pressions s’ajoutent à d'autres réalités de longue date.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les télédiffuseurs éducatifs provinciaux sont absents dans la région, contrairement au Québec, à l’Ontario ou à la Colombie-Britannique, qui peuvent respectivement compter sur Télé-Québec, TVO, TFO et Knowledge Network. « Ce manque se fait particulièrement sentir du côté du documentaire », déplore Julian Carrington, directeur général de l’Association des documentaristes du Canada (DOC), présent pour la première fois au Lunenburg Doc Fest.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-1138x640.jpg" alt="Julian Carrington" class="wp-image-260636" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-1536x863.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee.jpg 1872w" sizes="(max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Julian Carrington et Gaëlle Essoo à Lunenburg dans le cadre de la série <em>Gros plan sur l'Atlantique</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« Ces diffuseurs jouent un rôle clé pour les documentaires ailleurs au pays, et leur absence dans l’Atlantique soulève une question importante : comment combler ce fossé et permettre aux créateurs de la région d’accéder aux partenariats nécessaires pour réaliser leurs projets? » poursuit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’injustice se fait aussi sentir chez les communautés francophones hors Québec, comme au Nouveau-Brunswick. « On n’a pas toutes les structures financières pour clore un budget comme si on était au Québec parce qu’il n’y a pas d’équivalent à la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), fait valoir le réalisateur et scénariste Julien Cadieux, rencontré au FICFA, à Moncton. Même les institutions régionales sont moins onéreuses. » Il salue tout de même l’entente que Téléfilm Canada a signée en 2025, s’engageant à verser 5% de son budget dédié au contenu francophone aux productions hors Québec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours à Moncton, le cinéaste acadien Phil Comeau nous accueille dans sa résidence. Assis à son îlot de cuisine, il rappelle que très peu de longs métrages de fiction ont vu le jour en Acadie au cours des 50 dernières années. « Je sens que les bailleurs de fonds se rendent maintenant compte qu’on a suffisamment d’acteurs pour raconter de bonnes histoires, nous aussi », dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Phil Comeau s’inquiète néanmoins du manque de financement au niveau provincial, qui freine le développement du secteur de la région et pousse la main-d’œuvre à quitter le Nouveau-Brunswick lors des mois plus calmes, faute de travail.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les festivals comme piliers régionaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si les occasions de rencontrer les bailleurs de fonds et les diffuseurs sont rares pour les créateurs des régions, les festivals locaux offrent un accès privilégié à des représentants d’organismes comme Radio-Canada ou le Fonds des médias du Canada. Et, contrairement aux plus grands festivals, comme le TIFF, ces événements sont intimes, donc plus propices à ce genre de rencontres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est aussi important pour les cinéastes de l’Atlantique de se réunir, d’apprendre et de célébrer, car la région est diverse et dispersée », croit Walter Forsyth, directeur et programmateur du Lunenburg Doc Fest, en Nouvelle-Écosse.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-1138x640.jpg" alt="FMC East Coast In Focus EP3 V4 Tumbnail B (1) (1)" class="wp-image-260638" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Réception lors de l'édition 2025 du Lunenburg Doc Fest </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Certains festivals, comme le FICFA, servent en plus de lieu d’apprentissage auprès de la relève acadienne. « Il n’y a pas de programme francophone de formation, universitaire ou collégial, en cinéma dans la région du Nouveau-Brunswick, explique Mélanie Clériot, directrice du festival. Alors on agit un peu comme solution, en offrant des occasions de développement, des programmes, des projets de créations, etc. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’ailleurs grâce au programme d’aide au court métrage offert par le FICFA que Haqq Brice Adéoyé, artiste multidisciplinaire établi à Moncton, a pu adapter l’un de ses slams au grand écran. Son film <em>C’est La Nature! La Solution</em> a été présenté au festival cette année. « La dimension audiovisuelle vient davantage développer l’histoire du slam, et ajoute de l’impact, dit Haqq Brice Adéoyé. C’est pour cette raison que je me suis tourné vers le film; pour mieux pouvoir partager mon point de vue. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Bâtir un réseau, autrement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les communautés de créateurs de la côte Est sont peut-être plus petites et éloignées que dans les grands centres, mais elles sont solidaires. La cinéaste néo-écossaise Stephanie Joline, rencontrée dans les Jardins publics d’Halifax, en marge de l’AIFF, constate moins de compétition, plus d’entraide et une réelle volonté de célébrer le succès des autres. « C’est comme ça que j’ai commencé dans l’industrie; en travaillant gratuitement sur les courts métrages de mes amis, dit-elle. Et on travaillait gratuitement sur les miens. Nous avons développé ces compétences ensemble. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1129" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536-1129x640.jpg" alt="Capture D’écran 2026 08 13 110536" class="wp-image-260637" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536-1129x640.jpg 1129w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536-768x436.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536-1536x871.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536.jpg 1855w" sizes="auto, (max-width: 1129px) 100vw, 1129px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stephanie Joline dans le cadre de la série <em>Gros plan sur l'Atlantique</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Erica Meus-Saunders, cinéaste et directrice générale de l’Atlantic Filmmakers Cooperative (AFCOOP), un organisme communautaire inclusif consacré au soutien des créateurs émergents, abonde dans le même sens : « Les gens investissent beaucoup plus en vous une fois qu’ils vous connaissent. Et si on voit que vous vous investissez dans la communauté, tout le monde se mobilise », témoigne-t-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des voix plus que « régionales »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Des créateurs rencontrés estiment que la position géographique de la région contribue à l’unicité de ses histoires et des voix qui les portent. Mais dans leurs demandes de financement, ils se heurtent encore à des limites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Notre point de vue sur le monde n’est peut-être pas aussi sollicité, parce qu’on fitte dans une case “contenu régional” pour un diffuseur. Pourtant, en tant qu’Acadiens, on peut aussi avoir notre point de vue sur le monde », soutient Julien Cadieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est important pour moi de montrer une Acadie plurielle, poursuit le cinéaste. Oui, il faut protéger la langue et la culture acadiennes, mais c’est de voir comment on peut réimaginer l’Acadie. C’est quoi l’Acadie de demain? »</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Atlantique de demain</h3>



