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	<title>Now &amp; Next Articles Archive | Fonds des médias du Canada</title>
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	<title>Now &amp; Next Articles Archive | Fonds des médias du Canada</title>
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		<title>Comment se porte la santé mentale dans l&#8217;industrie audiovisuelle? Des professionnels témoignent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Essoo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 21:27:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="FMC MAI5 Mosaique A" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-2048x1152.jpg 2048w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>La santé mentale des producteurs, réalisateurs et autres professionnels des écrans ne se résume pas à leurs parcours individuels. Selon&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="FMC MAI5 Mosaique A" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC-MAI5-mosaique-A-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La santé mentale des producteurs, réalisateurs et autres professionnels des écrans ne se résume pas à leurs parcours individuels. Selon la série documentaire <em>Gros plan sur la santé mentale</em>, du Fonds des médias du Canada, les milieux de travail, les cultures organisationnelles et les façons de créer sont aussi à considérer.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Prendre soin de sa santé mentale est souvent perçu comme une responsabilité individuelle : apprendre à mieux gérer son stress, reconnaître les signes de l'épuisement, développer sa résilience. Ces conversations sont essentielles et occupent aujourd'hui une place grandissante,<a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/sante-mentale-et-documentaire-il-faut-y-voir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> y compris dans le milieu audiovisuel.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">En consacrant la cinquième saison de notre série vidéo <em>Moteur, action, inclusion</em>, produite par le Fonds des médias du Canada (FMC), à la santé mentale, nous avons rencontré neuf personnes qui évoluent dans des métiers différents : production, réalisation, coordination d'intimité, effets visuels, caméra, décors ou création de contenu. Pourtant, les mêmes thèmes reviennent : l'isolement, les responsabilités invisibles, les rythmes de travail, la difficulté de concilier vie professionnelle et personnelle, le poids de représenter une communauté ou encore la nécessité de créer des environnements plus accessibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des constats, ces conversations esquissent aussi des façons de faire autrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://cmf-fmc.ca/fr/moteur-action-inclusion-saison-5/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Visionnez la série vidéo <em>Gros plan sur la santé mentale</em></a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Briser l'isolement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">« C'est une industrie où les producteurs sont des entrepreneurs, en plus d'être des chefs d'orchestre d'équipes créatives, décrit Mylène Augustin, productrice et cofondatrice d'Inaru Films. Le producteur doit projeter l'image de quelqu'un qui est fort, qui peut régler n'importe quelle situation. Mais on a des moments où on est chez nous, et on se dit : "Je ne sais pas comment on va réussir à faire ça." Puis ce ne sont pas des choses qu'on peut communiquer à nos équipes. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-19-FMC-IMG-0250-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-960x640.jpg" alt="2026 06 19 FMC IMG 0250 Photo Par Youssef Shoufan Fhd" class="wp-image-261310" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-19-FMC-IMG-0250-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-19-FMC-IMG-0250-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-19-FMC-IMG-0250-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-19-FMC-IMG-0250-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-19-FMC-IMG-0250-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-854x570.jpg 854w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">La productrice Mylène Augustin et Gaëlle Essoo dans la série <em>Gros plan sur la santé mentale</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour elle, l'une des premières réponses consiste à pouvoir compter sur d'autres producteurs et productrices qui vivent les mêmes réalités, afin de réfléchir ensemble aux situations difficiles plutôt que de les porter seuls.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Daniela Mujica, productrice chez Productions Ocho, a choisi de collaborer avec une autre société de production, Yzanakio, dirigée par Eric Idriss-Kanago.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je ne pense pas que je serais rendue où je suis maintenant si j'avais dirigé ma propre compagnie toute seule dans mon coin. Cette complicité est tellement importante et permet de briser cet isolement du producteur qui doit prendre des décisions très importantes. Souvent, nous aussi, on a besoin d'une épaule. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce poids de l'isolement apparaît sous une autre forme dans le témoignage de Jen Viens, coordinateur·trice d'intimité. Sur un plateau, Jen est souvent la seule personne chargée de créer un espace sécuritaire pour les interprètes et les équipes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Jen Viens, son rôle doit être intégré dès la préparation d'un projet, avec le temps et la confiance nécessaires pour accompagner les équipes. « On est un département d'une seule personne, puis on est la seule sur le plateau qui fait de la place pour tout le monde. [...] Tout le monde arrive avec sa propre histoire et sa propre vie, alors on ne sait jamais comment les choses vont affecter les gens. C'est beaucoup à porter. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Prôner la diversité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Philipp Wolf, producteur d'effets visuels et défenseur de l'inclusion des personnes neurodivergentes dans l'industrie, estime que les environnements de travail gagneraient aussi à être conçus avec une plus grande diversité de points de vue dès le départ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La différence de perspective, c'est ce qui nous rend humains. Que vous le réalisiez ou non, vous travaillez déjà avec des personnes neurodivergentes. Il s'agit donc de permettre aux gens de faire ce qu'ils font le mieux et de créer un environnement où tout le monde peut vraiment participer, en incluant cette diversité de perspectives dans les processus décisionnels. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La priorité, pour Philipp Wolf, est la création d'espaces où règne la sécurité psychologique, avec des travailleurs capables de partager leurs besoins et faire part de leur état, sans crainte de représailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Première assistante à la caméra, Yasmine Amor a beaucoup travaillé avec les professionnels de la diversité capacitaire. Elle abonde dans le même sens : « Il faut qu'on pense notre industrie de façon à inclure toutes ces personnes-là, parce qu'elles ont des choses à apporter sur les plans créatif et logistique. [...] Ce qu'elles ont à offrir aussi, c'est de nous permettre de revoir nos façons de travailler, puis de se questionner sur nos rythmes de travail et nos fonctionnements, qui ne se concilient pas vraiment avec une bonne hygiène de vie. [...] Et ça bénéficierait à tout le monde. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le poids de représenter une communauté</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la réalisatrice et scénariste Maryse Legagneur, les nouvelles possibilités offertes aux créateurs issus de groupes historiquement sous-représentés permettent enfin de faire entendre des récits longtemps absents des écrans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette liberté comporte parfois une contrepartie : « Les histoires personnelles, souvent, ce sont des histoires qui vont nous retraumatiser et, dans cette écriture de retraumatisation, souvent, il peut y avoir de la détresse. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Consciente des risques d'épuisement qui guettent notamment les femmes de la communauté afro-descendante dans le secteur des écrans, Maryse Legagneur a souhaité apporter sa pierre à l'édifice de la guérison, en créant La Maison d'Erzulie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J'ai fait le choix d'aller vivre à la campagne, à deux heures de Montréal. Et j'ai aménagé un studio chaleureux pour offrir des retraites. J'aime ce mot, retraite. Se retirer, se déposer dans un espace bienveillant. Et ce ne sont pas des retraites de performance. [...] J'ai eu l'occasion d'accueillir trois femmes qui y ont fait un séjour, qui a été très bénéfique pour elles, mais pour moi aussi. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à Xavier Watso, animateur et créateur de contenu sur les réseaux sociaux, cette charge émotionnelle est également bien réelle. Même après avoir raconté des dizaines de fois l'histoire de sa grand-mère survivante des pensionnats, l'émotion demeure intacte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ça fait plus de 60 fois que je la fais, cette conférence-là. Et à chaque fois que je fais le témoignage, je pleure. Je ne peux pas m'empêcher. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réseaux sociaux, malgré la recrudescence des commentaires haineux auxquels il a décidé de ne plus répondre, sont devenus pour lui un moyen de rencontrer d'autres créateurs autochtones, de partager leurs expériences et de bâtir une large communauté d'entraide et de soutien qui n'existait pas auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Julie O'Bomsawin, productrice et fondatrice de Kassiwi Média, souhaite pour sa part assurer une pérennisation de la transmission des récits autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son cheval de bataille : former une relève autochtone, ce qui demande, outre les compétences techniques, du temps, de l'accompagnement et un environnement respectueux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il faut trouver une manière, à même les projets, de créer de la flexibilité, pour que les gens soient bien quand ils sont en apprentissage », dit-elle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-25-FMC-IMG-0292-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-960x640.jpg" alt="2026 06 25 FMC IMG 0292 Photo Par Youssef Shoufan Fhd" class="wp-image-261309" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-25-FMC-IMG-0292-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-25-FMC-IMG-0292-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-25-FMC-IMG-0292-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-25-FMC-IMG-0292-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2026-06-25-FMC-IMG-0292-photo-par-Youssef-Shoufan-fhd-854x570.jpg 854w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">La productrice Julie O'Bomsawin et l'animatrice Gaëlle Essoo sur le plateau de la série <em>Gros plan sur la santé mentale</em></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Comment rendre les milieux de travail plus sains</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les solutions avancées par les neuf professionnels rencontrés passent par davantage de collaboration entre producteurs, une meilleure planification, l'intégration de certains postes de soutien dès le début des projets, des normes plus flexibles, des parcours de relève mieux accompagnés et des environnements pensés pour accueillir une plus grande diversité de réalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les heures sont longues. En même temps, c'est ça qui est payant, observe Paul-François Sampson, technicien du décor. Alors, c'est toujours ça le compromis qu'on doit faire : est-ce qu'on veut avoir de l'argent ou avoir une vie? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, d'autres approches sont possibles : mieux planifier le travail, augmenter les équipes lorsque nécessaire et raccourcir les journées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je sais qu'on est dans une industrie qui doit faire de l'argent. Mais ce retour-là, est-ce qu'il se mesure seulement par l'argent? se questionne Yasmine Amor. Ou est-ce qu'il se mesure aussi par le bassin de talents qu'on crée, par la cohésion sociale, par la force de la culture qu'on développe, par le sentiment d'appartenance et par la façon dont les jeunes vont se projeter dans l'avenir? Ça aussi, je pense que c'est une richesse importante. »</p>
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		<item>
		<title>[VIDÉO] Gros plan sur la santé mentale : entretien avec Jen Viens</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/video-gros-plan-sur-la-sante-mentale-entretien-avec-jen-viens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[CMF-FMC]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 18:04:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/FMC_IMG-0219_play-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="FMC IMG 0219 Play" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Après un parcours en interprétation, en réalisation et en production, Jen Viens est aujourd'hui coordonnateur·trice d'intimité certifié·e. Dans cet entretien,&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après un parcours en interprétation, en réalisation et en production, Jen Viens est aujourd'hui coordonnateur·trice d'intimité certifié·e. Dans cet entretien, iel parle de l'évolution de ce rôle encore récent sur les plateaux, de la charge émotionnelle du métier et de l'importance d'avoir des plateaux sécuritaires pour l'ensemble de l'industrie. </strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignwide is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Mental Health in Focus | Gros plan sur la santé mentale — Jen Viens" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/H2yvXEP67AU?list=PLapGRG77L_fs" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>La cinéaste Mina Shum signe «Whatcha Want», une ode à l’émancipation des femmes</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/la-cineaste-mina-shum-signe-whatcha-want-une-ode-a-lemancipation-des-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 15:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Colin-Bentley-Photographic_WHW_D1_FEB9_0173_eae42df3-6680-f111-ba61-0efdbb9167fd-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Whacha Want" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>La scénariste et réalisatrice Mina Shum fait son retour au grand écran avec Whatcha Want, un film sur l'oppression, l'esprit&#8230;</p>
