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	<title>Now &amp; Next Articles Archive | Fonds des médias du Canada</title>
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	<title>Now &amp; Next Articles Archive | Fonds des médias du Canada</title>
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		<title>L’économie décryptée : le pari gagnant de deux frères sur YouTube</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Andrea Yu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 15:11:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Version 2 Rev 17" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17.jpg 1280w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Les Vancouvérois Aman et Kamal mettent à profit leur parcours en finances, en histoire et en économie pour créer des&#8230;</p>
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<p><strong>Les Vancouvérois Aman et Kamal mettent à profit leur parcours en finances, en histoire et en économie pour créer des vidéos explicatives sur leur chaîne YouTube 2 and 20, qui cumulent des millions de vues. Sélectionnés dans le cadre du Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada, ils comptent utiliser ce financement pour produire plus de contenu et développer leur marque.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-1138x640.jpg" alt="Version 2 Rev 17" class="wp-image-259455" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Version-2-rev.17.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Capture d'écran de la chaîne YouTube 2 and 20</figcaption></figure>
</div>


<p>À la fin de 2023, Aman, un professionnel de l’investissement installé à Vancouver et ancien consultant et investisseur, a commencé à réaliser des vidéos sur la finance, l’économie et les affaires internationales, qu’il publiait sur YouTube. « C’était juste moi qui parlais devant une caméra de mauvaise qualité, se rappelle-t-il. C’était très médiocre. »</p>



<p>Ces vidéos étaient un passe-temps en parallèle de son boulot de 9 à 5. « Mon travail est beaucoup plus axé sur les chiffres, et j’ai toujours aimé faire preuve de créativité », dit-il.</p>



<p>Ses deux premières vidéos portaient sur les signes annonciateurs d’un krach immobilier et d’une récession aux États-Unis, des sujets qui l’intéressaient et qu’il connaissait bien.</p>



<p>Il a montré les vidéos à son frère Kamal, diplômé en histoire et en économie de l’Université de Colombie-Britannique et aujourd’hui stratège d’affaires et investisseur. « Kamal m’a dit : “On peut rendre ça beaucoup plus cool et divertissant” », se souvient Aman.</p>



<p>Kamal a commencé à aider Aman à monter les vidéos, en y ajoutant des éléments comme de la musique, des graphiques, des animations et des extraits vidéo. « J’ai appris à faire du montage et de l’animation par moi-même, à l’aide de tutoriels sur YouTube », explique Kamal, qui souhaitait lui aussi lancer une chaîne YouTube. « J’essayais de comprendre comment Johnny Harris, un grand youtubeur qui compte environ 6 millions d’abonnés, arrivait à créer des vidéos aussi esthétiques. Ça a vraiment fait monter notre niveau de production. »</p>



<p>De son côté, Aman a adapté son style d’écriture pour le rendre plus accessible. Il reconnaît que son expérience en consultation l’amenait au départ à rédiger des scénarios denses et complexes. « J’ai commencé à modifier mon approche pour privilégier davantage la narration », précise-t-il.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La naissance d’une chaîne</h3>



<p>Ils ont baptisé leur chaîne 2 and 20, en référence à la structure des fonds d’investissement qui prélèvent des frais de gestion de 2 % et une prime de performance de 20%, en fonction du rendement du fonds.</p>



<p>Grâce à une formule et une identité renouvelées, le duo a commencé à connaître plus de succès. En septembre 2023, ils ont publié une vidéo sur l’économie canadienne qui a récolté environ 37 000 vues. Elle a été suivie en février 2024 par une vidéo intitulée «<a href="https://www.youtube.com/watch?v=s8EmCWtbbgA" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Pourquoi le Brexit a été un échec pour le Royaume-Uni </a>», qui a été visionnée près de 140 000 fois. Puis, les succès viraux se sont succédés : une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZvSNcnG2eqY" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vidéo sur la crise du logement et du coût de la vie au Canada</a>, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=_TUVXfM1nqo&amp;t=152s" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une autre sur des enjeux similaires en Australie</a>, chacune totalisant aujourd’hui environ 3 millions de vues.</p>



<p>« Notre nombre d’abonnés est passé de 5 000 à 40 000 en quelques semaines, raconte Kamal. Des commanditaires ont commencé à nous contacter, et des youtubeurs célèbres ont réagi à nos vidéos. C’était une visibilité incroyable. »</p>



<p>Les frères ont commencé à prendre leur chaîne plus au sérieux, y voyant le potentiel de devenir quelque chose de plus grand. Kamal a embauché des monteurs, des animateurs et des créateurs de vignettes pour prendre en charge certaines de ses tâches, en partie parce que la charge de travail dans son emploi principal augmentait. Il s’est alors orienté davantage vers un rôle de production. « Je rédige des consignes de production pour les monteurs et les animateurs, ligne par ligne, pour l’intégralité de la vidéo », explique-t-il.</p>



<p>Aman a lui aussi reçu de l’aide pour la recherche et la rédaction des scénarios, qui prennent généralement une à deux semaines à réaliser. À la fin de 2024, Andrew Hayley, un ancien journaliste chez Reuters, qui travaille aujourd’hui en finance, a offert son aide au duo. « C’est vraiment génial aussi parce qu’il apporte un autre point de vue », déclare Aman.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Commanditaires et FMC : un soutien qui rapporte</h3>



<p>Les frères ont maintenant une communauté de 230 000 abonnés. Comme ils continuent d’exercer leur métier principal, ils peuvent se permettre d’être sélectifs dans le choix de leurs commanditaires; ils veulent qu’ils correspondent à leur image de marque et à leur public. Trouver un équilibre entre les possibilités de commandite et la fidélisation de leur audience est, selon Kamal, un véritable défi : « On veut garder une communauté soudée sans pour autant l’inonder de publicités. »</p>



<p>Développer la chaîne tout en répondant aux exigences de leur emploi principal est un autre défi en soi. Kamal et Aman espèrent qu’en faisant appel à davantage de collaborateurs externes, ils pourront trouver cet équilibre. Leur objectif est d’augmenter leur production, passant d’environ une vidéo longue par mois à une toutes les deux semaines.</p>



<p>Ils souhaitent également publier plus de vidéos courtes sur des plateformes comme Facebook, TikTok et Instagram — ce qu’ils pourront réaliser grâce à l’aide financière du Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada. Ce programme, qui en est maintenant à sa troisième année, distribue un total de 394 000 $ à 21 créateurs qui produisent du contenu vidéo court sur YouTube, Instagram, TikTok et Facebook.</p>



<p>« On a toujours repoussé la production de formats courts, faute de ressources financières et humaines, explique Kamal. [Ce financement] va nous aider énormément. Développer notre stratégie de contenus courts est essentiel pour attirer un nouveau public vers nos formats longs, qui, selon nous, offrent davantage de valeur. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1138" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1-1138x640.jpeg" alt="Thumbnail 1" class="wp-image-259460" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1-1138x640.jpeg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1-700x394.jpeg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1-768x432.jpeg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/Thumbnail-1.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Capture d'écran de la chaîne YouTube 2 and 20</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Tournés vers l’avenir</h3>



<p>Pour Aman et Kamal, 2 and 20 est bien plus qu’une simple plateforme vidéo. « Nous voulons créer un média à part entière axé sur l’économie et la géopolitique, affirme Aman. On souhaite non seulement produire de longues vidéos, mais aussi voyager dans différents pays pour aller à la rencontre des gens, et éventuellement lancer un balado. »</p>



<p>Les créateurs de contenu qui traitent de l’actualité, comme 2 and 20, pourraient gagner en popularité et en influence par rapport aux médias traditionnels s’ils bénéficient d’un financement et d’un soutien adéquats. « Notre génération – les millénariaux et la génération Z –, ne consomme plus le contenu des médias traditionnels », conclut Kamal. « C‘est important d’être présent sur les plateformes sur lesquelles les gens se trouvent. »</p>
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		<title>L’artiste mi’gmaq à la source de la série Bon Cop, Bad Cop</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/lartiste-migmaq-a-la-source-de-la-serie-bon-cop-bad-cop/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Grenier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 14:35:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/5.-Q052_press-photo_cr.-Jean-Philippe-Sansfacon_MN2025-e1777991660992-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="5 Q052 Press Photo Cr Jean Philippe Sansfaçon MN2025" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Après deux films à succès, Bon cop, Bad Cop revient à la télévision dans une série de six épisodes tournés,&#8230;</p>
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<p><strong>Après deux films à succès, <em>Bon cop, Bad Cop</em> revient à la télévision dans une série de six épisodes tournés, entre autres, dans la communauté autochtone de Gesgapegiag. Rencontre avec le scénariste mi’gmaq Quentin Condo, qui a inspiré et aidé ses amis Patrick Huard et Anik Jean à bien raconter cette histoire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/5.-Q052_press-photo_cr.-Jean-Philippe-Sansfacon_MN2025-512x640.jpg" alt="5 Q052 Press Photo Cr Jean Philippe Sansfaçon MN2025" class="wp-image-256868"/><figcaption class="wp-element-caption">Quentin Condo. Crédit photo: Jean-Philippe Sansfaçon</figcaption></figure>
</div>


<p>Pour trouver la source du retour de <em>Bon Cop, Bad Cop</em>, il faut faire comme le saumon : remonter la rivière. Plus précisément la Cascapédia, qui se jette dans la baie des Chaleurs, entre Maria et New Richmond, en Gaspésie. C’est là, en apprenant à pêcher, que la réalisatrice et chanteuse Anik Jean est tombée sur son ancien camarade de classe Quentin Condo, qui travaillait comme guide de pêche. Au secondaire, à Bonaventure, Anik et Quentin se croisaient dans l’école, mais sans vraiment se connaître. Au fil du courant et des étés, ils ont tissé une belle amitié. Et comme les amoureux et amoureuses de nos amis deviennent souvent nos amis, l’artiste de la nation micmaque (mi’gmaq) et Patrick Huard, marié à Anik Jean, s’entendent aussi à merveille.</p>



<p>C’est donc en taquinant le poisson, parfois en sirotant un scotch, que l’idée de transposer une intrigue de <em>Bon Cop, Bad Cop</em> dans la communauté voisine de Gesgapegiag a émergé. « On a commencé à en parler il y a une dizaine d’années, après le deuxième film », se souvient Quentin Condo, rencontré dans un café des Cantons-de-l’Est.</p>



<p>« Patrick et moi, ça cliquait comme amis, mais il ne connaissait pas vraiment les gens de notre communauté. Quand je lui racontais ce qui se passait, il posait des questions et il s’est dit que ça serait cool si, un jour, on faisait un <em>Bon Cop, Bad Cop</em> avec une histoire autochtone », poursuit-il.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-427x640.jpg" alt="3E9A8973 2 (2)" class="wp-image-256872" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anik Jean et Patrick Huard sur le plateau de <em>Bon Cop, Bad Cop</em>. Crédit photo: Bell Média</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Savoir naviguer</h3>



<p>Beaucoup d’eau a coulé dans la rivière avant que la ligne ne morde enfin. Puis, il y a environ deux ans, le téléphone a sonné. Le projet allait de l’avant, avec l’appui financier du Fonds des médias du Canada. D’abord engagé comme consultant, Quentin a rapidement joint l’équipe d’écriture, en plus d’aider à la distribution et à la recherche de lieux de tournage.</p>



<p>Mais pour que toute l’opération fonctionne, il fallait avant tout l’aval des Premières Nations, notamment à Gesgapegiag. Fils d’un ancien chef et lui-même ex-vice-chef de l’endroit, Quentin est devenu un acteur clé dans la réussite du projet.</p>



<p>« La première chose qu’on a faite, c’est de rencontrer tous les chefs du Québec, explique-t-il. Il y a 43 communautés à l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL). J’ai appelé Ghislain Picard, [qui était alors] le chef régional pour le Québec. Je voulais être sûr que tout le monde était d’accord parce qu’on voulait faire une scène de l’APNQL dans la série. Je voulais que tout le monde ait un rôle et je ne voulais pas de problème avec une autre nation. »</p>



<p>Il s’est ensuite rendu à Gesgapegiag pour obtenir le feu vert du conseil et faire du porte à porte à travers la communauté pour s’assurer qu'elle était derrière lui. « C’est comme ça que ça marche. Il faut être vraiment ouvert parce que si quelque chose ne marche pas, tout peut se refermer. »</p>



<p>Or il a vite constaté l’enthousiasme de la population : « Je pensais que ça allait être plus difficile, mais ils étaient tellement contents de participer. <em>Bon Cop, Bad Cop</em>, c’est très connu chez les Autochtones. Patrick ne savait pas ça. Autour de la rivière, il y a plusieurs guides micmacs et tout le monde connaissait Pat! Il a vu le potentiel de faire quelque chose avec notre communauté. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une nation en action</h3>



<p>Le souci premier de tout bon scénariste, c’est qu’on croit à son histoire. Et quand une franchise repose sur le choc des cultures, comme <em>Bon Cop, Bad Cop</em>, il est essentiel que tout le monde se reconnaisse. Après avoir été guide de pêche, Quentin Condo est donc devenu guide des mots.</p>



