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	<title>Now &amp; Next Articles Archive | Canada Media Fund</title>
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	<lastBuildDate>Fri, 19 Jun 2026 14:54:25 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Now &amp; Next Articles Archive | Canada Media Fund</title>
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		<title>Comment Aircraft Pictures a contribué à l’envol du film d’animation «Julián» </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 13:02:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Julian_Still001_JulianFloating-2-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Julián Still001 JuliánFloating (2)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" fetchpriority="high" /><p>Il a fallu bien plus qu'un village pour créer Julián. L’Irlande, le Luxembourg, le Danemark et le Canada ont uni&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Julian_Still001_JulianFloating-2-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Julián Still001 JuliánFloating (2)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il a fallu bien plus qu'un village pour créer <em>Julián</em>. L’Irlande, le Luxembourg, le Danemark et le Canada ont uni leurs forces pour réaliser ce long métrage d'animation dans lequel un jeune garçon découvre la sirène qui sommeille en lui. Nous avons discuté avec le producteur et président de la boîte de production canadienne Aircraft Pictures, Anthony Leo, du rôle essentiel joué par son équipe pour faire décoller cette coproduction internationale.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Julian_Still001_JulianFloating-2-1138x615.jpg" alt="Julián Still001 JuliánFloating (2)" class="wp-image-260083"/><figcaption class="wp-element-caption">Le film d'animation <em>Juliàn</em>. Image: Aircraft Pictures</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’on&nbsp;gère&nbsp;une&nbsp;coproduction&nbsp;comme&nbsp;<em>Julián</em>,&nbsp;un long&nbsp;métrage&nbsp;d’animation&nbsp;ayant&nbsp;mobilisé&nbsp;plus de 150&nbsp;artistes&nbsp;aux quatre coins du monde,&nbsp;l’expérience&nbsp;est un&nbsp;atout&nbsp;précieux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayant&nbsp;travaillé&nbsp;sur des&nbsp;projets&nbsp;destinés&nbsp;au jeune public,&nbsp;tels&nbsp;que&nbsp;le long&nbsp;métrage&nbsp;<em>Youngblood</em>, la&nbsp;série&nbsp;à succès&nbsp;<em>Geek Girl</em>&nbsp;sur Netflix,&nbsp;<em>Gangnam Project</em>&nbsp;sur CBC Gem et le long&nbsp;métrage&nbsp;d’animation&nbsp;sélectionné&nbsp;aux Oscars&nbsp;<em>The&nbsp;Breadwinner</em>, le&nbsp;producteur&nbsp;Anthony Leo et&nbsp;l’équipe&nbsp;d’Aircraft&nbsp;Pictures,&nbsp;établie&nbsp;à Toronto,&nbsp;ont&nbsp;pu&nbsp;mettre&nbsp;à profit&nbsp;leur&nbsp;expertise,&nbsp;notamment&nbsp;en&nbsp;matière de&nbsp;financement&nbsp;et de distribution.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adapté du populaire&nbsp;livre&nbsp;pour enfants&nbsp;<em>Julian Is a&nbsp;Mermaid</em>&nbsp;de Jessica Love, le film raconte l’histoire d’un jeune garçon qui apprend à s’affirmer&nbsp;durant&nbsp;l’été, pour finalement décider de s’habiller en sirène pour le célèbre défilé&nbsp;des sirènes de Coney Island.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Julián</em>&nbsp;est une magnifique animation 2D dessinée à la main par une armée d’artistes&nbsp;des&nbsp;studios&nbsp;de&nbsp;Cartoon Saloon (Irlande),&nbsp;Melusine&nbsp;Studio (Luxembourg), Sun Creature (Danemark) et Guru Studio (Canada). Fait intéressant : en janvier dernier, Anthony Leo est devenu&nbsp;président&nbsp;de Cartoon Saloon tout en conservant son&nbsp;rôle au sein d’Aircraft Pictures.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film – qui a bénéficié du soutien du Programme pour les distributeurs du Fonds des médias du Canada (aujourd’hui le Programme des enveloppes des distributeurs) – sera présenté en première mondiale ce mois-ci au Festival international du film d’animation d’Annecy. Nous avons rencontré Anthony Leo par Zoom, alors qu’il se trouvait en France, pour discuter de la création de&nbsp;Julián, de sa collaboration avec l’actrice Zoe Saldaña et de l’avenir de l’animation à l’ère de l’intelligence artificielle.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="640" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/AL_Headshot-640x640.jpg" alt="AL Headshot" class="wp-image-260087" style="width:408px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/AL_Headshot-640x640.jpg 640w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/AL_Headshot-768x768.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/AL_Headshot-150x150.jpg 150w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/AL_Headshot.jpg 933w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anthony Leo, producteur et président de Aircraft Pictures. Photo courtoisie de Aircraft Pictures.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Julián</em></strong><strong>&nbsp;est le premier long&nbsp;métrage&nbsp;d’animation&nbsp;d’Aircraft&nbsp;Pictures&nbsp;depuis&nbsp;</strong><strong><em>The Breadwinner</em></strong><strong>,&nbsp;sorti&nbsp;en&nbsp;2017. Qu’est-ce qui vous a&nbsp;poussé&nbsp;à&nbsp;revenir&nbsp;à&nbsp;l’animation?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est vrai. Il y a environ&nbsp;10&nbsp;ans, nous avons contacté le studio d’animation irlandais Cartoon Saloon avec un projet que nous avions développé,&nbsp;<em>The&nbsp;Breadwinner</em>, en vue d’une coproduction. Et ça s’est très bien passé : le film a reçu un excellent accueil et remporté de nombreux prix. À l’époque,&nbsp;on avait&nbsp;acquis les droits du livre&nbsp;et on l’avait adapté,&nbsp;avant de leur&nbsp;présenter&nbsp;le projet.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fois-ci, ce sont eux qui adaptaient un livre et qui sont venus nous voir en disant : « Et si on essayait de recréer la&nbsp;magie&nbsp;une autre&nbsp;fois?&nbsp;Seriez-vous intéressés à coproduire avec&nbsp;nous?&nbsp;» On a immédiatement accepté parce que c’était un livre génial et qu’on adore travailler avec eux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pouvez-vous nous&nbsp;résumer&nbsp;brièvement&nbsp;le film?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Julián est un jeune garçon qui passe l’été à Brooklyn, chez sa grand-mère qu’il connaît à peine. Il découvre qu’un défilé appelé « The&nbsp;Mermaid&nbsp;Parade » (le défilé des sirènes) y a lieu chaque été. C’est un événement qui existe vraiment. Puis il rencontre trois filles qui considèrent ce défilé comme le moment fort de leur été et qui planifient avec enthousiasme leurs costumes. Julián décide qu’il veut, lui aussi, devenir une sirène.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son été est parsemé de difficultés, mais c’est vraiment une chance pour lui d’apprendre à s’exprimer pleinement. Ce cheminement aide aussi sa « abuela » (grand-mère) à s’affirmer à son tour.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film est&nbsp;réalisé&nbsp;par les Irlandais Louise Bagnall et Mark Mullery,&nbsp;ainsi&nbsp;que&nbsp;par Guillaume Lorin,&nbsp;originaire&nbsp;de la Guadeloupe. Pourquoi&nbsp;avoir&nbsp;fait&nbsp;appel&nbsp;à trois&nbsp;réalisateurs?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Louise Bagnall, qui est la réalisatrice principale, il s’agit de son premier long métrage, alors on voulait lui offrir le plus de soutien possible. Elle a déjà été sélectionnée aux Oscars pour son court métrage&nbsp;<em>Late&nbsp;Afternoon</em>, donc elle n’avait pas besoin de beaucoup d’aide. Mais comme l’histoire porte sur un jeune garçon d’origine dominicaine, et même si Julián n’est pas nécessairement LGBTQ+, on souhaitait que Guillaume Lorin participe au projet puisqu’il vient de cette région du monde et qu’il est lui-même queer. Quant à Mark Mullery, il possède une grande expérience en tant&nbsp;qu’assistant&nbsp;réalisateur sur certains projets majeurs de Cartoon Saloon. Sa contribution a été précieuse pour les aspects techniques du projet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment Zoe Saldaña et&nbsp;sa&nbsp;société de production,&nbsp;Cinestar&nbsp;Pictures, se&nbsp;sont-elles&nbsp;jointes&nbsp;au&nbsp;projet?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a&nbsp;entamé&nbsp;des discussions très&nbsp;tôt&nbsp;dans le processus. Zoe et&nbsp;ses&nbsp;sœurs, Cisely et Mariel,&nbsp;ont&nbsp;des&nbsp;racines&nbsp;dominicaines, et Zoe Saldaña&nbsp;s'est&nbsp;toujours&nbsp;montrée&nbsp;très&nbsp;solidaire&nbsp;de la&nbsp;communauté&nbsp;LGBTQ+,&nbsp;particulièrement&nbsp;en&nbsp;soutenant&nbsp;son&nbsp;neveu, qui est non&nbsp;binaire.&nbsp;Dès&nbsp;qu’on&nbsp;leur&nbsp;a&nbsp;présenté&nbsp;le&nbsp;projet,&nbsp;elles&nbsp;ont&nbsp;tout de suite&nbsp;été&nbsp;séduites. Elles&nbsp;ont&nbsp;aimé&nbsp;la façon&nbsp;dont&nbsp;nous&nbsp;racontions&nbsp;l’histoire&nbsp;et&nbsp;ont&nbsp;voulu&nbsp;contribuer&nbsp;à faire&nbsp;rayonner&nbsp;son message.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Craigniez-vous&nbsp;qu’une&nbsp;collaboration avec&nbsp;elles&nbsp;leur&nbsp;donne&nbsp;une&nbsp;influence trop&nbsp;importante&nbsp;sur le&nbsp;projet?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On avait&nbsp;déjà&nbsp;travaillé&nbsp;avec Angelina Jolie sur&nbsp;<em>The&nbsp;Breadwinner</em>. À&nbsp;ce&nbsp;stade&nbsp;de&nbsp;leur&nbsp;carrière, avec&nbsp;ce&nbsp;niveau&nbsp;de&nbsp;notoriété,&nbsp;ces&nbsp;personnalités&nbsp;ont&nbsp;l’embarras&nbsp;du choix&nbsp;pour leurs projets. Il faut&nbsp;donc&nbsp;qu’ils&nbsp;correspondent&nbsp;réellement&nbsp;à&nbsp;leurs&nbsp;valeurs&nbsp;et à&nbsp;leurs&nbsp;intérêts. Dans&nbsp;ce&nbsp;cas-ci,&nbsp;<em>Julián</em>&nbsp;répondait&nbsp;à&nbsp;tous&nbsp;les&nbsp;critères. Il nous a&nbsp;fallu&nbsp;du temps pour&nbsp;attirer&nbsp;leur&nbsp;attention, car&nbsp;elles&nbsp;sont&nbsp;très&nbsp;sollicitées. Mais&nbsp;dès&nbsp;qu’elles&nbsp;ont&nbsp;lu&nbsp;le&nbsp;scénario&nbsp;et vu&nbsp;une&nbsp;première version du film,&nbsp;elles&nbsp;ont&nbsp;immédiatement&nbsp;adhéré&nbsp;au&nbsp;projet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment se porte&nbsp;l’industrie&nbsp;de&nbsp;l’animation&nbsp;en&nbsp;matière de&nbsp;création&nbsp;et de&nbsp;commercialisation?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À&nbsp;l’échelle&nbsp;mondiale,&nbsp;on&nbsp;traverse&nbsp;une&nbsp;période&nbsp;d’ajustement. Le&nbsp;rythme&nbsp;a&nbsp;ralenti&nbsp;depuis&nbsp;la&nbsp;pandémie,&nbsp;alors&nbsp;que&nbsp;l’animation&nbsp;a&nbsp;connu&nbsp;une&nbsp;forte&nbsp;croissance. À&nbsp;cela&nbsp;s’ajoute&nbsp;l’essor&nbsp;des&nbsp;contenus&nbsp;générés&nbsp;par&nbsp;l’intelligence&nbsp;artificielle,&nbsp;ce&nbsp;qui&nbsp;crée&nbsp;un&nbsp;contexte&nbsp;plus difficile. Malgré tout,&nbsp;on a&nbsp;la chance de&nbsp;collaborer&nbsp;avec des&nbsp;créateurs&nbsp;au&nbsp;sommet&nbsp;de&nbsp;leur&nbsp;art. Il y aura&nbsp;toujours&nbsp;une&nbsp;demande&nbsp;pour&nbsp;une&nbsp;animation de très grande&nbsp;qualité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’arrivée&nbsp;de&nbsp;l’IA&nbsp;dans le&nbsp;domaine&nbsp;de&nbsp;l’animation&nbsp;vous&nbsp;empêche-t-elle&nbsp;de&nbsp;dormir?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me&nbsp;rassure,&nbsp;c’est&nbsp;ce&nbsp;qui&nbsp;semble&nbsp;se&nbsp;dessiner,&nbsp;particulièrement&nbsp;chez la&nbsp;génération&nbsp;Z. On observe&nbsp;une&nbsp;certaine&nbsp;réaction&nbsp;de&nbsp;rejet&nbsp;face au&nbsp;contenu&nbsp;généré&nbsp;par&nbsp;l’IA, surtout chez les jeunes. On a&nbsp;l'impression&nbsp;que&nbsp;c'est&nbsp;encore&nbsp;une&nbsp;nouveauté,&nbsp;mais&nbsp;je&nbsp;pense&nbsp;que&nbsp;l’abondance&nbsp;de&nbsp;ce&nbsp;type de&nbsp;contenu&nbsp;sur YouTube et les&nbsp;autres&nbsp;plateformes&nbsp;finira&nbsp;rapidement&nbsp;par&nbsp;lasser&nbsp;les gens. Le public&nbsp;n’est&nbsp;pas&nbsp;dupe.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, la qualité va s'améliorer à mesure que les investissements augmenteront&nbsp;–&nbsp;et ce phénomène n'est pas près de disparaître&nbsp;–,&nbsp;mais les gens ne vont pas consommer plus de contenu juste pour le plaisir. Il faut que ce soit quelque chose de spécial pour que les gens y consacrent leur précieux temps.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>The&nbsp;Breadwinner</em></strong><strong>&nbsp;mettait&nbsp;en&nbsp;scène&nbsp;une&nbsp;jeune fille dans&nbsp;un Afghanistan&nbsp;déchiré&nbsp;par la guerre,&nbsp;tandis&nbsp;que&nbsp;</strong><strong><em>Julián</em></strong><strong>&nbsp;suit un garçon qui se sent&nbsp;différent. À&nbsp;quel&nbsp;point est-ce&nbsp;important pour Aircraft Pictures de&nbsp;produire&nbsp;des films</strong>&nbsp;<strong>porteurs&nbsp;de&nbsp;sens&nbsp;pour les&nbsp;enfants?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est extrêmement important. Ce qui est intéressant avec un projet comme&nbsp;Julián, c’est que certains distributeurs internationaux nous ont dit : « J’adore le film, mais je ne pourrais pas le montrer à mon enfant de sept&nbsp;ou&nbsp;neuf ans ». On va forcément croiser des gens qui pensent comme ça. Mais je sais, d’après ma propre expérience… que d’une certaine manière, je suis&nbsp;Julián. Quand j’étais enfant, aucun film ne me disait : « Ne t’inquiète pas si tu es un peu bruyant, différent, c’est normal de passer par là ».&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous&nbsp;avons&nbsp;besoin&nbsp;d’enfants&nbsp;comme&nbsp;ça, qui&nbsp;s’expriment&nbsp;librement.&nbsp;Ils&nbsp;ont&nbsp;besoin&nbsp;d’endroits&nbsp;où&nbsp;ils&nbsp;sont&nbsp;représentés&nbsp;à&nbsp;l’écran&nbsp;sans&nbsp;avoir&nbsp;l’impression&nbsp;de devoir&nbsp;réprimer&nbsp;qui&nbsp;ils&nbsp;sont,&nbsp;parce&nbsp;que&nbsp;c’est&nbsp;quelque chose de magnifique. Trop&nbsp;souvent,&nbsp;cet&nbsp;élan est étouffé&nbsp;dès&nbsp;le plus jeune&nbsp;âge.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>10 ans de «Dead by Daylight» : un succès qui ne veut pas mourir</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/10-ans-de-dead-by-daylight-un-succes-qui-ne-veut-pas-mourir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maxime Johnson]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 14:17:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Jeu Asymétrique Screenshot" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Le jeu vidéo d’horreur fête ses 10 ans ce mois-ci. Depuis sa création, Dead by Daylight a rejoint plus de&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Jeu Asymétrique Screenshot" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Jeu-asymetrique-screenshot.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le jeu vidéo d’horreur fête ses 10 ans ce mois-ci. Depuis sa création, <em>Dead by Daylight </em>a rejoint plus de 70 millions de joueurs, et Behaviour Interactif, le studio montréalais qui l’a développé, a vu son équipe passer de 300 à 1 260 employés. </strong> </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/10th-anniversary-key-art-landscape-1138x640.jpg" alt="10th Anniversary Key Art Landscape" class="wp-image-260062" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/10th-anniversary-key-art-landscape-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/10th-anniversary-key-art-landscape-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/10th-anniversary-key-art-landscape-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/10th-anniversary-key-art-landscape-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/10th-anniversary-key-art-landscape.jpg 2000w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Image : Behaviour Interactif</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a&nbsp;un peu plus d'une décennie, le Fonds des médias du Canada&nbsp;finançait un certain jeu vidéo&nbsp;appelé&nbsp;<em>Dead by&nbsp;Daylight</em>. À cette époque, le&nbsp;développeur&nbsp;montréalais&nbsp;Behaviour&nbsp;Interactif&nbsp;–&nbsp;qui est derrière ce jeu d’horreur asymétrique&nbsp;opposant&nbsp;un joueur&nbsp;dans le rôle d’un&nbsp;tueur&nbsp;à&nbsp;quatre&nbsp;autres participants&nbsp;–&nbsp;était loin de se douter qu’il&nbsp;deviendrait un succès&nbsp;planétaire.