<p>The post <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/la-cineaste-mina-shum-signe-whatcha-want-une-ode-a-lemancipation-des-femmes/">La cinéaste Mina Shum signe «Whatcha Want», une ode à l’émancipation des femmes</a> appeared first on <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/">Fonds des médias du Canada</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Colin-Bentley-Photographic_WHW_D1_FEB9_0173_eae42df3-6680-f111-ba61-0efdbb9167fd-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Whacha Want" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La scénariste et réalisatrice Mina Shum fait son retour au grand écran avec</strong> <em><strong>Whatcha Want</strong></em><strong>, un film sur l'oppression, l'esprit de communauté et le plaisir de danser.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il suffit de passer un peu de temps avec Mina Shum pour se laisser emporter par son enthousiasme. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Son enthousiasme pour le cinéma, pour Vancouver – sa ville natale – et pour la vie, plus largement. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Chris-Chapman_mina.shum_.final_.cover_.10_x15_.300dpi.color-1_8a03bc17-6780-f111-ba61-0efdbb9167fd-427x640.jpg" alt="Chris Chapman Mina Shum Final Cover 10 X15 300dpi Color 1 {8a03bc17 6780 F111 Ba61 0efdbb9167fd}" class="wp-image-261223" style="aspect-ratio:0.6672117743254292;width:434px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Chris-Chapman_mina.shum_.final_.cover_.10_x15_.300dpi.color-1_8a03bc17-6780-f111-ba61-0efdbb9167fd-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Chris-Chapman_mina.shum_.final_.cover_.10_x15_.300dpi.color-1_8a03bc17-6780-f111-ba61-0efdbb9167fd-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Chris-Chapman_mina.shum_.final_.cover_.10_x15_.300dpi.color-1_8a03bc17-6780-f111-ba61-0efdbb9167fd-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Chris-Chapman_mina.shum_.final_.cover_.10_x15_.300dpi.color-1_8a03bc17-6780-f111-ba61-0efdbb9167fd-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mina Shum. Crédit photo : Chris Chapman</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La scénariste et réalisatrice d’expérience a fait une entrée fracassante sur la scène cinématographique canadienne en 1994 avec son premier long métrage, <em>Double Happiness</em>, dans lequel la jeune Sandra Oh incarnait une femme qui tente de devenir actrice tout en répondant aux attentes traditionnelles de sa famille. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Exubérant et profondément personnel, le film annonçait l’arrivée de Mina Shum aux côtés d’une foule de cinéastes, dont Atom Egoyan, Patricia Rozema, Jean-Claude Lauzon, Deepa Mehta, Bruce McDonald et Robert Lepage, qui ont fait des années 1990 un âge d’or du cinéma canadien. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Près d’une décennie s’est écoulée depuis le dernier long métrage de Mina Shum, <em>Meditation Park</em>, sorti en 2017, même si elle n’a jamais cessé de travailler pour la télévision. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle revient au grand écran avec <em>Whatcha Want</em>, présenté en première au Festival international du film de Toronto (TIFF) au début du mois. Le film met en vedette Isabella Wei dans le rôle d’une jeune femme mariée qui quitte Hong Kong pour s’installer à Vancouver, alors que son riche mari (Hugh Tran) reste à Hong Kong. Lorsqu’elle découvre qu’il lui est infidèle, elle s’inscrit dans un studio de danse local et entame un parcours vers l’émancipation. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mina Shum se trouvait dans son bureau de Vancouver lorsque nous avons discuté au téléphone. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre équipe dit que la proposition de</strong> <strong><em>Whatcha Want</em></strong> <strong>est un croisement entre</strong> <strong><em>Crazy Rich Asians</em></strong> <strong>et</strong> <strong><em>Flashdance</em></strong><strong>. Est-ce exact?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. Et l’un de mes collaborateurs, un homme, a dit que c’était un film de danse qui se veut une critique cinglante du patriarcat. La seule chose, c’est que la « proposition » ne laisse pas deviner que l’histoire est assez profonde. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pouvez-vous nous faire un bref résumé du film?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Une jeune mariée, interprétée par Isabella Wei, est envoyée à Vancouver depuis Hong Kong par son mari milliardaire. Tous ses rêves se réalisent, elle qui a grandi dans une famille de classe moyenne, élevée par une mère seule. Mais une fois sur place, elle se rend compte qu’elle doit vivre selon les règles de son mari, dont cette vieille tradition qui lui permet d’avoir des maîtresses. Elle découvre qu’il compte bel et bien poursuivre cette pratique. Au même moment, elle aperçoit un studio de danse de l’autre côté de la rue et y entre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas comme si elle n’était <em>pas</em> opprimée, mais elle se libère par la danse et son esprit s’ouvre. C’est un film d’émancipation profondément joyeux, dans une histoire sombre. J’aurais pu faire une version où on se dit : « Oh, c’est tellement dur pour elle d’être opprimée par son mari. » Mais j’ai plutôt fait ce film parce que je veux que les gens sentent qu'ils ont le pouvoir d'agir. C’est ça, le plus important. J’en ai besoin. On en a tous besoin. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film aborde aussi l’expérience de l’immigration.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Exactement. Il s’agit de venir ici et de rencontrer des gens, de créer une communauté grâce à la danse. C’est ce qui m’a permis d'avoir une distribution merveilleusement diversifiée, parce qu’à Vancouver, chaque fois qu’on entre dans un studio de danse, il y a beaucoup de mixité. C’est ma façon d’aborder l’immigration, de m’intéresser aux différents personnages et à leur situation. Ils n’en sont pas tous au même stade de leur parcours d’immigration ni de leur vie ici, ce qui a rendu cette expérience vraiment passionnante. <br> <br><strong>Cette histoire vous habite-t-elle depuis longtemps ou vous est-elle spontanément venue à l’esprit?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Je danse depuis longtemps et, pendant la pandémie, on ne pouvait plus danser en groupe. J’ai écrit cette histoire à ce moment-là, et c’est justement cette impossibilité de danser avec les autres qui a fait naître ce sentiment : « Wow, ça me touche vraiment beaucoup. » Qu’est-ce que ça signifie? À quoi ça ressemble? Je pense toujours aux histoires. Je pense toujours aux personnages. Qui es-tu? Que fais-tu? Pourquoi es-tu là? [Rires.] </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc comme ça que l’idée m’est venue. Puis, avec les mouvements MeToo et Black Lives Matter, j’ai vu à quel point nous souffrions. C'était vraiment important de redonner de l’espoir à travers cette histoire d’oppression. On grandit avec tellement de codes de conduite, surtout les femmes. Je l’ai vu un million de fois : des femmes fortes qui finissent par se soumettre à un code qui n’a jamais été le leur, qu’elles n’ont jamais choisi. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Colin-Bentley-Photographic_WHW_D1_FEB9_0173_eae42df3-6680-f111-ba61-0efdbb9167fd-960x640.jpg" alt="Whacha Want" class="wp-image-261224" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Colin-Bentley-Photographic_WHW_D1_FEB9_0173_eae42df3-6680-f111-ba61-0efdbb9167fd-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Colin-Bentley-Photographic_WHW_D1_FEB9_0173_eae42df3-6680-f111-ba61-0efdbb9167fd-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Colin-Bentley-Photographic_WHW_D1_FEB9_0173_eae42df3-6680-f111-ba61-0efdbb9167fd-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Colin-Bentley-Photographic_WHW_D1_FEB9_0173_eae42df3-6680-f111-ba61-0efdbb9167fd-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Colin-Bentley-Photographic_WHW_D1_FEB9_0173_eae42df3-6680-f111-ba61-0efdbb9167fd-854x570.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Isabella Wei et Ming-Na Wen dans <em>Whatcha Want</em>. Crédit photo : Colin Bentley </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>En regardant les titres de plusieurs de vos films, je suis frappée par leur côté positif et serein.</strong> <strong><em>Double Happiness</em></strong>, <strong><em>Long Life, Happiness &amp; Prosperity</em></strong>, <strong><em>Meditation Park</em></strong><strong>. J’ai l’impression que vous êtes en quête de joie à travers vos films.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un des pouvoirs du récit : cette capacité à nous élever grâce au parcours de quelqu’un d’autre. Je crois aussi que c’est souvent grâce à l’humour et à l’amour que l'on parvient à outrepasser la souffrance. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Je m’en sors peut-être bien avec une carrière où je n’ai pas à assassiner qui que ce soit [rires]. Où je n’ai pas à tuer de zombies. C’est pour mon propre bien, car je ne supporte pas de regarder ce genre de choses. J’y crois, et ensuite je fais des cauchemars, et ce n’est pas drôle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que ça vient en partie de mon éducation. Ma mère me racontait des contes anglais en cantonais. Elle jouait tous les personnages. On n'avait rien, on vivait dans un HLM où on partageait la salle de bain, et elle incarnait Cendrillon tout en prêtant sa voix aux demi-sœurs. Je me souviens du sourire sur son visage. Il y a quelque chose dans les histoires qui tient du salut, et je sais que l’art peut nous élever, car je l’ai vécu. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous êtes réalisatrice depuis plus de 30 ans. Dans quoi vous êtes-vous améliorée?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En quoi je me suis améliorée? En tout! Je dirais que le fait d’avoir tourné dans différents contextes, avec différents scénarios – documentaires, télévision, séries, etc. – m’a permis de devenir une réalisatrice plus aguerrie. On sait comment s’y prendre plus vite, et c’est vraiment ce qui compte, car on manque toujours de temps. J’ai donc le sentiment que ça m’a été bénéfique. Réfléchir de manière stratégique au type de navire qu’on construit, à la façon dont il va être construit, à l’endroit où on va placer les marchandises précieuses. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Donc, vous doutez moins de vous-même?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas tendance à me remettre en question, car pour moi, c’est juste une source de souffrance [rires]. Je me fie à mon instinct. Donnez-moi deux gants bleus, et je saurai vous dire lequel est le meilleur et pourquoi. Si quelqu’un a une suggestion qui améliore mon idée, je suis toujours ouverte à ça. Je m’autorise aussi à changer d’idée et à dire : « Ça ne fonctionne pas. Faisons plutôt ça. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Whatcha Want</em></strong><strong>, comme la plupart de vos films, rend hommage à Vancouver, votre ville natale adorée. Qu’est-ce qui vous inspire tant à Vancouver?</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">On a en fait tourné une grande partie du film à Victoria, tout simplement parce qu’on y a trouvé des décors qui nous ont vraiment plu, comme le studio de danse. C’est une bonne façon d'étirer notre budget, parce que tourner à Vancouver commence à coûter cher. Mais j’ai gardé mon esprit vancouvérois [rires]. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à votre question, c’est là où je me sens chez moi. Pour moi, Vancouver, c’est ce son merveilleux qu’on entend quand on est sur la plage, que les vagues viennent doucement lécher le rivage, et qu’on entend sept langues différentes, dont trois qu’on n’arrive même pas à identifier. On vit dans une ville comme ça. Pour moi, c’est vraiment génial. </p>
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		<title>Avec la série «Nish», Julie O’Bomsawin fait place à la jeunesse autochtone à la télévision  </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/avec-la-serie-nish-julie-obomsawin-fait-place-a-la-jeunesse-autochtone-a-la-television/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Grenier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 14:01:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653680205-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="NISH EP10 Élo Léon Joce Méli 01" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>La boîte de production Kassiwi Média signe une toute première fiction jeunesse autochtone, Nish. La productrice abénakise Julie O’Bomsawin se&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653680205-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="NISH EP10 Élo Léon Joce Méli 01" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La</strong> <strong>boîte de production Kassiwi Média signe une toute première fiction jeunesse autochtone,</strong> <strong><em>Nish</em>. La productrice abénakise Julie O’Bomsawin se confie sur la fierté et les défis derrière ce projet ambitieux.  </strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En sortant de l’UQAM, au début des années 2000, Julie O’Bomsawin avait un objectif clair en tête : « Je dis toujours que je fais ce que je fais par respect pour ceux qui m’ont précédée et pour ouvrir le chemin aux autres générations », confie la productrice de la Nation W8banaki d'Odanak. Jeune diplômée, elle gardait en mémoire les histoires de son grand-père, qui lui rappelait à quel point les lois et la discrimination avaient étouffé les identités et les cultures autochtones pendant des décennies.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Productrice_Julie_OBomsawin-486x640.jpg" alt="Productrice Julie OBomsawin" class="wp-image-261078" style="width:459px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">La productrice Julie O'Bomsawin. Photo : Kassiwi Média</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour libérer cette voix, elle a choisi un chemin rarement emprunté par les gens de sa communauté : le cinéma et la télévision. D’abord scripte et assistante-réalisatrice sur de nombreux projets, elle s’est finalement tournée vers la production en créant sa propre entreprise, Kassiwi Média, en 2015. « La raison pour laquelle je suis devenue productrice, ce n’était pas pour produire, mais parce qu’il y avait des histoires que j’avais envie de voir à l’écran et que je ne voyais pas, avoue-t-elle. Donc, je me suis dit : "Quoi de mieux que de les produire moi-même pour leur permettre de prendre vie?" » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Après quelques projets documentaires et un premier long métrage, <em>Capitaine</em>, sorti au début de l’année, elle est particulièrement fière de sa plus récente production, financée avec l’appui du Fonds des médias du Canada : la série jeunesse <em>Nish</em>, disponible le 22 septembre sur Tou.tv puis diffusée plus tard à la télévision de Radio-Canada et sur APTN.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Découvrir le quotidien des jeunes autochtones</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Adaptée d’une série de romans de l’autrice wendate Isabelle Picard, <em>Nish</em> signifie « deux » en langue innue. On y <em></em>raconte le quotidien des jumeaux Éloïse et Léon, qui vivent au cœur de la nature de Matimekosh, sur la Côte-Nord, au Québec. Le titre fait aussi référence à leurs deux identités autochtones puisque leur père est un Innu originaire de l’endroit, alors que leur mère vient de Wendake, dans la communauté urbaine de Québec.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« En fiction autochtone, on ne voit pas beaucoup cette jeunesse-là, du moins au Québec, constate Julie O’Bomsawin. Je trouve que c’est important parce que c’est un âge où l’identité se cristallise. Cette jeunesse-là, je la vois très lumineuse. C’est des jeunes qui rêvent au rythme du territoire, qui jouent au hockey, qui vivent les premiers amours, les amis, l’école, comme tous les jeunes d’aujourd’hui. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les défis de tourner en langue innue et dans les communautés</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La productrice est d’autant plus heureuse que la série, tournée en français, compte 20% de dialogues en langue innue, une première à la télévision québécoise (APTN présentera une version entièrement doublée en innu). Mais pour que le tout se concrétise, il a fallu surmonter plusieurs défis, à commencer par la distribution. Impossible d’imaginer que les rôles soient défendus par des non-Autochtones, l’équipe a dû faire un véritable travail de terrain. Après un appel général d’auditions sur vidéo, elle s’est déplacée vers la Côte-Nord pour dénicher sur place des interprètes potentiels. Pour camper les deux personnages principaux, le choix s’est arrêté sur les jeunes Jean-Luc Shapatu Vollant et Emma Rankin, tous deux originaires de la région.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP02_Leon-Joce_03-1138x640.jpg" alt="NISH EP02 Léon Joce 03" class="wp-image-261079"/><figcaption class="wp-element-caption">Image tirée de la série <em>Nish</em>. Photo : Kassiwi Média</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« Le vrai défi qu’on a dans une série, c’est de faire en sorte que tout ce beau monde-là devienne une famille, explique la productrice. Donc, avant le tournage, on les a réunis sans que ce soit exclusivement une grande répétition, pour créer des moments de rencontre. Quand les gens ont moins d’expérience, il faut s’assurer que la chimie opère. Chacun avait ses forces et des choses sur lesquelles il fallait travailler pour que la série soit crédible et qu’elle touche les gens. »  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre enjeu important : la distance. Comme la majorité des communautés autochtones sont en territoire éloigné, tourner sur place fait vite grimper les coûts de production. Puisque <em>Nish</em> a été filmée à la fois à Matimekosh, Pessamit (près de Baie-Comeau) et Wendake, le financement a été très compliqué. Sans compter qu’une partie de l’histoire se déroule dans la neige. Il faut être ouvert aux compromis, par exemple en opérant à équipe réduite.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le processus a été long, mais Julie O’Bomsawin a toujours gardé la foi : « Au début du projet, il y a tellement de gens qui m’ont dit : "Mais comment vous allez faire?" Et j’ai dit : "Eh bien, on va faire les choses une à la fois et on va y arriver." C’est important que cette série-là existe, qu’elle ait de l’impact, que les jeunes puissent l’écouter et se reconnaître. »  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Former la relève autochtone de l'industrie audiovisuelle</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en applaudissant les avancées des contenus autochtones ces dernières années, en quantité et en qualité, Julie O’Bomsawin est consciente que la production télévisuelle demande plus que jamais une passion de tous les instants. Voilà pourquoi elle s’implique au sein de l’industrie afin de faciliter les processus de financement, en fiction comme en documentaire. Elle croit fermement à la force de la collectivité et à la voie qu’elle a choisie.   </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="461" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356-1138x461.jpg" alt="NISH EP10 Élo Léon Joce Méli 01" class="wp-image-261080" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356-1138x461.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356-768x311.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356-1536x622.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">De gauche à droite : Maddy Rankin Kistabish, Jean-Luc Shapatu Vollant, Jacob Whiteduck-Lavoie et Emma Rankin dans <em>Nish</em>. Photo : Kassiwi Média</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« C’est fort la télévision. C’est un médium excessivement fort parce que tu peux tomber sur nous sans avoir prévu de nous regarder. Quand on entre dans le salon des gens, qu’ils s’arrêtent sur un projet qu’on a fait et qu’on les touche avec une histoire, je trouve qu’il y a quelque chose d’incroyable là-dedans pour pouvoir se rencontrer. »  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour elle, la production est une véritable mission. Celle d’offrir un miroir contemporain sur les réalités autochtones d’aujourd’hui, mais aussi de multiplier les voix, en permettant aux artistes et aux artisans issus des Premières Nations, des Inuits et des Métis de gagner en expérience. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je n’ai jamais compté mes heures, dit-elle. Quand j’ai fondé Kassiwi Média, j’étais la seule personne issue des Premières Nations dans l’équipe. Je suis partie de rien et l’objectif, c’était qu’on grossisse. Kassiwi, ça veut dire « ensemble ». Donc, j’essaie de former la relève le mieux possible pour que le bassin de professionnels autochtones augmente. Mon rêve, c’est qu’il y ait un jour une équipe complète d’Autochtones. Ce n’est pas encore possible, malheureusement, mais on travaille fort là-dessus. »  </p>
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		<title>Arnaud Soly fait découvrir la culture d’ici par l’humour </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/arnaud-soly-fait-decouvrir-la-culture-dici-par-lhumour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Édith Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 13:23:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-e1789391385822-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="MADE NOUS Arnaud SEND" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>À 36 ans, Arnaud Soly réalise qu’il est plus vieux qu’il pensait. De la télé de son enfance aux plateformes&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-e1789391385822-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="MADE NOUS Arnaud SEND" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À 36 ans, Arnaud Soly réalise qu’il est plus vieux qu’il pensait. De la télé de son enfance aux plateformes d’aujourd’hui, il a vu le paysage culturel se transformer. Avec C’est à NOUS!, il veut donner aux jeunes le goût de découvrir les œuvres d’ici. </strong>  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="503" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-503x640.jpg" alt="MADE NOUS Arnaud SEND" class="wp-image-260892" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-503x640.jpg 503w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-768x977.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-1207x1536.jpg 1207w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-1609x2048.jpg 1609w" sizes="auto, (max-width: 503px) 100vw, 503px" /><figcaption class="wp-element-caption">Arnaud Soly. Photo : Jocelyn Michel</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Arnaud Soly a beau avoir « coupé le câble » chez lui, les écrans occupent toujours une place importante dans son quotidien. Il regarde plusieurs séries québécoises en rattrapage et découvre des émissions jeunesse avec ses filles de 4 et 6 ans. Quand son quotidien de père le lui permet, il se rend au Cinéma Beaubien, situé à quelques pas de chez lui, à Montréal. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Même si la technologie a complètement changé notre façon de consommer du contenu, je continue à regarder beaucoup ce qui se fait ici, avoue-t-il. Tout ça parce que j’appartiens à une génération qui a grandi avec Canal Famille et VRAK.TV, et qui a connu le Web sur le tard, je pense. »  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la mort de ces chaînes de télévision, les habitudes de visionnement ont changé, surtout chez les jeunes. Selon <em>l’Enquête québécoise sur les loisirs culturels et le divertissement</em>, réalisée en 2024 par<em> </em>l’Institut de la statistique du Québec, 64% des 15 à 29 ans visionnent surtout des contenus télévisuels non québécois. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc tout naturellement qu’Arnaud Soly – très populaire auprès des ados et des millénariaux – a accepté de devenir le porte-parole de la campagne de découvrabilité numérique, C’est à NOUS!, créée par le Fonds des médias du Canada en partenariat avec Téléfilm Canada. « Le mandat de faire rayonner les œuvres d’ici est tout à fait aligné avec mes valeurs, dit-t-il. Pour moi, c’est important de soutenir notre industrie [des écrans], parce qu’elle est unique et qu’elle fait vraiment partie de notre culture. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De petit nouveau à grand frère</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mission accomplie : depuis quelques jours, l’humoriste présente de courtes vidéos comiques sur ses réseaux sociaux et ceux de l’initiative NOUS pour faire découvrir des séries, des films et des jeux vidéo de chez nous. Il explore autant les petites pépites qui ont marqué son imaginaire que les nouveautés qui attirent son attention.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’est pas seul. Arnaud Soly s’est entouré des créateurs et créatrices de contenu Douaa Kachache, Emy Lalune, Pascale de Blois, Thomas Bédard, Tommy-Lee Salvas, Zoé Duval et Rosalie Vaillancourt (<a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/le-fabuleux-destin-de-rosalie-vaillancourt/" target="_blank" rel="noopener">la porte-parole de la précédente campagne NOUS</a>) pour créer des capsules similaires, tantôt en solo, tantôt en groupe sous forme de sketches. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Voyez les premières capsules de la campagne</strong> <a href="https://www.youtube.com/shorts/7BZeWb1TVCo"><strong>ici</strong></a><strong>,</strong> <a href="https://www.youtube.com/shorts/AAUUqzkpD7U"><strong>ici</strong></a> <strong>et</strong> <a href="https://www.youtube.com/shorts/ExFFbZfvaqw"><strong>ici</strong></a><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <strong></strong>Je suis heureux de collaborer avec cette relève numérique que j’aime et que je trouve drôle et allumée. Ça fait à peu près 10 ans que je fais de l’humour. J’ai toujours été le jeune, le gars du Web. Mais je ne réalisais pas, jusqu’à aujourd’hui, que j’avais acquis une certaine notoriété et que je n’étais plus vraiment le petit nouveau », mentionne celui qui a été sacré Découverte de l’année aux Olivier de 2021.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’humoriste voit chez ces personnalités du Web des alliées : celles-ci parlent aux plus jeunes et maîtrisent les codes des réseaux sociaux. À leurs côtés, il peut donc attirer l’attention là où les campagnes publicitaires traditionnelles et le bon vieux <em>TV Hebdo</em> ne suffisent plus.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les jeunes ne regardent plus autant la télé, donc ils ne voient plus nécessairement les pubs pour une série ou un film, observe-t-il. Aujourd’hui, pour qu’une série nous donne envie de la rattraper, ça va souvent passer par le Web. Et pour créer de l’engagement, il faut qu’il y ait un discours numérique autour des œuvres, comme ça a été le cas pour <em>Empathie</em> et <em>Vitrerie Joyal</em>, entre autres. » </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="604" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_MASTER_Groupshot-1138x604.jpg" alt="MADE NOUS MASTER Groupshot" class="wp-image-260863" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_MASTER_Groupshot-1138x604.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_MASTER_Groupshot-768x408.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_MASTER_Groupshot.jpg 1400w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">De gauche à droite : Douaa Kachache, Zoé Duval, Thomas Bédard, Rosalie Vaillancourt, Arnaud Soly, Tommy-Lee Salvas, Emy Lalune et Pascale de Blois. Photo : Jocelyn Michel</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’humour comme porte d’entrée</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’il s’agit de faire réagir, Arnaud Soly mise sur ses plus beaux atouts : les imitations, le doublage, les fausses publicités et les parodies. « L’humour, c’est un ton qui fonctionne super bien sur les réseaux sociaux : ça peut être court et accrocheur, dit-il. Je pense que c’est une très bonne porte d’entrée vers notre culture. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est bien placé pour le savoir : il a remporté un prix dans la catégorie Capsule ou sketch Web humoristique de l’année pour sa parodie <em>Arnaud Jolicoeur, courtier hypothécaire</em> au Gala Les Olivier en 2025. Sa propre émission parodique, <em>Club Soly</em>, a aussi contribué à asseoir sa notoriété sur les ondes et en ligne.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Pour la campagne C’est à NOUS!, je n’ai toutefois pas envie d’imposer des choses ni de diaboliser les contenus américains de Netflix, comme <em>Stranger Things</em>. L’un n’empêche pas l’autre, avertit-il. J’ai plutôt envie que les jeunes se disent : “Ah, je n’ai pas vu cette série canadienne ou je n’ai pas les références de ce film québécois, mais ça a l’air bon pis ça me tente d’en savoir plus.” » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mission transmission</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Arnaud Soly sait qu’il est difficile de changer les habitudes de visionnement du jour au lendemain. Mais, selon lui, une partie de la solution peut se trouver dans l’enfance, avec la transmission culturelle, le bouche-à-oreille et l’implication des parents. « Plus les enfants découvrent tôt les œuvres d’ici, plus ils auront envie d’en consommer en grandissant. Ces réflexes-là vont les accompagner longtemps », explique-t-il. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en fait d’ailleurs l’expérience avec ses enfants, grandes adeptes de Télé-Québec, ou encore avec les adolescentes de son ami qui écoutent les albums d’Harmonium grâce à l’influence de leur entourage.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Au Canada, et plus particulièrement au Québec, on a vraiment une culture bien à nous, une culture qui nous fait vibrer et qui nous permet de nous reconnaître à l’écran, reconnaît-il. C’est important d’en prendre soin. » </p>
<p>The post <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/arnaud-soly-fait-decouvrir-la-culture-dici-par-lhumour/">Arnaud Soly fait découvrir la culture d’ici par l’humour </a> appeared first on <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/">Fonds des médias du Canada</a>.</p>