<p>« La chose la plus importante pour moi, c’était que les dialogues soient les plus autochtones possible, confie le coscénariste de 47 ans. On a des façons de dire les choses, une attitude différente, comme les Québécois par rapport aux autres Canadiens. On parle beaucoup avec le silence. Si un Québécois n’aime pas quelque chose, tu vas le savoir tout de suite, mais moins chez les Autochtones. Ils vont juste répondre en silence. On appelle ça le <em>silent no</em>. »</p>



<p>La vérité passe aussi par l’interprétation. Les Micmacs de Gesgapegiag étaient près d’une centaine sur le plateau pour donner vie à leur communauté à l’écran, avec un heureux mélange de plaisir et de fierté. Beaucoup n’avaient jamais joué devant une caméra, mais d’après Quentin Condo, trouver de bons interprètes autochtones n’est pas difficile parce qu’ils sont des conteurs nés. Le défi, c’est de faire des choix…</p>



<p>C’est l’acteur québécois très en vue Joshua Odjick (<em>Ça : Bienvenue à Derry</em>), de la nation Kitigan Zibi Anishinabeg, près de Maniwaki, dans le rôle du chef de police de Gesgapegiag, qui donne la réplique à Patrick Huard, Henry Czerny, Christine Beaulieu et Sarah-Jeanne Labrosse. Nathaniel Arcand, de la nation Cri des Plaines, qui fait également carrière à Hollywood, est aussi de la distribution, tout comme le fils de Quentin Condo, Liam, qui n’en est pas à son premier tournage. « On commence à voir beaucoup de talent autochtone, des acteurs de partout. Pour les gens de la communauté, c’est naturel de devenir acteurs. Ils sont tellement bons, c’est incroyable! »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-960x640.jpg" alt="BCBC SC6 (1)" class="wp-image-256860" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-854x570.jpg 854w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'acteur Joshua Odjick dans <em>Bon Cop, Bad Cop</em>. Crédit photo: Bell Média</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Changer le monde, une œuvre à la fois</h3>



<p>Un allié comme Quentin Condo est un atout précieux pour une équipe de tournage, mais les productions n’ont pas toutes cette chance. Elles peuvent alors se tourner vers le Bureau de l’écran autochtone (BEA). « Le BEA se réjouit de voir le secteur audiovisuel mettre à profit les ressources disponibles afin de collaborer de manière significative avec les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits. La publication <em>Protocoles et cheminements cinématographiques</em> constitue un guide de référence, accessible à tous sur [notre] <a href="https://iso-bea.ca/fr/">site Web</a> », indique Jean-François D. O’Bomsawin, directeur des communications et des initiatives francophones au BEA.</p>



<p>Dans l’Est-du-Québec, on peut aussi approcher le Bureau du cinéma et de la télévision de la Gaspésie. Membre du conseil d’administration, Quentin Condo connaît bien les retombées d’un projet comme <em>Bon Cop, Bad Cop</em> pour la région, qu’il évalue à quelque 600 000 $, un apport non négligeable pour les hôteliers, les restaurateurs et les commerçants, en particulier en basse saison.</p>



<p>Comme à l’époque où il était vice-chef, l’artiste insiste sur l’importance de s’impliquer pour les siens et pour sa culture, mais il le fait aujourd’hui différemment. Quand il ne collabore pas sur des projets collectifs, c’est sur scène, en tant que chanteur hip-hop, que Quentin Condo met de l’avant son talent, son engagement social et son héritage micmac, sous le pseudonyme Q052. « Avec les arts, on est capables de changer le monde! affirme-t-il avec conviction. Pas nécessairement avec la politique. Les artistes ont une vérité que les politiciens vont souvent cacher. »</p>



<p>S’il vit aujourd’hui dans le canton de Hatley, en Estrie, où il a suivi son amoureuse, Gesgapegiag restera toujours sa véritable maison (« mala », dit-il spontanément, la main sur le cœur. Ça signifie « d’où je viens » en micmac). La production y a d’ailleurs déroulé le tapis bleu à la mi-avril pour l’avant-première de la série, accessible sur Crave à partir du 7 mai. Quentin Condo se réjouit que, partout au Canada, le grand public puisse voir sa communauté de l’intérieur, qu’on démystifie ce qui s’y passe, qu’on entre chez les familles (souvent nombreuses) pour mieux comprendre leur réalité et leur vision de la société. Tout ça, en divertissant les gens!</p>



<p>« On vit dans le même pays et on se parle rarement. Je pense que, finalement, la série montre davantage les choses qu’on a en commun. C’est ça qui est l’<em>fun</em>. On réalise qu’on est tous des humains et qu’on réagit aux mêmes sentiments. »</p>
<p>The post <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/lartiste-migmaq-a-la-source-de-la-serie-bon-cop-bad-cop/">L’artiste mi’gmaq à la source de la série Bon Cop, Bad Cop</a> appeared first on <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/">Fonds des médias du Canada</a>.</p>
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		<title>Avec Hate the Player, le sprinteur canadien Ben Johnson court tout droit vers l’humour</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/avec-hate-the-player-le-sprinteur-canadien-ben-johnson-court-tout-droit-vers-lhumour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 19:07:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_103_01_22_12_04-1-e1777564972508-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="HTP 103 01 22 12 04 (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>La nouvelle série Hate the Player: The Ben Johnson Story jette un regard comique sur la vie et l'héritage du&#8230;</p>
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<p><strong>La nouvelle série <em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em> jette un regard comique sur la vie et l'héritage du sprinteur canadien trouvé coupable de dopage. Découvrez pourquoi la chute de Ben Johnson est racontée du point de vue de l’ancien athlète et avec humour.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_103_01_22_12_04-1-e1777564972508-1138x472.jpg" alt="HTP 103 01 22 12 04 (1)" class="wp-image-256847"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em>. Crédit photo: New Metric Media</figcaption></figure>
</div>


<p><em>Hate the player</em>. C’est une série biographique. C’est une histoire sportive. C’est une comédie déjantée. C’est une lettre d’amour aux Canadiens d’origine jamaïcaine. C’est une série qui frappe fort et qui réussit son coup.</p>



<p>Cette production en six épisodes (actuellement offerte sur Paramount+ Canada et GameTV) retrace la vie et la carrière du sprinteur canadien Ben Johnson, tour à tour adulé puis déchu. Vainqueur du 100 mètres aux Jeux olympiques d’été de 1988, il a vu sa médaille d’or lui être retirée après un test positif aux stéroïdes.</p>



<p>« [La série] vise à redonner un peu d’éclat au nom de Ben, explique le créateur et producteur exécutif de <em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em>, Anthony Q. Farrell. Elle montre comment on l’a placé sur un piédestal avant de le faire tomber… puis de s’acharner sur lui. On raconte son histoire de son point de vue. »</p>



<p>Anthony Q. Farrell s’exprime dans le cadre du symposium du Bureau de l’écran des Noirs (BÉN) à Toronto, où l’équipe créative de <em>Hate the Player</em> s’est récemment réunie pour revenir sur les origines de la série et expliquer pourquoi elle se démarque. Il était accompagné de Ben Johnson, aujourd’hui âgé de 64 ans, des vedettes de <em>Hate the Player</em> Shamier Anderson, qui livre une performance exceptionnelle dans le rôle de Ben Johnson, de Karen Robinson, qui incarne Gloria, la mère du sprinteur, ainsi que du producteur exécutif et PDG de New Metric Media, Mark Montefiore.</p>



<p>Ce dernier révèle que la série a mis six ans à voir le jour sur nos écrans et qu’elle avait d’abord été pensée comme un drame. Or cette approche ne fonctionnait pas, d’où l’idée de faire appel à Anthony Q. Farrell, scénariste et réalisateur comique (<em>The Office, Shelved</em>).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Trouver le côté comique</h3>



<p>« On voulait vraiment que ce soit drôle, explique Anthony Q. Farrell. Trouver l’humour, trouver des blagues. C’est une histoire canadienne, c’est une histoire noire, et l’une des choses que ces deux cultures savent faire, c’est trouver le côté comique des choses. »</p>



<p>L'humour de la série prend plusieurs formes : piques subtiles à l'encontre des arbitres racistes et des médias sportifs, gags burlesques et railleries. Le rival de Johnson, le sprinteur américain Carl Lewis, est tourné en dérision; un choix qui posait un risque pour la production parce qu’il pouvait être interprété comme diffamatoire. C’est à ce moment qu’est né le personnage de Walter, l’avocat, incarné par Mark McKinney.</p>



<p>« On travaillait avec l’équipe juridique qui ne voulait pas que nous soyons poursuivis en justice pendant la réalisation de la série », raconte le scénariste et réalisateur. « Parmi leurs conseils, il fallait un contrepoids, quelqu’un qui raconte l’autre version de l’histoire, qui ne soit pas seulement celle de Ben. On a donc eu cette idée : et si je prenais simplement ce que les avocats m’envoyaient et que je l’intégrais dans la série? Ce qui était drôle, c’est qu’une fois qu’ils ont compris le personnage de Walter, ils se sont mis à écrire pour lui. Je leur demandais si c’était une note juridique ou une proposition créative. Ils répondaient : “C’est une proposition!” Et moi : “Non, occupez-vous de l’aspect juridique. Je déciderai de ce qui fera partie de la série!” », ajoute-t-il en riant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Devenir Ben Johnson</h3>



<p>Le poids de la série repose sur les épaules musclées de Shamier Anderson, qui n’a eu que six semaines pour avoir la condition physique exceptionnelle de Ben Johnson. Il devait aussi incarner l’athlète à différentes étapes de sa vie, de l’enfance à la soixantaine.</p>



<p>« J’ai décidé de ne rencontrer Ben que 48 heures avant le début du tournage », révèle Shamier Anderson. « Ben est une personne très différente aujourd’hui de ce qu’il était dans la vingtaine, la trentaine ou la quarantaine. Heureusement, grâce à YouTube et Google, il y avait beaucoup de ressources pour m’aider. Et quand je l’ai finalement rencontré, le but n’était pas de faire une entrevue journalistique, mais plutôt de me connecter à lui, de voir l’homme qu’il est aujourd’hui », poursuit l’acteur.</p>



<p>Ben Johnson, humble et réservé, revient sur leur première rencontre : « [Shamier] m’a invité chez lui pour partager un repas et apprendre à se connaître. Je connaissais ses racines jamaïcaines. On s’est regardés et on a souri; il y avait une connexion. Il m’a incarné à la perfection : ma façon de parler, de bouger, ce que je dis. Et comme il l’a mentionné, il a dû se mettre en forme très rapidement. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nouveau départ et fil d’arrivée</h3>



<p>Pour l’actrice chevronnée Karen Robinson, <em>Hate the Player</em> est un projet comique unique, qui lui a permis de revisiter son passé de jeune Jamaïcaine ayant émigré au Canada à l’adolescence.</p>



<p>« En lisant le scénario, ma première réaction a été : c’est complètement fou! dit-elle en souriant. C’était juste complètement inattendu, éclaté, audacieux. Ils prenaient vraiment un risque avec ce projet et je devais absolument en faire partie. Si cette histoire est importante à raconter, c’est aussi parce que [lorsque Ben Johnson s’est fait retirer sa médaille], je n’étais dans ce pays que depuis quatre ans. J’étais à Calgary, et je me souviens que des Blancs venaient me voir pour me demander : “Alors, qu’est-ce que tu penses de cette histoire?” »</p>



<p>« À 20 ans, mon esprit critique n’était pas encore assez développé pour répondre à cette question, et je réalise que je ne me suis jamais demandé quelle était la version de Ben. Je me fiais uniquement à ce que je lisais et entendais, et à la façon que les gens m’abordaient en tant que la seule Jamaïcaine qu’ils connaissaient. J’ai l’impression qu’en étant invitée à rejoindre le projet, on m’a donné l’occasion d’explorer cette version de l’histoire », poursuit-elle.</p>



<p>Malgré un budget serré et un calendrier de production qui ont forcé Anthony Q. Farrell à couper certaines scènes, <em>Hate the Player</em> a su trouver sa voix et y être fidèle. Un défi de taille, mais qui démontre que, pour traverser la ligne d’arrivée, on doit être ouvert à ce qui se présente à nous.</p>



<p>« Bien souvent, en tant qu'artistes, on se dit que les choses doivent se faire d’une certaine façon. Non, restez ouverts. Si on comprend l’essence de notre vision et de ce qu’on veut raconter, il y a plein de façons d’y arriver. Il faut être prêts à accueillir ce que la vie met sur notre chemin. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_101_01_13_42_07-1-e1777565391892-1138x476.jpg" alt="HTP 101 01 13 42 07 (1)" class="wp-image-256848"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em>. Crédit photo: New Metric Media</figcaption></figure>
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		<title>Italien + musique + enseignement = la formule gagnante de Frank Moyo</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/italien-musique-enseignement-la-formule-gagnante-de-frank-moyo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Yu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 15:04:11 +0000</pubDate>
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<p><strong>Frank Moyo, vedette des réseaux sociaux, fait partie des 21 créateurs sélectionnés dans le cadre du Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada. Le professeur de chant explique pourquoi il réalise des vidéos pour enseigner l’italien aux enfants, et comment ce soutien financier pourrait l’aider à faire passer son contenu au niveau supérieur.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-427x640.jpg" alt="4262" class="wp-image-256790" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/4262-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Frank Moyo. Photo : Courtoisie</figcaption></figure>
</div>