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la genèse de ce projet et&nbsp;sa pérennité,&nbsp;<em>Futur et médias</em>&nbsp;s’est entretenu avec le PDG de&nbsp;Behaviour&nbsp;Interactif, Rémi Racine, et deux&nbsp;développeurs de la première heure de&nbsp;<em>Dead by&nbsp;Daylight</em> : Dave Richard, directeur créatif,&nbsp;et Mathieu Côté, directeur des partenariats.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Remontons dans le temps. À quoi ressemblaient les débuts de <em>Dead by Daylight</em>? </strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mathieu Côté</strong> <strong>: </strong><em>Dead by Daylight</em> a commencé comme une lettre d’amour aux films d’horreur des années 70 et 80. Nous étions une toute petite équipe, de 35 personnes environ. Pour donner une idée, on est environ 400 à travailler sur le jeu aujourd’hui.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rémi Racine</strong> <strong>:</strong> On a présenté le jeu à la Game Developers Conference (GDC) en mars 2015, un peu plus d’un an avant son lancement et après environ six mois de production. On cherchait un éditeur, et on a obtenu plus d’une dizaine d’offres. On a choisi Starbreeze, qui était le plus petit du lot, car à l’époque, je voulais développer le volet <em>publishing</em> (NDLR : édition)<em> </em>à l’interne, et c’était le seul qui nous permettait de le faire. Quand on a lancé le jeu en juin 2016, on n’avait donc pas une grosse machine derrière.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle a été la réception du public lorsque vous avez lancé le jeu, en juin&nbsp;2016?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dave Richard :</strong> Elle a été incroyable. On a été surpris. On savait qu’on avait quelque chose d’intéressant entre les mains, mais pas à ce point-là.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MC</strong> <strong>:</strong> On avait eu des indices que ça pourrait bien aller, cependant. Tout juste avant le lancement, à la conférence sur les jeux vidéo PAX, notre kiosque était à côté de celui du service de diffusion Twitch. Les créateurs de contenu qui passaient par là ont essayé notre jeu, et on s’est aperçus que c’était un genre parfait pour eux : une source infinie de moments forts et de sursauts de peur. Ça a rapidement créé un engouement.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>RR</strong> <strong>:</strong> On est rentrés dans notre investissement très vite. En deux semaines, on a vendu 400 000 exemplaires, ce qui nous a permis de générer un petit profit.   </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous n’aviez pas prévu&nbsp;que&nbsp;</strong><strong><em>Dead by&nbsp;Daylight&nbsp;</em></strong><strong>évolue et perdure dans le temps.&nbsp;Comment ce jeu est-il devenu&nbsp;ce qu'il est aujourd'hui?&nbsp;</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MC</strong> <strong>:</strong> En effet, à l’époque, notre objectif était de lancer le jeu, peut-être d’offrir du contenu téléchargeable l’automne suivant, puis de passer au prochain projet. Mais quand on a vu la réception, on a changé nos plans. On a gardé l’équipe, on l’a agrandie et on a commencé à bâtir autour du jeu existant.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>RR :</strong>&nbsp;Il y avait une partie de l’équipe qui corrigeait les bugs, parce que le jeu en avait, et une autre qui travaillait déjà sur du nouveau contenu. Très vite, on a compris qu’il fallait soutenir le jeu en continu.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>DR</strong> <strong>: </strong>Et là, ça va plus loin encore. <em>Dead by Daylight</em>, c’est devenu une franchise. Notre univers est ultra intéressant, et on veut qu’il touche le plus de personnes possible, au-delà du jeu lui-même. On a lancé par exemple<em> The Casting of Frank Stone</em>, un jeu d’un autre genre complètement, mais dans l’univers de <em>Dead by Daylight</em>. Il y a des romans graphiques, et on est en train de réaliser un film. Pour les 10 prochaines années, et même plus, <em>Dead by Daylight</em> va continuer de grandir, et s’étendre au-delà du jeu de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dead&nbsp;by&nbsp;Daylight</em></strong><strong>&nbsp;est connu pour&nbsp;intégrer&nbsp;des franchises d’horreur,&nbsp;comme&nbsp;</strong><strong><em>Halloween</em></strong><strong>,&nbsp;</strong><strong><em>Alien&nbsp;</em></strong><strong>et&nbsp;</strong><strong><em>Evil Dead</em></strong><strong>.&nbsp;Pourquoi&nbsp;avoir misé sur&nbsp;ces partenariats?&nbsp;</strong>&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/halloween-key-art-1138x640.jpg" alt="Halloween Key Art" class="wp-image-260060" style="aspect-ratio:1.7781792667952991;width:502px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/halloween-key-art-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/halloween-key-art-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/halloween-key-art-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/halloween-key-art-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/halloween-key-art.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le personnage de Michael Myers dans <em>Dead by Daylight</em>. Image : Behaviour Interactif</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>MC</strong> <strong>:</strong> C’était quand même naturel de vouloir intégrer de grandes figures de l’horreur dans un jeu du genre, je dirais.  On a été chanceux : le premier personnage qu’on a réussi à intégrer a été Michael Myers, le méchant dans <em>Halloween</em>. C’est difficile de faire plus iconique. Après ça, les conversations étaient plus faciles avec les autres détenteurs de droits. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>DR</strong> <strong>: </strong>En plus, on avait l’habitude de travailler avec des partenaires, car l’ADN du studio était de produire des jeux pour les autres marques. On a simplement appliqué cette expertise à <em>Dead by Daylight</em>.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>RR</strong> <strong>: </strong>Starbreeze, notre partenaire à l’époque, connaissait aussi bien ce modèle, alors ça nous a aidé à structurer notre approche.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce que le succès de&nbsp;</strong><strong><em>Dead by&nbsp;Daylight</em></strong><strong>&nbsp;a changé pour&nbsp;Behaviour&nbsp;Interactif?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>RR</strong> <strong>:</strong> Au début, on n’était que des développeurs qui pensaient à faire des jeux. Le succès de <em>Dead by Daylight</em> nous a permis d’aller plus loin. Aujourd’hui, il y a des équipes complètes autour de nos projets : analytique, relation avec les joueurs, gestion de produit. Toutes ces équipes apportent de l’information aux créateurs, qui peuvent ensuite prendre des décisions plus éclairées. Le côté créatif est toujours là, mais quand on pense à quelque chose, on a les moyens et le temps de mieux réfléchir.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>DR</strong> <strong>:</strong> Et les joueurs en sortent gagnants! </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>RR</strong> <strong>:</strong> Financièrement, ça nous a aussi donné une certaine indépendance. Depuis 7 à 8 ans, <em>Dead by Daylight</em> nous permet d’être plus sélectifs dans les projets qu’on fait pour d’autres.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MC :</strong> Ce qui est drôle, c’est qu’au début, c’était plutôt le volet <em>work for hire </em>(NDLR : le développement de jeux pour d’autres entreprises) de Behaviour qui nous permettait de prendre le temps de développer le jeu de <em>Dead by Daylight</em>! Aujourd’hui, la popularité du jeu nous offre d’autres possibilités, comme d’aider d’autres studios.   </p>



<p class="wp-block-paragraph">Évidemment, la compagnie a aussi beaucoup grossi. Au lancement de&nbsp;<em>Dead by&nbsp;Daylight</em>, l'ensemble de&nbsp;Behaviour&nbsp;Interactif comptait environ 300 à 350 employés. Aujourd’hui, on en a 1 260. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels&nbsp;conseils&nbsp;donneriez-vous&nbsp;aux studios qui débutent dans le&nbsp;domaine?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MC :</strong>&nbsp;On&nbsp;a fait une présentation à la&nbsp;Game&nbsp;Developers&nbsp;Conference&nbsp;(GDC)&nbsp;récemment, et beaucoup de questions du public portaient sur comment faire un jeu&nbsp;en tant que service&nbsp;[un modèle de monétisation des&nbsp;jeux vidéo&nbsp;par les abonnements, les microtransactions, etc.]. Mais ce n’est pas ce qu’on a fait. On a fait un jeu, puis&nbsp;on a continué à le maintenir, à&nbsp;ajouter du contenu et à&nbsp;développer&nbsp;un service autour. Les éléments comme la boutique ont été ajoutés&nbsp;plus&nbsp;tard, une fois que les joueurs étaient engagés. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>RR :</strong> Il faut faire un jeu que les gens vont aimer. Ensuite, tu peux voir s’il peut devenir un service. Mais le jeu doit d’abord et avant tout avoir une clientèle qui y joue régulièrement. Ça prend de la rétention.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MC :</strong>&nbsp;Ce qui est important aussi, c’est d’écouter les joueurs et d’apprendre en cours de route. C’est un exercice d’humilité, mais les joueurs peuvent en quelque sorte faire partie de l’équipe.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Behaviour&nbsp;Interactif organisera un événement de célébration pour ses amateurs au Grand Quai du Port de&nbsp;Montréal, le 14 juin. Plusieurs annonces en lien avec le futur de la franchise seront aussi dévoilées pour l’occasion.</em>&nbsp;</p>
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		<title>«Jumelles» : une affaire de famille</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/jumelles-une-affaire-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Grenier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 15:07:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/jumelles_ep6__C1_7498_lowres_eveblavoie-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Jumelles Ep6 C1 7498 Lowres Eveblavoie" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Quand les frères Anderson Jean, scénariste et réalisateur, et Fayolle Jean Jr, comédien, unissent leurs forces, ça donne la nouvelle&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/jumelles_ep6__C1_7498_lowres_eveblavoie-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Jumelles Ep6 C1 7498 Lowres Eveblavoie" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand les frères Anderson Jean, scénariste et réalisateur, et Fayolle Jean Jr, comédien, unissent leurs forces, ça donne la nouvelle série jeunesse <em>Jumelles</em>. Une histoire de famille inspirante, devant et derrière l’écran.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/jumelles_ep6__C1_7498_lowres_eveblavoie-960x640.jpg" alt="Jumelles Ep6 C1 7498 Lowres Eveblavoie" class="wp-image-260028"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Jumelles</em>. Crédit photo : Eve B.Lavoie</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les frères Anderson et Fayolle Jean Jr ont vu de près l’évolution de la diversité à la télévision québécoise. D’origine haïtienne, leur père, Fayolle Jean, fait partie des premiers comédiens afrodescendants au Québec. Plusieurs artistes ont été inspirés par lui, y compris ses fils, qui ont eu envie de suivre ses pas. Petit, Fayolle Jr adorait l’accompagner dans les coulisses des plateaux de tournage. Tellement qu’il est lui-même devenu acteur, à l’aube de la vingtaine. De son côté, Anderson s’est intéressé davantage à son travail de réalisateur. Du cinéma au dessin, de la poésie au jeu, les cinq enfants Jean sont tous nés avec la fibre artistique. À l’abri des projecteurs, leur mère, elle, s’est appliquée à ce que chacun aille au bout de ses rêves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La famille vient d’en réaliser un grand avec la nouvelle fiction jeunesse <em>Jumelles</em>, le plus important projet commun du clan jusqu’à maintenant, qui sera mise en ligne à partir du 11 juin sur l’Extra de Tou.tv. « C’est des trucs auxquels on ne peut même pas rêver! » lance Fayolle Jr avec enthousiasme.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Double standard</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Produite par KOTV, avec l’appui financier du Fonds des médias du Canada, la série raconte la quête inusitée de deux sœurs de 14 ans, issues de l’union d’un couple mixte. Une condition rarissime différencie les jumelles : l’une est née avec la peau noire et l’autre, blanche. Jusqu’ici, elles n’y portaient pas attention, mais la mort d’une femme afrodescendante pendant une intervention policière les poussera à se questionner sur leur identité et sur le regard inégal que la société pose sur elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Idéateur du projet, Anderson Jean signe le scénario avec Marie-Élène Grégoire et Marie-Hélène Lebeau-Taschereau, récipiendaires d’un prix Emmy International cet automne pour <em>La médiatrice</em>. Il a eu l’éclair de génie en voyant des jumelles du même genre en couverture du <em>National Geographic</em>. « C’était à l’époque de George Floyd, se rappelle-t-il, et je trouvais intéressant de commencer la série avec un événement comme celui-là; des jumelles qui ont les mêmes parents, le même <em>background</em>, qui partent du même point et qui, malgré tout, vont avoir une vie différente juste à cause de la couleur de leur peau. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fayolle Jr incarne le père des adolescentes, un homme très présent qui s’est fait un devoir de les éduquer sur un pied d’égalité. Or, le drame très médiatisé vient tout remettre en question. « Il n’a jamais vraiment parlé de différence à ses filles parce que, pour lui, c’était important de montrer qu’on est égaux. Quand cet événement se produit, toutes ces discussions-là arrivent, par rapport à la couleur de leur peau, par rapport aux opportunités… Avec sa fille noire, mais aussi avec sa fille blanche. La jumelle noire va chercher son côté haïtien, mais sa sœur, même si elle est blanche, elle a aussi ce côté haïtien-là. C’est une identité qu’on ne voit pas, qu’on ne dit pas, mais qui est là. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/jumelles_ep8__C1_1305_lowres_eveblavoie-960x640.jpg" alt="Jumelles Ep8 C1 1305 Lowres Eveblavoie" class="wp-image-260029"/><figcaption class="wp-element-caption">L'acteur Fayolle Jean Jr. Crédit photo : Eve B. Lavoie</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Famille élargie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour incarner les jumelles en question, la production a misé sur Irlande Côté, qui a brillé dernièrement dans <em>Avant le crash</em>, et Keyla Mingot, dans son premier rôle d’envergure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Anderson Jean, qui réalise aussi l’un des 13 épisodes, aux côtés de Jean-Sébastien Lord, se réjouit de ce jumelage : « Elles ont la complicité de deux sœurs qui s’aiment beaucoup. C’était important pour la série. Elles s’entendent super bien et elles m’ont agréablement surpris en tant qu’actrices, particulièrement Keyla qui n’avait pas beaucoup d’expérience. Irlande aussi m’a impressionné par son talent et son professionnalisme. Cette famille-là, j’y crois! Il y a quelque chose de magique qui s’est passé, même avec l’équipe technique. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et qui de mieux pour contribuer à cette magie que le patriarche, Fayolle Jean père, qui fait également partie de la distribution. Les deux autres frères Jean (des jumeaux!) et leur sœur sont aussi impliqués dans le projet, que ce soit au montage, au graphisme, au jeu ou à la figuration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est drôle parce que le seul père que j’ai eu, autant dans la vie qu’à la télé, c’est mon père! » lance Fayolle Jr, toujours heureux de lui donner la réplique. « J’ai aussi beaucoup d’admiration pour mon petit frère. De jouer dans une série qu’il a créée et écrite, c’est vraiment extraordinaire. J’espère qu’il y en aura d’autres! »</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’importance de se voir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les frères Jean saluent la représentativité de plus en plus grande à l’écran ces dernières années, dans des fictions qui se démarquent. Comme beaucoup d’interprètes afrodescendants, Fayolle père et fils ont connu les personnages de criminels ou de chauffeurs de taxi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La télé d’aujourd’hui amène le public ailleurs. « C’est formidable de voir des séries comme <em>Jumelles</em> ou <em>Lakay Nou</em>, avec des acteurs d’origines diverses dans des rôles principaux, estime Fayolle Jr. Ça permet aux jeunes de s’identifier sans nécessairement devoir aller sur Netflix. On a besoin de se voir, le Québec en entier, d’origines diverses. C’est important. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour les Jean, se voir tôt dans la vie, c’est encore mieux. C’est pourquoi <em>Jumelles</em> a été d’abord pensée pour un public de 9 à 12 ans, bien qu’elle puisse rallier toutes les générations. « On a tendance à sous-estimer la maturité émotionnelle des jeunes, explique Anderson. Même si le point de départ est lourd, c’est une série vraiment lumineuse, par rapport à la sororité, à l’amitié… On parle des enjeux raciaux, de la quête d’identité, mais de manière positive. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fayolle Jr abonde dans le même sens : « Ce que je trouve différent par rapport aux autres séries jeunesse, c’est qu’on parle de racisme, de violence policière, d’identité, de parentalité… On a trouvé les bons mots et la bonne manière de le raconter à des jeunes, en gardant ça tout de même léger. Il y a beaucoup de discours qui nous divisent présentement et il faut mettre de l’avant qu’on est une seule et belle nation. Il faut qu’on puisse parler de nos différences, qu’on puisse s’écouter et apprendre sur les autres. »</p>
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		<title>Transposer les réalités trans à l&#8217;écran</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/comment-bien-representer-la-communaute-trans-a-lecran/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Grenier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 16:32:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En ce mois de la Fierté,&#160;Futur et médias&#160;s’interroge&#160;sur les&#160;meilleures&#160;façons&#160;d’aborder&#160;aujourd’hui&#160;les réalités trans, devant et derrière l’écran.&#160;Point de vue de deux créatrices&#160;trans&#160;très&#160;en&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>En ce mois de la Fierté,&nbsp;</strong><strong><em>Futur et médias</em></strong><strong>&nbsp;s’interroge&nbsp;sur les&nbsp;meilleures&nbsp;façons&nbsp;d’aborder&nbsp;aujourd’hui&nbsp;les réalités trans, devant et derrière l’écran.</strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong>Point de vue de deux créatrices&nbsp;trans&nbsp;très&nbsp;en vue : Gabrielle Boulianne-Tremblay, qui&nbsp;a&nbsp;coscénarisé&nbsp;le film&nbsp;</strong><strong><em>François.e</em></strong><strong>,&nbsp;et&nbsp;la cinéaste&nbsp;ontarienne&nbsp;Luis&nbsp;De Filippis.</strong>&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Francois.e_PascaleDrevillonetLouisMorissette_cre-ditDannyTaillon-1920w-960x640.webp" alt="Francois E Pascale Drevillon Et Louis Morissette Cre Dit Danny Taillon 1920w" class="wp-image-259995"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>François.e</em>. Crédit photo : Danny Taillon</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a 10 ans,&nbsp;le&nbsp;Festival international du film de Toronto&nbsp;(TIFF)&nbsp;décernait&nbsp;le prix du meilleur film canadien<em>&nbsp;</em>à<em>&nbsp;Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau</em>.&nbsp;Quelques mois plus tard, le long métrage&nbsp;québécois&nbsp;recevait une mention spéciale du jury&nbsp;au&nbsp;Festival international du film de Berlin. À l’époque, le personnage d’une&nbsp;jeune révolutionnaire trans,&nbsp;incarnée par Gabrielle Boulianne-Tremblay,&nbsp;avait&nbsp;particulièrement&nbsp;retenu&nbsp;l’attention.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J’y pense à chaque année »,&nbsp;se rappelle&nbsp;l’autrice et actrice,&nbsp;qui&nbsp;fut plongée dans un tourbillon médiatique dès sa première expérience de jeu.&nbsp;« Je n’avais pas de formation, je me suis un peu lancée dans l’inconnu, comme un saut dans le vide. Je ne savais pas si le parachute allait s’ouvrir, mais je l’espérais vraiment fort. »&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt&nbsp;autour du film, incluant un passage remarqué à&nbsp;<em>Tout le monde en parle</em>, a&nbsp;contribué à&nbsp;éveiller&nbsp;les sensibilités et l’empathie envers la communauté trans, tout en actualisant le regard&nbsp;du milieu&nbsp;de l’audiovisuel&nbsp;à son égard. Une certaine&nbsp;réflexion&nbsp;s’est&nbsp;alors&nbsp;enclenchée.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Moi, quand j’ai grandi, je n’avais pas une belle perception des personnes trans à l’écran,&nbsp;se souvient&nbsp;Gabrielle&nbsp;Boulianne-Tremblay. On riait beaucoup d’elles, on les tournait souvent en ridicule, elles étaient comme le clou du spectacle ou elles souffraient et elles mourraient… »&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’histoire de <em>François.e</em></strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’équipe du film <em>François.e</em>, produit par KO24, avec l’appui financier du Fonds des médias du Canada, voulait absolument éviter ces faux pas. Voilà pourquoi, après avoir lu le livre <em>La fille d’elle-même</em> de Gabrielle Boulianne-Tremblay, le producteur Louis Morissette et le scénariste Jean-François Léger lui ont accordé leur confiance pour coscénariser le film, qui prendra l’affiche le 1er juillet prochain.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Je dis souvent que c’est écrit à quatre mains,&nbsp;dit Gabrielle Boulianne-Tremblay,&nbsp;mais&nbsp;c’est aussi&nbsp;écrit à deux cœurs.&nbsp;Je pense que je n’ai jamais vu ça au cinéma québécois :&nbsp;une équipe de scénaristes formée d’un homme cisgenre et d’une femme trans. C’est déjà porteur et très évocateur d’où on est rendus dans notre société. »&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>François.e</em>&nbsp;raconte l’histoire d’un auteur en pleine crise de la cinquantaine qui prétend faussement être trans pour obtenir&nbsp;le financement de&nbsp;sa nouvelle série.&nbsp;Mais comme on peut s’en douter, son plan va vite dégénérer…&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="443" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FRANCOISE_27x39_LORES_1erjuillet-4003559c-443x640.jpg" alt="FRANCOISE 27x39 LORES 1erjuillet 4003559c" class="wp-image-259998" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FRANCOISE_27x39_LORES_1erjuillet-4003559c-443x640.jpg 443w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FRANCOISE_27x39_LORES_1erjuillet-4003559c-768x1109.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FRANCOISE_27x39_LORES_1erjuillet-4003559c-1063x1536.jpg 1063w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FRANCOISE_27x39_LORES_1erjuillet-4003559c-1418x2048.jpg 1418w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FRANCOISE_27x39_LORES_1erjuillet-4003559c.jpg 1944w" sizes="auto, (max-width: 443px) 100vw, 443px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs semaines avant la sortie, l’affiche&nbsp;du film&nbsp;(qui montre Louis Morissette en femme)&nbsp;et les premières secondes de la&nbsp;bande-annonce&nbsp;ont fait réagir&nbsp;la communauté,&nbsp;surtout en France.&nbsp;Certaines personnes ont&nbsp;notamment&nbsp;sourcillé en voyant un&nbsp;acteur cisgenre dans le rôle-titre d’une&nbsp;femme&nbsp;trans.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gabrielle Boulianne-Tremblay&nbsp;rappelle&nbsp;qu’il faut bien saisir l’intention derrière&nbsp;tout ça&nbsp;:&nbsp;« Notre mission,&nbsp;avec ce film-là, c’est de prendre le spectateur&nbsp;avec ses&nbsp;idées préconçues&nbsp;et&nbsp;de&nbsp;l’amener ailleurs,&nbsp;explique&nbsp;la coscénariste.&nbsp;C’est un film qui parle de la vision cisgenre à propos de la réalité trans;&nbsp;de&nbsp;comment&nbsp;le personnage&nbsp;de François&nbsp;va être confronté à&nbsp;ses propres préjugés, à&nbsp;une réalité qu’il ne connaissait pas du tout&nbsp;et se remettre en question,&nbsp;mais jamais dans la moquerie. »&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Prendre la place qui s’impose</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction à chaud&nbsp;témoigne&nbsp;d’un&nbsp;consensus qui se dessine&nbsp;de plus en plus&nbsp;en matière de fiction : nonobstant&nbsp;le talent d’un Christian Bégin dans&nbsp;<em>M’entends-tu?</em>&nbsp;ou&nbsp;d’un John Lithgow dans&nbsp;<em>Le monde selon Garp</em>,&nbsp;pour la communauté, les&nbsp;personnages trans&nbsp;devraient&nbsp;désormais&nbsp;être joués par des personnes trans.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gabrielle Boulianne-Tremblay&nbsp;l’affirme&nbsp;sans hésitation, tout comme la&nbsp;cinéaste ontarienne Luis&nbsp;De Filippis,&nbsp;dont les films mettent en scène des protagonistes trans.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Autant je pense que les histoires trans ne devraient pas être racontées uniquement par des cinéastes trans, autant je crois que les acteurs non-trans&nbsp;ne&nbsp;devraient&nbsp;pas&nbsp;accepter des rôles de trans&nbsp;»,&nbsp;soutient&nbsp;l’artiste&nbsp;qui s’est illustrée dès ses premiers films dans les prestigieux festivals de Sundance, Toronto, Rotterdam et San&nbsp;Sebastián.&nbsp;«&nbsp;Ce sera peut-être moins évident de trouver des&nbsp;acteurs et&nbsp;actrices trans "classiques", mais ça ne veut pas dire que la bonne&nbsp;personne pour le rôle n’existe pas. Ça demande simplement un peu plus de travail&nbsp;dans le processus&nbsp;de&nbsp;distribution des rôles. »&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’ailleurs,&nbsp;l’héroïne de son premier long métrage&nbsp;<em>Tes mots la nuit dernière</em>,&nbsp;jouée par&nbsp;Carmen Madonia,&nbsp;ne se destinait pas&nbsp;d’emblée&nbsp;à un parcours&nbsp;d’actrice.&nbsp;Selon la cinéaste, ça ne l’a pas empêchée&nbsp;de livrer une interprétation des plus émouvantes.&nbsp;Pour la rendre plus à l’aise sur le&nbsp;plateau de&nbsp;tournage, Luis&nbsp;De Filippis a misé sur&nbsp;une approche qui risque&nbsp;de faire du chemin : le mentorat.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je ne voulais pas que&nbsp;l’on soit&nbsp;les seules personnes trans sur le plateau, poursuit&nbsp;Luis&nbsp;De Filippis.&nbsp;Donc, chaque matin, Carmen savait qu’une femme trans&nbsp;serait là pour&nbsp;l’habillage&nbsp;et&nbsp;qu’une autre fille trans la maquillerait.&nbsp;Elle savait qu’il y aurait une fille trans derrière la caméra.&nbsp;Si on la sent autant dans son élément en regardant le film, je crois que c’est&nbsp;parce qu’elle s’est sentie entourée&nbsp;et soutenue&nbsp;par des gens qui comprenaient à la fois ce que son personnage vivait et ce qu’elle vivait&nbsp;elle-même. »&nbsp;&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des principes à suivre</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept réjouit&nbsp;Gabrielle&nbsp;Boulianne-Tremblay,&nbsp;qui compte bien s’en inspirer sur de futurs projets. Déjà ravie&nbsp;que&nbsp;<em>François.e</em>&nbsp;ait réuni 11 interprètes trans à l’écran&nbsp;–&nbsp;un des plus beaux moments&nbsp;de sa vie&nbsp;–, elle&nbsp;avance&nbsp;également&nbsp;plusieurs idées pour favoriser&nbsp;une&nbsp;représentation&nbsp;positive&nbsp;de&nbsp;sa&nbsp;communauté&nbsp;à l’écran&nbsp;et&nbsp;assurer&nbsp;son bien-être sur les plateaux de tournage.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/GabrielleBT-Mars18-credit-Isabelle-Lafontaine-1-427x640.jpg" alt="GabrielleBT Mars18 Credit Isabelle Lafontaine" class="wp-image-260004" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/GabrielleBT-Mars18-credit-Isabelle-Lafontaine-1-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/GabrielleBT-Mars18-credit-Isabelle-Lafontaine-1-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/GabrielleBT-Mars18-credit-Isabelle-Lafontaine-1-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/GabrielleBT-Mars18-credit-Isabelle-Lafontaine-1-1365x2048.jpg 1365w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/GabrielleBT-Mars18-credit-Isabelle-Lafontaine-1.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Gabrielle Boulianne-Tremblay. Crédit photo : Isabelle Lafontaine</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">D’abord, sensibiliser toute l’équipe en amont à la présence de personnes trans et aux réalités qu’elles vivent. Ensuite, à l’instar de Luis De Filippis, inclure des personnes trans à différents postes de la production. Pour ce qui est des histoires, miser sur des modèles narratifs positifs et variés, pour que les spectateurs n’associent pas seulement la transidentité à des situations de souffrance ou à des scénarios de transition. Aussi, dans la mesure du possible, essayer de redistribuer une part des revenus à des organismes qui soutiennent la communauté. Enfin, comme c’est le cas avec <em>Francois.e</em>, varier les genres dramatiques, en osant alterner entre des moments drôles et des scènes plus profondes. La scénariste est bien consciente que plus un film rejoint des gens au-delà de la communauté, plus il risque de sensibiliser et d’élargir les horizons. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Toute ma vie, même avant d’être connue, j’ai essayé de rallier les gens, conclut Gabrielle Boulianne-Tremblay. Mon point d’honneur avec ce projet-là, c’était qu’on voit une nouvelle facette de nos communautés, des représentations positives, des hommes et des femmes trans en situation de pouvoir et d’autonomisation. Qu’on ouvre les esprits à une autre réalité que la majorité de la population, encore aujourd’hui, ne connaît pas tant que ça. À l’heure où les ponts brûlent, si un film comme <em>Francois.e</em>, qui tend la main vers l’autre, des deux côtés, peut inspirer les gens et faire œuvre utile, c’est tant mieux! » </p>
