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	<title>Télévision Archives | Fonds des médias du Canada</title>
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	<title>Télévision Archives | Fonds des médias du Canada</title>
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		<title>Pourquoi le Canada anglais a aussi besoin de son ​​star-système</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/pourquoi-le-canada-a-aussi-besoin-de-son-star-systeme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andrea Yu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 07:56:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faire des artistes canadiens des vedettes n'est pas seulement une question de fierté culturelle. C’est aussi une stratégie économique pour retenir les talents au pays plutôt que de les voir partir aux États-Unis, selon des experts de l’industrie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant deux décennies, des années 1990 aux années 2010, Tonya Williams a incarné la Dre Olivia Barber Winters dans le téléroman <em>The Young and the Restless</em>. À l’époque, peu de gens savaient qu’elle était canadienne, même si elle avait commencé sa carrière d’actrice comme animatrice de la très populaire émission jeunesse canadienne <em>Polka Dot Door</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Chaque fois que j’étais au Canada, les gens me demandaient : “Oh, pourquoi es-tu ici?”, comme s’ils n’avaient aucune idée que j’étais canadienne, raconte Tonya Williams. Même si j’ai commencé ma carrière au Canada, les gens ignoraient complètement que j’étais canadienne. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, Tonya Williams a fondé le Reelworld Screen Institute, qui aide à l'avancement professionnel des communautés sous-représentées dans l’industrie audiovisuelle. Plus récemment, elle milite en faveur de la mise en place d’un star-système au Canada, qui consiste à commercialiser et promouvoir les talents d’ici pour les hisser au rang de célébrités, à encourager l’émergence d’une culture de fans et à créer des vedettes connues et appréciées partout au pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds des médias du Canada (FMC) reconnaît lui aussi la nécessité d’un star-système au pays. C’est ce qui a incité Diego Briceño, chef principal de l’équité des données au FMC, à consacrer une section à cette question dans un rapport publié ce mois-ci, intitulé <em><a href="https://cmf-fmc.ca/fr/lenvers-du-decor/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’envers du décor : sondage auprès des interprètes du Canada</a></em>. « On veut comprendre comment les artistes peuvent contribuer à rendre le contenu canadien plus attrayant et à le faire rayonner auprès d’un public plus large, pour qu’il ait une plus grande portée et perdure dans le temps », explique Diego Briceño.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une différence marquée entre le Québec et le reste du Canada</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La présence d’un star-système n’est pas la même au Canada francophone et anglophone, comme le révèle le rapport. Alors que 21% des artistes québécois estiment qu’il existe un important star-système qui profite aux artistes et aux productions, seulement 3% des artistes de l’Ontario et 2% de ceux de la Colombie-Britannique partagent cet avis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Au Québec, il existe un star-système de longue date qui est alimenté par les magazines, les talk-shows et toutes sortes d’autres choses qui le maintiennent en vie, explique Diego Briceño. On reconnaît clairement l’existence d’un star-système qui a été utile, mais à l’extérieur du Québec, la plupart des gens affirment qu’il n’y en a pas et que ça a limité leur carrière. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, l’identité culturelle plus affirmée du Québec a également contribué au succès de son star-système et à la capacité des artistes francophones à atteindre le statut de célébrité. « Au Québec, il y a une certaine fierté à se reconnaître à l’écran, à voir des gens qui nous ressemblent et qui parlent comme nous, avec le même accent et une façon de manier le français qui leur est propre », explique-t-il.</p>



<h3 class="wp-block-heading">En l’absence d’un star-système, les talents partent aux États-Unis</h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="542" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/GPM_2543-2-1-542x640.jpg" alt="GPM 2543 2" class="wp-image-261582" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/GPM_2543-2-1-542x640.jpg 542w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/GPM_2543-2-1-768x906.