<p>Les racines italiennes de Frank Moyo sont profondément ancrées. Ses parents et ses grands-parents ont émigré de la Calabre, dans le sud de l’Italie, vers le Canada au début des années 1970. Né en 1993, Moyo a grandi dans la culture et la langue italiennes. Il était très proche de ses grands-parents, en particulier de sa grand-mère maternelle, qu’il appelle « Nonna ». « Je parlais italien quand j’étais enfant et j’ai grandi en mangeant italien », raconte-t-il.</p>



<p>À 11 ans, le jeune Frank découvre la musique. « J’ai vu une guitare dans une vitrine et j’ai demandé à mon père de me l’offrir pour Noël, se souvient-il. C’est une histoire un peu clichée, mais je vous jure que c’est vrai. » Il commence alors à composer et à développer ses talents d’auteur-compositeur-interprète, tout en étudiant l’italien et l’archéologie à l’Université de Toronto, avant de poursuivre sa formation en enseignement.</p>



<p>Frank Moyo est professeur de musique depuis 2018 et travaille dans deux écoles primaires de Toronto. Mais ce n’est qu’après six ans de carrière, vers 2024, qu’il commence à réunir ses trois passions : la musique, l’enseignement et l’italien. Une quatrième s’ajoute rapidement à l’équation : la création de contenu. Sous le nom de @frankmoyomusic, il rejoint près d’un million d’abonnés sur Instagram, et publie aussi ses vidéos sur YouTube sous le nom de @FrankMoyo.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La naissance d’un créateur de contenu numérique</h3>



<p>Même s’il avait déjà chanté en italien, surtout des reprises, Frank Moyo a été inspiré par la façon dont certains professeurs de langue utilisent le rythme pour faciliter la prononciation. « Je me suis un peu basé sur le rythme », explique-t-il, en prenant le mot « parmigiano » comme exemple. Il décompose le mot en syllabes, puis les intègre à une trame rythmique. « Ensuite, on en fait une chanson. »</p>



<p>Il a vu l’apprentissage de l’italien comme un moyen de briser la glace pour permettre à ses élèves en musique de vivre une nouvelle expérience ensemble. « Ils étaient moins timides et moins préoccupés par le jugement des autres, car ils apprenaient tous en même temps », raconte-t-il.</p>



<p>Frank Moyo a ainsi composé ce qu’il appelle « The Cheese Song », qu’il a interprétée devant une classe de deuxième année, en posant son téléphone sur un support de projecteur. Il voulait filmer sa performance et la publier en ligne afin que d’autres puissent en profiter. C'était l'une des premières chansons d'apprentissage de l'italien qu'il a publiées sur son compte Instagram, et elle est devenue virale.</p>



<p>« La vidéo a atteint 15 millions de vues en une semaine ou deux, se souvient-il. Elle a été republiée par Jennifer Garner, Jennifer Love Hewitt et toutes ces grandes vedettes. Je pense que c'était juste quelque chose de vraiment nouveau, et que personne d'autre ne faisait rien de semblable. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">La popularité de Frank Moyo prend de l’ampleur</h3>



<p>Moyo poursuit sur sa lancée en écrivant des chansons éducatives en italien, qu’il interprète d’abord en classe avant de les publier en ligne. Il y a d’abord eu « The Pasta Song », puis une chanson sur la façon d’exprimer son amour en italien, ainsi que des chansons sur les fruits, les légumes et les couleurs.</p>



<p>Le succès est au rendez-vous, autant à l’école qu’à l’extérieur. « The Buongiorno Song », qui présente différentes salutations italiennes, a été visionnée 12 millions de fois. « Des parents venaient à l’école pour me dire à quel point ils adoraient les chansons et que leurs enfants les chantaient jour et nuit », raconte-t-il.</p>



<p>Conscient du potentiel de ses chansons, Frank Moyo décide de passer d’Instagram à YouTube. Il collabore avec un monteur pour créer des vidéos et des vignettes rappelant celles de chaînes éducatives populaires telles que Ms. Rachel et Super Simple Songs.</p>



<p>Puis un autre grand tournant se produit pour le créateur numérique : une chanson qu’il consacre à sa nonna devient virale, ce qui lui vaut une apparition à Canada's Got Talent en avril 2025. Un livre jeunesse illustré intitulé Nonna, écrit par Frank Moyo, paraît le mois suivant. « C’est une véritable célébrité en ligne, dit-il, en parlant de sa grand-mère. Elle adore ça. » </p>



<h3 class="wp-block-heading">Une émission pour enfants à l’horizon?</h3>



<p>Bien qu’il continue de se consacrer à la création de chansons éducatives en italien pour les enfants tout en enseignant à temps plein, Frank Moyo espère un jour développer une véritable émission pour enfants. Il commence à expérimenter des techniques vidéo plus avancées, comme le tournage sur fond vert, et fait appel à des illustrateurs et des animateurs pour rehausser la qualité de production de son contenu.</p>



<p>Sélectionné parmi les 21 créateurs de la troisième édition du Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada, Frank Moyo bénéficie d’une part de l’enveloppe totale de 394 000 $ distribuée cette année. Le programme vise à soutenir la croissance des créateurs de contenu numérique canadiens au milieu de leur carrière qui produisent du contenu vidéo de courte durée, exclusivement sur YouTube, Instagram, TikTok ou Facebook. Ce financement aidera Moyo à améliorer la qualité de ses vidéos et à développer sa chaîne. « À terme, j’aimerais organiser de vrais concerts pour les enfants », explique-t-il. « Je m’inspire beaucoup de Robert Munsch et de Raffi, et de ce qu’ils ont accompli au fil de leur carrière. »Alors qu’il s’investit pleinement dans le contenu éducatif pour enfants, Moyo admet avoir dû mettre de côté ses aspirations d’auteur-compositeur-interprète « pour adultes ». « Je me définis un peu comme musicien pour enfants, maintenant, dit-il. C’est difficile de revenir à ma musique d’origine, mais j’aime ça. J’adore voir le visage des enfants. »</p>



<p>L’un des moments forts de sa carrière a été une séance de dédicaces dans une librairie Indigo à l’été 2025. « J’ai vu tellement de familles là-bas, avec leurs enfants, leurs mamans, leurs papas, leurs grands-parents et leurs petites-filles, tous ensemble, chantant en chœur », se souvient-il. Ce fut une expérience incroyable, qui m’a donné le sentiment d’avoir une mission. »</p>
<p>The post <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/italien-musique-enseignement-la-formule-gagnante-de-frank-moyo/">Italien + musique + enseignement = la formule gagnante de Frank Moyo</a> appeared first on <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/">Fonds des médias du Canada</a>.</p>
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		<title>Carole Pope, icône queer du rock, se confesse à Michelle Mama </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/carole-pope-icone-queer-du-rock-se-confesse-a-michelle-mama/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 14:36:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="AntiDiva5 CarolePope Interview Church Red Jacket WS (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Le documentaire Antidiva : The Carole Pope Confessions ouvre le Festival international canadien du documentaire Hot Docs ce mois-ci. Nous&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="AntiDiva5 CarolePope Interview Church Red Jacket WS (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" />
<p><strong>Le documentaire <em>Antidiva : The Carole Pope Confessions</em> ouvre le Festival international canadien du documentaire Hot Docs ce mois-ci. Nous avons parlé avec la réalisatrice Michelle Mama de son film, qui revient sur la vie et l’héritage de la chanteuse rock et icône lesbienne de 79 ans. Une chronique attendue depuis longtemps.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva5_CarolePope_Interview_Church_Red-Jacket_WS-1-1138x640.jpg" alt="AntiDiva5 CarolePope Interview Church Red Jacket WS (1)" class="wp-image-256707"/><figcaption class="wp-element-caption">Carole Pope dans <em>Antidiva: The Carole Pope Confessions</em>. Crédit photo: Gay Agenda</figcaption></figure>
</div>


<p>Il aura fallu six ans à la réalisatrice Michelle Mama pour mener à bien son documentaire consacré à Carole Pope, chanteuse du groupe Rough Trade.</p>



<p><em>Antidiva : The Carole Pope Confessions</em> est un véritable projet de cœur : celui d’une cinéaste lesbienne qui retrace la vie et l’époque de la première chanteuse rock canadienne ouvertement lesbienne. C’est un film captivant, émouvant et festif, qui met en lumière une figure insaisissable. Il sera présenté en ouverture du festival Hot Docs ce mois-ci.</p>



<p>Nous avons discuté avec Michelle Mama alors qu’elle se préparait pour la première du long métrage, et avons abordé avec elle les défis de bien représenter la vie et le parcours d’une icône queer de 79 ans.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="522" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Michelle-Mama-headshot-1.jpg" alt="Michelle Mama Headshot (1)" class="wp-image-256709"/><figcaption class="wp-element-caption">Michelle Mama. Crédit photo: Lulu Wei</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Comment vous est venue l'idée de faire un documentaire sur Carole Pope?</strong></p>



<p>C’était en 2020, pendant la pandémie de COVID. Mon amie Allison Grace et moi étions assises sur un banc du Trinity Bellwoods Park, à Toronto, en train de discuter. J'avais fait la connaissance de Carole par l'intermédiaire d'un ami et on se disait : « C'est incroyable qu'il n'y ait pas encore de documentaire sur Carole Pope. » Comment est-ce possible? Allison me répétait : « Tu devrais le faire », et on en riait. Puis finalement, sur ce banc, elle m’a dit : « Tu vas faire ce film, et je vais t’aider. On va le produire ensemble. » Et c’est exactement ce qui s’est passé.</p>



<p><strong>Avez-vous eu de la difficulté à convaincre Carole Pope de participer au film?</strong></p>



<p>Non. Carole était prête; elle attendait que quelqu’un le fasse. Je crois qu’il y a eu quelques tentatives auparavant, je ne sais pas pourquoi elles n’ont pas abouti. Mais c’est une histoire qui ne demande qu’à être racontée. Nous avons cette icône de 79 ans — elle aura 80 ans en août. Elle est là. Elle est pleine de vie. Elle a toute sa tête. Elle parcourt toujours le monde avec sa valise pour donner de petits spectacles. J’avais du mal à croire que personne ne l’avait encore fait.</p>



<p><strong>Et, comme cinéaste, est-ce que l’amener à s’ouvrir à vous a représenté un défi?</strong></p>



<p>Carole a la réputation qu'elle a pour une bonne raison; elle ne supporte pas les imbéciles. J'en étais très consciente. Dès le départ, j'ai été très franche avec elle. Impossible d'être complaisant avec Carole : il faut aller droit au but, et c’est ce que j’ai fait. Elle savait que j’arrivais avec de bonnes intentions. Il n’était pas question d’argent ni d’exploitation — de toute façon, on sait bien que les documentaires canadiens ne nous rendent pas riches. J’étais une femme queer, devant l’une de mes idoles, en train de lui dire : « Pourquoi personne ne t’a encore rendu justice? » Et j’ai toujours l’impression que le temps file, que tout peut arriver à tout moment.</p>



<p><strong>Carole Pope abordait la sexualité de front et, avec sa chanson à succès <em>High School Confidential</em>, elle exprimait un désir lesbien à l’état pur, révolutionnaire pour l’époque. Quelle est l’importance de cette chanson dans la culture queer?</strong></p>



<p>Elle n’a pas inspiré que les personnes queers. Ces six dernières années, j’ai parlé à des mécaniciens sur l’île de Vancouver, à des gars de la construction sur la côte Est. Quand ils apprenaient que je réalisais ce film, ils capotaient. Ma plus grande surprise a été de voir à quel point les hommes hétéros sont obsédés par Carole Pope. C’est tellement intéressant, parce que si on remonte à cette époque, la moindre chanson, la moindre allusion à la sexualité suffisait à capter leur attention, non? C’était comme… tu es attirante et tu parles de sexe… à la radio!</p>



<p><strong>Le documentaire rend hommage à cette icône lesbienne, mais c’est aussi une réflexion sur l’artiste vieillissante.</strong></p>



<p>Et sur la femme artiste.</p>



<p><strong>Oui. On voit à quel point Carole Pope travaille fort pour gagner sa vie et exercer son métier.</strong></p>



<p>Mon intention était d’ouvrir le film sur un contraste frappant : Carole Pope, reine absolue, dans son petit appartement miteux à Los Angeles. C’était ça, l’idée — montrer que tous ceux qui croient qu’elle vit dans l’opulence grâce à <em>High School Confidential</em> se trompent. Rien n’est plus faux.</p>



<p><strong>Et ce n’est pas seulement un film sur Carole Pope. C’est aussi l’histoire de Carole et de Kevan Staples, qui ont fondé le groupe Rough Trade en 1968. Est-ce que ça a été difficile pour Carole de parler de Kevan?</strong></p>