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		<title>Une deuxième vie pour la série «Nirvanna the Band the Show» </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/une-deuxieme-vie-pour-la-serie-nirvanna-the-band-the-show/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Isoken Ogiemwonyi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 15:48:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=259538</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="NTBTSTM Still 5 (1) (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Alors que le film Nirvanna the Band the Show the Movie est en lice pour huit prix Écrans canadiens, les&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="NTBTSTM Still 5 (1) (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors que le film <em>Nirvanna the Band the Show the Movie</em> est en lice pour huit prix Écrans canadiens, les téléspectateurs cherchent à revoir la série originale. Malheureusement, ils ne la trouvent pas.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/NTBTSTM-Still-5-1-1-1138x640.jpg" alt="NTBTSTM Still 5 (1) (1)" class="wp-image-259537"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Nirvanna the Band the Show the Movie</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Des projections au Midnight Madness, la section emblématique du Festival international du film de Toronto (TIFF) l’an dernier. Une sortie en salle remarquée en février. Une boutique éphémère de produits dérivés prise d’assaut par les fans. Et maintenant huit nominations aux Prix Écrans canadiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nirvanna the Band the Show the Movie</em> est sans contredit devenu l’un des plus grands phénomènes canadiens de l’année à l’écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film a aussi accompli ce que la plupart des cinéastes espèrent quand ils adaptent une série au cinéma : ramener le public vers l’œuvre originale. Les 16 épisodes de <em>Nirvanna the Band the Show</em> ont été diffusés pendant deux saisons sur Viceland en 2017 et 2018, puis sur CBC et CBC Gem, mais ont depuis disparu des plateformes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Matthew Miller, qui a produit la série et le film, n’est pas surpris de l’engouement renouvelé pour la version télé. « Le film a vraiment touché les gens et trouvé un écho auprès d’eux. Ils en veulent plus », affirme-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, au Canada, la série est quasi impossible à trouver.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une nouvelle génération découvre Matt et Jay</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Créée par Matt Johnson et Jay McCarrol, la série <em>Nirvanna the Band the Show</em> suit les mésaventures des deux amis d'enfance, qui incarnent des versions fictives d'eux-mêmes. Leur obsession absolue : décrocher une date de concert pour leur groupe, Nirvanna, dans la mythique salle torontoise Rivoli, alors qu’ils n’ont jamais écrit la moindre chanson. Leur mission les pousse à inventer des stratagèmes absurdes, épiques et souvent illégaux pour attirer l'attention du bar, avec des résultats désastreux. Le film pousse le concept plus loin en transformant leur longue quête en récit de voyage dans le temps sur l’amitié et l’ambition, qui se déroule en 2008.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes qui cherchent aujourd’hui à voir la série ne sont pas seulement celles qui l’avaient vue sur Viceland ou CBC. Selon Matthew Miller, le film attire aussi un nouveau public, qui était trop jeune à l’époque de sa première diffusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il y a toute une nouvelle génération d’adeptes qui n’étaient pas vraiment au courant de l’existence de la série », explique le producteur à propos de <em>Nirvanna the Band the Show</em>, dont la deuxième saison a été financée par le Fonds des médias du Canada (FMC).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait que le long métrage se déroule en 2008 a aussi aidé. Pour les cinéphiles dans la jeune vingtaine, cette période est suffisamment proche pour leur sembler familière, mais assez lointaine pour leur paraître étrange. Les vêtements, les rues, les téléphones et le monde d’avant les algorithmes participent à l’engouement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce qui a touché les gens dans le film, et que nous n’avions pas vraiment anticipé, c’est cette sorte de nostalgie pour une époque révolue », dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Matthew Miller ajoute que les vingtenaires ont été séduits par la simplicité de cet univers, avant que les réseaux sociaux et la culture de la surveillance ne modifient le comportement des gens face aux caméras.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les producteurs reçoivent chaque jour des messages de fans cherchant à voir la série, mais il n’existe actuellement aucun moyen simple et légal pour le public canadien d’y accéder, explique Miller. L’équipe travaille toutefois sur des solutions, notamment une édition physique de la série qui est prévue plus tard cette année avec NEON, leur partenaire de distribution.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Matt-Johnson-Photo-Credit-Colin-Medley-640x640.jpg" alt="Matt Johnson Photo Credit Colin Medley" class="wp-image-259541" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Matt-Johnson-Photo-Credit-Colin-Medley-640x640.jpg 640w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Matt-Johnson-Photo-Credit-Colin-Medley-768x768.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Matt-Johnson-Photo-Credit-Colin-Medley-1536x1536.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Matt-Johnson-Photo-Credit-Colin-Medley-150x150.jpg 150w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Matt-Johnson-Photo-Credit-Colin-Medley.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">Matt Johnson. Crédit photo : Colin Medley</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Quand la demande surpasse l’offre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des données compilées par l'entreprise d’analyse de données Parrot Analytics et fournies par le FMC, <em>Nirvanna the Band the Show</em> a généré une demande du public 16 fois supérieure à la moyenne du marché canadien entre le 10 mai 2025 et le 10 mai 2026. La série s’est ainsi classée au cinquième rang des comédies canadiennes les plus en demande durant cette période. Leandra Greenfield, analyste de recherche au FMC, affirme qu’une demande de cette ampleur est étonnante et habituellement réservée aux comédies canadiennes de longues durées, largement diffusées et qui bénéficient d’un important soutien des plateformes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données de Parrot Analytics révèlent que, pour la même période, <em>Nirvanna the Band the Show</em> se classe juste derrière certaines des plus grandes séries humoristiques du pays, comme <em>Shoresy</em>, et à peine en dessous des succès que sont <em>Schitt’s Creek</em> et <em>Letterkenny</em>. Ces productions ont bénéficié d’une large visibilité, d’une distribution enviable et de plusieurs années de notoriété auprès du public. <em>Nirvanna</em> se distingue parce qu’il s’agit d’un succès culte, porté principalement par ses fans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leandra Greenfield décrit la série comme « surperformante » par rapport à son accessibilité. Autrement dit, <em>Nirvanna the Band the Show</em> fait figure d’ovni puisqu’elle connaît la popularité d’une série largement diffusée plutôt que d'une série difficile à trouver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyste note également que l’intérêt pour la série a augmenté lors de la sortie en salles du film, en février 2026. Peu après, le public a commencé à « parler de la série, à la regarder et à la chercher activement ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données ne permettent pas de déterminer si ces curieux étaient de nouveaux téléspectateurs ou des fans de la première heure, mais Leandra Greenfield croit qu’il s’agit probablement d’un mélange des deux. La sortie en salle du film et la visibilité obtenue au festival South by Southwest (SXSW), où il a été présenté en première mondiale en mars 2025, ont aussi contribué à faire connaître l’univers de <em>Nirvanna</em> au-delà de ses fidèles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Greenfield rappelle que les pics de demande pour <em>Schitt’s Creek</em> et d’autres comédies canadiennes ont été grandement favorisés par la distribution,  la diffusion en continu et une meilleure notoriété auprès du public. L’essor de <em>Nirvanna</em> est donc probablement lié au changement de format : le film a suscité un regain d’intérêt et a donné envie au public d’explorer davantage son univers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut toutefois préciser que les données de Parrot Analytics ne sont pas des cotes d’écoute. Elles mesurent plutôt l’intérêt du public à travers des indicateurs tels que ￼les recherches, l’activité sur les réseaux sociaux, les évaluations, les visionnements en direct et les échanges entre internautes, puis traduisent cette demande sous la forme d’un multiple de la moyenne du marché.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Assurer la disponibilité des contenus d’ici</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Matthew Miller, l’indisponibilité actuelle de la série n’était pas une stratégie délibérée pour créer une rareté. Les droits ont simplement expiré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses yeux, cette situation reflète un défi plus large auquel sont confrontées les anciennes séries d’ici une fois leur première période de diffusion écoulée. Pour qu’elles restent disponibles, les diffuseurs doivent voir un intérêt à renouveler les licences, et les producteurs doivent avoir une raison claire de ￼négocier de nouvelles ententes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre défi concerne la compréhension des droits. Une fois qu’une émission a été diffusée, les producteurs ont besoin de connaître les droits qu’ils possèdent, ceux qui ont expiré et ceux qui peuvent être renégociés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Honnêtement, ce qui arrive très souvent, c’est que les producteurs ne comprennent pas pleinement les droits qu’ils détiennent ou non, ni leur portée, ni les modalités de leurs ententes de distribution initiales, explique Miller. Les gens détiennent des droits sans même savoir qu’ils les ont. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les plus petits producteurs, la gestion de ces droits peut rapidement devenir une tâche colossale. « Des entreprises apparaissent, d’autres disparaissent, elles ferment ou font faillite, les ententes expirent. C’est presque un travail à temps plein de suivre l’évolution du catalogue de titres. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les rires d’ici et d’ailleurs</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Nirvanna</em> n’a jamais cherché à atténuer son identité canadienne. La série s’est construite autour de Toronto, avec le Rivoli et Queen Street comme décors . Les aventures de Matt et Jay reposent sur une représentation de la ville à la fois précise et authentique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette spécificité n’a pas empêché la série de voyager. Les données de Parrot Analytics montrent un intérêt provenant de l’extérieur du Canada, notamment des États-Unis, de l’Australie et du Royaume-Uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on demande à Miller s’il existe un décalage entre l’intérêt du public pour la comédie canadienne et l’appétit des plateformes pour celle-ci, le producteur souligne la longue tradition du Canada en matière d’exportation de talents et de séries humoristiques, comme <em>Trailer Park Boys, Letterkenny</em> et <em>Schitt’s Creek</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ajoute que les comédies locales sont souvent mieux reçues ici une fois qu’elles ont été reconnues ailleurs. « Les Canadiens sont bien plus enclins à regarder du contenu de chez nous quand ils savent que les Américains le regardent aussi, ce qui est dommage », déplore-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, c’est en partie à cause du marketing. Les plateformes et les distributeurs américains disposent de budgets colossaux comparativement à ceux des entreprises canadiennes. « Les Américains commercialisent le contenu, et ils peuvent investir dans la promotion à une échelle peut-être inatteignable au Canada », explique Miller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La série a déjà accompli ce qui est le plus difficile à atteindre : redevenir pertinente. Reste maintenant à l’industrie de suivre le rythme.</p>
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		<title>L’économie décryptée : le pari gagnant de deux frères sur YouTube</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/leconomie-decryptee-le-pari-gagnant-de-deux-freres-sur-youtube/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Yu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 15:11:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Version 2 Rev 17" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Les Vancouvérois Aman et Kamal mettent à profit leur parcours en finances, en histoire et en économie pour créer des&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Version 2 Rev 17" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Vancouvérois Aman et Kamal mettent à profit leur parcours en finances, en histoire et en économie pour créer des vidéos explicatives sur leur chaîne YouTube 2 and 20, qui cumulent des millions de vues. Sélectionnés dans le cadre du Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada, ils comptent utiliser ce financement pour produire plus de contenu et développer leur marque.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-1138x640.jpg" alt="Version 2 Rev 17" class="wp-image-259455"/><figcaption class="wp-element-caption">Capture d'écran de la chaîne YouTube 2 and 20</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">À la fin de 2023, Aman, un professionnel de l’investissement installé à Vancouver et ancien consultant et investisseur, a commencé à réaliser des vidéos sur la finance, l’économie et les affaires internationales, qu’il publiait sur YouTube. « C’était juste moi qui parlais devant une caméra de mauvaise qualité, se rappelle-t-il. C’était très médiocre. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces vidéos étaient un passe-temps en parallèle de son boulot de 9 à 5. « Mon travail est beaucoup plus axé sur les chiffres, et j’ai toujours aimé faire preuve de créativité », dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses deux premières vidéos portaient sur les signes annonciateurs d’un krach immobilier et d’une récession aux États-Unis, des sujets qui l’intéressaient et qu’il connaissait bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a montré les vidéos à son frère Kamal, diplômé en histoire et en économie de l’Université de Colombie-Britannique et aujourd’hui stratège d’affaires et investisseur. « Kamal m’a dit : “On peut rendre ça beaucoup plus cool et divertissant” », se souvient Aman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kamal a commencé à aider Aman à monter les vidéos, en y ajoutant des éléments comme de la musique, des graphiques, des animations et des extraits vidéo. « J’ai appris à faire du montage et de l’animation par moi-même, à l’aide de tutoriels sur YouTube », explique Kamal, qui souhaitait lui aussi lancer une chaîne YouTube. « J’essayais de comprendre comment Johnny Harris, un grand youtubeur qui compte environ 6 millions d’abonnés, arrivait à créer des vidéos aussi esthétiques. Ça a vraiment fait monter notre niveau de production. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Aman a adapté son style d’écriture pour le rendre plus accessible. Il reconnaît que son expérience en consultation l’amenait au départ à rédiger des scénarios denses et complexes. « J’ai commencé à modifier mon approche pour privilégier davantage la narration », précise-t-il.