<p class="wp-block-paragraph">De nouvelles voix se font entendre, dont celle de Shayne Michael, scénariste issu de la Première Nation malécite du Madawaska, qui est derrière <em>Enfant de méduse, Wolastoqey</em>, une série de Tou.tv qui parle de quête identitaire, de racisme et d’homophobie. « Je n’avais jamais vu de série Wolastoqey et acadienne. Je me suis dit : enfin, on est rendus là », confie Shayne Michael, quelques heures avant la projection de sa série, en première au FICFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour produire plus de films et de séries comme celle de Shayne Michael, le soutien provincial s’avère crucial, mais demeure inégal dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Terre-Neuve-et-Labrador semble faire figure d’exception : « Nous générons et attirons environ 100 millions $ en production annuellement pour une population de 500 000 personnes », lance Laura Churchill, directrice générale de PictureNL, le bureau de cinéma officiel de la province.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi : </strong><a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/jamais-deux-sans-trois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jamais deux sans trois : le pouvoir d’attraction de St. John’s</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à des programmes de soutien à l’industrie à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un crédit d’impôt qui couvre 40 % des frais de production admissibles, la province attire même des producteurs de l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un modèle que les autres provinces de l’Atlantique regardent de loin, en attendant que leurs propres gouvernements emboîtent le pas.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>FMC : 15 ans à nourrir la flamme </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/fmc-15-ans-a-nourrir-la-flamme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[CMF-FMC]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 15:05:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/11/CMF15-LinkedInHeader-NavyBlue-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="CMF15 LinkedInHeader NavyBlue" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Des personnalités clés de l’industrie témoignent du rôle du Fonds des médias du Canada qui, depuis 2010, dépasse largement celui&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des personnalités clés de l’industrie témoignent du rôle du Fonds des médias du Canada qui, depuis 2010, dépasse largement celui d’un simple bailleur de fonds.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2010, le Fonds des médias du Canada est créé avec à sa tête Valerie Creighton. Durant ces 15 années, l’organisation et sa présidente et chef de la direction ont travaillé à mieux servir l’industrie. Les défis ont été nombreux, qu’il s’agisse de l’émergence des plateformes numériques, de la multiplication des nouveaux services de diffusion ou encore de la concurrence des productions étrangères aux budgets colossaux. À cela s’ajoute la diminution du budget du FMC. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si tout n’est pas rose dans le monde de l’audiovisuel, le Fonds a tout de même financé plus de 19 000 projets linéaires, numériques interactifs et de développement de l’industrie durant cette période, générant plus de 24 milliards de dollars en retombées économiques pour le produit intérieur brut canadien.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y a plus, comme en témoignent ceux et celles qui ont été aux premières loges de son évolution.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi : </strong><a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/le-fmc-souffle-ses-15-bougies/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>l’histoire du FMC racontée par Valerie Creighton</strong></a><strong></strong> </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le FMC et l’identité canadienne</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Charles Lafortune, premier vice-président, Contenu et création, à Pixcom, le rôle du Fonds ne se limite pas au financement de contenu : il touche directement à notre identité. « Je dirais même que sans le FMC, l’identité canadienne en prendrait pour son rhume. L’industrie au Canada, grâce au FMC, a réussi à faire du contenu qui parle aux Canadiens et qui parle des enjeux que vivent les Canadiens. »  </p>



<figure class="wp-block-embed alignfull is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Et il insiste : l’arrivée des plateformes numériques dans les 15 dernières années a bouleversé l’industrie, et le Fonds s’est adapté pour accompagner cette évolution. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Meneur de jeux</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMC, ce n’est pas seulement la télévision. Il soutient également l’innovant secteur des jeux vidéo, de la réalité virtuelle et augmentée et du contenu immersif et interactif.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Prem Gill, PDG de Creative BC, un organisme qui soutient le secteur créatif britanno-colombien, se plaît à le rappeler : « Le fait qu’il existe un programme national pour développer ces entreprises et organisations, créer de l’innovation et cette propriété intellectuelle au Canada est énorme. Avant le FMC, il n’y avait pas de structure centralisée pour ça. »  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Indépendant des plateformes : je pense que c’est l’une des grandes forces du FMC, renchérit Reynolds Mastin, président et chef de la direction de l’Association canadienne des producteurs médiatiques (Canadian Media Producers Association – CMPA). « Oui, il est question de télévision, mais aussi de toutes les autres plateformes de l’écosystème », ajoute-t-il. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les cas d’<em>Empathie </em>et de <em>North of North</em> </strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement manque pour donner vie à toutes les idées, mais il arrive que de petits miracles se produisent. <em>Empathie</em> est l’un de ceux-là.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Julia Langlois, associée et productrice de fiction à Trio Orange, se réjouit que la série<em> </em>récipiendaire du prix du public au prestigieux festival Séries Mania ait tant résonné ici et ailleurs dans le monde : « Le FMC donne des ailes aux créateurs, lance-t-elle. Il nous permet de rêver plus grand, de bonifier nos budgets pour faire en sorte que nos séries soient compétitives à l'international. Que la qualité de production soit à l'écran. Sans le FMC, nos projets n'auraient pas autant de souffle et n'auraient pas autant d'envergure pour compétitionner avec les autres projets qui sont à l'international. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le fait que le processus pour appliquer aux programmes soit souvent jugé complexe, Huw Eirug, chef de la direction de la Nunavut Film Development Corporation, s’est senti accompagné pour une série initialement baptisée <em>People</em>, mais aujourd’hui connue sous le nom de… <em>North of North</em>.