<p>Je dirais que Kevan, et la ballade de l’histoire d’amour entre Kevan et Carole, constitue le cœur de Rough Trade et du film. On avait une version complète du documentaire qui ne fonctionnait tout simplement pas. Le film tenait la route, mais Carole ne se livrait pas vraiment. Alors, nous avons dû faire une ultime entrevue de deux jours, où nous sommes allés en profondeur, et j’ai dû dire à Carole : « Écoute, là, on y va vraiment. » C’était inconfortable, et durant cette entrevue, elle a admis que ses compositions n’étaient peut-être pas aussi bonnes sans Kevan dans les années 1990. C’est juste une phrase.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/AntiDiva4_Young-CarolePope_and_KevanStaples_Couple_BW-1-1138x640.jpg" alt="AntiDiva4 Young CarolePope And KevanStaples Couple B&amp;W (1)" class="wp-image-256706"/><figcaption class="wp-element-caption">Carole Pope et Kevan Staples, dans le film <em>Antidiva : The Carole Pope Confessions</em>. Crédit photo: Gay Agenda</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>C’est une phrase très révélatrice.</strong></p>



<p>Oui, ce qu'elle voulait dire, c'est qu'elle admettait que son meilleur travail avait peut-être été celui qu'elle avait réalisé avec Kevan. Avec le recul, se lancer en solo n'était peut-être pas la meilleure idée.</p>



<p><strong>Carole Pope a-t-elle vu le film?</strong></p>



<p>Oui, elle l’a vu, et elle l’aime. C’était un moment très émouvant pour elle, car Kevan venait tout juste de décéder. J’avais essayé de terminer le film à temps pour pouvoir le lui montrer à l’hôpital, mais ça n’a pas été possible. C’était une période horrible. J’ai invité Marilyn, la conjointe de Kevan, ainsi que Carole, à regarder le film ensemble dans notre salle de montage. À ce moment-là, toutes les émotions tournaient autour de Kevan, et c’était très, très émouvant. Tout le monde pleurait.</p>



<p><strong>Qu’espérez-vous que le public retienne du film?</strong></p>



<p>On peut regarder ce film comme un prisme, le voir sous des angles complètement différents. C'est un film sur une héroïne trop longtemps oubliée; au Canada, tout le monde sait qui est Carole Pope. Les hommes hétéros le regarderont et l'adoreront. Les jeunes homosexuels le regarderont, en tireront des enseignements et l'adoreront aussi.</p>



<p>Quand on parle de culture pop, on parle d’une flamme qui en allume une autre, puis encore une autre. Je suis allée voir Peaches il y a quelques semaines, et on peut tracer une ligne directe entre Carole Pope et elle. Puis arrivent ces jeunes qui font leur coming out 20 ans après Peaches. C'est une troisième génération d’artistes queers, avec Chappell Roan et Reneé Rapp. À toutes ces jeunes chanteuses fièrement saphiques, qui parlent des femmes et de l'amour entre femmes, je dis : « Voilà une véritable marraine que vous pouvez enfin rencontrer ».</p>
<p>The post <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/carole-pope-icone-queer-du-rock-se-confesse-a-michelle-mama/">Carole Pope, icône queer du rock, se confesse à Michelle Mama </a> appeared first on <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/">Fonds des médias du Canada</a>.</p>
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		<title>Ariane Brunet veut faire du bien (et vous faire rire)</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/ariane-brunet-veut-faire-du-bien-et-vous-faire-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florence Tison]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 15:24:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Ariane Brunet VilledePluie 9 ZEPHIR (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>« Je vais faire rayonner la culture, c'est promis! » L’humoriste Ariane Brunet, sélectionnée pour le Programme pilote pour la&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Ariane Brunet VilledePluie 9 ZEPHIR (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p><strong>« Je vais faire rayonner la culture, c'est promis! » L’humoriste Ariane Brunet, sélectionnée pour le Programme pilote pour la création numérique du Fonds des médias du Canada, parle des nombreuses « casquettes » qu’elle porte et de son envie de rejoindre sa génération.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="424" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-424x640.jpg" alt="Ariane Brunet VilledePluie 9 ZEPHIR (1)" class="wp-image-256562" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-424x640.jpg 424w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-768x1158.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-1018x1536.jpg 1018w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/Ariane_Brunet_VilledePluie_9_ZEPHIR-1-1358x2048.jpg 1358w" sizes="auto, (max-width: 424px) 100vw, 424px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ariane Brunet. Crédit photo: villedepluie</figcaption></figure>
</div>


<p>L’humoriste Ariane Brunet est l’une des 21 créatrices et créateurs de contenu&nbsp;qui&nbsp;se partagent une&nbsp;enveloppe totale de 394 000 $&nbsp;dans&nbsp;le cadre&nbsp;de la troisième édition&nbsp;du Programme pilote pour la création numérique (PPCN) du Fonds des médias du Canada (FMC). &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Comme tous les candidats retenus, la&nbsp;Montréalaise&nbsp;de 23 ans produit des vidéos et les diffuse&nbsp;sur les réseaux sociaux&nbsp;Instagram,&nbsp;TikTok, YouTube&nbsp;et Facebook.&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/reel/DVt4aG6Et-A/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans un sketch&nbsp;</a><a href="https://www.instagram.com/reel/DVt4aG6Et-A/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">humoristique</a><a href="https://www.instagram.com/reel/DVt4aG6Et-A/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;présenté en mars</a><a href="http://instagram.com/reel/DVt4aG6Et-A/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;dernier</a>, on la voit&nbsp;par exemple&nbsp;racheter un vieux matelas taché (et puant, semble-t-il) au comédien Pier-Luc Funk. &nbsp;</p>



<p>Ariane Brunet, qui se définit sur Instagram comme une « femme de blagues », est suivie sur le réseau social par plus de 120 000 amateurs&nbsp;–&nbsp;une audience qui devrait continuer d’augmenter, si on en croit la principale intéressée. C’est ce à&nbsp;quoi va servir l’aide financière du FMC,&nbsp;en plus de la soutenir dans le lancement de&nbsp;son projet de vidéos « qui font du bien » en abordant des thèmes sociaux sous forme de scénettes humoristiques… mais pas&nbsp;que!&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je&nbsp;travaille sur une&nbsp;longue vidéo YouTube avec mon frère dans laquelle on va faire de la musique,&nbsp;ajoute Ariane Brunet. Ce sont des vidéos qui font du bien. C’est vraiment juste ça. Je pense que le monde a besoin d'être diverti, et les créateurs ont besoin de soutien pour pouvoir le faire, alors qu'on le fait gratuitement depuis des années. » &nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Travail d’équipe</strong> </h3>



<p>Le frère&nbsp;d’Ariane&nbsp;– qu’elle considère aussi comme son meilleur ami depuis la tendre enfance –,&nbsp;c’est Charles Brunet, lui aussi humoriste. C’est avec&nbsp;lui qu’elle&nbsp;a fait ses premières armes devant et derrière la caméra. &nbsp;</p>



<p>Ariane et Charles Brunet&nbsp;collaborent encore à ce jour, comme dans&nbsp;des vidéos inspirées de leur&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/reel/DSqcs4Lkqxq/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA%3D%3D" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Noël</a>&nbsp;ou de leurs&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/reel/DQIBvD6EkPa/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">vacances</a>&nbsp;en famille. &nbsp;Le duo a d’ailleurs été en nomination au dernier Gala Les Olivier dans la catégorie de la capsule web humoristique de l’année pour&nbsp;la vidéo&nbsp;<a href="https://www.instagram.com/reels/DIPWOJhxR3y/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tu croises ta psy</a>.&nbsp;</p>



<p>« C'est vraiment important pour moi de créer des espaces dans lesquels je peux travailler avec les gens que j'aime! » s’exclame Ariane Brunet. &nbsp;</p>



<p>Surtout que le travail numérique est souvent solitaire, et que l’humoriste est une fille d’équipe. Pendant six mois, d’avril à septembre 2027, la subvention du PPCN lui permettra d’intégrer à son équipe solo quelques « artisans talentueux », tels que des caméramans, des directeurs de la photographie, des monteurs, des preneurs de son, des auteurs et des comédiens.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Généraliser la génération Z</strong> </h3>



<p>Ariane Brunet gagne principalement sa vie comme&nbsp;stratège de contenu pour la télé. Elle ne prévoit pas mettre sa carrière de côté pour&nbsp;devenir humoriste&nbsp;à temps plein. La stratège préfère « porter plusieurs&nbsp;casquettes », comme celle d’autrice de série&nbsp;(un nouveau projet&nbsp;qu’elle ne peut dévoiler encore)&nbsp;et celle de comédienne. Ariane Brunet a d’ailleurs participé à l’émission de téléréalité&nbsp;<em>Big Brother : Le</em>&nbsp;<em>Piège</em>,&nbsp;en 2025. &nbsp;</p>



<p>La création de contenu numérique est l’une de ces nombreuses casquettes, mais le terme ne plaît pas trop à la jeune femme. La création de contenu, c’est un « mot-valise »,&nbsp;estime-t-elle. &nbsp;</p>



<p>« Ça ne me colle pas vraiment à la peau. Moi, je suis humoriste, et ça adonne que ma pratique est numérique. Je n'aime pas beaucoup cette manière de catégoriser, même si je comprends qu’on a parfois besoin d’expliquer les choses en les mettant dans des cases. »&nbsp;</p>



<p>Et des manières de catégoriser son travail, il y en a à la pelletée. L’humoriste ferait ainsi partie de la nouvelle culture québécoise, soit celle qu’on ne retrouve pas dans les médias traditionnels, et aussi de la génération Z, puisqu’elle est née entre 1995 et 2012. À écouter les autres générations, sa vie se résumerait au téléphone intelligent et à la pandémie, déplore-t-elle. Généraliser toute une génération, la sienne, c’est&nbsp;selon elle&nbsp;une forme de snobisme. &nbsp;</p>



<p>« Je peux être juste une artiste! » lance Ariane Brunet.&nbsp;</p>



<p>« On ne dira pas de France Castel qu'elle est&nbsp;<em>boomer</em>, tu comprends ce que je veux dire?&nbsp;» poursuit&nbsp;l’humoriste.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La culture québécoise et les jeunes</strong> </h3>



<p>Ariane Brunet en a long à dire sur l’offre culturelle traditionnelle destinée à sa génération.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.instagram.com/reel/DQaGQ3kEsRE/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans une sortie remarquée en octobre 2025</a>, Ariane Brunet dénonçait la faible présence des contenus destinés aux jeunes dans les médias traditionnels, notamment dans la grille horaire des stations de télévision. Il faut des œuvres faites par et pour les jeunes, et les rendre accessibles, martèle celle qui a grandi en écoutant <em>Les Appendices</em>, <em>Le cœur a ses raisons</em> et <em>Les pieds dans la marge</em>.  </p>



<p>Pour Ariane Brunet, les gens de son âge&nbsp;consomment et produisent de la culture québécoise, nouvelle ou pas, mais l’offre culturelle traditionnelle n’est tout simplement pas suffisante ou même intéressante. &nbsp;</p>



<p>« Il y a un seul <em>show</em> pour les jeunes, et s'ils ne l'écoutent pas, on dit : “Ben c'est ça, on a essayé!”. Le reste de la grille horaire est destiné à une tranche d'âge qui n’est pas la nôtre. Après ça, on dit que les gens s'en vont sur le Web. Oui, parce qu'il y a une offre pour eux! » souligne l’humoriste. </p>



<p>Avec son financement, Ariane Brunet veut produire des objets culturels drôles et accessibles à toutes les générations, à tous ceux qui savent pitonner sur un téléphone intelligent. Des vidéos qui font du bien « pour que les journées soient moins longues ».&nbsp;</p>



<p>« Je vais faire rayonner la culture, c'est promis! » conclut l’humoriste.&nbsp;</p>
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		<title>Time Hoppers :​ ​comment un livre numérique est devenu une franchise</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/time-hoppers-comment-un-livre-numerique-est-devenu-une-franchise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Yu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 13:58:16 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=256017</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="06 TH Ep 6 070" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Un studio de production d’Edmonton, spécialisé dans le divertissement pour enfants de confession musulmane, a transformé un livre numérique portant&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="06 TH Ep 6 070" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" />
<p><strong>Un studio de production d’Edmonton, spécialisé dans le divertissement pour enfants de confession musulmane, a transformé un livre numérique portant sur la route de la soie en un jeu vidéo, une série web et un long métrage. Voici comment il s’y est pris.</strong></p>



<p>En 2017, la productrice, scénariste et réalisatrice Flordeliza Dayrit a commencé à écrire <em>Time Hoppers</em>, un livre numérique pour enfants sur l’histoire de la route de la soie et de l’âge d’or de l’Islam. Fascinée par cette période, qui s’étend du 8e au 13e siècle, elle sent qu’elle a quelque chose de spécial entre les mains. « C'est une histoire sans fin qui est pourtant assez méconnue », explique Dayrit au téléphone depuis Calgary, où elle rend visite à sa fille.</p>