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		<title>Récits immersifs : deux créateurs autochtones racontent leurs histoires grâce à la réalité étendue </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Andrea Yu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 13:30:30 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4566-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="2H6A4566" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au premier Pôle d'innovation du TIFF : Le Marché, les visiteurs pourront découvrir comment la réalité étendue (XR) aide les artistes Laakkuluk Williamson Bathory et James Monkman à faire connaître la culture autochtone au-delà des formes traditionnelles du cinéma et de l’art.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’artiste multidisciplinaire Laakkuluk Williamson Bathory se souvient de 2018, l’année où elle a découvert pour la première fois un film en réalité virtuelle (RV). <em>Biidaaban : First Light</em>, de la cinéaste autochtone Lisa Jackson, imaginait un centre-ville de Toronto reconquis par la nature. « J’ai été vraiment époustouflée par la façon dont elle nous plongeait dans la poésie du monde », raconte-t-elle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">D’origine groenlandaise, canadienne et inuite, Laakkuluk Williamson Bathory avait déjà une grande expérience en théâtre, poésie et courts métrages d’art lorsqu’elle a décidé de se lancer dans la RV, une composante de la réalité étendue (XR), qui englobe également la réalité augmentée (RA) et la réalité mixte (RM). </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="360" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Copie-de-1080x1920_Tartupaluk-poster_vertical-1-360x640.jpg" alt="Copie De 1080x1920 Tartupaluk Poster Vertical 1" class="wp-image-260877" style="width:391px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Copie-de-1080x1920_Tartupaluk-poster_vertical-1-360x640.jpg 360w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Copie-de-1080x1920_Tartupaluk-poster_vertical-1-768x1365.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Copie-de-1080x1920_Tartupaluk-poster_vertical-1-864x1536.jpg 864w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Copie-de-1080x1920_Tartupaluk-poster_vertical-1.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'affiche de l'expérience de réalité virtuelle et interactive <em>Tartupaluk</em>, conçue, réalisée et mettant en vedette l’artiste visuelle et dramaturge Laakkuluk Williamson Bathory. Crédit : SCINTILLA | NATION OF LOVERS PRODUCTIONS | ÁNORÂK FILM</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Une pièce de théâtre satirique à caractère politique qu’elle avait écrite à partir de sa propre histoire romancée, <em>We Are a Nation of Lovers</em>, a inspiré l’intrigue. L’histoire s’articule autour de la flamboyante présidente d’une version fictive de Tartupaluk, une vraie île de 1,2 kilomètre carré située entre le Groenland et le Nunavut, aussi connue sous le nom de Hans Island en hommage à l’explorateur inuit groenlandais Hans Hendrik. Dans le récit de Williamson Bathory, la présidente invite les amoureux des différentes nations qui revendiquent Tartupaluk à s’unir pour créer une république utopique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Mes coproducteurs et moi avons eu l’idée d’en faire un film en réalité virtuelle, explique Laakkuluk Williamson Bathory. C’est donc un véritable croisement entre le théâtre, le cinéma et un environnement immersif. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">La production a commencé sous la forme d’un prototype de huit minutes intitulé <em>Tartupaluk</em>, présenté en 2023 au Festival du film de Venise, à l’Arctic Arts Summit, au Festival imagineNATIVE Film + Media Arts et à la Berlinale. « Il y avait énormément de monde à la Berlinale, poursuit-elle. L’espace d’exposition n’avait jamais accueilli autant de visiteurs. On a donc compris qu’on tenait quelque chose. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de là, Laakkuluk Williamson Bathory et son équipe se sont mis au travail. Le studio montréalais de cinéma et de XR Scintilla, la société de production groenlandaise-danoise Ánorâk Film, le studio d’animation montréalais E.D.FILMS et Khora, un studio de réalité virtuelle et de réalité augmentée basé à Copenhague, ont uni leurs forces pour créer l’environnement à 360 degrés de <em>Tartupaluk</em>. Ce prototype de huit minutes est devenu le premier de six chapitres de l’œuvre de 31 minutes, que le public découvre en portant un casque de réalité virtuelle équipé d’écouteurs. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Apprendre à penser autrement</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Laakkuluk Williamson Bathory reconnaît qu’il lui a fallu un certain temps pour apprivoiser ce nouveau médium. « Au début, quand nous avons commencé à nous réunir, j’avais l’impression que je devais me casser la tête quand on me posait des questions créatives, raconte-t-elle. Mais j’ai fini par trouver mes marques. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La majeure partie du tournage en prises de vues réelles s’est déroulée pendant l’été 2025 à Iqaluit, où vit Williamson Bathory. Tourner dans le Nord canadien comporte son lot de défis – notamment une infrastructure moins développée et des coûts plus élevés –, mais c’était une nécessité pour elle. « La ville, le territoire et la communauté nous donnent un avantage créatif extraordinaire. Ce que nous créons ici ne pourrait exister nulle part ailleurs », explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre défi potentiel s’est présenté lorsqu’est venu le temps de tourner sur une île accessible uniquement après une heure de bateau depuis Iqaluit. « La banquise est restée en place jusqu’à la veille du tournage, raconte Williamson Bathory. Mes coproducteurs disaient qu’il nous fallait un plan B et un plan C, mais, comme par magie, la glace a cédé et nous avons été le premier bateau à prendre la mer. On a passé une journée absolument magnifique à tourner sur l’île. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois le tournage terminé, l’équipe de production s’est mise à intégrer des animations, de la musique et d’autres technologies au film pour créer une expérience immersive et interactive. Dans l’un des chapitres, les aurores boréales entourent l’île. « On peut choisir de faire descendre les aurores boréales plus près du sol ou de les faire remonter vers le ciel », explique Laakkuluk Williamson Bathory. L’équipe a également transformé des séquences avec des acteurs d’Iqaluit en personnages animés au sein des aurores boréales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La cérémonie comme forme d'art</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le créateur de récits immersifs James Monkman découvre lui aussi comment cette forme d’art peut servir à faire connaître ses racines cries. Bien qu’il ait une formation en direction artistique, notamment dans le cinéma, la télévision, l’animation et les effets spéciaux, Monkman a découvert l’art immersif en collaborant avec Brian T. Moore sur l’installation <em>UNCEDED : Voices of the Land</em> del’architecte autochtone Douglas Cardinal pour la Biennale de Venise de 2018. « J’ai vraiment été emballé par la manière dont nous pouvions partager les histoires et les savoirs autochtones dans un contexte immersif », explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la pandémie, Monkman a été directeur artistique de l'œuvre en réalité virtuelle <em>This is Not a Ceremony</em>. Monkman et sa partenaire de vie et de travail, Renée Kwan Monkman, qui a étudié la cosmologie, la théologie et la philosophie cries, ont été inspirés. James et Brian T. Moore ont réfléchi à la façon dont ils pourraient créer un environnement immersif, mais qui pourrait être vécu collectivement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4566-960x640.jpg" alt="2H6A4566" class="wp-image-260753" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4566-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4566-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4566-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4566-854x570.jpg 854w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4566.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'expérience immersive <em>Mekwâc: “Now Is Good”</em>.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des installations interactives mobiles et modulaires</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mekwâc: “Now Is Good”</em> est une installation de réalité virtuelle créée et réalisée par James Monkman, en collaboration avec Renée Kwan Monkman, Brian T. Moore et Nigel Irwin. Inspirée des cérémonies autochtones traditionnelles, elle a été conçue dès le départ pour être mobile et modulaire. « Nous avons commencé par réfléchir à la forme et aux savoirs autochtones, ainsi qu’à l’importance du cercle », explique James Monkman. Cette réflexion a mené à la création d’un théâtre circulaire de 24 pieds de large offrant une expérience à 360 degrés, et pouvant être installé presque n’importe où. « Tout ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’une prise électrique, d’une pièce de 30 pieds par 30 pieds, avec un plafond de 12 pieds », précise-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inspirée de la thèse de doctorat de Kwan Monkman, l’installation fait traverser aux visiteurs quatre étapes de la vie. Ils commencent dans ￼l’utérus, naissent dans un monde sous-marin grouillant de créatures marines, passent à l’adolescence dans une forêt peuplée d’ours, de loups et d’aigles, puis l’âge adulte se déroule dans une prairie peuplée de bisons. Ils finissent leur parcours dans la terre au sein d’un réseau de mycélium et entrent dans le monde des esprits pour revenir dans le ventre maternel. Le cycle complet dure 23 minutes, mais l’installation est conçue pour être diffusée en boucle afin que les spectateurs puissent entrer et sortir à tout moment. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interactivité de <em>Mekwâc</em> est essentielle. Aux côtés de 13 projecteurs (13 est un nombre significatif dans la culture crie), quatre capteurs LiDAR (détection et télémétrie par la lumière) réagissent aux mouvements des participants. Par exemple, marcher sur différentes pierres dans l’univers de la forêt fait apparaître différents animaux. Dans le monde des esprits, des filaments de mycélium réagissent aux participants et se dirigent vers eux. « On vit davantage l’œuvre quand on est avec quelqu’un d’autre, souligne Renée Kwan Monkman. On voit comment cette personne se comporte et comment l’espace réagit à sa présence. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’installation a été présentée pour la première fois à l’été 2025 à la Collision Gallery, dans le quartier des affaires de Toronto. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4550-2-960x640.jpg" alt="2H6A4550 2" class="wp-image-260754" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4550-2-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4550-2-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4550-2-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4550-2-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/2H6A4550-2-854x570.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'expérience immersive <em>Mekwâc: “Now Is Good”</em>.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L'art XR gagne en visibilité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">James Monkman reconnaît qu’au début, ses projets immersifs étaient difficiles à expliquer. « Quand on commence à dire qu’il s’agit d’une expérience autochtone qui utilise plusieurs projections, les gens décrochent un peu jusqu’à ce qu’on leur montre quelque chose », dit-il. Mais les choses évoluent. Cette année, <em>Mekwâc</em> et <em>Tartupaluk</em> feront toutes deux partie du tout premier Pôle de l’innovation du TIFF : Le Marché, présenté en partenariat avec le Fonds des médias du Canada. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon James Monkman, un financement et une distribution mieux adaptés à l’art immersif pourrait contribuer à faire progresser le médium. « La plupart des stratégies de financement sont encore axées sur le cinéma et la télévision, explique-t-il. Alors tout ce qui est considéré comme immersif se retrouve dans une immense catégorie avec toutes sortes d’autres projets qui sont pourtant très différents les uns des autres, ce qui peut avoir un effet dilutif. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Monkman comme pour Williamson Bathory, la XR constitue un moyen unique de faire découvrir des histoires autochtones au monde entier, au-delà du cinéma, de la télévision et des formes d’art traditionnelles. Et si l’on en juge par le succès de leur travail, la demande existe bel et bien. « Je pense qu’il y a un réel engouement pour les récits immersifs, affirme James Monkman. Les gens ont vraiment soif d’authenticité en ce moment et veulent vivre des expériences riches, dynamiques et authentiques. »</p>
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		<title>La saison 2 de «North of North» met le cap vers le sud </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/la-saison-2-de-north-of-north-met-le-cap-vers-le-sud/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 13:16:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="&quot;A woman in traditional fur-trimmed clothing stands smiling in snowy arctic landscape, surrounded by five people in blue winter jackets, with a mountainous village in the background under a bright sky.&quot;" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-2048x1151.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>North of North revient pour une deuxième saison pleine de surprises, notamment un voyage au sud du Nunavut. Les créatrices&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>North of North</em></strong> <strong>revient pour une deuxième saison</strong> <strong>pleine de surprises, notamment un voyage au sud du Nunavut. Les créatrices et têtes d’affiche nous entraînent dans les coulisses de la série et reviennent sur les raisons de son succès international.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En entrevue, les productrices de <em>North of North</em> (<em>Chronique arctique</em>), Alethea Arnaquq-Baril et Stacey Aglok MacDonald, ainsi que la productrice exécutive Miranda de Pencier sont pleines de gratitude. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La première saison de leur comédie inspirante, qui se déroule dans la communauté inuite fictive d’Ice Cove, a séduit autant le public que la critique. Diffusée sur CBC Gem, APTN et Netflix, <em>North of North</em> a obtenu la note très convoitée de 100% auprès des critiques sur <em>Rotten Tomatoes</em>. Selon Netflix, la série a cumulé près de 9 millions de visionnements à l’échelle mondiale au cours de ses premiers mois diffusion, se hissant au top 10 des contenus les plus regardés sur la plateforme dans 33 pays.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures après la fin de cet entretien, l’équipe remportait neuf récompenses sur ses 20 nominations aux Prix Écrans canadiens <em></em>2026, dont celle de la meilleure série comique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour l’instant, les interprètes et les créatrices de <em>North of North</em> sont réunies dans un hôtel du centre-ville de Toronto pour parler à la presse de la suite des choses. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix.jpg-1138x640.jpg" alt="&quot;Woman in a fur-lined hooded parka and sunglasses rides a snowmobile in a snowy village; people in winter clothing and houses are visible in the background under a bright sky.&quot;" class="wp-image-260721"/><figcaption class="wp-element-caption">Anna Lambe dans la saison 2 de <em>North of North</em>. Crédit photo : courtoisie de CBC/APTN/Netflix.</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">La deuxième saison débarque sur les petits écrans en septembre, d’abord sur APTN+ le 1<sup>er</sup> septembre, puis sur CBC, CBC Gem et APTN le 8 septembre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut se demander si l’équipe ressent de la pression face aux attentes élevées : « J’ai ressenti énormément de pression lors de la première saison, parce qu’on créait quelque chose de totalement nouveau, sans savoir comment notre communauté allait réagir, ni même si le monde s’y intéresserait », affirme Alethea Arnaquq-Baril. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Bon, disons qu’il y a quand même une certaine pression, avec notre score de 100% chez les critiques de <em>Rotten Tomatoes</em> pour la première saison, alors maintenant, c’est “aaahhh” », ajoute Miranda de Pencier en riant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cette saison-ci a été beaucoup plus agréable et plus facile, poursuit Alethea Arnaquq-Baril. Pas que ça ait été facile, mais lors de la première saison, on avait l’impression qu’on allait mourir [rires]. Cette fois-ci, on a vraiment pu profiter du processus. On savait avec qui on travaillait, et à quel point ces personnes tenaient à la série et à notre vision. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">« On continue à miser sur l’humour et l’émotion, ajoute Stacey Aglok MacDonald. Je pense que ce qui compte le plus pour nous, c’est que, même si on adore rire, on aime aussi ressentir des émotions et explorer ce qui fait vraiment partie de nos vies, pas juste des moments drôles ou des plaisanteries, mais aussi de véritables enjeux. C’est donc un ton que nous conservons tout au long de la saison 2. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au-delà d’Ice Cove</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Tournée à Iqaluit, au Nunavut, la série suit l’irrépressible Siaja (Anna Lambe), une jeune épouse et mère qui prend la décision audacieuse de quitter son mari égocentrique, Ting (Kelly William), pour tracer sa propre voie. On la suit jongler entre son rôle de mère, les opinions de sa mère intransigeante Neevee (Maika Harper) et son travail au sein de sa communauté adorée. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NOBD7F1-960x640.jpg" alt="NOBD7F 1" class="wp-image-260722"/><figcaption class="wp-element-caption">Anna Lambe et Maika Harper dans la saison 2 de <em>North of North</em>. Crédit photo : Marni Grossman/CBC/APTN/Netflix.</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans cette nouvelle saison [ATTENTION : divulgâcheur!], Siaja quitte Ice Cove et met le cap vers le sud à la recherche de la sœur dont elle ignorait l’existence. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les actrices principales, Anna Lambe et Maika Harper, cette révélation concernant une sœur secrète – dévoilée dans le dernier épisode de la saison 1 – a été aussi surprenante pour elles que pour le public. Toutes deux étaient présentes lors de la journée de presse, sans savoir qu’elles repartiraient elles aussi gagnantes des Prix Écrans canadiens plus tard dans la soirée. Lambe a remporté le prix de la meilleure interprétation dans un rôle principal (comédie), tandis que Harper a reçu celui de la meilleure interprétation dans un rôle de soutien (comédie). </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Une grande partie de l’intrigue était gardée secrète et on ne la découvrait qu’au fur et à mesure qu’on avançait dans le scénario, raconte Anna Lambe. Quand j’ai appris la révélation concernant la sœur, je pleurais et je tremblais. Je me souviens d’avoir envoyé un texto à Stacey, Alethea et Miranda en leur disant : “Les filles, quoiiiii! Oh mon Dieu!” » </p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’était tellement divertissant d’être face à cette grande révélation, parce qu’on ne savait vraiment pas ce qui allait se passer. On lisait le scénario au fur et à mesure, ajoute Maika Harper. Et je pense qu’on était également en train de trouver notre ton; nous n’étions pas encore tout à fait certaines du ton à adopter, alors tout a été un processus d’apprentissage. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">La relation entre Siaja et Neevee est l’un des points forts de la série. Siaja aimerait que sa mère s’ouvre davantage, tandis que Neevee retient délibérément ses émotions. Leur relation mère-fille est complexe, ce qui offre aux actrices une matière riche à explorer ensemble. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Siaja et Neevee sont tellement différentes, ce sont des personnages si différents, explique Anna Lambe. Mais elles vibrent à une fréquence très similaire en termes d’intensité et d’émotions. Elles sont profondément liées par l’amour, mais elles l’expriment différemment. Je pense que le fait d’être toujours prêtes à nous adapter à l’énergie de l’autre, avec une confiance totale l’une envers l’autre, rend notre collaboration facile. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nos deux personnages sont tellement vulnérables ensemble que, chaque fois que nous travaillons ensemble, on est prêtes à jouer le jeu », ajoute Harper. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre mélodrame et « comédie clownesque »</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parcours de Siaja et Neevee connaîtront sans aucun doute leur lot de rebondissements cette saison. On se demande quelles nouvelles avenues les actrices avaient le plus hâte d’explorer. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je pense qu’on découvre vraiment d’où vient la maladresse de Siaja », lance Maika Harper en souriant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« J’étais vraiment contente de pouvoir me plonger autant dans le drame, confie Anna Lambe. Le drame, c’est mon pain et mon beurre. J’adore ça. C’est ce qui a lancé ma carrière et c’est l’une des choses dans lesquelles j’aime vraiment me plonger. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je sais que certaines personnes trouvent ça ridicule, mais moi, j’adore le mélodrame, je trouve ça formidable, poursuit-elle. Alors, pouvoir plonger aussi profondément dans les émotions cette saison et avoir autant d’espace pour le faire, tout en explorant également cette comédie intense, presque clownesque… Il y a tellement de nuances. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversité de registres, c’est précisément ce que l’on observe dans les séries produites actuellement par les créateurs canadiens. Des productions comme <em>North of North</em>, <em>Heated Rivalry</em>, <em>Empathie</em> et bien d’autres placent la barre toujours plus haut pour celles qui suivront. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel est l’ingrédient secret qui rend nos séries aussi bonnes? </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le Canada est doué pour faire rire, pour faire ressentir des émotions et pour prendre soin les uns des autres, affirme Alethea Arnaquq-Baril. On investit dans notre culture. On a un système de financement public des arts, et je pense que c’est pour cette raison que nous réussissons à avoir un rayonnement mondial qui dépasse notre poids démographique. » </p>
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		<title>Les provinces atlantiques continuent de créer, contre vents et marées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Juliette Dufour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 17:29:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP1-v5-Thumbnail-A-4-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="FMC East Coast In Focus EP1 V5 Thumbnail A (4) (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP1-v5-Thumbnail-A-4-1-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP1-v5-Thumbnail-A-4-1-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP1-v5-Thumbnail-A-4-1-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP1-v5-Thumbnail-A-4-1-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP1-v5-Thumbnail-A-4-1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>À l’écart des grandes villes canadiennes, l’industrie audiovisuelle de l’est du pays navigue avec un financement, des formations et des&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’écart des grandes villes canadiennes, l’industrie audiovisuelle de l’est du pays navigue avec un financement, des formations et des infrastructures de diffusion limités. Mais les créateurs de la région résistent en s’appuyant sur leurs communautés, les festivals, la coproduction internationale et, surtout, leurs voix fières et singulières.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas le talent qui manque dans les provinces de l’Atlantique. Prenez le film <em>Sk+te'kmujue'katik (At the Place of Ghosts)</em>, réalisé par bretten hannam, cinéaste originaire de la Nouvelle-Écosse : après sa première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF) en septembre 2025, la coproduction canado-belge, qui explore les réalités micmaques et bispirituelles, a été présentée au Festival international du film de l’Atlantique (AIFF), à Halifax, où elle a remporté le prix Gordon Parsons du meilleur long métrage de l’Atlantique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce succès n’est pas venu sans défi, alors que les professionnels de la région doivent conjuguer avec des ressources limitées par rapport aux grands centres urbains du pays. Les coproductions internationales – comme c’est le cas pour ce film – peuvent parfois pallier ce manque. Elles donnent accès à des budgets plus importants, à de nouveaux publics et à une visibilité élargie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chrissy King-Lopes, directrice du volet Industrie de l’AIFF et responsable de l’AIFF Partners (le marché de coproductions du festival), connaît bien ce terrain : « Les coproductions, c’est notre spécialité, affirme-t-elle. Notre festival permet aux gens de se rencontrer, de discuter de leurs projets et de trouver le bon partenaire international de coproduction. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons rencontré Chrissy King-Lopes, ainsi que d’autres cinéastes et chefs de file de l'industrie des écrans de l'Atlantique, à l’occasion de trois festivals renommés de la région à l'automne dernier – l’AIFF, le Lunenburg Doc Fest et le Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) – pour comprendre comment l’industrie persiste, malgré de nombreux vents de face.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À voir aussi : <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/moteur-action-inclusion-saison-4/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">notre série vidéo <em>Gros plan sur l’Atlantique</em></a></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Avancer à contre-courant</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme ailleurs au pays, la région de l’Atlantique subit la hausse des coûts de production et l’essor des plateformes de diffusion en continu, en plus de se buter à la rareté des feux verts de leurs projets. Mais ces pressions s’ajoutent à d'autres réalités de longue date.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les télédiffuseurs éducatifs provinciaux sont absents dans la région, contrairement au Québec, à l’Ontario ou à la Colombie-Britannique, qui peuvent respectivement compter sur Télé-Québec, TVO, TFO et Knowledge Network. « Ce manque se fait particulièrement sentir du côté du documentaire », déplore Julian Carrington, directeur général de l’Association des documentaristes du Canada (DOC), présent pour la première fois au Lunenburg Doc Fest.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-1138x640.jpg" alt="Julian Carrington" class="wp-image-260636" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee-1536x863.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/image_ajustee.jpg 1872w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Julian Carrington et Gaëlle Essoo à Lunenburg dans le cadre de la série <em>Gros plan sur l'Atlantique</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« Ces diffuseurs jouent un rôle clé pour les documentaires ailleurs au pays, et leur absence dans l’Atlantique soulève une question importante : comment combler ce fossé et permettre aux créateurs de la région d’accéder aux partenariats nécessaires pour réaliser leurs projets? » poursuit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’injustice se fait aussi sentir chez les communautés francophones hors Québec, comme au Nouveau-Brunswick. « On n’a pas toutes les structures financières pour clore un budget comme si on était au Québec parce qu’il n’y a pas d’équivalent à la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), fait valoir le réalisateur et scénariste Julien Cadieux, rencontré au FICFA, à Moncton. Même les institutions régionales sont moins onéreuses. » Il salue tout de même l’entente que Téléfilm Canada a signée en 2025, s’engageant à verser 5% de son budget dédié au contenu francophone aux productions hors Québec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toujours à Moncton, le cinéaste acadien Phil Comeau nous accueille dans sa résidence. Assis à son îlot de cuisine, il rappelle que très peu de longs métrages de fiction ont vu le jour en Acadie au cours des 50 dernières années. « Je sens que les bailleurs de fonds se rendent maintenant compte qu’on a suffisamment d’acteurs pour raconter de bonnes histoires, nous aussi », dit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Phil Comeau s’inquiète néanmoins du manque de financement au niveau provincial, qui freine le développement du secteur de la région et pousse la main-d’œuvre à quitter le Nouveau-Brunswick lors des mois plus calmes, faute de travail.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les festivals comme piliers régionaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si les occasions de rencontrer les bailleurs de fonds et les diffuseurs sont rares pour les créateurs des régions, les festivals locaux offrent un accès privilégié à des représentants d’organismes comme Radio-Canada ou le Fonds des médias du Canada. Et, contrairement aux plus grands festivals, comme le TIFF, ces événements sont intimes, donc plus propices à ce genre de rencontres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est aussi important pour les cinéastes de l’Atlantique de se réunir, d’apprendre et de célébrer, car la région est diverse et dispersée », croit Walter Forsyth, directeur et programmateur du Lunenburg Doc Fest, en Nouvelle-Écosse.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-1138x640.jpg" alt="FMC East Coast In Focus EP3 V4 Tumbnail B (1) (1)" class="wp-image-260638" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/FMC-East-Coast-in-Focus-EP3-v4-Tumbnail-B-1-1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Réception lors de l'édition 2025 du Lunenburg Doc Fest </figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Certains festivals, comme le FICFA, servent en plus de lieu d’apprentissage auprès de la relève acadienne. « Il n’y a pas de programme francophone de formation, universitaire ou collégial, en cinéma dans la région du Nouveau-Brunswick, explique Mélanie Clériot, directrice du festival. Alors on agit un peu comme solution, en offrant des occasions de développement, des programmes, des projets de créations, etc. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’ailleurs grâce au programme d’aide au court métrage offert par le FICFA que Haqq Brice Adéoyé, artiste multidisciplinaire établi à Moncton, a pu adapter l’un de ses slams au grand écran. Son film <em>C’est La Nature! La Solution</em> a été présenté au festival cette année. « La dimension audiovisuelle vient davantage développer l’histoire du slam, et ajoute de l’impact, dit Haqq Brice Adéoyé. C’est pour cette raison que je me suis tourné vers le film; pour mieux pouvoir partager mon point de vue. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Bâtir un réseau, autrement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les communautés de créateurs de la côte Est sont peut-être plus petites et éloignées que dans les grands centres, mais elles sont solidaires. La cinéaste néo-écossaise Stephanie Joline, rencontrée dans les Jardins publics d’Halifax, en marge de l’AIFF, constate moins de compétition, plus d’entraide et une réelle volonté de célébrer le succès des autres. « C’est comme ça que j’ai commencé dans l’industrie; en travaillant gratuitement sur les courts métrages de mes amis, dit-elle. Et on travaillait gratuitement sur les miens. Nous avons développé ces compétences ensemble. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1129" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536-1129x640.jpg" alt="Capture D’écran 2026 08 13 110536" class="wp-image-260637" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536-1129x640.jpg 1129w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536-768x436.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536-1536x871.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Capture-decran-2026-08-13-110536.jpg 1855w" sizes="auto, (max-width: 1129px) 100vw, 1129px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stephanie Joline dans le cadre de la série <em>Gros plan sur l'Atlantique</em></figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Erica Meus-Saunders, cinéaste et directrice générale de l’Atlantic Filmmakers Cooperative (AFCOOP), un organisme communautaire inclusif consacré au soutien des créateurs émergents, abonde dans le même sens : « Les gens investissent beaucoup plus en vous une fois qu’ils vous connaissent. Et si on voit que vous vous investissez dans la communauté, tout le monde se mobilise », témoigne-t-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des voix plus que « régionales »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Des créateurs rencontrés estiment que la position géographique de la région contribue à l’unicité de ses histoires et des voix qui les portent. Mais dans leurs demandes de financement, ils se heurtent encore à des limites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Notre point de vue sur le monde n’est peut-être pas aussi sollicité, parce qu’on fitte dans une case “contenu régional” pour un diffuseur. Pourtant, en tant qu’Acadiens, on peut aussi avoir notre point de vue sur le monde », soutient Julien Cadieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est important pour moi de montrer une Acadie plurielle, poursuit le cinéaste. Oui, il faut protéger la langue et la culture acadiennes, mais c’est de voir comment on peut réimaginer l’Acadie. C’est quoi l’Acadie de demain? »</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’Atlantique de demain</h3>



<p class="wp-block-paragraph">De nouvelles voix se font entendre, dont celle de Shayne Michael, scénariste issu de la Première Nation malécite du Madawaska, qui est derrière <em>Enfant de méduse, Wolastoqey</em>, une série de Tou.tv qui parle de quête identitaire, de racisme et d’homophobie. « Je n’avais jamais vu de série Wolastoqey et acadienne. Je me suis dit : enfin, on est rendus là », confie Shayne Michael, quelques heures avant la projection de sa série, en première au FICFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour produire plus de films et de séries comme celle de Shayne Michael, le soutien provincial s’avère crucial, mais demeure inégal dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Terre-Neuve-et-Labrador semble faire figure d’exception : « Nous générons et attirons environ 100 millions $ en production annuellement pour une population de 500 000 personnes », lance Laura Churchill, directrice générale de PictureNL, le bureau de cinéma officiel de la province.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi : </strong><a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/jamais-deux-sans-trois/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jamais deux sans trois : le pouvoir d’attraction de St. John’s</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à des programmes de soutien à l’industrie à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un crédit d’impôt qui couvre 40 % des frais de production admissibles, la province attire même des producteurs de l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un modèle que les autres provinces de l’Atlantique regardent de loin, en attendant que leurs propres gouvernements emboîtent le pas.</p>
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		<title>MAMMOUTH évolue pour continuer de parler aux jeunes </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/mammouth-evolue-pour-continuer-de-parler-aux-jeunes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Édith Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 11:37:14 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=260455</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Mammouth_LeStudio_premiere_cohorte_COM-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Mammouth LeStudio Premiere Cohorte COM" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Mammouth_LeStudio_premiere_cohorte_COM-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Mammouth_LeStudio_premiere_cohorte_COM-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Mammouth_LeStudio_premiere_cohorte_COM-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Mammouth_LeStudio_premiere_cohorte_COM-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/Mammouth_LeStudio_premiere_cohorte_COM.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Pour rester pertinent auprès des adolescents, Télé-Québec fait entrer MAMMOUTH dans une nouvelle ère. Avec MAMMOUTH : le studio, le&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour rester pertinent auprès des adolescents, Télé-Québec fait entrer </strong><strong>MAMMOUTH</strong><strong> dans une nouvelle ère. Avec </strong><strong><em>MAMMOUTH : le studio</em></strong><strong>, le diffuseur public délaisse son traditionnel gala télévisé, de plus en plus déserté par les 13-17 ans, au profit des réseaux sociaux. Retour sur ce changement de cap numérique.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur <a href="https://www.youtube.com/@MammouthTQ" target="_blank" rel="noreferrer noopener">YouTube</a> et <a href="https://www.tiktok.com/@mammouthlestudio" target="_blank" rel="noreferrer noopener">TikTok</a>, les capsules de<em> MAMMOUTH : le studio </em>s’invitent progressivement dans les habitudes numériques des adolescents. Dans l’une d’elles, la jeune Noura fait une virée dans une friperie et commente ses essayages au milieu de deux allées. Dans une autre, Ryad dévoile cinq conseils sur l’importance du sport durant sa course de cinq kilomètres sous le soleil. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis mars, le nouveau projet de Télé-Québec permet à une dizaine de jeunes, comme Noura et Ryad, de faire leurs premiers pas numériques en étant formés par des professionnels de l’industrie. Sélectionnés à la suite d’un concours lancé en collaboration avec<em> </em>URBANIA, ces créateurs de contenu en herbe prennent la parole sur les plateformes qu’ils fréquentent eux-mêmes au quotidien. Pendant un an, ils explorent divers thèmes – allant de l’humour à l’histoire, en passant par la cuisine – avec des codes et référents culturels propres à leur génération. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, ils forment la toute première cohorte de <em>MAMMOUTH : le studio</em>. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/DSC069572-427x640.jpg" alt="DSC069572" class="wp-image-260457" style="aspect-ratio:0.6666666666666666;width:431px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/DSC069572-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/DSC069572-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/DSC069572-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/08/DSC069572-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">La cohorte de <em>MAMMOUTH : Le studio</em>. Crédit : Télé-Québec.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’objectif : toucher la cible des 13-17 ans avec du contenu qui favorise l’interaction et l’échange. « La marque MAMMOUTH existe depuis 2017, explique Marysol Charbonneau, directrice des contenus jeunesse et famille à Télé-Québec. Elle a connu différentes itérations au fil des années, dont <em>La</em> <em>soirée </em><em>MAMMOUTH</em> et <em>Le</em> <em>bal </em><em>MAMMOUTH</em>. On a eu un beau succès avec ces rendez-vous télévisuels, mais on rejoignait surtout les familles et les jeunes adultes. Pour atteindre les ados, il fallait se renouveler, sans pour autant abandonner les belles valeurs de MAMMOUTH<em> </em>basées sur le développement de la conscience citoyenne. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’écran, prolongement des doigts</strong><em> </em> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le repositionnement de MAMMOUTH s’inscrit dans une transformation plus large de l’industrie des écrans : les adolescents délaissent massivement les médias traditionnels au profit des plateformes numériques. <a href="https://www.reseaureussitemontreal.ca/dossiers-thematiques/les-ecrans-et-les-jeunes/?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Selon une étude de 2024 de l’Université Laval</a>, 80% des Québécois âgés de 13 à 17 ans regardent des vidéos en ligne, et 81% ont au moins un compte sur les médias sociaux. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les jeunes adorent les réseaux sociaux parce qu’ils leur procurent un sentiment de contrôle et d’indépendance : ils peuvent choisir quand, où, avec qui et comment ils consomment du contenu », observe Nina Duque, professeure-enseignante au département de communication sociale et publique de l’UQAM et chercheuse sur les pratiques numériques des adolescents. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ils y expérimentent leurs propres choix et construisent leur identité, à une étape de leur vie où ils veulent se détacher du socle familial », poursuit-elle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les jeunes ne regardent (presque) plus la télévision linéaire, c’est aussi parce qu’ils ne s’y reconnaissent plus, tant dans la forme que dans le fond, selon la chercheuse. « Pourquoi les jeunes voudraient-ils soudainement troquer leur cellulaire contre une télé qui ne bouge pas? questionne-t-elle. Les contenus sont désormais intégrés [à leur univers numérique], et ça ne disparaîtra pas. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce que les ados veulent entendre</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Que cherchent les jeunes sur les réseaux sociaux qu’ils ne trouvent pas forcément ailleurs? Des contenus plus spontanés, qui ne sont pas mis en scène à outrance ou surjoués, selon Nina Duque. « Les adolescents ne veulent pas sentir la présence de l’adulte derrière les propos, et encore moins l’adulte qui souhaite les accrocher avec une phrase du type “Hey, toi, le jeune!”, précise-t-elle. À la place, ils préfèrent entendre une confession du genre “Tu ne sais pas ce qui m’est arrivé aujourd’hui? C’était complètement malade…” » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à ces attentes générationnelles, <em>MAMMOUTH : le studio</em> mise sur des vidéos accessibles, spontanées et proches du quotidien des adolescents. « Ce sont des jeunes qui parlent à d’autres jeunes, alors on ne veut pas aseptiser leurs messages ni corriger leurs fautes de français, mentionne Marysol Charbonneau. Les anglicismes font partie de leur identité, car la langue française évolue au gré de l’immigration et des influences de la mondialisation. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recrues ont aussi beaucoup de liberté dans le processus éditorial et dans le choix des sujets, bien qu’elles soient accompagnées et conseillées par une productrice dite « nounou » et une cheffe de contenu à Télé-Québec. « On ne veut pas décider à leur place de ce qui les intéresse, les préoccupe et les fait rire, affirme David Ostigny, directeur du contenu éditorial et social à Télé-Québec. Si on impose notre vision de ce que les jeunes devraient aimer, on risque de se tromper. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et contrairement à la croyance populaire, les adolescents aiment apprendre et comprendre. Comme le souligne Nina Duque, ils sont tout à fait capables de regarder des contenus longs sur YouTube – surtout le soir, dans leur chambre, lorsqu’ils trouvent LA vidéo qui répond à leur besoin. Le jour, ils font une consommation plus fragmentée et rapide de contenus sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, une plateforme où 40% des Québécois âgés de 6 à 17 ans possèdent un compte, <a href="https://www.priv.gc.ca/fr/nouvelles-du-commissariat/nouvelles-et-annonces/2025/nr-c_250923/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">selon une enquête conjointe des commissaires fédéral et provinciaux à la protection de la vie privée lancée en 2023</a>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une nouvelle logique de diffusion</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Traditionnellement, les diffuseurs publics proposaient leurs contenus dans une logique de rendez-vous, en espérant attirer les spectateurs vers leurs chaînes. Aujourd’hui, ils doivent être là où les publics se trouvent, sur diverses plateformes, au bon moment et avec des propositions pertinentes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce modèle diffus où chacun consomme et partage de l’information, la chercheuse Nina Duque précise que l’objectif des diffuseurs n’est pas de se retrouver sur le parcours de tous les adolescents. Il s’agit plutôt d’entrer en contact avec les adolescents influents, capables de faire circuler massivement les contenus au sein de leur communauté. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis son lancement, <em>MAMMOUTH : le studio</em> rejoint son public cible, aux dires de David Ostigny. Les commentaires des jeunes internautes et le nombre de vues – qui dépassent les 100 000 pour certaines vidéos sur TikTok – en témoignent. Les prochaines étapes visent à accroître la visibilité du projet et à fidéliser l’auditoire avec des visages récurrents. « Il y aura une seconde cohorte de créateurs de contenu l’an prochain, avec possiblement le retour de certains anciens. Mais ce n’est pas notre seule conversation avec les 13-17 ans; d’autres nouveautés suivront », mentionne le directeur du contenu éditorial et social à Télé-Québec, sans pouvoir en dire plus pour le moment. </p>