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/11/North-of-North-Jasper-Savage-photo-courtesy-of-APTN-CBC-Netflix_15-960x640.jpg" alt="North Of North [Jasper Savage Photo Courtesy Of APTN CBC Netflix] 15" class="wp-image-254013" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/11/North-of-North-Jasper-Savage-photo-courtesy-of-APTN-CBC-Netflix_15-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/11/North-of-North-Jasper-Savage-photo-courtesy-of-APTN-CBC-Netflix_15-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/11/North-of-North-Jasper-Savage-photo-courtesy-of-APTN-CBC-Netflix_15-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/11/North-of-North-Jasper-Savage-photo-courtesy-of-APTN-CBC-Netflix_15-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/11/North-of-North-Jasper-Savage-photo-courtesy-of-APTN-CBC-Netflix_15-854x570.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>North of North</em>. Photo: Jasper Savage</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« En 2021, quand le FMC a accordé un financement au Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN) et à CBC pour une toute nouvelle série humoristique, nous étions loin de nous douter qu’elle deviendrait un succès mondial », confie-t-il.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Non seulement nous avons reçu le soutien et les encouragements de Valerie et de l’équipe du FMC, mais ils ont aussi pris le temps de nous rendre visite à Iqaluit pour mieux comprendre l’industrie et les défis auxquels nous faisons face », poursuit Huw Eirug. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Trouver une oreille attentive</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Kerry Swanson, directrice générale du Bureau de l’écran autochtone (BEA), souligne l’écoute de l’organisation. « Aux premières étapes de sa création, le FMC – et Val en particulier – a entendu des producteurs autochtones exprimer le besoin d’avoir leur propre institution : une organisation dirigée par des Autochtones pour soutenir le contenu autochtone à l’écran au Canada », se souvient-elle.  </p>



<figure class="wp-block-embed alignfull is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="CMF | FMC 15: Kerry Swanson" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/Wv7nv8zG_O4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est elle qui a pris l’initiative de rassembler les diffuseurs et les bailleurs de fonds afin de réunir les ressources nécessaires pour le lancer, enchaîne Kerry Swanson. On avait vraiment besoin de ce champion institutionnel pour démarrer en force – et c’est exactement ce qui s’est passé. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Force est de constater que le nom de Valerie revient souvent. Cette fois, dans la bouche de Tonya Williams, fondatrice et directrice générale du Reelworld Screen Institute : « J’ai rencontré Valerie Creighton pour la première fois il y a cinq ans, et elle m’a tout de suite demandé comment elle pouvait apporter des changements. Comment donner plus d’importance à la diversité? Comment apporter les changements législatifs nécessaires? […] Je me sens entendue quand je lui parle. Elle n’essaie pas de me ménager en me disant ce qu’elle pense que j’ai envie d’entendre. Elle fait réellement quelque chose qui m’aide », soutient-elle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le Fonds doit continuer de défendre les genres sous-représentés, selon Reynolds Mastin, de la CMPA. « Autrement, tant d’émissions, de séries, de documentaires et de comédies n’auraient tout simplement pas été produits, dit-il. De grandes émissions n’auraient pas vu le jour. » </p>
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		<title>Et si l’avenir se trouvait dans les villes de taille moyenne? </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/et-si-lavenir-se-trouvait-dans-les-villes-de-taille-moyenne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Dufour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 12:56:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Dans un nouveau rapport, le réalisateur et producteur J. Joly plaide pour la décentralisation de l’industrie canadienne du cinéma et&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un nouveau rapport, le réalisateur et producteur J. Joly plaide pour la décentralisation de l’industrie canadienne du cinéma et de la télévision.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le coût de la vie — et de la production de films et de séries — ne cesse de grimper dans les grandes villes comme Toronto et Montréal, de plus en plus de cinéastes cherchent à s’établir ailleurs. C’est le cas de J. Joly, président et cofondateur de la société de production Branded to Film (B2F). En quittant Toronto pendant la pandémie pour retourner vivre à Kingston, en Ontario, il s’est interrogé : l’avenir de la production au pays réside-t-il dans les villes de taille moyenne? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’historienne Joanne Archibald, J. a publié en juillet 2025 le rapport intitulé <a href="https://www.ontariocreates.ca/assets/images/research/Hyperlocal-Ontario.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Hyperlocal Ontario Action Plan</em> (HOAP)</a>, qui se penche sur la pérennité de la production audiovisuelle locale en Ontario. En s’appuyant sur l’expérience de production de deux de ses deux longs métrages — <em>Den Mother Crimson</em> et <em>Doom Boogie</em> —, J. y décrit les défis et les opportunités que rencontrent les villes de taille moyenne comme Kingston pour devenir des lieux de production permanents, qui font vivre toute une industrie locale.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Futur et médias</em> s’est entretenu avec J. Joly pour discuter de son rapport et en apprendre davantage sur sa vision « hyperlocale » de la production. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image-640x640.jpg" alt="" class="wp-image-253609" style="width:582px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image-640x640.jpg 640w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image-768x768.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image-150x150.jpg 150w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image.jpg 882w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'équipe de tournage de <em>Doom Boogie</em>. Crédit photo: J. Joly </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment les villes de taille moyenne sont-elles devenues le point central de votre rapport et de votre vision pour l’industrie?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai toujours eu un attachement profond pour Kingston. Dans la vingtaine, je ne voulais pas forcément aller à Toronto, mais c’était la seule option si je voulais travailler en cinéma. À l’époque, il y avait beaucoup de productions locales à Toronto, alors j’avais toujours du travail. On pouvait obtenir des permis de tournage partout. Il y avait une réelle effervescence créative, parce qu’on était en majorité de jeunes cinéastes indépendants, et Toronto restait une ville abordable. Mais plus tard, j’ai constaté que les producteurs émergents ou intermédiaires ne pouvaient plus vraiment se permettre de tourner à Toronto. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la pandémie, je me suis souvenu de mon amour pour Kingston et j’y suis retourné. Ce que j’ai réalisé, c’est que des villes comme Kingston offrent aujourd’hui ce que Toronto offrait à la fin des années 90 et au début des années 2000, c’est-à-dire de l’espoir, de l’accessibilité et de l’efficacité. Les permis sont encore faciles à obtenir, et la ville souhaite réellement bâtir une industrie créative. Il faut amorcer une décentralisation de notre industrie pour créer plus de possibilités pour les cinéastes indépendants, locaux et émergents. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas seulement une question de faire des films; c’est aussi d'investir dans l’avenir. Je veux m’assurer que le ou la prochaine J. Joly, peu importe la personne, puisse rester dans sa petite ville et créer librement. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce que gagne l’industrie à sortir des g</strong><strong>rands centres urbains</strong><strong> </strong><strong>?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le rapport, j’utilise l’exemple de Victoria, en Colombie-Britannique, car c’est un cas très parlant. L’an dernier, on estimait que Kingston générait environ 2,6 millions de dollars en production — ce qui est normal pour une ville de cette taille. Victoria générait ce montant-là autour de 2014. Cinq ans plus tard, en 2019, elle faisait 25 millions. J’ai demandé au commissaire au cinéma comment ils avaient fait. Il m’a répondu que tout avait commencé avec un producteur indépendant — un peu comme moi — qui n’arrivait plus à produire ses films à Vancouver, et qui a décidé de tourner ses trois petits films à Victoria. Ces trois films de seulement 1 million chacun ont suffi à créer un effet catalyseur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on fonde une entreprise, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Regardez ce qui s’est passé avec les incendies de forêt à Los Angeles au début de 2025 : l’impact sur l’industrie a été dévastateur. Comment travailler quand les maisons de tes amis brûlent? Même chose pendant la pandémie : quand Toronto était confinée, Kingston et les Mille-Îles sont demeurées en zone verte pendant un moment, car elles sont moins densément peuplées. Concentrer l’industrie dans un seul lieu peut la fragiliser. En la décentralisant et en répartissant les risques, on permet une meilleure résilience. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce qui distingue </strong><strong>un centre</strong><strong> de production d’un simple lieu de tournage</strong><strong> </strong><strong>?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour qu’un centre de production « hyperlocal » fonctionne, il faut que les producteurs résident dans la ville en question. On ne veut pas de producteurs torontois qui débarquent, exploitent les ressources locales, puis repartent chez eux pour faire leur montage. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un vrai centre de production a besoin d’une main-d’œuvre technique et d’un noyau de producteurs. Et pour attirer les créateurs, une ville a besoin d’activités économiques nocturnes, d’une vie culturelle, d’un accès facile aux autres villes et d’une excellente connectivité internet. Et surtout, pour avoir un écosystème complet, il faut construire un studio en même temps que de bâtir une main-d’œuvre locale. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="854" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/mark-alleyne.png" alt="" class="wp-image-253672" style="width:577px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/mark-alleyne.png 854w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/mark-alleyne-768x576.png 768w" sizes="auto, (max-width: 854px) 100vw, 854px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le producteur Mark Alleyne (à gauche) et J. Joly (à droite).  </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les postes les plus difficiles à combler ou à retenir dans les villes de taille moyenne</strong><strong> </strong><strong>?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plus difficiles à trouver, ce sont les postes spécialisés — effets spéciaux, cascades, pyrotechnie, ou les armuriers. Ils sont peu nombreux au pays. Ensuite, il y a les « above-the-liners » : les réalisateurs, les acteurs, les producteurs, etc. Mais dans une équipe de tournage, la majorité des rôles sont techniques : son, éclairage, coiffure, traiteur… On peut trouver ce type de talents dans la plupart des villes de taille moyenne. Pour la postproduction, comme le mixage final ou l’étalonnage, ce n’est pas toujours facile de recruter localement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur <em>Den Mother Crimson</em>, notre premier film, notre objectif était de recruter 60% des rôles localement, et on a fini à 63%. Pour <em>Doom Boogie</em>, on est monté à 87%. Une des façons d’y parvenir a été de lancer un appel de casting local. On a trouvé beaucoup de talents comme ça. L’avantage du modèle hyperlocal, c’est aussi d’avoir un contrôle sur la création. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="936" height="537" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image-1.jpg" alt="" class="wp-image-253615" style="width:734px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image-1.jpg 936w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/09/image-1-768x441.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 936px) 100vw, 936px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'équipe de tournage de <em>Doom Boogie</em>. Crédit photo: J. Joly</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre modèle prévoit un écosystème économique </strong><strong>qui soutient le secteur créatif tout en bénéficiant à la communauté. Avez-vous des exemples? </strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, une production artistique réussie naît de la rencontre entre le privé et le public. Quand on a lancé notre société de production, je tenais à prouver qu’on pouvait amasser 1 million de dollars localement — on en a amassé 1,3 million. On a ciblé des leaders culturels et économiques influents de la région qui croyaient en notre vision, soit de bâtir un secteur culturel dynamique capable d’attirer et de retenir les jeunes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L'argent reçu pour nos films a permis de bâtir une équipe locale, mais il a aussi été dépensé auprès de fournisseurs et de prestataires locaux, comme des restaurants, des hôtels, des quincailleries, des services sanitaires, etc. Quand on adopte une approche hyperlocale, on réalise à quel point chaque dollar peut recirculer dans la communauté. </p>