<p>Flordeliza Dayrit s’intéresse particulièrement aux scientifiques de l’âge d’or de l’Islam, comme Al-Khwarizmi, un mathématicien né en 780, à qui l’on attribue la popularisation de l’algèbre lors de ses voyages le long de la route de la soie. L’astronome Maryam al-Asturlabi retient aussi son attention. Née en Syrie au 10e siècle, elle a inventé un instrument servant à calculer la position du soleil, des étoiles et des planètes. Puis, il y a Ibn Al-Haytham, considéré comme un pionnier de la science optique.</p>



<p>« Je demandais à mes amis, musulmans comme non-musulmans, s’ils connaissaient la route de la soie et ces personnages historiques, se rappelle-t-elle. Dans 95 % des cas, ils n’avaient aucune idée de ce dont je parlais. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/04-TH-Ep-4-031-1138x640.jpg" alt="04 TH Ep 4 031" class="wp-image-256015"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Time Hoppers: The Silk Road</em>. Photo: Milo Productions.</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’expansion de <em>Time Hoppers</em></strong> </h3>



<p>Il n’a pas fallu beaucoup de temps à Flordeliza Dayrit et à son mari Michael Milo – tous deux fondateurs de Milo Productions, à Edmonton, et de <a href="https://www.muslimkids.tv/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Muslim Kids TV</a> – une plateforme de divertissement pour enfants destinée à un public musulman – pour imaginer une série et une marque autour de <em>Time Hoppers</em>. Le projet met en scène les aventures de quatre enfants qui voyagent dans le temps et dont la première destination est l’âge d’or de l’Islam.</p>



<p>« On a vu le potentiel pour quelque chose de plus grand, explique Flordeliza Dayrit. L’histoire est si vaste que ces enfants pourraient aller n’importe où, à n’importe quelle époque. »</p>



<p>Les personnages principaux de la série sont quatre élèves d’une école pour enfants surdoués : Abdullah, Aysha, Khalid et Layla. Ils représentent la diversité des cultures musulmanes, avec notamment plusieurs personnages portant le hijab, dont Aysha.</p>



<p>En travaillant sur <em>Time Hoppers</em>, Dayrit ne souhaitait pas seulement créer une émission amusante pour enfants, mais elle voulait aussi se voir représentée à l’écran. « En tant qu’immigrante, je regardais CBC avant et après l’école, et je me disais que ce serait bien de voir un jour quelqu’un comme moi à la télévision, raconte-t-elle. Mon objectif a toujours été de présenter des histoires auxquelles ma communauté puisse s’identifier. »</p>



<p>Le projet reçoit un financement conjoint du Fonds des médias du Canada (FMC) et du Shaw Rocket Fund pour la création de la websérie <em>Time Hoppers</em>, dont le développement se fait parallèlement à la production d’autres émissions pour Muslim Kids TV.</p>



<p>Puis, en 2021, Dayrit et Milo découvrent le <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/programme/programme-innovation-et-dexperimentation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programme d’innovation et d’expérimentation</a> du FMC, qui finance le développement de médias numériques interactifs, comme les jeux vidéo. Ils réalisent alors que la création d’un jeu parallèle à la websérie serait une excellente façon de bâtir la marque. « Nous avons vraiment pu créer tout un univers, explique Dayrit. Ça nous donnait la possibilité de l'élargir davantage. »</p>



<p>Le couple développe un prototype du jeu et le présente dans des écoles et des conférences, notamment au Kidscreen Summit. « L’intérêt était incroyable, raconte Dayrit. Les gens faisaient la file et attendaient toute la journée pour essayer le jeu. »</p>



<p>Sorti en 2024, le jeu a été téléchargé plus de 100 000 fois en trois mois.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De la série au long métrage</strong> </h3>



<p>Pendant ce temps, Dayrit, Milo et leur équipe d’animateurs et de producteurs s’affairaient à la réalisation de leur série de 13 épisodes, qui a malheureusement reçu un accueil mitigé de la part des distributeurs. « Les dernières années ont été très difficiles, explique Michael Milo. Les ventes et l’intérêt des différentes plateformes et des diffuseurs ont vraiment diminué. Ils n’étaient intéressés que par les anciens droits de propriété intellectuelle, qui ne présentent aucun risque pour eux, pas par les nouvelles idées. »</p>



<p>Par contre, devant l’accueil très positif réservé au jeu, le duo décide, vers la fin de 2024, de réorienter son projet vers la création d’un long métrage d’animation, qui deviendra <em>Time Hoppers : The Silk Road</em>. « Le marché du cinéma est moins saturé, explique Milo. On a pensé qu’il y aurait peut-être un plus grand intérêt pour un film indépendant destiné aux enfants. »</p>



<p>Il a fallu un an et demi à l’équipe d’animation pour terminer le film. « Tous les éléments y étaient déjà, ce qui nous a permis de les réutiliser pour créer un film sans que ça nous coûte une fortune », ajoute-t-il.</p>



<p>Les personnages historiques qui fascinaient Dayrit sont devenus des protagonistes du film, dans lequel les quatre élèves voyagent dans le temps pour empêcher un méchant de saboter les découvertes des scientifiques. La société Milo Productions a financé le projet avec l’aide d’investisseurs privés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/06-TH-Ep-6-070-1138x640.jpg" alt="06 TH Ep 6 070" class="wp-image-256016"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Time Hoppers: The Silk Road</em>. Photo: Milo Productions.</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading"><strong>Amener le film en salles</strong> </h3>



<p>Selon Michael Milo, se tourner vers le long métrage comportait des risques, mais le pari s’est avéré payant. Le projet a d’abord suscité l’intérêt d’Italia Film International, qui distribue les films de Disney, Pixar et Marvel au Moyen-Orient. Le 30 octobre 2025, <em>Time Hoppers</em> a été présenté en avant-première au Moyen-Orient, notamment dans une version en arabe projetée en Arabie saoudite.</p>



<p>Cette première représentation a été suivie d’une sortie limitée en Amérique du Nord les 7 et 8 février 2026. Aux États-Unis, Fathom Entertainment a présenté le film dans 660 salles, tandis qu’au Canada, Landmark Cinemas l’a diffusé dans 26 salles. <em>Time Hoppers</em> devient ainsi le premier film pour enfants réalisé par des producteurs et des créateurs musulmans, avec une distribution majoritairement composée de personnages musulmans, à bénéficier d’une large diffusion.  </p>



<p>Cineplex prévoit une nouvelle sortie limitée au Canada afin de s’arrimer avec les célébrations de l’Aïd après le ramadan, plus tard en mars. Une sortie est également prévue au Royaume-Uni en avril, et des lancements sont en préparation en Turquie, en Malaisie, en Indonésie et en Asie du Sud. Vision Films se chargera de la distribution après la sortie en salles sur les plateformes de vidéo à la demande transactionnelle.</p>



<p>Dayrit et Milo souhaitent aussi susciter l’intérêt d’une grande plateforme de diffusion en continu. « On espère que c’est dans l’univers numérique que l’on pourra rejoindre un public beaucoup plus large, qui appréciera le film », souligne Milo. </p>



<p>Par ailleurs, Milo Productions achève les deux derniers épisodes de la série <em>Time Hoppers</em> ce printemps et cet été, dans le but de diffuser la série en septembre 2026. Une fois cette étape franchie, l’équipe s’attaquera à un prochain film. Selon Dayrit, la demande est déjà forte pour la suite de <em>Time Hoppers</em>, en partie grâce à la fin du film qui nous laisse sur un suspense. « Tout le monde me demande quand sortira le prochain film! »</p>



<p>Elle est&nbsp;emballée&nbsp;par le&nbsp;potentiel&nbsp;de la&nbsp;franchise.&nbsp;«&nbsp;C'est&nbsp;un&nbsp;marché&nbsp;inexploité&nbsp;que&nbsp;nous devons&nbsp;conquérir, et nous&nbsp;savons&nbsp;que&nbsp;nous&nbsp;pouvons&nbsp;y arriver,&nbsp;déclare-t-elle.&nbsp;On a&nbsp;bon&nbsp;espoir&nbsp;de&nbsp;découvrir&nbsp;de nouveaux&nbsp;marchés&nbsp;et de&nbsp;poursuivre&nbsp;cette&nbsp;aventure. »&nbsp;</p>
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		<title>La fièvre des séries québécoises à Séries Mania </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/la-fievre-des-series-quebecoises-a-series-mania/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Roy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 19:26:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Les Saturnides" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Le Québec n’a jamais été aussi présent et attendu au prestigieux festival Séries Mania, qui débute ces jours-ci en France.&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Les Saturnides" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p><strong>Le Québec n’a jamais été aussi présent et attendu au prestigieux festival Séries Mania, qui débute ces jours-ci en France. Des participants expliquent pourquoi le reste du monde (re)découvre le savoir-faire d’ici.  </strong> </p>



<p>Un vent de chez nous frappe fort à l’étranger. Les séries québécoises connaissent un engouement inédit dans la francophonie. Il suffit de se transporter à Lille, en France, où se tient chaque année Séries Mania, le plus prestigieux rendez-vous dédié aux séries de fiction dans le monde, pour le constater.</p>



<p>L’édition 2026 – qui se déroule du 20 au 27 mars – reçoit la plus grosse délégation québécoise depuis sa création en 2010, avec quelque 120 membres de l’industrie de chez nous qui sont attendus au festival et à son volet professionnel.</p>



<p>Il faut dire que c’est une année faste pour les productions d’ici, avec quatre séries québécoises à l’honneur, sur un total de 51 venues des quatre coins du globe : <em>Les Saturnides</em> et <em>Ayer’s Cliff</em> sont présentées dans la catégorie Compétition Formats Courts; <em>Bienvenue à Kingston-Falls</em> fait sa première mondiale dans la catégorie Panorama International; et <em>Vitrerie Joyal</em> clôture le festival.</p>



<p>En comparaison, « un pays comme l’Espagne n’y présente qu’une seule série », fait remarquer François-Pier Pélinard Lambert, directeur de la rédaction du magazine <em>Le film français</em> et responsable de la sélection québécoise du festival. Selon lui, l’enthousiasme renouvelé des producteurs français pour ce qui se fait dans la belle province est indéniable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Derrière l’engouement</h3>



<p>Le succès d’<em>Empathie</em> n’y est évidemment pas étranger. La série acclamée de Florence Longpré a créé la surprise lorsqu’elle a été présentée à Séries Mania l’an dernier, recevant une ovation debout de 13 minutes, de même que le Prix du public. François-Pier Pélinard Lambert s’en souvient comme si c’était hier; c’est lui qui présentait la série sur la psychiatrie aux festivaliers cette journée-là. « La scène vibrait », se rappelle-t-il.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-960x640.jpg" alt="EMPATHIE PrixduPublic 28 03 CLOTURE LAUREATS AMBIANCE ©Arnaud Loots HD 7301560" class="wp-image-255844" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-854x570.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'équipe d'<em>Empathie</em> au festival Séries Mania en 2025. Photo: Arnaud Loots</figcaption></figure>
</div>


<p>« Il y avait déjà beaucoup d'intérêt pour les séries québécoises; ce n'est pas vrai qu'il ne se passait rien avant <em>Empathie</em>, nuance-t-il. Mais là, il s'est passé quelque chose de très particulier. Il y a eu un emballement de la critique suivi d'un emballement des diffuseurs français, qui ont tous voulu acheter la série, et d’un succès populaire. On doit être à 11 millions de vidéos vues sur Canal+, qui a mis la main sur la série et qui coproduit la saison 2, ce qui est énorme. »</p>



<p><strong>À lire aussi:</strong> <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/le-monde-veut-plus-dempathie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le monde veut plus d’<em>Empathie</em></a></p>



<p>Plusieurs facteurs expliquent la présence accrue du Québec de l’autre côté de l’océan, selon François-Pier Pélinard Lambert. D’une part, il remarque que de plus en plus de séries se produisent au Québec, notamment depuis l’arrivée de contenu original francophone sur Crave. Les séries longues sont moins nombreuses, note-t-il, mais la multiplication des séries courtes renouvèle davantage l’offre. D’autre part, l’expert observe que les professionnels québécois sont plus ouverts que jamais au marché international. « La grande force des Québécois est qu'ils sont dans la logique nord-américaine; ils sont là pour faire de la <em>business</em> », dit-il. </p>



<h3 class="wp-block-heading">L’originalité comme atout</h3>



<p>Qu’est-ce qui distingue la télé au Québec, qui suscite tant la curiosité des producteurs internationaux? « La série québécoise, entre guillemets, n'a rien à perdre, croit le directeur de la rédaction de <em>Le film français</em>. Si elle ne se distingue pas du tout-venant américain, elle n'existe pas. Donc on voit une originalité des sujets, en plus d’un talent des réalisateurs et, globalement, toujours une excellence du jeu des comédiens. »</p>



<p>« Originalité », voilà un terme qui revient souvent quand il est question des séries d’ici. C’est aussi celui qu’emprunte la coproductrice Isabelle Thiffault pour décrire <em>Bienvenue à Kingston-Falls</em>, qui sera présentée en première mondiale à Séries Mania et diffusée sur l’Extra de Tou.tv le 7 mai prochain.</p>