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		<title>Le cinéma à la verticale selon Adam Paradis</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/le-cinema-a-la-verticale-selon-adam-paradis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florence Tison]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 13:16:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/DSCF2244-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="DSCF2244" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Adam Paradis – Adam Paradisio sur YouTube, TikTok et Instagram – scénarise, réalise, monte et tient la vedette de courts&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/DSCF2244-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="DSCF2244" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Adam Paradis – Adam Paradisio sur YouTube, TikTok et Instagram – scénarise, réalise, monte et tient la vedette de courts métrages verticaux destinés aux réseaux sociaux… et en vit très bien à 20 ans. </strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/DSCF2244-427x640.jpg" alt="DSCF2244" class="wp-image-260443" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/DSCF2244-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/DSCF2244-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/DSCF2244-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/DSCF2244-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Adam Paradis</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Adam Paradis a filmé ses premières vidéos à l’âge de 10 ans avec la caméra de son père. Comme tous ses amis à Québec, il rêvait de devenir youtubeur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je suis né dans les années 2000; j’ai grandi avec YouTube, beaucoup plus qu'avec des médias comme la télé », souligne le créateur de contenu né en 2005.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la différence de ses amis, Adam a créé sa chaîne et a décidé de faire de l’assiduité sa marque de commerce. Il maintient encore à ce jour le rythme de production d’un court métrage d’environ 10 à 20 minutes tous les deux mois, en plus de publier régulièrement de courts clips d’environ 2 minutes sur TikTok et sur YouTube.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Véritable homme-orchestre, il écrit ses films, les filme lui-même, joue les personnages principaux, en plus de souvent s’occuper du montage. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Sensibiliser et rayonner</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses courts métrages de fiction, Adam Paradis n’hésite pas à emprunter les codes dramatiques des fictions en abordant avec sérieux (et fantaisie) des sujets sociaux tels que l'intimidation, l’itinérance, la guerre et l’environnement. Au dernier Gala Influence Création, il a remporté le prix Vidéo de l’année (long format) pour <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=VZGHpWSnozY" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le soldat</a></em>, un film de 37 minutes qui propose une réflexion sur la cruauté et l'absurdité de la guerre, en plus du prix Rayonnement international francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adam Paradis s’approche des deux millions d’abonnés sur YouTube et dépasse les 680 000 abonnés sur Instagram. Sur TikTok, 3,7 millions de curieux le suivent. Les affaires du créateur de contenu vont si bien qu’il a lancé en juin une seconde chaîne YouTube, nommée simplement « Paradisio », sur laquelle il diffuse ses plus audacieux courts métrages. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je n’utilise pas le contexte des réseaux sociaux pour faire de moins bons films, insiste le jeune réalisateur. J'utilise le contexte pour raconter de manière différente. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adam vient d’ailleurs de recevoir en début d’année une aide financière du Programme pilote pour la création numérique (PPCN) du Fonds des médias du Canada (FMC). Cela lui permettra pour une rare fois de s’entourer d’une équipe de tournage et de montage, en plus de louer de l’équipement professionnel. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film sera inspiré <a href="https://www.tiktok.com/@adamparadisio/video/7540708806074879240?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">de l’une de ses précédentes œuvres verticales sur TikTok</a> dans laquelle trois soldats d’époques différentes (tous joués par Adam) discutent ensemble. Le tournage doit débuter cet été.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vertical contre horizontal</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/series-verticales-a-lhorizon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les vidéos verticales</a>, aussi appelées microséries ou microdrames, ont de plus en plus la cote auprès des téléspectateurs branchés sur leur téléphone. Télé-Québec a même sauté dans le train au printemps 2026 en diffusant sur TikTok <em>La mascotte du chaos</em>, <a href="https://presse.telequebec.tv/communiques/2724/la-mascotte-du-chaos-une-serie-destinee-aux-ados-specifiquement-creee-pour-tiktok-et-youtube/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une microsérie verticale de 18 épisodes destinée aux ados</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C'est une manière de regarder son téléphone qui est tellement rendue évidente que ça ne peut pas s'arrêter, à moins qu'on invente un téléphone triangulaire », rigole Adam Paradis. </p>



<p class="wp-block-paragraph">D’une durée qui dépasse rarement les deux minutes, ces vidéos sont filmées spécifiquement pour le cellulaire dans un format 9:16. Adam en tourne régulièrement pour sa chaîne TikTok. Ça lui permet de présenter d’étroits plans fixes qui redonnent au dialogue toute son importance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :</strong> <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/series-verticales-a-lhorizon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Séries « verticales » à l’horizon</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je trouve qu'il y a un style à des plans fixes, dit-il. L'œil est beaucoup moins poussé à aller partout. Déjà qu'il est tellement stimulé quand tu es sur du vertical avec les sous-titres et les changements de plans constants! Donc là, on se focalise vraiment plus sur le personnage, sur ce qui est raconté. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adam ne délaisse pas pour autant les plans larges associés à la télévision, qu’il réserve à ses plus longs courts métrages. Selon lui, les modes vertical et horizontal peuvent très bien cohabiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il faut arrêter de penser que l'un va prendre la place de l'autre! s’exclame-t-il. Moi, je pense que les gens vont toujours apprécier écouter un contenu long horizontal pendant 30 minutes, une heure ou même deux heures, mais il reste que quand ils sont en déplacement, ils vont continuer d'apprécier le format plus court. »   </p>



<h3 class="wp-block-heading">Vivre des réseaux sociaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir passé plus de la moitié de sa vie comme youtubeur, Adam considère que son métier est « un travail comme un autre ». Ses revenus proviennent des visionnements sur YouTube et de publicités pour des produits sur sa chaîne. L’an dernier, il dit avoir fait 70 000 $ en revenu. Pas mal pour un autodidacte avec un diplôme secondaire en poche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeune homme frugal, Adam réinvestit la quasi-totalité de ses revenus dans la production de ses vidéos. C’est ce qu’il fera pour son prochain court métrage, en plus du financement obtenu du FMC. Cette fois-ci, il pourra se concentrer sur la scénarisation, la réalisation et le jeu, et laisser le reste de la production à son équipe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je vais pouvoir produire quelque chose de plus ambitieux que d'habitude parce que je vais également en financer une partie », se réjouit le créateur de contenu, qui estime à près de 20 000 $ le coût de production d’un court métrage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adam Paradis est la preuve que les réseaux sociaux ne sont plus un tremplin vers les médias traditionnels. Certains créateurs de contenu comme lui sont très bien là où ils sont.</p>
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		<title>Le nouveau TIFF : le Marché débarque à Toronto, et voici ce qu’il réserve aux membres de l’industrie</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/le-nouveau-tiff-le-marche-debarque-a-toronto-et-voici-ce-quil-reserve-aux-membres-de-lindustrie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 18:35:11 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=260432</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/STREET_SONY_RickClifford_20230907-07785-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="STREET SONY RickClifford 20230907 07785" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Le Festival international du film de Toronto (TIFF) lance son Marché, et les membres de l’industrie du cinéma et de&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Festival international du film de Toronto (TIFF) lance son Marché, et les membres de l’industrie du cinéma et de la télé sont invités à venir y brasser des affaires. Son directeur, Charles Tremblay, et la directrice générale de la programmation du TIFF, Anita Lee, nous amènent dans les coulisses de cet événement d’envergure.</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" data-id="260431" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/Tremblay-480x640.jpg" alt="Tremblay" class="wp-image-260431"/><figcaption class="wp-element-caption">Charles Tremblay</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" data-id="260430" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/Lee.webp" alt="Lee" class="wp-image-260430"/><figcaption class="wp-element-caption">Anita Lee</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">« Si tu le construis, ils viendront. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bon, ce n’est pas exactement la réplique tirée du film <em>Field of Dreams</em> (il faudrait remplacer « ils » par « il »), mais c’est une devise qui s'applique parfaitement à l’équipe responsable de lancer la toute première édition du TIFF : le Marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant sept jours (du 10 au 16 septembre), dans le cadre du Festival international du film de Toronto (TIFF), TIFF : le Marché réunira les industries mondiales du cinéma, des séries et de l’innovation en un seul lieu, au cœur du centre-ville de Toronto.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’ingrédient le plus important pour assurer le succès du Marché est la création d’une plateforme efficace et abordable qui permet aux principaux acteurs de l’industrie mondiale de faire des affaires », explique Charles Tremblay, directeur du TIFF: le Marché, par courriel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’espace, la programmation, les événements : tous les éléments principaux doivent être conçus de manière à maximiser les opportunités pour que les acheteurs, les vendeurs, les créateurs et les professionnels de l’industrie puissent se rencontrer, découvrir des projets multiplateformes et acquérir des contenus variés qui rejoignent les publics d’ici et d’ailleurs. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et le monde du divertissement répond présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons écouté les vendeurs, qui nous ont dit qu’une vaste base d’acheteurs constituait pour eux une valeur ajoutée essentielle. On a donc invité 200 acheteurs provenant de toutes les grandes régions du monde qui n’étaient jamais venus au TIFF ou qui n’y avaient pas participé depuis un certain temps, poursuit Charles Tremblay. Grâce aux recommandations de certaines des principales agences de vente et organisations nationales de financement de l’industrie, nous avons dressé une excellente liste et obtenu, dès le début du mois de juin, la confirmation de plus de 130 acheteurs issus de 49 pays. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">S'adapter au contexte post-pandémique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelques années, Anita Lee, directrice générale de la programmation du TIFF, a constaté que l’industrie du divertissement avait profondément changé après la pandémie et que c’était l’occasion pour le festival d’évoluer avec elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le contexte s’était grandement transformé après la COVID, explique-t-elle au téléphone depuis Toronto. La réalité, c’est que les coûts ont énormément augmenté et que l’ensemble de l'industrie doit être beaucoup plus efficace dans sa façon de mener ses activités. Quelle valeur chaque marché apporte-t-il? Quelle valeur représente la participation à chaque festival? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce qui est devenu évident, c’est que le TIFF, qui approchait alors de son 50e anniversaire, était déjà un festival avec une importante dimension commerciale. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun autre festival de cinéma nord-américain – que ce soit Sundance, New York ou Telluride – ne propose actuellement de marché officiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J’ai toujours cru que c’était une occasion manquée de ne pas avoir de marché officiel associé au plus grand festival de cinéma grand public au monde, affirme Charles Tremblay. Beaucoup de gens dans l’industrie partagent ce point de vue, notamment parce qu’il existe un écart de huit mois entre les marchés de Cannes et de Berlin, qui ont tous deux lieu en Europe. Comme il n’existe aucun grand marché associé à un festival majeur à l’automne, ni aucun marché d’envergure sur le continent américain, il y a un vide à combler, autant sur le plan temporel que géographique. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au menu du Marché</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La création de ce grand rendez-vous a représenté un travail colossal. L’équipe a développé plusieurs volets, dont une scène de présentation (Pitch Stage), où seront présentés des projets prêts à être commercialisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y retrouvera également un lieu d’échange de droits de propriété intellectuelle (IP Exchange), où « des particuliers et des entreprises détenant des droits de propriété intellectuelle dans les domaines de l’édition, des marques, du jeu vidéo et des médias immersifs rencontreront des sociétés de production et des studios de cinéma et de séries afin de vendre les droits de leurs histoires », explique Charles Tremblay.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un laboratoire de développement des talents (Talent Development Lab) mettra en vedette 50% de producteurs canadiens et 50% de producteurs internationaux. Le Sommet (The Summit) proposera quant à lui des discussions avec des leaders influents de l’industrie, dont Pam Abdy et Mike de Luca, les coprésidents et PDG de Warner Bros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charles Tremblay est particulièrement enthousiaste à propos des projections du marché (Market Screenings), une initiative qui permettra aux participants de personnaliser leur public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est une véritable révolution pour les créateurs et les producteurs, affirme-t-il. Ça leur permettra d’obtenir une rétroaction en temps réel, autant de la part d’acheteurs que de publics ciblés correspondant aux segments démographiques qu’ils souhaitent rejoindre avec leur contenu. Ces commentaires sont une façon précieuse de valider ou de peaufiner leurs histoires, puisque les projets présentés peuvent être finaux ou en voie de l’être. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conseils pour les créateurs canadiens</h3>