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		<title>Jamais deux sans trois: le pouvoir d&#8217;attraction de St. John&#8217;s  </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/jamais-deux-sans-trois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sara Swain]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 14:51:13 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=250770</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/iStock-2163508014-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Terre-Neuve-et-Labrador est devenu un véritable terrain de jeu télévisuel, avec trois populaires séries qui ont élu domicile à St. John's.&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/iStock-2163508014-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Terre-Neuve-et-Labrador est devenu un véritable terrain de jeu télévisuel, avec trois populaires séries qui ont élu domicile à St. John's.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est probablement notre meilleure année, lance Laura Churchill, directrice générale de Picture NL, la commission cinématographique de Terre-Neuve-et-Labrador. Notre saison de production est bien remplie. » Celle-ci se déroule de mai à octobre, mais avec une certaine marge de manœuvre. « L’hiver ne s’installe pas vraiment avant décembre », ajoute-t-elle.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La province soutient l’industrie télévisuelle locale à l’aide de six programmes, dont deux crédits d’impôt. L’un est un crédit d’impôt provincial pour la main-d’œuvre et les producteurs de la région. L’autre couvre 40% des frais de production admissibles des sociétés, jusqu’à concurrence de 10 millions $ par an, et s’adresse également aux producteurs de l’extérieur de la province. Selon Laura Churchill, cette mesure en particulier suscite un grand intérêt pour tourner sur place, incitant même certains producteurs à filmer en hiver. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps où Terre-Neuve-et-Labrador n’avait même pas de saison de production régulière. Si les courts métrages et les films indépendants à petit budget ont toujours occupé une place importante dans la culture locale, l’industrie tirait principalement ses revenus des projets à plus gros budget qui allaient et venaient. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« La série <em>Republic of Doyle</em> a vraiment été un point tournant », affirme Laura Churchill. La populaire série policière, diffusée sur CBC et produite par Take the Shot Productions, a vu le jour en 2010. Cinq saisons plus tard, elle avait transformé la capitale de la province en un terrain de jeu télévisuel haut en couleur. À ses débuts, la production faisait principalement appel à de la main-d’œuvre extérieure. À la fin, elle s’était bâti une équipe locale solide. St. John’s était devenue une ville capable de soutenir une série à elle seule. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Et de trois avec <em>Saint-Pierre</em> </strong> </h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="963" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Saint-Pierre_2-963x640.jpg" alt="" class="wp-image-250766" style="width:662px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Saint-Pierre_2-963x640.jpg 963w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Saint-Pierre_2-768x510.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Saint-Pierre_2.jpg 1315w" sizes="auto, (max-width: 963px) 100vw, 963px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Saint-Pierre</em>. Photo: Hawco Productions</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">St. John’s – où la majorité des productions de la province ont lieu, pour l’instant – accueille maintenant non pas une, deux, mais trois séries canadiennes à succès, soit <em>Hudson et Rex </em>(<em>Hudson &amp; Rex</em>), <em>La famille Critch</em> (<em>Son of a Critch</em>) et <em>Saint-Pierre</em>.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Inspirée d’une populaire série européenne, <em>Hudson et Rex </em>(Pope Productions/Shaftesbury), créée par Ken Cuperus pour Citytv, suit un inspecteur de police et son partenaire canin. Sa huitième saison est en cours de production.   </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La famille Critch </em>(Take the Shot/Hawco Productions/Project 10/Gary Breakfast Corporation) est l’adaptation en épisodes d’une demi-heure du livre autobiographique de l’humoriste Mark Critch, <em>Son of Critch. </em>Elle vient tout juste d’être renouvelée pour une cinquième saison.   </p>



<p class="wp-block-paragraph">La série <em>Saint-Pierre</em> (Hawco Productions), lancée cette année, a déjà été renouvelée pour une deuxième saison après être devenue la nouvelle série la plus regardée sur CBC. Autre série policière, elle prend place sur l’île française du même nom située au large de Terre-Neuve, où elle est en partie filmée.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Allan Hawco, l’un de ses créateurs et interprètes, a d’ailleurs eu l’idée de la série lors d’une visite de repérage pour un épisode de <em>La famille Critch</em>. Janine Squares, productrice exécutive chez Hawco Productions, se souvient bien de leur passage à Saint-Pierre : « Nous étions assis dans une petite rue pavée à l’extérieur d’un bar, et Allan a dit : “personne n’a encore tourné quelque chose qui parle de cet endroit” ».  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Même si ces trois séries sont au cœur de l’écosystème télévisuel de la province, l’industrie continue de se diversifier. Netflix vient d’ailleurs d’annoncer qu’une nouvelle série du créateur Jesse McKeown, mettant en vedette Josh Hartnett, se déroulera et sera tournée à Terre-Neuve.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, les cycles de croissance et de ralentissement sont aussi naturels que les mouvements des marées. Mais l’industrie audiovisuelle locale aspire à survivre et à prospérer peu importe les conditions, et c’est pourquoi elle se concentre sur le développement à long terme.   </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le travail ne manque pas</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">« La télé me garde très occupée », déclare la réalisatrice Deanne Foley, qui a réalisé des épisodes de <em>Hudson et Rex</em> et de <em>La famille Critch</em>. Bien qu’elle travaille sur ses propres longs métrages, ses passages derrière la caméra pour la télévision lui permettent de gagner sa vie et de se perfectionner tout en élevant ses enfants dans sa province natale.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="791" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Son-of-a-Critch_1-1-791x640.jpg" alt="" class="wp-image-250768" style="width:635px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Son-of-a-Critch_1-1-791x640.jpg 791w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Son-of-a-Critch_1-1-768x621.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Son-of-a-Critch_1-1-1536x1242.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Son-of-a-Critch_1-1-2048x1657.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 791px) 100vw, 791px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>La famille Critch</em>. Photo: Hawco Productions</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Elle espère que ce boom de production télévisuelle ouvrira des portes à plus de talents émergents. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Chose certaine, les possibilités de postes techniques ne manquent pas.    <em></em>    </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons de la difficulté à trouver de la main-d’œuvre », dit Lisa Porter, en s’empressant d’ajouter que « ce n’est pas une mauvaise chose ». Lisa Porter est la présidente de Pope Productions et productrice exécutive d’<em>Hudson et Rex</em>.