<p><strong>À lire aussi:</strong> <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/comment-choisir-le-bon-festival/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Comment choisir le bon festival</a></p>



<p>La série policière écrite, réalisée et coproduite par Robin Aubert suit le détective Gabriel Serpent (Maxime Le Flaguais) dans une enquête pour meurtre qui se déroule dans un village fictif du Québec, à une époque indéterminée. « Robin s'est inspiré de tous les archétypes et des codes des séries policières, et il les a déconstruits. Le résultat est vraiment singulier et hyper rafraîchissant. Notre série est différente, elle n'a pas de comparable », décrit Isabelle Thiffault.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-960x640.jpg" alt="BAKF 2©Marlene Gelineau Payette" class="wp-image-255838" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-854x570.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Bienvenue à Kingston-Falls</em>. Photo: Marlene Gelineau Payette</figcaption></figure>
</div>


<p>Le ton est aussi très « décalé » : un mélange d’intrigue, de mystère, mais aussi d'humour noir. « Beaucoup d'humour, et une profonde humanité », ajoute la productrice associée au Groupe Encore, la boîte de production qui est aussi derrière <em>Vitrerie Joyal,</em> la nouvelle série de Martin Matte à venir sur Prime Video.</p>



<p>Ce mélange des genres est, selon Isabelle Thiffault, une force des séries québécoises : « C'est un équilibre difficile à atteindre, mais quand on le fait, on le fait bien, même si nos moyens sont beaucoup moins grands que bien d'autres pays. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Brasser des affaires</h3>



<p>Pour les professionnels québécois, se rendre à Séries Mania – tout comme au Festival de la Fiction à La Rochelle en septembre – offre un levier essentiel pour développer des partenariats et renforcer les modèles de financement de l’industrie. « Le fait d'être là, d'être sélectionné, c'est une chance unique de rencontrer des acheteurs et de revendre [notre série] ailleurs, soit en adaptation, soit doublée », explique Isabelle Thiffault, citant en exemple <em>Bête noire</em>. La série, aussi produite par le Groupe Encore, avait reçu une offre moins de 24 heures après avoir été projetée à Séries Mania, en 2021, et une quatrième saison est en préparation.</p>



<p>Neegan Trudel, producteur et réalisateur de la websérie <em>Les Saturnides</em>, présentée dans la catégorie Compétition Formats Courts à Séries Mania, voit avant tout sa première présence au festival comme une belle carte de visite. « Le marché des webséries dans le monde est quand même faible par rapport à la revente, dit-il. Mes attentes sont plus pour la suite. J'aimerais faire des séries lourdes, rencontrer de futurs partenaires financiers ou coproducteurs internationaux. Ou juste commencer à me faire connaître. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="567" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-1138x567.jpg" alt="Les Saturnides" class="wp-image-255837" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-1138x567.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-768x383.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-1536x766.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les Saturnides</em>. Photo: Oraquan Médias</figcaption></figure>
</div>


<p><em>Les Saturnides</em>, scénarisée par Jocelyn Martel-Thibault, est un huis clos inspiré de la pandémie, qui s’intéresse à notre fatigue collective. « On se pose la question : qu'est-ce qui arriverait si une société entière manquait de sommeil? C'est une idée qu'on avait depuis un certain temps, mais qui a évolué après la Covid. On a été inspirés par la manière que la pandémie a été gérée, comment le monde interprétait un nouveau virus et l’espèce de frénésie dans les médias », détaille Neegan Trudel.</p>



<p>Produite par sa boîte Oraquan Médias, établie à Wendake, le thriller psychologique met en scène des Autochtones dans le rôle d’influenceurs. « On les voit dès le début dire qu’ils ne peuvent pas dormir et se demander ce qui se passe. On les écoute, mais on n’en prend pas considération. C’est un clin d’œil au fait que, quand les communautés autochtones dénoncent quelque chose, on les regarde, mais on n'agit pas souvent », poursuit Neegan Trudel, membre de la Nation wendat.</p>



<p><em>Les Saturnides</em> n’est pas pour autant une série autochtone, précise-t-il. « C'est une tangente qu'on veut prendre de plus en plus pour sortir un peu du silo "seulement pour les Autochtones". Raconter nos histoires, mais pour le grand public. »</p>



<p>Son plus grand souhait à Séries Mania? Faire découvrir Oraquan Médias et que sa websérie connaisse une autre vie après le festival. Le Québec, lui, pourra la visionner à l’automne sur TV5Unis.</p>
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		<title>Les Quatre Fantastiques </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/les-quatre-fantastiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 16:03:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Four-heads-of-agencies-web-res-2-e1773331618813-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Four Heads Of Agencies (web Res)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Les quatre femmes à la tête du Fonds des médias du Canada, de Téléfilm Canada, du Bureau de l’écran autochtone&#8230;</p>
<p>The post <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/les-quatre-fantastiques/">Les Quatre Fantastiques </a> appeared first on <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/">Fonds des médias du Canada</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Four-heads-of-agencies-web-res-2-e1773331618813-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Four Heads Of Agencies (web Res)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p><strong>Les quatre femmes à la tête du Fonds des médias du Canada, de Téléfilm Canada, du Bureau de l’écran autochtone et de l’Office national du film se sont réunies pour discuter de l’état de l’industrie médiatique canadienne lors de l’événement Prime Time, à Ottawa. <em>Futur et médias</em> était sur place pour recueillir leurs réflexions.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Four-heads-of-agencies-web-res-960x640.jpg" alt="Four Heads Of Agencies (web Res)" class="wp-image-255688"/><figcaption class="wp-element-caption">Les quatre dirigeantes, de gauche à droite: Julie Roy, Valerie Creighton, Kerry Swanson et Suzanne Guèvremont. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>
</div>


<p>Appelons-le le grand panel médiatique canadien.</p>



<p>Les quatre femmes qui dirigent les organisations audiovisuelles nationales du Canada ont partagé la scène lors de Prime Time 2026, une conférence sur l'industrie audiovisuelle qui se tient chaque année à Ottawa.</p>



<p>Ces femmes – Valerie Creighton, présidente et chef de la direction du Fonds des médias du Canada (FMC), Julie Roy, directrice générale et cheffe de la direction de Téléfilm Canada, Kerry Swanson, présidente et chef de la direction du Bureau de l'écran autochtone (BEA), et Suzanne Guèvremont, commissaire du gouvernement à la cinématographie et présidente de l'Office national du film (ONF) – se sont réunies lors d’une séance intitulée « L'avenir du Canada : bâtir une nation créative ».</p>



<p>Bien que les hommes aient dominé la conférence, notamment le premier ministre Mark Carney, les producteurs exécutifs de <em>Rivalité passionnée</em> Jacob Tierney et Brendan Brady, ainsi que la tête d’affiche Hudson Williams, ce sont ces quatre femmes qui dirigent l'industrie médiatique canadienne.</p>



<p>C'est difficile de surestimer l’impact qu’elles ont eu devant un public composé de créateurs locaux et internationaux, alors qu’elles discutaient de l’état de l’industrie, de souveraineté culturelle et de l’avenir du secteur au pays.</p>



<p>« La chose la plus importante que le pays ait faite, c’est d’ouvrir la voie aux créateurs, a déclaré Valerie Creighton au public. Peu importe les structures, peu importe les organisations, ce pays a permis à la créativité de fleurir. Nous avons une abondance de talents créatifs et innovants. Nous sommes un pays privilégié. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Défendre notre souveraineté culturelle</h3>



<p>Soutenir les créateurs reste la priorité de chaque organisation, mais une préoccupation plus urgente s’est récemment imposée : la souveraineté culturelle. Créer des films, des séries télé et des récits numériques marquants, qui reflètent l’expérience canadienne, est crucial.</p>



<p>« L’ONF, c’est raconter des histoires canadiennes authentiques, a souligné Suzanne Guèvremont. C’est là toute la force d’avoir des documentaristes créatifs et de leur donner la possibilité de raconter leurs histoires, ce qui est fondamental pour notre souveraineté culturelle. »</p>



<p>« Et puis, il y a l’éducation, a-t-elle poursuivi. C’est un autre aspect du développement de notre souveraineté culturelle et de notre capacité à consommer du contenu canadien dès le plus jeune âge. C'est important que l’ONF soit présent dans les écoles du pays et ait accès à plus de 400 000 enseignants. Nous sommes présents auprès des enfants dans les salles de classe et nous aidons à développer leur appétit pour notre contenu de grande qualité. »</p>



<p>Julie Roy a expliqué comment, au fil des ans, Téléfilm a bâti la réputation internationale du Canada. « C'est très puissant et très fort, a-t-elle déclaré. Nous avons conclu des accords de coproduction avec 60 pays. Ça montre que le Canada est attrayant et que les gens veulent travailler avec nous. »</p>



<p>Pour le BEA, la souveraineté culturelle s’inscrit dans une perspective bien particulière : « Le BEA a été fondé il y a huit ans dans le but de favoriser la souveraineté narrative des créateurs des Premières Nations, des Métis et des Inuits au Canada, a expliqué Kerry Swanson. Ce mandat est au cœur de notre mission. Mais qu’est-ce que ça signifie? »</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" data-id="255689" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Kerry-Swanson-427x640.jpg" alt="Kerry Swanson" class="wp-image-255689"/><figcaption class="wp-element-caption">Kerry Swanson,  BEA. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" data-id="255695" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-427x640.jpg" alt="Suzanne Guèvremont" class="wp-image-255695" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Suzanne Guèvremont, ONF. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>
</figure>



<p></p>



<p>« En fin de compte, c’est la liberté de raconter des récits comme on le souhaite, d’avoir le contrôle sur ces récits et de ne laisser personne vous les enlever, ce qui a été le cas dans l'histoire de ce pays. Concrètement, ça veut dire pour nous que les créateurs autochtones détiennent la majorité des droits de propriété intellectuelle et que deux des trois rôles créatifs clés d'un projet sont occupés par une personne autochtone. »</p>



<p>« Et maintenant que le Canada traverse une sorte de crise où on s'interroge sur ce que ça veut dire être souverain et qu’il se sent menacé, je pense que, pour la première fois, les Canadiens comprennent ce dont nous parlons depuis longtemps, a poursuivi Kerry Swanson. Vous comprenez maintenant pourquoi on peut se battre pendant 200 ans pour préserver ses histoires, sa liberté et sa souveraineté. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tisser des liens avec le public</h3>



<p>Développer et porter des histoires d'ici à l’écran ne suffira pas si ces histoires ne trouvent pas d’écho auprès du public.</p>



<p>« Je sens que si nous n'invitons pas le public à participer à la conversation, nous passerons à côté d'une opportunité, a déclaré Julie Roy. L'environnement a beaucoup changé et on constate que les grandes plateformes influencent la visibilité, que les algorithmes façonnent la découvrabilité, et que maintenant l’IA influence même la manière dont nous accédons au contenu. Alors, que faire avec le public? On doit élaborer une stratégie nationale en matière d'audience. »</p>



<p>« Le travail que nous avons accompli ensemble pour NOUS | MADE à travers le pays portait justement sur le public, a expliqué Valerie Creighton en référence à la campagne menée depuis plusieurs années par le FMC pour promouvoir les productions de chez nous. Il s'agissait de notre industrie et de nos succès, mais surtout de créer un lien avec le public, et ça fonctionne plutôt bien jusqu'à présent. »</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" data-id="255693" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-427x640.jpg" alt="Julie Roy" class="wp-image-255693" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Julie Roy,  Téléfilm Canada. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" data-id="255690" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Valerie-Creighton-428x640.jpg" alt="Valerie Creighton" class="wp-image-255690"/><figcaption class="wp-element-caption">Valerie Creighton, FMC. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>
</figure>



<p></p>



<p>« Si la créativité est au rendez-vous, si les histoires sont fortes, si les créateurs et les producteurs ont la liberté de raconter ces histoires, c’est ce qui attirera le public. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Préparer l'avenir ensemble</h3>



<p>Les quatre organisations sont confrontées à de nouvelles technologies et à de nouveaux services qui ne cadrent pas avec des structures et des politiques obsolètes. Unir leurs forces pour assurer un secteur médiatique canadien solide, aujourd’hui et demain, est donc essentiel.</p>



<p>« On ne peut plus travailler en silo, a fait remarquer Julie Roy. Nous devons travailler en partenariat, et je pense que c'est comme ça que nous construirons l'avenir. »</p>



<p>« Si nous pouvions réfléchir ensemble à ce que chacun peut apporter à l'avenir, ce serait une approche très différente, a affirmé Valerie Creighton. La première chose à faire est de voir comment gagner en flexibilité, comment éliminer les obstacles et les contraintes. Ils ont été créés il y a longtemps, dans un monde qui n’est plus le nôtre. On le constate dans les médias numériques interactifs, on le voit dans des domaines comme la réalité virtuelle, le jeu vidéo et le divertissement immersif. »</p>