<p class="wp-block-paragraph">TIFF : le Marché offre aux créateurs canadiens une occasion unique de présenter, vendre, acheter et développer leurs œuvres ici même, sans devoir aller à l’étranger. Mais naviguer parmi les différents programmes peut sembler intimidant, c’est pourquoi Anita Lee y va de quelques conseils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Si vous comptez poser votre candidature à un programme, renseignez-vous bien sur celui-ci. Assurez-vous de bien préparer votre projet et de savoir clairement ce que vous souhaitez accomplir avec celui-ci. Posez-vous la question : est-ce que je cherche un investisseur? Un coproducteur? Un distributeur? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est une industrie fondée sur les relations, enchaîne-t-elle. Il est possible que vous ne puissiez pas tout accomplir en une seule année. Il faut donc voir plus loin, considérer l’ensemble de vos projets. Y a-t-il un projet qui aura besoin de financement l’an prochain? Quelles sont les étapes clés que vous pouvez franchir pour faire progresser votre projet? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charles Tremblay abonde dans le même sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Si un créateur présente un projet, de façon officielle ou informelle, il doit avoir en main du matériel de qualité et être capable d’expliquer son histoire de manière claire et concise. Au Marché, les créateurs doivent se concentrer sur la création de relations, ce qui est différent du simple réseautage. Il faut écouter activement et avoir de véritables conversations qui aideront à obtenir des rendez-vous ou des appels de suivi. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui réjouit particulièrement l’équipe du TIFF: le Marché, c’est de voir que l’industrie canadienne du divertissement vit actuellement son heure de gloire. Le succès de nos séries, comme <em>Heated Rivalry, Empathie </em>et<em> North of North</em>, contribue à renforcer la crédibilité du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Avec le contexte politique mondial actuel, et avec notre voisin au sud, il y a tout de même une lueur d’espoir, souligne Anita Lee. Le Canada bénéficie d’une excellente réputation et inspire une grande confiance en ce moment. Notre premier ministre est très apprécié à l’échelle internationale, et les Américains, très présents au festival, nous font savoir que le moment ne pourrait être mieux choisi pour que le TIFF lance un nouveau marché, car les gens s'intéressent beaucoup au Canada comme partenaire fiable et ouvert. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Informations sur le TIFF: le Marché</strong></p>



<div class="wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-4fc3f8e1 wp-block-group-is-layout-flex">
<p class="wp-block-paragraph">Site Web : <a href="https://tiff.net/themarket" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tiff.net/themarket</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Inscription (jusqu’au 5 août 2026) : 695 $ + TVH</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inscription tardive (à partir du 6 août 2026) : 800 $ + TVH</p>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avantages du laissez-passer</strong></p>



<div class="wp-block-group is-vertical is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-4fc3f8e1 wp-block-group-is-layout-flex">
<p class="wp-block-paragraph">Projections du marché</p>



<p class="wp-block-paragraph">Billets de dernière minute</p>



<p class="wp-block-paragraph">Salon des exposants</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pôle de l’innovation</p>



<p class="wp-block-paragraph">Programmation du marché</p>



<p class="wp-block-paragraph">Activités de réseautage</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outil de réseautage en ligne</p>



<p class="wp-block-paragraph">Application The Market</p>



<p class="wp-block-paragraph">Essais de services numériques tiers</p>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Et si les héros de nos fictions devenaient plus écolos?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Justine De l'Église]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 15:31:40 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=260327</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/Hantee_KD-01526-e1784216657259-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Hantée KD 01526" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>À l’écran, un personnage jette son trognon de pomme dans le bac à compost, avant d’attraper sa bouteille réutilisable et&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’écran, un personnage jette son trognon de pomme dans le bac à compost, avant d’attraper sa bouteille réutilisable et d’enfourcher son vélo. De plus en plus de scénaristes croient que de montrer de tels gestes à la télé ou au cinéma peut faire toute la différence dans la lutte climatique, et qu’il est possible d’aller beaucoup plus loin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« J'aime appeler ça le placement de planète, à contrario d’un placement de produit », dit au bout du fil Maureen Mondin, en parlant des habitudes écologiques qu’on peut glisser à la télé et au cinéma, de manière subtile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Un dialogue comme “Oh, il fait chaud!” “Ah oui, maudit changement climatique!” Ça, c'est non, on est très d'accord », dit-elle en s’esclaffant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scripte-éditrice et productrice au contenu offre <a href="https://ontournevert.com/fr/ecrire-pour-demain/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une formation sur l’approche écoresponsable</a> dès l’étape de l’écriture d’un scénario, organisée par On tourne vert, l’organisme qui soutient la production audiovisuelle dans sa transition écologique. Depuis novembre, Maureen Mondin a formé 26 personnes de l’industrie, à Montréal, et deux autres formations sont prévues dans les prochains mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle nomme une foule de petits et grands procédés que les scénaristes peuvent employer pour parler vert. D’un côté, il y a <em>Empathie</em>, de Florence Longpré, et sa protagoniste qui pose des gestes naturellement; vélopartage, covoiturage, utilisation d’une coupe menstruelle. D’un autre côté, il y a les œuvres qui placent la crise environnementale au cœur de l’intrigue, comme <em>Amour apocalypse</em>, d’Anne Émond, un film sur un homme souffrant d’écoanxiété.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La formatrice mentionne également le personnage principal du film <em>Bergers</em>, de Sophie Deraspe, qui exprime sa désillusion du marketing et souhaite une vie différente. « On mentionne sa quête de sens subtilement, mais c'est pas appuyé. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autrice et scénariste India Desjardins s’inscrit dans ce courant vert. Écologiste convaincue depuis l’adolescence, elle se rappelle avoir été marquée par la lecture d’un article citant le manque d’écogestes dans les fictions télé québécoises, mis en lumière par un rapport du Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEER), en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="http://chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://ontournevert.com/wp-content/uploads/2022/10/Rapport-E%CC%81cogestes-a%CC%80-le%CC%81cran_10_22_a%CC%80-jour-1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce rapport</a>, 20 épisodes de séries québécoises ont été analysés. Plusieurs éléments jugés peu favorables à l’environnement ont été recensés, dont 11 utilisations de VUS et 31 objets à usage unique (pailles, sacs, verres, vaisselle). Le CQEER recommande plutôt de mettre de l’avant les véhicules électriques, le transport actif et les objets réutilisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le film de Noël <em>23 décembre</em>, qu’elle a scénarisé, India Desjardins a insisté pour que ses personnages prennent les transports en commun, ne portent ni cuir ni fourrure; on voit même un personnage prendre le train Montréal-Québec. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>Hantée</em>, une comédie fantastique familiale qui prendra l’affiche le 9 octobre prochain, elle récidive : le compost est sur le comptoir; aucune viande n’est présente à l’écran; on cuisine du tofu pour souper… « C'est écrit dans mon scénario. Parce que si tu ne l'écris pas, ça ne sera pas nécessairement là. Je l’écris pour que ce soit intégré à la vie quotidienne, sans faire la morale », explique l’autrice.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/Hantee_KD-01526-960x640.jpg" alt="Hantée KD 01526" class="wp-image-260328"/><figcaption class="wp-element-caption">Sur le plateau du film <em>Hantée</em>. Crédit : Karine Dufour</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Des histoires vraies</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Certains artistes peuvent se sentir bousculés par ce concept, par la peur que les histoires deviennent trop didactiques, aplaties – Maureen Mondin la première, elle l’admet sans gêne. Mais elle offre une perspective différente en formation. « Le monde est en train de changer, insiste-t-elle. C'est une réalité. Nos scénarios, nos fictions doivent changer avec lui. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">India Desjardins s’est d’ailleurs inspirée de faits vécus pour Hantée. En arrière-plan de l’intrigue principale qui se déroule dans une maison hantée, des jeunes mènent une lutte pour rapetisser le stationnement des professeurs, au profit d’une plus grande cour d’école. « J’avais lu ça dans le journal, puis j'avais eu un élan d'amour pour ces jeunes-là. Je l'ai intégré dans le film, en hommage. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre exemple? Maureen Mondin cite un épisode de la série <em>North of North</em>, dans lequel des funérailles sont annulées en raison de la fonte des glaces hâtives. « Ce n’est pas du tout le sujet de l'épisode. Mais on est dans le Grand Nord. Ça fait partie du quotidien des personnages! »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les scénaristes peuvent aussi s'inspirer des gestes de la vraie vie… pour faire mieux. « La première étape, c'est de bannir les gestes néfastes », martèle la scénariste et productrice Mélanie S. Dubois, qui donne depuis quelques années la formation Gestion de plateaux écoresponsables à l’Institut national de l’image et du son (INIS), dont une partie est consacrée aux écogestes à l’écran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle raconte avoir déjà conseillé un scénariste qui voulait que son personnage lance un paquet de malbouffe par la fenêtre de sa voiture. « Tu es en train d'encourager ce geste-là, plutôt que de réfléchir à comment tu pourrais faire passer la colère autrement », analyse celle qui agit également à titre de superviseure en écoresponsabilité. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Prêcher par l’exemple</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi montrer tout ça à l’écran? Les trois femmes interrogées sont unanimes : pour le normaliser. « Ce qu'on voit à l'écran, dans nos publicités, ou dans notre culture a un impact énorme », affirme Maureen Mondin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut faire le parallèle avec la cigarette qui, plus est présente en fiction, plus encourage la consommation de tabac. Selon <a href="https://truthinitiative.org/research-resources/tobacco-pop-culture/new-study-young-people-high-exposure-screen-tobacco-imagery" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une récente étude</a> de l’OBNL américain Truth Initiative, les jeunes les plus exposés à la cigarette ou la vapoteuse à l’écran étaient environ trois fois plus susceptibles d’avoir l’intention de vapoter ou de fumer à leur tour au cours de l’année suivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maureen Mondin fait également la comparaison avec le film <em>C.R.A.Z.Y.</em>, de Jean-Marc Vallée, qui a pu changer la vision de l’homosexualité à sa sortie, en 2005; puis, plus récemment, la série <em>Heated Rivalry</em>, qui l’a fait pour le monde du hockey professionnel. Elle souligne aussi la conscientisation sociétale à la diversité à l’écran, au cours de la dernière décennie. « Est-ce que c'est parfait aujourd'hui? Non. Est-ce qu’il y a une avancée? Oui », nuance-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">India Desjardins juge que certains réflexes narratifs commencent à dater, comme l’archétype de l’écolo agaçant que tout le monde déteste, ou bien la nourriture végétarienne qui n’est mentionnée que pour mieux la ridiculiser. « Les créateurs qui sont offusqués, qui disent que ça limite leur liberté… Moi je trouve ça plus limitant de faire comme ce qui est toujours fait, au contraire. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les nouveaux récits au service de l’avenir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les scénaristes ne doivent pas implanter des solutions environnementales dans leurs scénarios pour autant, croit India Desjardins. De son côté, elle choisit de voir cette quête comme une nouvelle voie créative, quitte à faire quelques efforts supplémentaires de planification (ne bloque pas un wagon de train VIA Rail qui veut!). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Si toutes s’entendent pour dire qu’il ne faut jamais sacrifier l’histoire au profit de l'environnement, il existe néanmoins toujours des solutions. L’adaptation cinématographique du roman <em>La déesse des mouches à feu</em> vient à l’esprit de Mélanie S. Dubois : au fil de l’histoire, la pluie s’intensifie, jusqu’à éclater en tempête vers la fin du film. Pour gaspiller moins d’eau, explique-t-elle, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette a choisi de délaisser les plans d’ensemble et de resserrer le cadrage, ce qui peut être réfléchi dès l’étape du scénario.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="853" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/Credit_Melanie-S.-Dubois.-Contexte-_-une-seule-rig-de-pluie-et-cadrage-serre-plutot-que-travelling-en-voiture-sous-plusieurs-rig-de-pluie-853x640.jpeg" alt="Crédit Mélanie S Dubois Contexte Une Seule Rig De Pluie Et Cadrage Serré (plutôt Que Travelling En Voiture Sous Plusieurs Rig De Pluie" class="wp-image-260329" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/Credit_Melanie-S.-Dubois.-Contexte-_-une-seule-rig-de-pluie-et-cadrage-serre-plutot-que-travelling-en-voiture-sous-plusieurs-rig-de-pluie-853x640.jpeg 853w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/Credit_Melanie-S.-Dubois.-Contexte-_-une-seule-rig-de-pluie-et-cadrage-serre-plutot-que-travelling-en-voiture-sous-plusieurs-rig-de-pluie-768x576.jpeg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/Credit_Melanie-S.-Dubois.-Contexte-_-une-seule-rig-de-pluie-et-cadrage-serre-plutot-que-travelling-en-voiture-sous-plusieurs-rig-de-pluie-1536x1152.jpeg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/07/Credit_Melanie-S.-Dubois.-Contexte-_-une-seule-rig-de-pluie-et-cadrage-serre-plutot-que-travelling-en-voiture-sous-plusieurs-rig-de-pluie-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 853px) 100vw, 853px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sur le plateau du film <em>La déesse des mouches à feu</em>. Crédit : Mélanie S. Dubois</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Mélanie S. Dubois est catégorique : la transition environnementale est l’affaire de tous, et chacun peut avoir sa manière de l’accélérer. « C'est quoi les étapes? Ce sont les personnages qui vont nous le dire. C'est film par film. C'est scène par scène. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle planche présentement sur le film d’animation <em>La légende d’Eliak</em>, qui suit la dernière humaine sur la planète tandis qu’elle tente d’y ramener la vie. Elle promet de ne pas terminer sur une note déprimante. « Je veux que mon spectateur sorte de la salle de cinéma, et qu’il se couche le soir en se disant : “Je suis capable de changer le monde.” »</p>
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