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La naissance d’une chaîne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont baptisé leur chaîne 2 and 20, en référence à la structure des fonds d’investissement qui prélèvent des frais de gestion de 2 % et une prime de performance de 20%, en fonction du rendement du fonds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à une formule et une identité renouvelées, le duo a commencé à connaître plus de succès. En septembre 2023, ils ont publié une vidéo sur l’économie canadienne qui a récolté environ 37 000 vues. Elle a été suivie en février 2024 par une vidéo intitulée «<a href="https://www.youtube.com/watch?v=s8EmCWtbbgA" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Pourquoi le Brexit a été un échec pour le Royaume-Uni </a>», qui a été visionnée près de 140 000 fois. Puis, les succès viraux se sont succédés : une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZvSNcnG2eqY" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéo sur la crise du logement et du coût de la vie au Canada</a>, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=_TUVXfM1nqo&amp;t=152s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une autre sur des enjeux similaires en Australie</a>, chacune totalisant aujourd’hui environ 3 millions de vues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Notre nombre d’abonnés est passé de 5 000 à 40 000 en quelques semaines, raconte Kamal. Des commanditaires ont commencé à nous contacter, et des youtubeurs célèbres ont réagi à nos vidéos. C’était une visibilité incroyable. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les frères ont commencé à prendre leur chaîne plus au sérieux, y voyant le potentiel de devenir quelque chose de plus grand. Kamal a embauché des monteurs, des animateurs et des créateurs de vignettes pour prendre en charge certaines de ses tâches, en partie parce que la charge de travail dans son emploi principal augmentait. Il s’est alors orienté davantage vers un rôle de production. « Je rédige des consignes de production pour les monteurs et les animateurs, ligne par ligne, pour l’intégralité de la vidéo », explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aman a lui aussi reçu de l’aide pour la recherche et la rédaction des scénarios, qui prennent généralement une à deux semaines à réaliser. À la fin de 2024, Andrew Hayley, un ancien journaliste chez Reuters, qui travaille aujourd’hui en finance, a offert son aide au duo. « C’est vraiment génial aussi parce qu’il apporte un autre point de vue », déclare Aman.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Commanditaires et FMC : un soutien qui rapporte</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les frères ont maintenant une communauté de 230 000 abonnés. Comme ils continuent d’exercer leur métier principal, ils peuvent se permettre d’être sélectifs dans le choix de leurs commanditaires; ils veulent qu’ils correspondent à leur image de marque et à leur public. Trouver un équilibre entre les possibilités de commandite et la fidélisation de leur audience est, selon Kamal, un véritable défi : « On veut garder une communauté soudée sans pour autant l’inonder de publicités. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Développer la chaîne tout en répondant aux exigences de leur emploi principal est un autre défi en soi. Kamal et Aman espèrent qu’en faisant appel à davantage de collaborateurs externes, ils pourront trouver cet équilibre. Leur objectif est d’augmenter leur production, passant d’environ une vidéo longue par mois à une toutes les deux semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils souhaitent également publier plus de vidéos courtes sur des plateformes comme Facebook, TikTok et Instagram — ce qu’ils pourront réaliser grâce à l’aide financière du Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada. Ce programme, qui en est maintenant à sa troisième année, distribue un total de 394 000 $ à 21 créateurs qui produisent du contenu vidéo court sur YouTube, Instagram, TikTok et Facebook.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On a toujours repoussé la production de formats courts, faute de ressources financières et humaines, explique Kamal. [Ce financement] va nous aider énormément. Développer notre stratégie de contenus courts est essentiel pour attirer un nouveau public vers nos formats longs, qui, selon nous, offrent davantage de valeur. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1-1138x640.jpeg" alt="Thumbnail 1" class="wp-image-259460" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1-1138x640.jpeg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1-700x394.jpeg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1-768x432.jpeg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1.jpeg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Capture d'écran de la chaîne YouTube 2 and 20</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Tournés vers l’avenir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Aman et Kamal, 2 and 20 est bien plus qu’une simple plateforme vidéo. « Nous voulons créer un média à part entière axé sur l’économie et la géopolitique, affirme Aman. On souhaite non seulement produire de longues vidéos, mais aussi voyager dans différents pays pour aller à la rencontre des gens, et éventuellement lancer un balado. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les créateurs de contenu qui traitent de l’actualité, comme 2 and 20, pourraient gagner en popularité et en influence par rapport aux médias traditionnels s’ils bénéficient d’un financement et d’un soutien adéquats. « Notre génération – les millénariaux et la génération Z –, ne consomme plus le contenu des médias traditionnels », conclut Kamal. « C‘est important d’être présent sur les plateformes sur lesquelles les gens se trouvent. »</p>
<p>The post <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/leconomie-decryptee-le-pari-gagnant-de-deux-freres-sur-youtube/">L’économie décryptée : le pari gagnant de deux frères sur YouTube</a> appeared first on <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/">Canada Media Fund</a>.</p>
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		<title>L’artiste mi’gmaq à la source de la série «Bon Cop, Bad Cop»</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/lartiste-migmaq-a-la-source-de-la-serie-bon-cop-bad-cop/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Grenier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 14:35:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=256859</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/5.-Q052_press-photo_cr.-Jean-Philippe-Sansfacon_MN2025-e1777991660992-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="5 Q052 Press Photo Cr Jean Philippe Sansfaçon MN2025" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Après deux films à succès, Bon cop, Bad Cop revient à la télévision dans une série de six épisodes tournés,&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/5.-Q052_press-photo_cr.-Jean-Philippe-Sansfacon_MN2025-e1777991660992-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="5 Q052 Press Photo Cr Jean Philippe Sansfaçon MN2025" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après deux films à succès, <em>Bon cop, Bad Cop</em> revient à la télévision dans une série de six épisodes tournés, entre autres, dans la communauté autochtone de Gesgapegiag. Rencontre avec le scénariste mi’gmaq Quentin Condo, qui a inspiré et aidé ses amis Patrick Huard et Anik Jean à bien raconter cette histoire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/5.-Q052_press-photo_cr.-Jean-Philippe-Sansfacon_MN2025-512x640.jpg" alt="5 Q052 Press Photo Cr Jean Philippe Sansfaçon MN2025" class="wp-image-256868"/><figcaption class="wp-element-caption">Quentin Condo. Crédit photo: Jean-Philippe Sansfaçon</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour trouver la source du retour de <em>Bon Cop, Bad Cop</em>, il faut faire comme le saumon : remonter la rivière. Plus précisément la Cascapédia, qui se jette dans la baie des Chaleurs, entre Maria et New Richmond, en Gaspésie. C’est là, en apprenant à pêcher, que la réalisatrice et chanteuse Anik Jean est tombée sur son ancien camarade de classe Quentin Condo, qui travaillait comme guide de pêche. Au secondaire, à Bonaventure, Anik et Quentin se croisaient dans l’école, mais sans vraiment se connaître. Au fil du courant et des étés, ils ont tissé une belle amitié. Et comme les amoureux et amoureuses de nos amis deviennent souvent nos amis, l’artiste de la nation micmaque (mi’gmaq) et Patrick Huard, marié à Anik Jean, s’entendent aussi à merveille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc en taquinant le poisson, parfois en sirotant un scotch, que l’idée de transposer une intrigue de <em>Bon Cop, Bad Cop</em> dans la communauté voisine de Gesgapegiag a émergé. « On a commencé à en parler il y a une dizaine d’années, après le deuxième film », se souvient Quentin Condo, rencontré dans un café des Cantons-de-l’Est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Patrick et moi, ça cliquait comme amis, mais il ne connaissait pas vraiment les gens de notre communauté. Quand je lui racontais ce qui se passait, il posait des questions et il s’est dit que ça serait cool si, un jour, on faisait un <em>Bon Cop, Bad Cop</em> avec une histoire autochtone », poursuit-il.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-427x640.jpg" alt="3E9A8973 2 (2)" class="wp-image-256872" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anik Jean et Patrick Huard sur le plateau de <em>Bon Cop, Bad Cop</em>. Crédit photo: Bell Média</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Savoir naviguer</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup d’eau a coulé dans la rivière avant que la ligne ne morde enfin. Puis, il y a environ deux ans, le téléphone a sonné. Le projet allait de l’avant, avec l’appui financier du Fonds des médias du Canada. D’abord engagé comme consultant, Quentin a rapidement joint l’équipe d’écriture, en plus d’aider à la distribution et à la recherche de lieux de tournage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour que toute l’opération fonctionne, il fallait avant tout l’aval des Premières Nations, notamment à Gesgapegiag. Fils d’un ancien chef et lui-même ex-vice-chef de l’endroit, Quentin est devenu un acteur clé dans la réussite du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La première chose qu’on a faite, c’est de rencontrer tous les chefs du Québec, explique-t-il. Il y a 43 communautés à l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL). J’ai appelé Ghislain Picard, [qui était alors] le chef régional pour le Québec. Je voulais être sûr que tout le monde était d’accord parce qu’on voulait faire une scène de l’APNQL dans la série. Je voulais que tout le monde ait un rôle et je ne voulais pas de problème avec une autre nation. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’est ensuite rendu à Gesgapegiag pour obtenir le feu vert du conseil et faire du porte à porte à travers la communauté pour s’assurer qu'elle était derrière lui. « C’est comme ça que ça marche. Il faut être vraiment ouvert parce que si quelque chose ne marche pas, tout peut se refermer. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or il a vite constaté l’enthousiasme de la population : « Je pensais que ça allait être plus difficile, mais ils étaient tellement contents de participer. <em>Bon Cop, Bad Cop</em>, c’est très connu chez les Autochtones. Patrick ne savait pas ça. Autour de la rivière, il y a plusieurs guides micmacs et tout le monde connaissait Pat! Il a vu le potentiel de faire quelque chose avec notre communauté. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une nation en action</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le souci premier de tout bon scénariste, c’est qu’on croit à son histoire. Et quand une franchise repose sur le choc des cultures, comme <em>Bon Cop, Bad Cop</em>, il est essentiel que tout le monde se reconnaisse. Après avoir été guide de pêche, Quentin Condo est donc devenu guide des mots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La chose la plus importante pour moi, c’était que les dialogues soient les plus autochtones possible, confie le coscénariste de 47 ans. On a des façons de dire les choses, une attitude différente, comme les Québécois par rapport aux autres Canadiens. On parle beaucoup avec le silence. Si un Québécois n’aime pas quelque chose, tu vas le savoir tout de suite, mais moins chez les Autochtones. Ils vont juste répondre en silence. On appelle ça le <em>silent no</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vérité passe aussi par l’interprétation. Les Micmacs de Gesgapegiag étaient près d’une centaine sur le plateau pour donner vie à leur communauté à l’écran, avec un heureux mélange de plaisir et de fierté. Beaucoup n’avaient jamais joué devant une caméra, mais d’après Quentin Condo, trouver de bons interprètes autochtones n’est pas difficile parce qu’ils sont des conteurs nés. Le défi, c’est de faire des choix…</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’acteur québécois très en vue Joshua Odjick (<em>Ça : Bienvenue à Derry</em>), de la nation Kitigan Zibi Anishinabeg, près de Maniwaki, dans le rôle du chef de police de Gesgapegiag, qui donne la réplique à Patrick Huard, Henry Czerny, Christine Beaulieu et Sarah-Jeanne Labrosse. Nathaniel Arcand, de la nation Cri des Plaines, qui fait également carrière à Hollywood, est aussi de la distribution, tout comme le fils de Quentin Condo, Liam, qui n’en est pas à son premier tournage. « On commence à voir beaucoup de talent autochtone, des acteurs de partout. Pour les gens de la communauté, c’est naturel de devenir acteurs. Ils sont tellement bons, c’est incroyable! »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-960x640.jpg" alt="BCBC SC6 (1)" class="wp-image-256860" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-854x570.jpg 854w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'acteur Joshua Odjick dans <em>Bon Cop, Bad Cop</em>. Crédit photo: Bell Média</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Changer le monde, une œuvre à la fois</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un allié comme Quentin Condo est un atout précieux pour une équipe de tournage, mais les productions n’ont pas toutes cette chance. Elles peuvent alors se tourner vers le Bureau de l’écran autochtone (BEA). « Le BEA se réjouit de voir le secteur audiovisuel mettre à profit les ressources disponibles afin de collaborer de manière significative avec les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits. La publication <em>Protocoles et cheminements cinématographiques</em> constitue un guide de référence, accessible à tous sur [notre] <a href="https://iso-bea.ca/fr/">site Web</a> », indique Jean-François D. O’Bomsawin, directeur des communications et des initiatives francophones au BEA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Est-du-Québec, on peut aussi approcher le Bureau du cinéma et de la télévision de la Gaspésie. Membre du conseil d’administration, Quentin Condo connaît bien les retombées d’un projet comme <em>Bon Cop, Bad Cop</em> pour la région, qu’il évalue à quelque 600 000 $, un apport non négligeable pour les hôteliers, les restaurateurs et les commerçants, en particulier en basse saison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme à l’époque où il était vice-chef, l’artiste insiste sur l’importance de s’impliquer pour les siens et pour sa culture, mais il le fait aujourd’hui différemment. Quand il ne collabore pas sur des projets collectifs, c’est sur scène, en tant que chanteur hip-hop, que Quentin Condo met de l’avant son talent, son engagement social et son héritage micmac, sous le pseudonyme Q052. « Avec les arts, on est capables de changer le monde! affirme-t-il avec conviction. Pas nécessairement avec la politique. Les artistes ont une vérité que les politiciens vont souvent cacher. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il vit aujourd’hui dans le canton de Hatley, en Estrie, où il a suivi son amoureuse, Gesgapegiag restera toujours sa véritable maison (« mala », dit-il spontanément, la main sur le cœur. Ça signifie « d’où je viens » en micmac). La production y a d’ailleurs déroulé le tapis bleu à la mi-avril pour l’avant-première de la série, accessible sur Crave à partir du 7 mai. Quentin Condo se réjouit que, partout au Canada, le grand public puisse voir sa communauté de l’intérieur, qu’on démystifie ce qui s’y passe, qu’on entre chez les familles (souvent nombreuses) pour mieux comprendre leur réalité et leur vision de la société. Tout ça, en divertissant les gens!</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On vit dans le même pays et on se parle rarement. Je pense que, finalement, la série montre davantage les choses qu’on a en commun. C’est ça qui est l’<em>fun</em>. On réalise qu’on est tous des humains et qu’on réagit aux mêmes sentiments. »</p>