<p>« Ce qui se passe dans ce pays est tout simplement passionnant, a ajouté celle qui est à la tête du FMC. Pour ma part, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas m'accrocher au passé et réfléchir à la manière dont nous pouvons tirer parti de cette situation et faire un bond en avant. Ce ne sera pas facile, mais ce sera amusant. »</p>
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		<title>Les vertus et les risques du documentaire XR</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/les-vertus-et-les-risques-du-documentaire-xr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Jean Poirier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 15:50:08 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=255659</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-10_Courtesy-of-Couzin-Films_141306-5920x2880-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="TRACES Horizontal 10 Courtesy Of Couzin Films 141306 5920x2880" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Voilà quelques années que le documentaire de réalité étendue (ou XR pour extended reality) offre des expériences immersives au public,&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-10_Courtesy-of-Couzin-Films_141306-5920x2880-1-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="TRACES Horizontal 10 Courtesy Of Couzin Films 141306 5920x2880" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p><strong>Voilà quelques années que le documentaire de réalité étendue (ou XR pour <em>extended reality</em>) offre des expériences immersives au public, en le plongeant directement dans des récits via des technologies, comme la réalité virtuelle ou augmentée. Comment se porte aujourd’hui le genre? Des créateurs se prononcent.</strong></p>



<p><em>Traces : Le processeur de peine</em>, présentée au festival South By Southwest en mars dernier puis aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) en novembre, est une expérience documentaire interactive en réalité virtuelle partagée (LBVR), qui explore le deuil.</p>



<p>Avant d’enfiler le casque de réalité virtuelle, les visiteurs sont invités à soumettre un souvenir textuel, visuel ou sonore lié à la perte d’un être cher. Ils pénètrent ensuite en petit groupe dans une forêt virtuelle, guidés par la réalisatrice Vali Fugulin et le comédien Stéphane Crête, aussi spécialiste des rites funéraires. En cours d’expérience, ils pourront interagir avec l’objet de leur deuil, puis livrer un témoignage qui sera archivé dans l’univers de <em>Traces</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="554" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-10_Courtesy-of-Couzin-Films_141306-5920x2880-1-1138x554.jpg" alt="TRACES Horizontal 10 Courtesy Of Couzin Films 141306 5920x2880" class="wp-image-255660" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-10_Courtesy-of-Couzin-Films_141306-5920x2880-1-1138x554.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-10_Courtesy-of-Couzin-Films_141306-5920x2880-1-768x374.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-10_Courtesy-of-Couzin-Films_141306-5920x2880-1-1536x747.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-10_Courtesy-of-Couzin-Films_141306-5920x2880-1-2048x996.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Traces: le processeur de peine</em>. Photo: Couzin Films.</figcaption></figure>
</div>


<p>« La frustration que j'ai souvent vécue [en expérimentant une œuvre immersive], c'est qu'on me mettait face à quelque chose qui se déroule dans le présent, mais qui a été réfléchi par quelqu'un d'autre », explique Vali Fugulin aux RIDM, où des documentaristes XR ont discuté des vertus, mais aussi des périls de leur pratique.</p>



<p>« En tant que documentariste, mon obsession personnelle est devenue d’intégrer le réel dans une expérience en temps réel. En créant <em>Traces</em>, mon souhait était que les gens puissent amener leur histoire dans mon histoire », résume-t-elle.</p>



<p>La cinéaste française&nbsp;Emeline&nbsp;Courcier&nbsp;place elle aussi&nbsp;son&nbsp;récit&nbsp;personnel&nbsp;au cœur&nbsp;de&nbsp;son œuvre. Dans son installation&nbsp;vidéo&nbsp;<em>Burn&nbsp;from&nbsp;Absence</em>,&nbsp;qui&nbsp;est&nbsp;présentée à la Place des Arts&nbsp;et&nbsp;au&nbsp;PHI Studio à&nbsp;Montréal&nbsp;jusqu’au 15 février,&nbsp;la documentariste utilise l’intelligence artificielle&nbsp;pour recréer&nbsp;des souvenirs&nbsp;de famille&nbsp;perdus,&nbsp;après qu’un membre ait brûlé&nbsp;toutes&nbsp;les&nbsp;photos familiales&nbsp;au Vietnam,&nbsp;en 1975.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les utilisateurs entendent de vrais témoignages audio tout en visionnant une recréation visuelle de souvenirs générés par l’IA. « Chacun a la perception de son propre vécu; certains témoignages se contredisent. En fin de compte, c'est au spectateur de décider s’il regarde une œuvre qui est vraie ou fausse », dit la créatrice, aussi présente à la conférence <a href="https://ridm.ca/fr/evenements/la-memoire-a-lere-de-la-narration-numerique" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>La mémoire à l’ère de la narration numérique</em></a><em> </em>présentée aux RIDM.  </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Accéder à l’inaccessible </strong> </h3>



<p>Le documentariste marseillais&nbsp;Ugo Arsac, lui, dit&nbsp;utiliser&nbsp;la narration numérique&nbsp;à&nbsp;d’autres fins :&nbsp;il voit&nbsp;dans le médium&nbsp;une voie de passage&nbsp;pour découvrir un réel&nbsp;généralement&nbsp;inaccessible&nbsp;au&nbsp;commun des mortels.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Un&nbsp;de ses&nbsp;projets&nbsp;se glisse&nbsp;dans les souterrains de Paris&nbsp;(<em>IN-URBE</em>),&nbsp;un autre&nbsp;dans&nbsp;les maisons&nbsp;closes de Marseille (<em>Girlfriend&nbsp;Experience</em>). Son projet&nbsp;<em>ENERGEIA</em>,&nbsp;qui a été&nbsp;présenté aux&nbsp;RIDM,&nbsp;se déroule dans le décor virtuel&nbsp;post-apocalyptique&nbsp;de&nbsp;vraies&nbsp;centrales&nbsp;nucléaires&nbsp;françaises.&nbsp;« C'est une sorte de jeu vidéo expérimental,&nbsp;décrit&nbsp;à son tour&nbsp;Ugo Arsac. On se balade à l'intérieur de ce documentaire 3D.&nbsp;Il n'y a pas de début, pas de fin. On entre quand on veut, on&nbsp;en&nbsp;sort quand on veut. »&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’utilisateur va à la rencontre d’experts réputés, qui se contredisent sur les questions énergétiques. « Dans n'importe quel de mes projets, j'essaie de ne pas donner ma vision des choses, affirme le documentariste. Je préfère présenter des personnes qui se contredisent suffisamment avec leur vision propre. Ça laisse au public la possibilité de se faire son avis personnel. » </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les risques du documentaire XR</strong> </h3>



<p>Bien qu’il ait&nbsp;décidé de&nbsp;pleinement adopter le médium,&nbsp;Ugo Arsac&nbsp;reconnaît que&nbsp;l’utilisation de&nbsp;la&nbsp;narration numérique&nbsp;présente des risques.&nbsp;« La&nbsp;réalité virtuelle&nbsp;a un pouvoir différent du documentaire&nbsp;[traditionnel]. Un&nbsp;documentaire&nbsp;garde une place cérébrale;&nbsp;on s'en rappelle dans la tête.&nbsp;La&nbsp;réalité virtuelle,&nbsp;elle,&nbsp;donne aussi accès à une mémoire physique,&nbsp;située dans&nbsp;l’oreille interne. Le souvenir se fige dans une autre sorte de mémoire.&nbsp;»&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les expériences&nbsp;de réalité étendue sont&nbsp;même&nbsp;réputées provoquer des réactions émotives fortes, parfois inattendues. « Il y a le risque que l’expérience elle-même crée un trauma »,&nbsp;va-t-il&nbsp;jusqu’à dire.&nbsp;</p>



<p>Emeline&nbsp;Courcier&nbsp;a&nbsp;choisi&nbsp;d’abandonner un projet&nbsp;immersif&nbsp;sur l’inceste&nbsp;pour ce genre de considération.&nbsp;« Une expérience immersive&nbsp;permet d’inclure le spectateur, tout en l’amenant&nbsp;à se positionner&nbsp;face à un contexte difficile. En même temps, qui voudrait être plongée dans une&nbsp;telle expérience cauchemardesque? »&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La documentariste se demande si le jeu en vaut la chandelle :&nbsp;« Qu'est-ce qu’une œuvre d'art, s'il n'y a&nbsp;personne&nbsp;qui&nbsp;la&nbsp;reçoit, s'il n'y a&nbsp;personne pour la&nbsp;partager&nbsp;et&nbsp;créer un&nbsp;dialogue? Je trouve&nbsp;ce type d'engagement physique et mémoriel du spectateur&nbsp;un peu risqué [dans le contexte d’une histoire sur l’inceste]. »&nbsp;</p>



<p>Avec son œuvre immersive <em>Traces</em>, Vali Fugulin a pu mesurer le pouvoir émotif de ce médium de manière très concrète. « Même si on essaie de préparer les gens en amont, on ne contrôle pas complètement la charge émotive. Il y a des gens qui ont des réactions très fortes, même si on a tout fait pour la tempérer. Par moments, c'est vrai que ça peut nous dépasser. » </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="554" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-17_Courtesy-of-Couzin-Films_141412-5920x2880-1-1138x554.jpg" alt="TRACES Horizontal 17 Courtesy Of Couzin Films 141412 5920x2880" class="wp-image-255661" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-17_Courtesy-of-Couzin-Films_141412-5920x2880-1-1138x554.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-17_Courtesy-of-Couzin-Films_141412-5920x2880-1-768x374.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-17_Courtesy-of-Couzin-Films_141412-5920x2880-1-1536x747.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/TRACES_Horizontal-17_Courtesy-of-Couzin-Films_141412-5920x2880-1-2048x996.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Traces: le processeur de peine</em>. Photo: Couzin Films.</figcaption></figure>
</div>


<p></p>
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		<title>Akashi : l’œuvre profondément personnelle de Mayumi Yoshida</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/akashi-loeuvre-profondement-personnelle-de-mayumi-yoshida/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Khaleda Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 15:54:51 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=255614</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="AKASHI MayumiYoshida7" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Akashi a été présenté pour la première fois au Festival international du film de Vancouver plus tôt cette année, où&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="AKASHI MayumiYoshida7" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida7.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" />
<p><strong><em>Akashi </em>a été présenté pour la première fois au Festival international du film de Vancouver plus tôt cette année, où il a remporté le prix du public dans la série Northern Lights. Rencontre avec la scénariste, réalisatrice et interprète principale du film, Mayumi Yoshida, pour parler de son incursion dans la réalisation d’un premier long métrage.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI-Mayumi-Yoshida-480x640.jpg" alt="AKASHI Mayumi Yoshida" class="wp-image-255610"/><figcaption class="wp-element-caption">La réalisatrice Mayumi Yoshida. Crédit photo: Farrah Aviva</figcaption></figure>
</div>


<p>« Toute ma vie, j’ai eu peur d’oublier », confie&nbsp;Mayumi&nbsp;Yoshida lors d’une conversation sur Zoom. « Il y a une partie de moi qui a peur de laisser aller et de dire au revoir, mais c’est la nature de la vie. Il faut être capable d’avancer. »&nbsp;</p>



<p>L’actrice, scénariste et réalisatrice basée à Vancouver a toujours cherché à se souvenir et à documenter le monde qui l’entoure. Aujourd’hui, elle puise dans sa propre histoire pour un premier long métrage,&nbsp;<em>Akashi</em>. Présenté pour la première fois au Festival international du film de Vancouver en octobre dernier, il a été nommé favori du public dans la série&nbsp;Northern&nbsp;Lights.&nbsp;<em>Akashi</em>&nbsp;a&nbsp;ensuite&nbsp;remporté le prix du meilleur premier long métrage au Festival international du film&nbsp;Reel&nbsp;Asian de Toronto, ainsi que le prix&nbsp;Borsos&nbsp;du meilleur long métrage canadien au Festival du film de Whistler.&nbsp;</p>



<p>Libre­ment inspirée de la vie de Yoshida, cette œuvre suit Kana (interprétée par Yoshida), une artiste de Vancouver dont le retour au Japon pour les funérailles de sa grand-mère se transforme rapidement en un voyage intime au cœur de l’identité, de l’amour et du deuil. En surmontant sa peine aux côtés de sa famille, Kana découvre un secret sur son grand-père, et renoue au même moment avec son ex-petit ami. Les effets oniriques du film brouillent les frontières entre passé et présent : la vie actuelle de Kana, ses souvenirs d’enfance et le passé de ses grands-parents se tissent ensemble alors qu’elle tente de comprendre les multiples définitions de l’amour.&nbsp;</p>



<p>Yoshida travaille sur ce projet depuis une dizaine d’années, d’abord sous la forme de pièce de théâtre, puis comme court métrage (sorti en 2017), et aujourd’hui comme long métrage, lequel est financé par Téléfilm et le Fonds des médias du Canada.&nbsp;</p>



<p><strong>Le film passe du noir et blanc pour le présent de Kana à des couleurs riches et saturées pour les scènes rappelant la vie de son grand-père. Pourquoi avez-vous fait ce choix?</strong>&nbsp;</p>