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la production d’<em>Hudson et Rex</em> a commencé, en 2018, son équipe de Terre-Neuve était bien établie. Maintenant, avec la multiplication des tournages, les ressources sont moins disponibles. « C’est l’occasion de se demander à quoi ressemblera la suite. Quels sont les gestes à poser? Qu’est-ce qu’on peut faire pour soutenir tout ça? » </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je sais que ça peut paraître cliché, mais on a vraiment de bonnes personnes ici », ajoute-t-elle.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle attribue à son défunt mari, Paul Pope, le mérite d’avoir assuré une relève. Ce champion de l’industrie locale, décédé en 2022, était un producteur prolifique et un mentor pour plusieurs. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Hudson-and-Rex_3-960x640.jpg" alt="" class="wp-image-250757" style="width:717px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Hudson-and-Rex_3-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Hudson-and-Rex_3-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Hudson-and-Rex_3-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Hudson-and-Rex_3-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Hudson-and-Rex_3-854x570.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hudson et Rex</em>. Photo: Shaftesbury</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« Il a vraiment placé la barre très haute en formant des équipes à la fois rapides, efficaces et ouvertes, capables de s’adapter, qui ont du plaisir et qui sont gentilles et respectueuses », ajoute Lisa Porter.      </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle souligne aussi la présence de syndicats forts dans la province. Il y a l’ACTRA (l’Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio), mais aussi l’IATSE (l’Alliance internationale des employés de scène, de théâtre et de cinéma) et la GCR (la Guilde canadienne des réalisateurs). « On voit une réelle collaboration entre les travailleurs et les producteurs dans le but de développer l’industrie », poursuit Lisa Porter.  </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Nous sommes habitués de travailler fort » </strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Toute industrie qui se développe rencontre des douleurs de croissance, surtout celles qui grandissent rapidement. « Ce qui est bien de notre industrie, c’est que nous sommes habitués de travailler fort », affirme Lisa Porter, faisant référence à la riche histoire de la province en matière de cinéma indépendant à petit budget.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La Newfoundland Independent Filmmakers Co-operative (NIFCO), fondée en 1975, célèbre son 50<sup>e</sup> anniversaire cette année – une occasion qui rappelle que l’industrie repose sur des fondations solides.   </p>



<p class="wp-block-paragraph">« En fin de compte, c’est une bonne chose d’avoir beaucoup de travail, insiste Lisa Porter. Les équipes sont plus diversifiées et plus jeunes que jamais. C’est vraiment excitant. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la concurrence est fréquente dans les grands centres, à Terre-Neuve-et-Labrador, ce sont la coopération et la réciprocité qui règnent.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La preuve : <em>Saint-Pierre </em>a interrompu ses tournages pendant deux mois l’année dernière pour permettre à certains membres de son équipe de retourner travailler sur les plateaux de <em>La famille Critch. </em>  </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Préparer la relève </strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">« Depuis quelques années, nous avons travaillé d’arrache-pied pour développer notre équipe, la syndiquer, lui donner suffisamment d’heures de travail, que ce soit sur des films ou des plus petites productions, et quand est venu le temps de soutenir ces trois productions qui coexistent, nous avions presque assez de gens pour le faire », dit Janine Squires.   </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les compagnies de production recrutent dans d’autres régions lorsque nécessaire, mais elles essaient aussi d’attirer de nouveaux talents dans l’industrie locale. Janine Squires souligne que le Paul L. Pope Centre for TV &amp; Film, l’école de cinéma établie au College of the North Atlantic en 2024 en l’honneur de son défunt mari, contribue à cet objectif.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1109" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Paul-L.-Pope-Centre-for-TV-Film-CNA-St.-Johns-Photo-by-Sara-Swain-1109x640.jpg" alt="" class="wp-image-250755" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Paul-L.-Pope-Centre-for-TV-Film-CNA-St.-Johns-Photo-by-Sara-Swain-1109x640.jpg 1109w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Paul-L.-Pope-Centre-for-TV-Film-CNA-St.-Johns-Photo-by-Sara-Swain-768x443.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Paul-L.-Pope-Centre-for-TV-Film-CNA-St.-Johns-Photo-by-Sara-Swain-1536x887.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/07/Paul-L.-Pope-Centre-for-TV-Film-CNA-St.-Johns-Photo-by-Sara-Swain-2048x1182.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1109px) 100vw, 1109px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le centre Paul L. Pope pour la télévision et le film au College of the North Atlantic à St. John's. Photo: Sara Swain</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les étudiants diplômés du programme trouvent du travail sur des projets plus petits et non syndiqués, comme des productions de Bell Fibe ou du programme Picture Start. « Nous avons aussi des films à plus petits budgets produits par Hallmark et Lifetime, dit-elle. Leur présence alimente énormément l’industrie », souligne Janine Squires.   </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un environnement favorable au cinéma </strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">« Notre environnement est très favorable au cinéma, dit Laura Churchill. Les industries culturelles sont bien soutenues par les gouvernements, peu importe leurs orientations politiques. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les investissements dans le secteur se multiplient, « les services doivent aussi se développer pour répondre aux besoins de l’industrie », explique Janine Squires. <em> </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Des choses aussi simples que la location de voitures pour les équipes, de roulottes pour les interprètes ou de camions pour les plateaux deviennent un vrai défi quand plusieurs productions ont lieu en même temps. » Compte tenu de ces obstacles, « on finit par faire appel à des ressources externes, de façon temporaire, jusqu’à ce que l’écosystème local soit capable de soutenir toute l’industrie », déclare Janine Squires.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Trouver des vols entrants et sortants peut aussi s’avérer difficile, tout comme loger les interprètes venus d’ailleurs. Hawco Productions fait appel à des prestataires de services locaux autant que possible.  </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un coup de pouce pour les entreprises locales </strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ted Perrin, propriétaire et exploitant de l’entreprise Perrin’s Marine Services Ltd., a été ravi d’offrir ses services maritimes. Il a d’abord été engagé comme consultant pour fournir un navire de sécurité et un équipage pour un épisode d’<em>Hudson et Rex</em>. Après une visite de sa maison à Conception Bay South, près de St. John’s, l’équipe de production lui a demandé la permission de l’utiliser comme lieu de tournage clé de la série.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’il a accepté avec plaisir, en plus de montrer d’autres paysages à l’équipe en lui faisant visiter les environs à bord de son bateau. Après avoir trouvé un lieu parfait, l’équipe a adapté le scénario de l’épisode en question, et le résultat a dépassé les attentes de tout le monde.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ted Perrin est bien fier du résultat. L’expérience a été très positive pour lui, tant sur le plan personnel que professionnel. Sans oublier le plan financier.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Tout ça a donné un bon coup de pouce à mon entreprise, nous avons pu acheter de nouveaux équipements », se réjouit-il. Les chances que les productions de la province aient besoin de tourner sur ou près des étendues d’eau sont toujours très élevées.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit pour lui d’un très bon investissement pour l’avenir : « S’ils m’appellent cette année, je pourrai leur offrir encore plus de services ».  </p>
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		<title>Comment les productions canadiennes dynamisent les régions</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/comment-les-productions-canadiennes-dynamisent-les-regions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isoken Ogiemwonyi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 14:21:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-1536x863.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-2048x1151.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Quatre cinéastes et producteurs des quatre coins du pays discutent de la façon dont ils redéfinissent le paysage créatif du&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-1536x863.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-2048x1151.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre cinéastes et producteurs des quatre coins du pays discutent de la façon dont ils redéfinissent le paysage créatif du Canada tout en contribuant à son PIB.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Partout au Canada, une nouvelle vague de créateurs prouve que le cinéma et la télévision ne se font pas qu'à Toronto, Vancouver ou Montréal. Dans des provinces comme l'Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan, des producteurs indépendants racontent des histoires locales, font éclore des talents et redéfinissent le cinéma canadien. Tout ça, en plus de développer les économies régionales. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023-2024, l'industrie cinématographique canadienne a enregistré un volume de production total de 9,58 milliards de dollars. Soyons clairs : ce chiffre représente une baisse de 18,5 % par rapport à l’année précédente, en grande partie en raison des grèves à Hollywood. Mais au cours de cette période, l’industrie a tout de même soutenu 179 130 emplois, en plus de contribuer au PIB à hauteur de 11,04 milliards de dollars, selon <a href="https://cmpa.ca/wp-content/uploads/2024/12/Profil-2024-FR-" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Profil 2024</em></a>, un rapport publié par l'Association canadienne des producteurs médiatiques.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les grands centres demeurent dominants, les régions jouent un rôle important. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Stimuler la créativité de Calgary</strong> </h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-1138x640.jpg" alt="" class="wp-image-250256" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-1536x863.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/ET_01-2048x1151.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Events Transpiring Before, During and After a High School Basketball Game</em>. Source: Game Theory Films</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Kevin Dong, fondateur de Tall Hero Films, fait partie de la scène indépendante en plein essor de Calgary. Il a produit des longs métrages, des documentaires et des courts métrages, notamment <em>Events Transpiring Before</em>, <em>During and After a High School Basketball Game</em> et le documentaire <em>Starry Night</em>, soutenu par Telus. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Calgary accueille de grandes productions hollywoodiennes, comme <em>The Last of Us</em> et <em>A Minecraft Movie</em>, Kevin Dong insiste sur la nécessité de renforcer l'écosystème local. Son court métrage <em>Now, I Am a Bear</em>, qui a été projeté à Fantaspoa et au Festival international du film fantastique de Bruxelles, a réuni des équipes techniques locales entre leurs contrats pour des productions étrangères. « Je me trouve très chanceux d'apprendre auprès de ces brillants artisans à donner vie aux visions de nos créateurs locaux », dit-il. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Kevin Dong estime que la rétention des talents et l'accès à une distribution à l’échelle nationale constituent des défis majeurs. « De nombreux créateurs clés de l'Alberta, dont moi-même, ont dû faire un séjour à Toronto ou à Montréal pour se bâtir une expérience », explique-t-il.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, pour remédier à l'exode des créateurs, il faut renforcer les programmes de formation, les aides au voyage et les mentorats interrégionaux. Un autre obstacle est la concurrence pour le matériel et les équipes lorsque de grandes productions arrivent.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Lorsqu'elles partent, il n'y a souvent pas assez de production en cours pour maintenir tout le monde en activité », ajoute M. Dong. Il est essentiel d'instaurer une culture de production durable tout au long de l'année.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L'Alberta a attiré près d'un milliard de dollars de dépenses de production cinématographique et télévisuelle entre janvier 2020 et août 2021. En 2021-2022, la première saison de <em>The Last of Us</em> a ajouté à elle seule plus de 182 millions de dollars au PIB de l'Alberta. Les industries culturelles – qui comprennent également l'édition et la musique – ont contribué à hauteur de 2,5 milliards de dollars à l'économie de la province en 2022, soutenant plus de 19 000 emplois. En 2023-2024, le segment des productions étrangères et des services de production en Alberta a représenté 192 millions de dollars, contre seulement 49 millions de dollars l'année précédente.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Soutenir ces industries est essentiel pour l'économie albertaine », déclarait Tanya Fir, ministre des Arts, de la Culture et de la Condition féminine de la province, lors d'une conférence de presse tenue en décembre 2024. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le cas de la Saskatchewan </strong> </h2>