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		<title>Avec «Hate the Player», le sprinteur canadien Ben Johnson court tout droit vers l’humour</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/avec-hate-the-player-le-sprinteur-canadien-ben-johnson-court-tout-droit-vers-lhumour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 19:07:28 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=256849</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_103_01_22_12_04-1-e1777564972508-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="HTP 103 01 22 12 04 (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>La nouvelle série Hate the Player: The Ben Johnson Story jette un regard comique sur la vie et l'héritage du&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_103_01_22_12_04-1-e1777564972508-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="HTP 103 01 22 12 04 (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La nouvelle série <em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em> jette un regard comique sur la vie et l'héritage du sprinteur canadien trouvé coupable de dopage. Découvrez pourquoi la chute de Ben Johnson est racontée du point de vue de l’ancien athlète et avec humour.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_103_01_22_12_04-1-e1777564972508-1138x472.jpg" alt="HTP 103 01 22 12 04 (1)" class="wp-image-256847"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em>. Crédit photo: New Metric Media</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>Hate the player</em>. C’est une série biographique. C’est une histoire sportive. C’est une comédie déjantée. C’est une lettre d’amour aux Canadiens d’origine jamaïcaine. C’est une série qui frappe fort et qui réussit son coup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette production en six épisodes (actuellement offerte sur Paramount+ Canada et GameTV) retrace la vie et la carrière du sprinteur canadien Ben Johnson, tour à tour adulé puis déchu. Vainqueur du 100 mètres aux Jeux olympiques d’été de 1988, il a vu sa médaille d’or lui être retirée après un test positif aux stéroïdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« [La série] vise à redonner un peu d’éclat au nom de Ben, explique le créateur et producteur exécutif de <em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em>, Anthony Q. Farrell. Elle montre comment on l’a placé sur un piédestal avant de le faire tomber… puis de s’acharner sur lui. On raconte son histoire de son point de vue. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Anthony Q. Farrell s’exprime dans le cadre du symposium du Bureau de l’écran des Noirs (BÉN) à Toronto, où l’équipe créative de <em>Hate the Player</em> s’est récemment réunie pour revenir sur les origines de la série et expliquer pourquoi elle se démarque. Il était accompagné de Ben Johnson, aujourd’hui âgé de 64 ans, des vedettes de <em>Hate the Player</em> Shamier Anderson, qui livre une performance exceptionnelle dans le rôle de Ben Johnson, de Karen Robinson, qui incarne Gloria, la mère du sprinteur, ainsi que du producteur exécutif et PDG de New Metric Media, Mark Montefiore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier révèle que la série a mis six ans à voir le jour sur nos écrans et qu’elle avait d’abord été pensée comme un drame. Or cette approche ne fonctionnait pas, d’où l’idée de faire appel à Anthony Q. Farrell, scénariste et réalisateur comique (<em>The Office, Shelved</em>).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Trouver le côté comique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">« On voulait vraiment que ce soit drôle, explique Anthony Q. Farrell. Trouver l’humour, trouver des blagues. C’est une histoire canadienne, c’est une histoire noire, et l’une des choses que ces deux cultures savent faire, c’est trouver le côté comique des choses. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L'humour de la série prend plusieurs formes : piques subtiles à l'encontre des arbitres racistes et des médias sportifs, gags burlesques et railleries. Le rival de Johnson, le sprinteur américain Carl Lewis, est tourné en dérision; un choix qui posait un risque pour la production parce qu’il pouvait être interprété comme diffamatoire. C’est à ce moment qu’est né le personnage de Walter, l’avocat, incarné par Mark McKinney.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On travaillait avec l’équipe juridique qui ne voulait pas que nous soyons poursuivis en justice pendant la réalisation de la série », raconte le scénariste et réalisateur. « Parmi leurs conseils, il fallait un contrepoids, quelqu’un qui raconte l’autre version de l’histoire, qui ne soit pas seulement celle de Ben. On a donc eu cette idée : et si je prenais simplement ce que les avocats m’envoyaient et que je l’intégrais dans la série? Ce qui était drôle, c’est qu’une fois qu’ils ont compris le personnage de Walter, ils se sont mis à écrire pour lui. Je leur demandais si c’était une note juridique ou une proposition créative. Ils répondaient : “C’est une proposition!” Et moi : “Non, occupez-vous de l’aspect juridique. Je déciderai de ce qui fera partie de la série!” », ajoute-t-il en riant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Devenir Ben Johnson</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le poids de la série repose sur les épaules musclées de Shamier Anderson, qui n’a eu que six semaines pour avoir la condition physique exceptionnelle de Ben Johnson. Il devait aussi incarner l’athlète à différentes étapes de sa vie, de l’enfance à la soixantaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J’ai décidé de ne rencontrer Ben que 48 heures avant le début du tournage », révèle Shamier Anderson. « Ben est une personne très différente aujourd’hui de ce qu’il était dans la vingtaine, la trentaine ou la quarantaine. Heureusement, grâce à YouTube et Google, il y avait beaucoup de ressources pour m’aider. Et quand je l’ai finalement rencontré, le but n’était pas de faire une entrevue journalistique, mais plutôt de me connecter à lui, de voir l’homme qu’il est aujourd’hui », poursuit l’acteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ben Johnson, humble et réservé, revient sur leur première rencontre : « [Shamier] m’a invité chez lui pour partager un repas et apprendre à se connaître. Je connaissais ses racines jamaïcaines. On s’est regardés et on a souri; il y avait une connexion. Il m’a incarné à la perfection : ma façon de parler, de bouger, ce que je dis. Et comme il l’a mentionné, il a dû se mettre en forme très rapidement. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nouveau départ et fil d’arrivée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’actrice chevronnée Karen Robinson, <em>Hate the Player</em> est un projet comique unique, qui lui a permis de revisiter son passé de jeune Jamaïcaine ayant émigré au Canada à l’adolescence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« En lisant le scénario, ma première réaction a été : c’est complètement fou! dit-elle en souriant. C’était juste complètement inattendu, éclaté, audacieux. Ils prenaient vraiment un risque avec ce projet et je devais absolument en faire partie. Si cette histoire est importante à raconter, c’est aussi parce que [lorsque Ben Johnson s’est fait retirer sa médaille], je n’étais dans ce pays que depuis quatre ans. J’étais à Calgary, et je me souviens que des Blancs venaient me voir pour me demander : “Alors, qu’est-ce que tu penses de cette histoire?” »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« À 20 ans, mon esprit critique n’était pas encore assez développé pour répondre à cette question, et je réalise que je ne me suis jamais demandé quelle était la version de Ben. Je me fiais uniquement à ce que je lisais et entendais, et à la façon que les gens m’abordaient en tant que la seule Jamaïcaine qu’ils connaissaient. J’ai l’impression qu’en étant invitée à rejoindre le projet, on m’a donné l’occasion d’explorer cette version de l’histoire », poursuit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un budget serré et un calendrier de production qui ont forcé Anthony Q. Farrell à couper certaines scènes, <em>Hate the Player</em> a su trouver sa voix et y être fidèle. Un défi de taille, mais qui démontre que, pour traverser la ligne d’arrivée, on doit être ouvert à ce qui se présente à nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Bien souvent, en tant qu'artistes, on se dit que les choses doivent se faire d’une certaine façon. Non, restez ouverts. Si on comprend l’essence de notre vision et de ce qu’on veut raconter, il y a plein de façons d’y arriver. Il faut être prêts à accueillir ce que la vie met sur notre chemin. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_101_01_13_42_07-1-e1777565391892-1138x476.jpg" alt="HTP 101 01 13 42 07 (1)" class="wp-image-256848"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em>. Crédit photo: New Metric Media</figcaption></figure>
</div><p>The post <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/avec-hate-the-player-le-sprinteur-canadien-ben-johnson-court-tout-droit-vers-lhumour/">Avec «Hate the Player», le sprinteur canadien Ben Johnson court tout droit vers l’humour</a> appeared first on <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/">Canada Media Fund</a>.</p>
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		<title>Italien + musique + enseignement = la formule gagnante de Frank Moyo</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/italien-musique-enseignement-la-formule-gagnante-de-frank-moyo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Yu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 15:04:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-1-e1776956722283-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="4262" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Frank Moyo, vedette des réseaux sociaux, fait partie des 21 créateurs sélectionnés dans le cadre du Programme pilote pour la&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Frank Moyo, vedette des réseaux sociaux, fait partie des 21 créateurs sélectionnés dans le cadre du Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada. Le professeur de chant explique pourquoi il réalise des vidéos pour enseigner l’italien aux enfants, et comment ce soutien financier pourrait l’aider à faire passer son contenu au niveau supérieur.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-427x640.jpg" alt="4262" class="wp-image-256790" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Frank Moyo. Photo : Courtoisie</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les racines italiennes de Frank Moyo sont profondément ancrées. Ses parents et ses grands-parents ont émigré de la Calabre, dans le sud de l’Italie, vers le Canada au début des années 1970. Né en 1993, Moyo a grandi dans la culture et la langue italiennes. Il était très proche de ses grands-parents, en particulier de sa grand-mère maternelle, qu’il appelle « Nonna ». « Je parlais italien quand j’étais enfant et j’ai grandi en mangeant italien », raconte-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À 11 ans, le jeune Frank découvre la musique. « J’ai vu une guitare dans une vitrine et j’ai demandé à mon père de me l’offrir pour Noël, se souvient-il. C’est une histoire un peu clichée, mais je vous jure que c’est vrai. » Il commence alors à composer et à développer ses talents d’auteur-compositeur-interprète, tout en étudiant l’italien et l’archéologie à l’Université de Toronto, avant de poursuivre sa formation en enseignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Frank Moyo est professeur de musique depuis 2018 et travaille dans deux écoles primaires de Toronto. Mais ce n’est qu’après six ans de carrière, vers 2024, qu’il commence à réunir ses trois passions : la musique, l’enseignement et l’italien. Une quatrième s’ajoute rapidement à l’équation : la création de contenu. Sous le nom de @frankmoyomusic, il rejoint près d’un million d’abonnés sur Instagram, et publie aussi ses vidéos sur YouTube sous le nom de @FrankMoyo.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La naissance d’un créateur de contenu numérique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Même s’il avait déjà chanté en italien, surtout des reprises, Frank Moyo a été inspiré par la façon dont certains professeurs de langue utilisent le rythme pour faciliter la prononciation. « Je me suis un peu basé sur le rythme », explique-t-il, en prenant le mot « parmigiano » comme exemple. Il décompose le mot en syllabes, puis les intègre à une trame rythmique. « Ensuite, on en fait une chanson. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a vu l’apprentissage de l’italien comme un moyen de briser la glace pour permettre à ses élèves en musique de vivre une nouvelle expérience ensemble. « Ils étaient moins timides et moins préoccupés par le jugement des autres, car ils apprenaient tous en même temps », raconte-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Frank Moyo a ainsi composé ce qu’il appelle « The Cheese Song », qu’il a interprétée devant une classe de deuxième année, en posant son téléphone sur un support de projecteur. Il voulait filmer sa performance et la publier en ligne afin que d’autres puissent en profiter. C'était l'une des premières chansons d'apprentissage de l'italien qu'il a publiées sur son compte Instagram, et elle est devenue virale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La vidéo a atteint 15 millions de vues en une semaine ou deux, se souvient-il. Elle a été republiée par Jennifer Garner, Jennifer Love Hewitt et toutes ces grandes vedettes. Je pense que c'était juste quelque chose de vraiment nouveau, et que personne d'autre ne faisait rien de semblable. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">La popularité de Frank Moyo prend de l’ampleur</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Moyo poursuit sur sa lancée en écrivant des chansons éducatives en italien, qu’il interprète d’abord en classe avant de les publier en ligne. Il y a d’abord eu « The Pasta Song », puis une chanson sur la façon d’exprimer son amour en italien, ainsi que des chansons sur les fruits, les légumes et les couleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès est au rendez-vous, autant à l’école qu’à l’extérieur. « The Buongiorno Song », qui présente différentes salutations italiennes, a été visionnée 12 millions de fois. « Des parents venaient à l’école pour me dire à quel point ils adoraient les chansons et que leurs enfants les chantaient jour et nuit », raconte-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conscient du potentiel de ses chansons, Frank Moyo décide de passer d’Instagram à YouTube. Il collabore avec un monteur pour créer des vidéos et des vignettes rappelant celles de chaînes éducatives populaires telles que Ms. Rachel et Super Simple Songs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis un autre grand tournant se produit pour le créateur numérique : une chanson qu’il consacre à sa nonna devient virale, ce qui lui vaut une apparition à Canada's Got Talent en avril 2025. Un livre jeunesse illustré intitulé Nonna, écrit par Frank Moyo, paraît le mois suivant. « C’est une véritable célébrité en ligne, dit-il, en parlant de sa grand-mère. Elle adore ça. » </p>