<p>Je voulais que les problèmes contemporains&nbsp;de Kana soient perçus comme des difficultés intemporelles. En réalité, il s’agit d’une crise d’identité et d’appartenance, et de connexions manquées avec des personnes qui auraient pu occuper une place importante dans sa vie. Ça peut sembler insignifiant comparé à l’histoire d’amour de plusieurs décennies [de son grand-père], mais quand on le vit, c’est vraiment gros. En épurant les images et les couleurs,&nbsp;on se&nbsp;concentre&nbsp;davantage sur l’histoire. Et j’adore la manière dont la cinématographie en noir et blanc, avec ses formes et ses ombres, reflète la peur, l’angoisse et le&nbsp;mal-être&nbsp;de Kana. Montrer le Tokyo d’aujourd’hui en noir et blanc était aussi une façon de m’éloigner de l’image des néons éclatants et de la frénésie souvent associés au Japon, afin de révéler&nbsp;une&nbsp;énergie plus profonde et ancrée.&nbsp;</p>



<p>Pour les souvenirs du grand-père, je voulais une atmosphère saturée, empreinte de réalisme magique. Quand&nbsp;on repense aux jours où nous avions l’impression de vivre les meilleurs moments de notre vie, tout nous paraît vibrant, comme infusé de nostalgie. On ne garde que des fragments de ces souvenirs, mais&nbsp;on se&nbsp;souvient&nbsp;des sensations et&nbsp;on&nbsp;revit&nbsp;ces moments à travers son expérience.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida1-1-1138x476.jpg" alt="AKASHI MayumiYoshida1" class="wp-image-255611"/><figcaption class="wp-element-caption">Image du film <em>Akashi</em>.</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Vous utilisez à la fois la symétrie et l’immobilité dans le&nbsp;visuel du film. Pourquoi?</strong>&nbsp;</p>



<p>J’aime beaucoup la symétrie, mais j’aime aussi quand la caméra se contente d’observer — une inspiration des réalisateurs japonais Ozu et Kore-eda. Il n’y a pas de mouvement forcé de la caméra, et on peut voir les personnages se déplacer dans l’espace. Dans cette maison familiale, on ressent à la fois l’absence et la présence des gens. Le même lieu, traversé par différentes époques et différentes personnes, a une énergie complètement différente. C’est aussi ça, la beauté du temps qui passe. Je voulais montrer que la vie continue, tout simplement. On ne peut pas arrêter le temps, mais certaines choses demeurent, d’autres s’effacent. Et c’est très bien comme ça.</p>



<p><strong>Le film regorge aussi de textures, comme les pièces de tissu sur le manteau de Kana. Utilisez-vous la texture&nbsp;pour remplacer l'absence de&nbsp;couleurs?</strong>&nbsp;</p>



<p>J’adore la mode, donc je trouvais naturel que Kana, en tant qu’artiste, ait un style bien affirmé… Son manteau est fait de six denims différents, et il est très lourd. Notre incroyable costumière, Tammy Joe, a eu cette super idée — et si nous confectionnions ce manteau à partir de plusieurs morceaux ? Le denim rappelle le Canada, mais ici, il est fabriqué de pièces variées, tout comme Kana, qui est multidimensionnelle, multiculturelle. Plein de parties d’elle qui sont cousues ensemble.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/AKASHI_MayumiYoshida13-1138x640.jpg" alt="AKASHI MayumiYoshida13" class="wp-image-255612"/><figcaption class="wp-element-caption">Image du film <em>Akashi</em>. </figcaption></figure>
</div>


<p><strong>En&nbsp;10&nbsp;ans, ce projet est passé de pièce de théâtre à court métrage, puis&nbsp;à&nbsp;long métrage. Comment Kana a-t-elle évolué au fil du temps?</strong>&nbsp;</p>



<p>Mon personnage a évolué à mesure que je grandissais comme cinéaste et comme femme. J’ai écrit la première version au début de ma trentaine, donc mes préoccupations de l’époque n’étaient plus les mêmes quand nous avons tourné, au milieu de ma trentaine. Je mettais constamment le personnage à jour selon où j’en étais, puis à 35 ans, j’ai compris qu’il fallait arrêter l’évolution de Kana et la laisser exister, telle qu’elle était. C’était vraiment libérateur de me détacher du personnage.&nbsp;</p>



<p><strong>Qu’avez-vous appris sur vous-même&nbsp;comme conteuse et comme&nbsp;artiste?</strong>&nbsp;</p>



<p>À travers l’écriture et la réalisation, j’ai compris que j’avais une perspective particulière que je pouvais apporter&nbsp;dans&nbsp;tout ce que je raconte. Plus je partage mes histoires, que je les fais voyager dans les festivals et que j’entends les réactions du public, plus je réalise à quel point cette perspective est unique. C’est une façon de créer des liens avec beaucoup de gens. C’est très gratifiant.&nbsp;</p>



<p><strong>Quels nouveaux thèmes ou projets pourraient vous attirer à l’avenir?</strong>&nbsp;</p>



<p>Je suis vraiment attirée par l’intersectionnalité. J’adore ça parce que je pense que je vis dans un entre-deux. J’ai toujours aimé mélanger des éléments qui&nbsp;semblent très différents, mais qui sont en réalité si semblables. Ce sont des thèmes qui m’inspirent. Pour l’instant, j’ai en tête quelque chose qui se déroulerait au Japon, à cause de mes racines, mais je reste fascinée par ces projets où l’on mélange différentes cultures, différentes générations,&nbsp;et&nbsp;où l’on s’intéresse aux angles morts.&nbsp;</p>
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		<title>L’âge d’or des jeux de puzzle</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/lage-dor-des-jeux-de-puzzle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maxime Johnson]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 15:47:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Criss-Cross-Castle-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Criss Cross Castle" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Criss-Cross-Castle-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Criss-Cross-Castle-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Criss-Cross-Castle.jpg 1024w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>Les jeux vidéo les plus populaires au Canada ne sont pas les jeux de tir à la Fortnite, les mondes&#8230;</p>
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<p><strong>Les jeux vidéo les plus populaires au Canada ne sont pas les jeux de tir à la <em>Fortnite</em>, les mondes ouverts comme <em>Grand Theft Auto</em> ou les franchises de sport telles que <em>NHL 26</em>, mais plutôt… les jeux de puzzle comme <em>Wordle</em>, <em>Tetris</em> et<em> Jeopardy!</em>. Une tendance qui ne surprend pas les développeurs de l’industrie.</strong></p>



<p>Une <a href="https://www.theesa.com/resources/the-global-power-of-play-report/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nouvelle étude</a>, publiée en octobre 2025 par l’Association canadienne du logiciel de divertissement (ALD), dévoile que les jeux de réflexion comme <em>Tetris, Sudoku </em>et <em>Wordle</em> sont les plus populaires chez les joueurs canadiens de plus de 16 ans.</p>



<p>Selon le rapport intitulé « Le pouvoir du jeu », 59 % des répondants ont indiqué que les jeux de casse-tête étaient le genre auquel ils avaient « joué le plus régulièrement au cours de la dernière année », comparativement à 39 % pour les jeux d’action et à 30 % pour les jeux d’habileté et de chance. (Les répondants ont reçu une liste de catégories de jeux et ont été invités à sélectionner tous les genres auxquels ils jouent régulièrement, ce qui explique pourquoi le total dépasse 100 %.) Moins prononcée, la même tendance est observée au Québec : 46% des sondés ont un penchant pour les jeux cognitifs, tandis que 40% aiment mieux l’action.</p>



<p>Les jeux de réflexion – le nom donné aux <em>puzzles</em> dans la version française du rapport – comprennent dans l’étude un large éventail de sous-genres, comme les jeux d’association (<em>Candy Crush, Tetris</em>), les casse-têtes cognitifs et les jeux de mots (<em>Sudoku, Wordle</em>), les casse-têtes basés sur la physique (<em>Angry Birds</em>), les jeux éducatifs (<em>ABCmouse</em>) ainsi que les jeux-questionnaires (<em>Jeopardy!</em>).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une pause appréciée</h3>



<p>La tendance ne surprend pas Lukas Steinman, cocréateur du jeu <em>A Little to the Left</em> et cofondateur du studio néoécossais Max Inferno Games. Selon lui, ce type de jeux représente un contrepoids à la vie numérique effrénée des joueurs et à leur emploi du temps chargé. « Les jeux de réflexion nous permettent de ralentir, de nous concentrer sur une seule tâche à accomplir et de ressentir cette pointe de fierté quand on trouve la solution », dit-il.</p>



<p>« Les joueurs recherchent quelque chose qu’ils peuvent terminer rapidement; une tâche unique et intentionnelle plutôt qu’un défilement sans fin », opine Mark Rogers, cocréateur du jeu de mots sur le Web <em>Canuckle</em>, un titre qui offre un mot typiquement canadien à deviner par jour, gratuitement, à la manière de <em>Wordle</em>, du <em>New York Times</em>.</p>



<p>Plus de 230 millions de parties de <em>Canuckle</em> ont été jouées depuis son lancement, en février 2022, et environ 50 000 joueurs – principalement canadiens – y jouent chaque jour. Pour Mark Rogers, les jeux de mots quotidiens comme <em>Canuckle</em> sont carrément devenus « des pratiques modernes de bien-être numérique ».</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="395" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Canuckle-b-395x640.png" alt="Canuckle B" class="wp-image-255403" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Canuckle-b-395x640.png 395w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Canuckle-b.png 616w" sizes="auto, (max-width: 395px) 100vw, 395px" /><figcaption class="wp-element-caption">Capture d'écran du jeu <em>Canuckle</em></figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Derrière leur popularité</h3>



<p>Si les jeux de réflexion ont tant la cote, c’est aussi en raison de la popularité des jeux mobiles, selon Jason Kapalka, fondateur du studio de la Colombie-Britannique Blue Wizard Digital.</p>



<p>« Les <em>puzzles</em> sont mieux adaptés aux téléphones que d’autres genres, comme les jeux de tir à la première personne », estime celui qui a aussi cofondé le studio PopCap Games, et qui a vécu cette transition de près en lançant des jeux comme <em>Bejeweled</em> et <em>Plants vs Zombies</em>.</p>



<p>Le marché suit également les changements démographiques observés chez les joueurs, qui sont de plus en plus âgés. « Les gens qui commencent à jouer à la retraite n’ont pas envie d’un jeu de tir ou d’un jeu compétitif. Ils veulent des jeux stimulants et sociaux, qu’ils peuvent jouer avec leur famille », constate Carina Kom, cofondatrice du studio indépendant Simply Sweet Games, dont le premier titre, le jeu de puzzles et de mots <em>Criss Cross Castle</em>, a récemment été lancé en version anticipée.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Criss-Cross-Castle.jpg" alt="Criss Cross Castle" class="wp-image-255401" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Criss-Cross-Castle.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Criss-Cross-Castle-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Criss-Cross-Castle-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Capture d'écran du jeu <em>Criss Cross Castle</em></figcaption></figure>
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<p>La popularité du genre auprès des femmes compte aussi pour beaucoup. « Plus de la moitié des joueurs sont des femmes, et 75% des personnes qui jouent aux jeux de casse-tête sont des femmes », rappelle la PDG de Simply Sweet Games, Tina Merry.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L'attrait pour les petits studios</h3>



<p>Les jeux de réflexion représentent souvent une option attirante pour les studios indépendants. « Ils sont relativement simples à concevoir et demandent très peu de ressources techniques dans la plupart des cas, ce qui permet d’y jouer même sur des appareils peu puissants et d’atteindre un public plus large que les jeux vidéo "traditionnels" », estime Lukas Steinman.</p>



<p>Leur jeu, <em>A Little to the Left</em>, a d’ailleurs été vendu à 2,5 millions d’exemplaires, et ses contenus téléchargeables ont été achetés 1,5 million de fois. Selon Lukas Steinman, le jeu a connu « un bon retour sur investissement ».</p>



<p>« Même un petit jeu de puzzle peut avoir un grand impact. Une petite idée créative et bien exécutée peut réunir des joueurs des quatre coins du monde », renchérit le cocréateur de <em>Canuckle</em>, Mark Rogers.</p>



<p>Les jeux de réflexion permettent d’ailleurs d’innover. Sur le marché, on voit des jeux originaux émerger, comme <em>Slayaway Camp 2</em>, qui mélange la réflexion et l’horreur, et qui se présente sur Steam comme le « jeu de casse-têtes le plus violent de tous les temps ».</p>



<p>Même s’ils sont plus simples à concevoir, il reste que développer un jeu représente toujours un défi. Parlez-en à Tina Merry, PDG de Simply Sweet Games : « On a choisi ce genre parce qu’on pensait que ce serait facile, mais on avait tort! Créer un nouveau jeu, peu importe lequel, exige une nouvelle propriété intellectuelle, une nouvelle équipe à bâtir et une nouvelle technologie à créer », lance-t-elle.</p>



<p>N'empêche, selon elle, les jeux de réflexion peuvent représenter une bonne occasion d’affaires; leur marché est évalué à 30 milliards de dollars américains dans le monde, d’après les données compilées par Simply Sweet Games. « Tout ce qu’il faut, c’est trouver une petite portion du marché qui recherche ce qu’on a à offrir », estime Tina Merry.</p>
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