<p class="wp-block-paragraph">La productrice Fabiola Caraza prépare la prochaine vague de croissance de la Saskatchewan avec sa société Prowler Pictures. Originaire du Mexique, elle a travaillé à Vancouver, Toronto, New York et maintenant à Saskatoon, développant un réseau international tout en se concentrant sur des films de genre ambitieux et des coproductions. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son déménagement en Saskatchewan, Fabiola Caraza a participé au lancement d'une initiative pour former des équipes avec ScreenSask, soutenue par le Fonds des médias du Canada, Warner Brothers Discovery et le Bureau de l’écran autochtone. « L'industrie se développe rapidement en Saskatchewan et nous voulons créer des emplois et des possibilités », explique-t-elle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Caraza voit un grand potentiel, mais insiste sur la nécessité de retenir les talents et d’allonger les fonds nécessaires. « Il y a de réelles occasions à saisir ici. Ayant vécu à Vancouver et à Toronto, je ne suis pas certaine qu'il y ait encore beaucoup de place pour la croissance dans ces villes, fait-elle remarquer. Nous avons besoin de gens et d'investissements. »   </p>



<p class="wp-block-paragraph">Prowler Pictures a le vent en poupe, avec deux films d'horreur en cours. Cet été, ils tourneront <em>Split Rock</em> avec IFC Films et Shudder, puis <em>There Were Witches</em>, à Guadalajara. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sujet de son installation en Saskatchewan, Fabiola Caraza est claire : « Nous avons grandi davantage en deux ans ici qu'en dix ans à Vancouver et à Toronto. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la province ait connu des difficultés liées au financement, un communiqué de presse de Creative Saskatchewan daté de septembre 2024 indique que, depuis avril 2023, environ 22 millions de dollars ont été engagés dans 36 productions au moyen de son programme pour les longs métrages et les productions télévisuelles (Feature Film and Television Production Grant). Les projets retenus devraient par ailleurs engendrer des dépenses de 55 millions de dollars dans la province et créer plus de 900 emplois. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les récits communautaires du Manitoba</strong> </h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Winnipeg, le cinéaste Bisong Taiwo dirige Taiwo Pictures, une compagnie de production indépendante qui se concentre sur les histoires à résonance spirituelle provenant de communautés sous-représentées. Son récent projet <em>Mary's Way of the Cross</em> explore la souffrance à travers les yeux de la Vierge Marie et a été tourné dans tout le Manitoba avec une équipe locale. Le film illustre comment la réalisation de films à petit budget peut avoir un effet à la fois culturel et économique. Il est offert sur Amazon Prime et archivé au Winnipeg Film Group. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="853" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-100913-853x640.jpg" alt="" class="wp-image-250254" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-100913-853x640.jpg 853w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-100913-768x576.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2025/05/Capture-decran-2025-05-22-100913.jpg 1021w" sizes="auto, (max-width: 853px) 100vw, 853px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Mary's Way of the Cross</em>. Source: IMDb</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons fait appel à des talents de Winnipeg pour tout, de la conception de la production à la postproduction », explique M. Taiwo.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, la visibilité et l'accès sont des défis majeurs. « C’est difficile de percer lorsque vos histoires sortent du moule traditionnel », explique-t-il. Sa solution combine la diffusion en continu, le marketing communautaire et les partenariats avec des médias de niche, comme le Black Catholic Messenger. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bisong Taiwo plaide pour un financement qui donne la priorité à la contribution culturelle autant qu'à la viabilité commerciale. « Nous avons besoin d'un investissement soutenu dans le développement et la préproduction, dit-il, en particulier pour les histoires qui repoussent les limites ou explorent des identités culturelles spécifiques. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autre productrice de Winnipeg, Alice Teufack, de Ninis Productions, abonde dans le même sens. De son côté, elle se spécialise dans les documentaires de langue française et les histoires touchant des communautés immigrées. Si elle loue les crédits d'impôt élevés du Manitoba, elle déplore le manque de rétention des talents et d'accès au financement.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons de bonnes écoles de cinéma, mais de nombreux diplômés s'installent dans des centres plus importants, comme Toronto ou Vancouver, dit-elle. Même s’il existe des programmes de financement pour les régions et les minorités linguistiques, c’est parfois difficile d'y accéder et les budgets ne sont souvent pas à la hauteur des attentes en matière de qualité de production. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour s'adapter, Mme Teufack suggère aux producteurs de coordonner les calendriers de production afin que les équipes puissent passer d'un projet à l'autre sans heurts. Elle envisage également des coproductions avec l'Ontario et le Québec, dans le but d'élargir sa gamme de projets et d'assurer la viabilité de son entreprise. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur de l'écran de la province continue de se développer. Musique et film Manitoba a soutenu 11 projets produits dans la province en 2023-2024 et sa directrice du marketing et des communications, Janice Tober, a estimé un volume de production record de 434,9 millions de dollars pour 2024. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Changement de paradigme</strong> </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de créateurs comme Kevin Dong, Bisong Taiwo, Fabiola Caraza et Alice Teufack révèle tout le pouvoir économique et culturel de la production régionale. Avec une meilleure infrastructure, plus de financement et de soutien national, l'industrie canadienne de l'écran pourrait se décentraliser, et devenir plus diversifiée et résiliente. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Chaque dollar que les diffuseurs investissent dans la production est multiplié par six », <a href="https://www.dgc.ca/fr/national/press-release/nordicity-study-funding-for-canadian-film-television-facing-devastating-decline" target="_blank" rel="noreferrer noopener">a déclaré</a> Dave Forget, directeur général national de la Guilde canadienne des réalisateurs, après qu’un rapport a révélé un déclin du financement par les diffuseurs canadiens a été publié.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la scène créative canadienne s'étend au-delà des grands centres, des voix régionales sont en train de remodeler le paysage. Investir en elles apportera de nouvelles perspectives au contenu canadien et stimulera la croissance locale. </p>
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