<h3 class="wp-block-heading">Une émission pour enfants à l’horizon?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’il continue de se consacrer à la création de chansons éducatives en italien pour les enfants tout en enseignant à temps plein, Frank Moyo espère un jour développer une véritable émission pour enfants. Il commence à expérimenter des techniques vidéo plus avancées, comme le tournage sur fond vert, et fait appel à des illustrateurs et des animateurs pour rehausser la qualité de production de son contenu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sélectionné parmi les 21 créateurs de la troisième édition du Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada, Frank Moyo bénéficie d’une part de l’enveloppe totale de 394 000 $ distribuée cette année. Le programme vise à soutenir la croissance des créateurs de contenu numérique canadiens au milieu de leur carrière qui produisent du contenu vidéo de courte durée, exclusivement sur YouTube, Instagram, TikTok ou Facebook. Ce financement aidera Moyo à améliorer la qualité de ses vidéos et à développer sa chaîne. « À terme, j’aimerais organiser de vrais concerts pour les enfants », explique-t-il. « Je m’inspire beaucoup de Robert Munsch et de Raffi, et de ce qu’ils ont accompli au fil de leur carrière. »Alors qu’il s’investit pleinement dans le contenu éducatif pour enfants, Moyo admet avoir dû mettre de côté ses aspirations d’auteur-compositeur-interprète « pour adultes ». « Je me définis un peu comme musicien pour enfants, maintenant, dit-il. C’est difficile de revenir à ma musique d’origine, mais j’aime ça. J’adore voir le visage des enfants. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des moments forts de sa carrière a été une séance de dédicaces dans une librairie Indigo à l’été 2025. « J’ai vu tellement de familles là-bas, avec leurs enfants, leurs mamans, leurs papas, leurs grands-parents et leurs petites-filles, tous ensemble, chantant en chœur », se souvient-il. Ce fut une expérience incroyable, qui m’a donné le sentiment d’avoir une mission. »</p>
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		<title>Carole Pope, icône queer du rock, se confesse à Michelle Mama </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/carole-pope-icone-queer-du-rock-se-confesse-a-michelle-mama/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 14:36:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="AntiDiva5 CarolePope Interview Church Red Jacket WS (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Le documentaire Antidiva : The Carole Pope Confessions ouvre le Festival international canadien du documentaire Hot Docs ce mois-ci. Nous&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="AntiDiva5 CarolePope Interview Church Red Jacket WS (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le documentaire <em>Antidiva : The Carole Pope Confessions</em> ouvre le Festival international canadien du documentaire Hot Docs ce mois-ci. Nous avons parlé avec la réalisatrice Michelle Mama de son film, qui revient sur la vie et l’héritage de la chanteuse rock et icône lesbienne de 79 ans. Une chronique attendue depuis longtemps.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1138x640.jpg" alt="AntiDiva5 CarolePope Interview Church Red Jacket WS (1)" class="wp-image-256707"/><figcaption class="wp-element-caption">Carole Pope dans <em>Antidiva: The Carole Pope Confessions</em>. Crédit photo: Gay Agenda</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il aura fallu six ans à la réalisatrice Michelle Mama pour mener à bien son documentaire consacré à Carole Pope, chanteuse du groupe Rough Trade.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Antidiva : The Carole Pope Confessions</em> est un véritable projet de cœur : celui d’une cinéaste lesbienne qui retrace la vie et l’époque de la première chanteuse rock canadienne ouvertement lesbienne. C’est un film captivant, émouvant et festif, qui met en lumière une figure insaisissable. Il sera présenté en ouverture du festival Hot Docs ce mois-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons discuté avec Michelle Mama alors qu’elle se préparait pour la première du long métrage, et avons abordé avec elle les défis de bien représenter la vie et le parcours d’une icône queer de 79 ans.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="522" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Michelle-Mama-headshot-1.jpg" alt="Michelle Mama Headshot (1)" class="wp-image-256709"/><figcaption class="wp-element-caption">Michelle Mama. Crédit photo: Lulu Wei</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment vous est venue l'idée de faire un documentaire sur Carole Pope?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était en 2020, pendant la pandémie de COVID. Mon amie Allison Grace et moi étions assises sur un banc du Trinity Bellwoods Park, à Toronto, en train de discuter. J'avais fait la connaissance de Carole par l'intermédiaire d'un ami et on se disait : « C'est incroyable qu'il n'y ait pas encore de documentaire sur Carole Pope. » Comment est-ce possible? Allison me répétait : « Tu devrais le faire », et on en riait. Puis finalement, sur ce banc, elle m’a dit : « Tu vas faire ce film, et je vais t’aider. On va le produire ensemble. » Et c’est exactement ce qui s’est passé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous eu de la difficulté à convaincre Carole Pope de participer au film?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non. Carole était prête; elle attendait que quelqu’un le fasse. Je crois qu’il y a eu quelques tentatives auparavant, je ne sais pas pourquoi elles n’ont pas abouti. Mais c’est une histoire qui ne demande qu’à être racontée. Nous avons cette icône de 79 ans — elle aura 80 ans en août. Elle est là. Elle est pleine de vie. Elle a toute sa tête. Elle parcourt toujours le monde avec sa valise pour donner de petits spectacles. J’avais du mal à croire que personne ne l’avait encore fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et, comme cinéaste, est-ce que l’amener à s’ouvrir à vous a représenté un défi?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Carole a la réputation qu'elle a pour une bonne raison; elle ne supporte pas les imbéciles. J'en étais très consciente. Dès le départ, j'ai été très franche avec elle. Impossible d'être complaisant avec Carole : il faut aller droit au but, et c’est ce que j’ai fait. Elle savait que j’arrivais avec de bonnes intentions. Il n’était pas question d’argent ni d’exploitation — de toute façon, on sait bien que les documentaires canadiens ne nous rendent pas riches. J’étais une femme queer, devant l’une de mes idoles, en train de lui dire : « Pourquoi personne ne t’a encore rendu justice? » Et j’ai toujours l’impression que le temps file, que tout peut arriver à tout moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Carole Pope abordait la sexualité de front et, avec sa chanson à succès <em>High School Confidential</em>, elle exprimait un désir lesbien à l’état pur, révolutionnaire pour l’époque. Quelle est l’importance de cette chanson dans la culture queer?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle n’a pas inspiré que les personnes queers. Ces six dernières années, j’ai parlé à des mécaniciens sur l’île de Vancouver, à des gars de la construction sur la côte Est. Quand ils apprenaient que je réalisais ce film, ils capotaient. Ma plus grande surprise a été de voir à quel point les hommes hétéros sont obsédés par Carole Pope. C’est tellement intéressant, parce que si on remonte à cette époque, la moindre chanson, la moindre allusion à la sexualité suffisait à capter leur attention, non? C’était comme… tu es attirante et tu parles de sexe… à la radio!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le documentaire rend hommage à cette icône lesbienne, mais c’est aussi une réflexion sur l’artiste vieillissante.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et sur la femme artiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oui. On voit à quel point Carole Pope travaille fort pour gagner sa vie et exercer son métier.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon intention était d’ouvrir le film sur un contraste frappant : Carole Pope, reine absolue, dans son petit appartement miteux à Los Angeles. C’était ça, l’idée — montrer que tous ceux qui croient qu’elle vit dans l’opulence grâce à <em>High School Confidential</em> se trompent. Rien n’est plus faux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et ce n’est pas seulement un film sur Carole Pope. C’est aussi l’histoire de Carole et de Kevan Staples, qui ont fondé le groupe Rough Trade en 1968. Est-ce que ça a été difficile pour Carole de parler de Kevan?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je dirais que Kevan, et la ballade de l’histoire d’amour entre Kevan et Carole, constitue le cœur de Rough Trade et du film. On avait une version complète du documentaire qui ne fonctionnait tout simplement pas. Le film tenait la route, mais Carole ne se livrait pas vraiment. Alors, nous avons dû faire une ultime entrevue de deux jours, où nous sommes allés en profondeur, et j’ai dû dire à Carole : « Écoute, là, on y va vraiment. » C’était inconfortable, et durant cette entrevue, elle a admis que ses compositions n’étaient peut-être pas aussi bonnes sans Kevan dans les années 1990. C’est juste une phrase.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva4_Young-CarolePope_and_KevanStaples_Couple_BW-1-1138x640.jpg" alt="AntiDiva4 Young CarolePope And KevanStaples Couple B&amp;W (1)" class="wp-image-256706"/><figcaption class="wp-element-caption">Carole Pope et Kevan Staples, dans le film <em>Antidiva : The Carole Pope Confessions</em>. Crédit photo: Gay Agenda</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est une phrase très révélatrice.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, ce qu'elle voulait dire, c'est qu'elle admettait que son meilleur travail avait peut-être été celui qu'elle avait réalisé avec Kevan. Avec le recul, se lancer en solo n'était peut-être pas la meilleure idée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Carole Pope a-t-elle vu le film?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, elle l’a vu, et elle l’aime. C’était un moment très émouvant pour elle, car Kevan venait tout juste de décéder. J’avais essayé de terminer le film à temps pour pouvoir le lui montrer à l’hôpital, mais ça n’a pas été possible. C’était une période horrible. J’ai invité Marilyn, la conjointe de Kevan, ainsi que Carole, à regarder le film ensemble dans notre salle de montage. À ce moment-là, toutes les émotions tournaient autour de Kevan, et c’était très, très émouvant. Tout le monde pleurait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’espérez-vous que le public retienne du film?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut regarder ce film comme un prisme, le voir sous des angles complètement différents. C'est un film sur une héroïne trop longtemps oubliée; au Canada, tout le monde sait qui est Carole Pope. Les hommes hétéros le regarderont et l'adoreront. Les jeunes homosexuels le regarderont, en tireront des enseignements et l'adoreront aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on parle de culture pop, on parle d’une flamme qui en allume une autre, puis encore une autre. Je suis allée voir Peaches il y a quelques semaines, et on peut tracer une ligne directe entre Carole Pope et elle. Puis arrivent ces jeunes qui font leur coming out 20 ans après Peaches. C'est une troisième génération d’artistes queers, avec Chappell Roan et Reneé Rapp. À toutes ces jeunes chanteuses fièrement saphiques, qui parlent des femmes et de l'amour entre femmes, je dis : « Voilà une véritable marraine que vous pouvez enfin rencontrer ».</p>
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		<title>Ariane Brunet veut faire du bien (et vous faire rire)</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/ariane-brunet-veut-faire-du-bien-et-vous-faire-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florence Tison]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 15:24:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Ariane Brunet VilledePluie 9 ZEPHIR (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>« Je vais faire rayonner la culture, c'est promis! » L’humoriste Ariane Brunet, sélectionnée pour le Programme pilote pour la&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Je vais faire rayonner la culture, c'est promis! » L’humoriste Ariane Brunet, sélectionnée pour le Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada, parle des nombreuses « casquettes » qu’elle porte et de son envie de rejoindre sa génération.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="424" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-424x640.jpg" alt="Ariane Brunet VilledePluie 9 ZEPHIR (1)" class="wp-image-256562" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-424x640.jpg 424w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-768x1158.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-1018x1536.jpg 1018w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-1358x2048.jpg 1358w" sizes="auto, (max-width: 424px) 100vw, 424px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ariane Brunet. Crédit photo: villedepluie</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’humoriste Ariane Brunet est l’une des 21 créatrices et créateurs de contenu&nbsp;qui&nbsp;se partagent une&nbsp;enveloppe totale de 394 000 $&nbsp;dans&nbsp;le cadre&nbsp;de la troisième édition&nbsp;du Programme pilote pour la création numérique (PPCN) du Fonds des médias du Canada (FMC). &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme tous les candidats retenus, la&nbsp;Montréalaise&nbsp;de 23 ans produit des vidéos et les diffuse&nbsp;sur les réseaux sociaux&nbsp;Instagram,&nbsp;TikTok, YouTube&nbsp;et Facebook.&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/reel/DVt4aG6Et-A/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans un sketch&nbsp;</a><a href="https://www.instagram.com/reel/DVt4aG6Et-A/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">humoristique</a><a href="https://www.instagram.com/reel/DVt4aG6Et-A/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;présenté en mars</a><a href="http://instagram.com/reel/DVt4aG6Et-A/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;dernier</a>, on la voit&nbsp;par exemple&nbsp;racheter un vieux matelas taché (et puant, semble-t-il) au comédien Pier-Luc Funk. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ariane Brunet, qui se définit sur Instagram comme une « femme de blagues », est suivie sur le réseau social par plus de 120 000 amateurs&nbsp;–&nbsp;une audience qui devrait continuer d’augmenter, si on en croit la principale intéressée. C’est ce à&nbsp;quoi va servir l’aide financière du FMC,&nbsp;en plus de la soutenir dans le lancement de&nbsp;son projet de vidéos « qui font du bien » en abordant des thèmes sociaux sous forme de scénettes humoristiques… mais pas&nbsp;que!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Je&nbsp;travaille sur une&nbsp;longue vidéo YouTube avec mon frère dans laquelle on va faire de la musique,&nbsp;ajoute Ariane Brunet. Ce sont des vidéos qui font du bien. C’est vraiment juste ça. Je pense que le monde a besoin d'être diverti, et les créateurs ont besoin de soutien pour pouvoir le faire, alors qu'on le fait gratuitement depuis des années. » &nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Travail d’équipe</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le frère&nbsp;d’Ariane&nbsp;– qu’elle considère aussi comme son meilleur ami depuis la tendre enfance –,&nbsp;c’est Charles Brunet, lui aussi humoriste. C’est avec&nbsp;lui qu’elle&nbsp;a fait ses premières armes devant et derrière la caméra. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ariane et Charles Brunet&nbsp;collaborent encore à ce jour, comme dans&nbsp;des vidéos inspirées de leur&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/reel/DSqcs4Lkqxq/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA%3D%3D" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Noël</a>&nbsp;ou de leurs&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/reel/DQIBvD6EkPa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vacances</a>&nbsp;en famille. &nbsp;Le duo a d’ailleurs été en nomination au dernier Gala Les Olivier dans la catégorie de la capsule web humoristique de l’année pour&nbsp;la vidéo&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/reels/DIPWOJhxR3y/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tu croises ta psy</a>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C'est vraiment important pour moi de créer des espaces dans lesquels je peux travailler avec les gens que j'aime! » s’exclame Ariane Brunet. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Surtout que le travail numérique est souvent solitaire, et que l’humoriste est une fille d’équipe. Pendant six mois, d’avril à septembre 2027, la subvention du PPCN lui permettra d’intégrer à son équipe solo quelques « artisans talentueux », tels que des caméramans, des directeurs de la photographie, des monteurs, des preneurs de son, des auteurs et des comédiens.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Généraliser la génération Z</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ariane Brunet gagne principalement sa vie comme&nbsp;stratège de contenu pour la télé. Elle ne prévoit pas mettre sa carrière de côté pour&nbsp;devenir humoriste&nbsp;à temps plein. La stratège préfère « porter plusieurs&nbsp;casquettes », comme celle d’autrice de série&nbsp;(un nouveau projet&nbsp;qu’elle ne peut dévoiler encore)&nbsp;et celle de comédienne. Ariane Brunet a d’ailleurs participé à l’émission de téléréalité&nbsp;<em>Big Brother : Le</em>&nbsp;<em>Piège</em>,&nbsp;en 2025. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création de contenu numérique est l’une de ces nombreuses casquettes, mais le terme ne plaît pas trop à la jeune femme. La création de contenu, c’est un « mot-valise »,&nbsp;estime-t-elle. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ça ne me colle pas vraiment à la peau. Moi, je suis humoriste, et ça adonne que ma pratique est numérique. Je n'aime pas beaucoup cette manière de catégoriser, même si je comprends qu’on a parfois besoin d’expliquer les choses en les mettant dans des cases. »&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et des manières de catégoriser son travail, il y en a à la pelletée. L’humoriste ferait ainsi partie de la nouvelle culture québécoise, soit celle qu’on ne retrouve pas dans les médias traditionnels, et aussi de la génération Z, puisqu’elle est née entre 1995 et 2012. À écouter les autres générations, sa vie se résumerait au téléphone intelligent et à la pandémie, déplore-t-elle. Généraliser toute une génération, la sienne, c’est&nbsp;selon elle&nbsp;une forme de snobisme. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je peux être juste une artiste! » lance Ariane Brunet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On ne dira pas de France Castel qu'elle est&nbsp;<em>boomer</em>, tu comprends ce que je veux dire?&nbsp;» poursuit&nbsp;l’humoriste.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La culture québécoise et les jeunes</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ariane Brunet en a long à dire sur l’offre culturelle traditionnelle destinée à sa génération.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.instagram.com/reel/DQaGQ3kEsRE/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans une sortie remarquée en octobre 2025</a>, Ariane Brunet dénonçait la faible présence des contenus destinés aux jeunes dans les médias traditionnels, notamment dans la grille horaire des stations de télévision. Il faut des œuvres faites par et pour les jeunes, et les rendre accessibles, martèle celle qui a grandi en écoutant <em>Les Appendices</em>, <em>Le cœur a ses raisons</em> et <em>Les pieds dans la marge</em>.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Ariane Brunet, les gens de son âge&nbsp;consomment et produisent de la culture québécoise, nouvelle ou pas, mais l’offre culturelle traditionnelle n’est tout simplement pas suffisante ou même intéressante. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il y a un seul <em>show</em> pour les jeunes, et s'ils ne l'écoutent pas, on dit : “Ben c'est ça, on a essayé!”. Le reste de la grille horaire est destiné à une tranche d'âge qui n’est pas la nôtre. Après ça, on dit que les gens s'en vont sur le Web. Oui, parce qu'il y a une offre pour eux! » souligne l’humoriste. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec son financement, Ariane Brunet veut produire des objets culturels drôles et accessibles à toutes les générations, à tous ceux qui savent pitonner sur un téléphone intelligent. Des vidéos qui font du bien « pour que les journées soient moins longues ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je vais faire rayonner la culture, c'est promis! » conclut l’humoriste.&nbsp;</p>
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		<title>Time Hoppers :​ ​comment un livre numérique est devenu une franchise</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/time-hoppers-comment-un-livre-numerique-est-devenu-une-franchise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Yu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 13:58:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="06 TH Ep 6 070" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Un studio de production d’Edmonton, spécialisé dans le divertissement pour enfants de confession musulmane, a transformé un livre numérique portant&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un studio de production d’Edmonton, spécialisé dans le divertissement pour enfants de confession musulmane, a transformé un livre numérique portant sur la route de la soie en un jeu vidéo, une série web et un long métrage. Voici comment il s’y est pris.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2017, la productrice, scénariste et réalisatrice Flordeliza Dayrit a commencé à écrire <em>Time Hoppers</em>, un livre numérique pour enfants sur l’histoire de la route de la soie et de l’âge d’or de l’Islam. Fascinée par cette période, qui s’étend du 8e au 13e siècle, elle sent qu’elle a quelque chose de spécial entre les mains. « C'est une histoire sans fin qui est pourtant assez méconnue », explique Dayrit au téléphone depuis Calgary, où elle rend visite à sa fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Flordeliza Dayrit s’intéresse particulièrement aux scientifiques de l’âge d’or de l’Islam, comme Al-Khwarizmi, un mathématicien né en 780, à qui l’on attribue la popularisation de l’algèbre lors de ses voyages le long de la route de la soie. L’astronome Maryam al-Asturlabi retient aussi son attention. Née en Syrie au 10e siècle, elle a inventé un instrument servant à calculer la position du soleil, des étoiles et des planètes. Puis, il y a Ibn Al-Haytham, considéré comme un pionnier de la science optique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je demandais à mes amis, musulmans comme non-musulmans, s’ils connaissaient la route de la soie et ces personnages historiques, se rappelle-t-elle. Dans 95 % des cas, ils n’avaient aucune idée de ce dont je parlais. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/04-TH-Ep-4-031-1138x640.jpg" alt="04 TH Ep 4 031" class="wp-image-256015"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Time Hoppers: The Silk Road</em>. Photo: Milo Productions.</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’expansion de <em>Time Hoppers</em></strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’a pas fallu beaucoup de temps à Flordeliza Dayrit et à son mari Michael Milo – tous deux fondateurs de Milo Productions, à Edmonton, et de <a href="https://www.muslimkids.tv/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Muslim Kids TV</a> – une plateforme de divertissement pour enfants destinée à un public musulman – pour imaginer une série et une marque autour de <em>Time Hoppers</em>. Le projet met en scène les aventures de quatre enfants qui voyagent dans le temps et dont la première destination est l’âge d’or de l’Islam.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On a vu le potentiel pour quelque chose de plus grand, explique Flordeliza Dayrit. L’histoire est si vaste que ces enfants pourraient aller n’importe où, à n’importe quelle époque. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnages principaux de la série sont quatre élèves d’une école pour enfants surdoués : Abdullah, Aysha, Khalid et Layla. Ils représentent la diversité des cultures musulmanes, avec notamment plusieurs personnages portant le hijab, dont Aysha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En travaillant sur <em>Time Hoppers</em>, Dayrit ne souhaitait pas seulement créer une émission amusante pour enfants, mais elle voulait aussi se voir représentée à l’écran. « En tant qu’immigrante, je regardais CBC avant et après l’école, et je me disais que ce serait bien de voir un jour quelqu’un comme moi à la télévision, raconte-t-elle. Mon objectif a toujours été de présenter des histoires auxquelles ma communauté puisse s’identifier. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet reçoit un financement conjoint du Fonds des médias du Canada (FMC) et du Shaw Rocket Fund pour la création de la websérie <em>Time Hoppers</em>, dont le développement se fait parallèlement à la production d’autres émissions pour Muslim Kids TV.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, en 2021, Dayrit et Milo découvrent le <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/programme/programme-innovation-et-dexperimentation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programme d’innovation et d’expérimentation</a> du FMC, qui finance le développement de médias numériques interactifs, comme les jeux vidéo. Ils réalisent alors que la création d’un jeu parallèle à la websérie serait une excellente façon de bâtir la marque. « Nous avons vraiment pu créer tout un univers, explique Dayrit. Ça nous donnait la possibilité de l'élargir davantage. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le couple développe un prototype du jeu et le présente dans des écoles et des conférences, notamment au Kidscreen Summit. « L’intérêt était incroyable, raconte Dayrit. Les gens faisaient la file et attendaient toute la journée pour essayer le jeu. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sorti en 2024, le jeu a été téléchargé plus de 100 000 fois en trois mois.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De la série au long métrage</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, Dayrit, Milo et leur équipe d’animateurs et de producteurs s’affairaient à la réalisation de leur série de 13 épisodes, qui a malheureusement reçu un accueil mitigé de la part des distributeurs. « Les dernières années ont été très difficiles, explique Michael Milo. Les ventes et l’intérêt des différentes plateformes et des diffuseurs ont vraiment diminué. Ils n’étaient intéressés que par les anciens droits de propriété intellectuelle, qui ne présentent aucun risque pour eux, pas par les nouvelles idées. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, devant l’accueil très positif réservé au jeu, le duo décide, vers la fin de 2024, de réorienter son projet vers la création d’un long métrage d’animation, qui deviendra <em>Time Hoppers : The Silk Road</em>. « Le marché du cinéma est moins saturé, explique Milo. On a pensé qu’il y aurait peut-être un plus grand intérêt pour un film indépendant destiné aux enfants. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a fallu un an et demi à l’équipe d’animation pour terminer le film. « Tous les éléments y étaient déjà, ce qui nous a permis de les réutiliser pour créer un film sans que ça nous coûte une fortune », ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnages historiques qui fascinaient Dayrit sont devenus des protagonistes du film, dans lequel les quatre élèves voyagent dans le temps pour empêcher un méchant de saboter les découvertes des scientifiques. La société Milo Productions a financé le projet avec l’aide d’investisseurs privés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-1138x640.jpg" alt="06 TH Ep 6 070" class="wp-image-256016"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Time Hoppers: The Silk Road</em>. Photo: Milo Productions.</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Amener le film en salles</strong> </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Michael Milo, se tourner vers le long métrage comportait des risques, mais le pari s’est avéré payant. Le projet a d’abord suscité l’intérêt d’Italia Film International, qui distribue les films de Disney, Pixar et Marvel au Moyen-Orient. Le 30 octobre 2025, <em>Time Hoppers</em> a été présenté en avant-première au Moyen-Orient, notamment dans une version en arabe projetée en Arabie saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette première représentation a été suivie d’une sortie limitée en Amérique du Nord les 7 et 8 février 2026. Aux États-Unis, Fathom Entertainment a présenté le film dans 660 salles, tandis qu’au Canada, Landmark Cinemas l’a diffusé dans 26 salles. <em>Time Hoppers</em> devient ainsi le premier film pour enfants réalisé par des producteurs et des créateurs musulmans, avec une distribution majoritairement composée de personnages musulmans, à bénéficier d’une large diffusion.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cineplex prévoit une nouvelle sortie limitée au Canada afin de s’arrimer avec les célébrations de l’Aïd après le ramadan, plus tard en mars. Une sortie est également prévue au Royaume-Uni en avril, et des lancements sont en préparation en Turquie, en Malaisie, en Indonésie et en Asie du Sud. Vision Films se chargera de la distribution après la sortie en salles sur les plateformes de vidéo à la demande transactionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dayrit et Milo souhaitent aussi susciter l’intérêt d’une grande plateforme de diffusion en continu. « On espère que c’est dans l’univers numérique que l’on pourra rejoindre un public beaucoup plus large, qui appréciera le film », souligne Milo. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, Milo Productions achève les deux derniers épisodes de la série <em>Time Hoppers</em> ce printemps et cet été, dans le but de diffuser la série en septembre 2026. Une fois cette étape franchie, l’équipe s’attaquera à un prochain film. Selon Dayrit, la demande est déjà forte pour la suite de <em>Time Hoppers</em>, en partie grâce à la fin du film qui nous laisse sur un suspense. « Tout le monde me demande quand sortira le prochain film! »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est&nbsp;emballée&nbsp;par le&nbsp;potentiel&nbsp;de la&nbsp;franchise.&nbsp;«&nbsp;C'est&nbsp;un&nbsp;marché&nbsp;inexploité&nbsp;que&nbsp;nous devons&nbsp;conquérir, et nous&nbsp;savons&nbsp;que&nbsp;nous&nbsp;pouvons&nbsp;y arriver,&nbsp;déclare-t-elle.&nbsp;On a&nbsp;bon&nbsp;espoir&nbsp;de&nbsp;découvrir&nbsp;de nouveaux&nbsp;marchés&nbsp;et de&nbsp;poursuivre&nbsp;cette&nbsp;aventure. »&nbsp;</p>
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