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/GPM_2543-2-1-1302x1536.jpg 1302w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/GPM_2543-2-1-1735x2048.jpg 1735w" sizes="(max-width: 542px) 100vw, 542px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le duo de <em>Heated Rivalry</em>, Hudson Williams et Sophie Nélisse. Crédit photo : George Pimentel </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La présidente nationale de l’Association des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio (ACTRA), Eleanor Noble, affirme que l’absence d’un star-système dans le Canada anglais a poussé des acteurs talentueux à partir aux États-Unis pour faire progresser leur carrière. « Nous n’avons jamais créé les mêmes possibilités ici, au Canada, explique-t-elle. Nos productions cinématographiques et télévisuelles connaissent du succès, mais à moins de quitter le Canada, il est extrêmement difficile pour les artistes de se forger une identité publique de “célébrité”. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le talent ne manque pourtant pas au pays. Eleanor Noble cite des productions qui ont connu un immense succès à l’échelle internationale, comme <em>Heated Rivalry, North of North, Schitt’s Creek</em> et <em>Kim’s Convenience</em>. « Pourtant, beaucoup des vedettes de ces séries ne sont reconnues qu’après avoir reçu l’aval du public américain », déplore-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les experts, la solution passe par une reconnaissance et un financement du gouvernement pour soutenir les productions et les artistes canadiens. « Le gouvernement fédéral doit cesser de considérer notre industrie, qui génère des milliards de dollars, comme un simple luxe dont on pourrait se passer, explique Eleanor Noble. Il doit plutôt lui accorder la même attention, avec des politiques solides et un financement à la hauteur de ceux dont bénéficient les secteurs manufacturier et industriel traditionnels. Notre contribution au PIB national serait bien plus importante si nous créions une demande en soutenant un star-système alimenté par notre propre fierté nationale. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tonya Williams estime qu’il faut également revoir les structures qui permettent d’accompagner les artistes individuellement. « Si les athlètes et les chanteurs suscitent un tel engouement, c’est entre autres parce qu’ils sont représentés non seulement par des agents, mais aussi par des gérants, explique-t-elle. Un gérant ne se contente pas de trouver votre prochain contrat. Un gérant élabore des stratégies et façonne les 50 prochaines années de votre carrière. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="820" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/LA2_3523-820x640.jpg" alt="LA2 3523" class="wp-image-261587" style="aspect-ratio:1.2812987205820485;width:655px;height:auto" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/LA2_3523-820x640.jpg 820w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/LA2_3523-768x599.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/LA2_3523-1536x1198.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/LA2_3523-2048x1598.jpg 2048w" sizes="(max-width: 820px) 100vw, 820px" /><figcaption class="wp-element-caption">La vedette de la série <em>North of North</em>, Anna Lambe. Crédit photo : George Pimentel</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Selon elle, il faut investir davantage dans la promotion des productions canadiennes et de leurs vedettes. Elle cite en exemple le succès de <em>Heated Rivalry</em>, dont les acteurs principaux étaient auparavant inconnus du grand public. « Ils ont commencé à promouvoir les acteurs bien avant la diffusion du premier épisode, explique-t-elle. Au moment de la sortie du premier épisode, il y avait une véritable frénésie chez les fans parce qu’on avait déjà créé un engouement autour de ces acteurs, de leur maquillage, de leur coiffure, de leur garde-robe et de leur entraînement physique. Ils avaient créé un véritable élan. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">S’inspirer de la Corée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La recherche et les données peuvent également servir à prendre des décisions stratégiques sur les films et les séries à produire. « Il faut comprendre notre public, ce qu’il veut et qui il veut voir, afin que les décisions reposent sur des faits plutôt que sur l’instinct, explique Tonya Williams. À Los Angeles et en Corée, de grands départements se consacrent uniquement à des questions comme : “Qu’est-ce que le public regarde? Pourquoi le regarde-t-il? Comment créer du contenu qui répond à ses attentes?” »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Tonya Williams, l’extraordinaire culture de vedettariat en Corée, comme en témoigne l’énorme popularité de la K-pop, est un excellent exemple d’un star-système efficace. « Je suis vraiment impressionnée par ce que la Corée a accompli au cours des 20 dernières années, et ça ne s’est pas fait par hasard, dit-elle. De grandes agences repèrent les talents dès leur plus jeune âge et les forment en musique et en danse. Elles contribuent à trouver des fonds privés pour les projets, parce que c’est aussi le rôle des gérants à Hollywood. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Canada ne développe pas son star-système, Eleanor Noble estime que les talents canadiens deviendront encore plus dépendants des États-Unis pour mener une carrière florissante. « Mais il est temps de nous défaire de cette mentalité, affirme-t-elle. C’est à nous de propulser les artistes canadiens vers la célébrité et de cesser d’attendre que les États-Unis décident à notre place qui mérite ou non ce statut. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tonya Williams envisage un avenir bien plus sombre si aucun star-système n’est mis en place au Canada. « On sera tout simplement rayés de la carte », affirme-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle préfère se concentrer sur les aspects positifs et imaginer à quoi pourrait ressembler l’industrie canadienne dans 5, 10 ou 20 ans si un véritable star-système était mis en place et soutenu. « On verrait alors des acheteurs du monde entier se livrer une guerre d’enchères pour le contenu que nous produisons au Canada, soutient-elle. Ils se bousculeraient pour s’arracher les vedettes canadiennes. Ce serait formidable, non? Nous finirions par devoir produire davantage de films et de séries, car la demande serait au rendez-vous. Ça susciterait de la fierté nationale. »</p>
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		<title>Profession : psychologue de plateaux</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/profession-psychologue-de-plateaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Justine De l'Église]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 17:14:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Tournage-3-700x394.jpeg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Tournage 3" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Un nouveau rôle émerge sur les plateaux de tournage. Des psychologues et des gens formés en santé mentale s’allient avec&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un nouveau rôle émerge sur les plateaux de tournage. Des psychologues et des gens formés en santé mentale s’allient avec des réalisateurs pour assurer la santé psychologique des équipes. Une tâche parfois complexe, qui commence tout juste à faire sa place sur la scène canadienne. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un studio de Montréal, une équipe vidéo s’anime. Des moniteurs prennent place sur une table pliante, quatre caméras sont braquées sur la chaise qu’occupera bientôt l’invité. Le créateur de contenu Xavier Watso entre, tout sourire. « Grosse prod ! » lance-t-il à la cantonade.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je lui explique ma présence sur le plateau de <em>Gros plan sur la santé mentale</em> : pendant qu’il participe à <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/moteur-action-inclusion-saison-5/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cette série documentaire sur la santé mentale produite par le Fonds des médias du Canada</a>, moi, j’observe le travail de Sophie Brive, psychologue clinicienne, qui est depuis quelques années spécialisée en tournages de fictions et de documentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je ne pense pas que je vais l’utiliser beaucoup », dit-il, avec un sourire d’excuse. Il dit vrai : pendant la quinzaine de minutes où il partage son expérience comme créateur de contenu autochtone, abordant notamment les messages haineux qu’il a reçus, jamais il ne se tourne vers la psychologue. Celle-ci demeure en retrait, concentrée, des écouteurs reliés au moniteur sur les oreilles.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="853" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Tournage-2-853x640.jpeg" alt="Tournage 2" class="wp-image-261542" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Tournage-2-853x640.jpeg 853w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Tournage-2-768x576.jpeg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Tournage-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Tournage-2-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="auto, (max-width: 853px) 100vw, 853px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le créateur de contenu Xavier Watso et Gaëlle Essoo, l'animatrice de la série <em>Gros plan sur la santé mentale</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sophie Brive a été embauchée pour rencontrer les participants d’avance, et ensuite conseiller la production sur la formulation des questions. « Au lieu de demander “Quel était le moment le plus difficile”, c'est plutôt de demander “ Quels étaient les obstacles que vous avez rencontrés liés au parcours, ou à votre identité”. On favorise le choix, plutôt que l’obligation », illustre-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Xavier Watso estime malgré tout qu’une telle présence « peut être vraiment utile ». « Tu sais, il y a beaucoup de productions qui s'en foutent complètement des autres. Ils veulent juste avoir le clip, aller chercher l’émotion qui va vendre, au détriment de l'invité, alors qu'ici c'est le contraire. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un travail crucial encore peu répandu</h3>



<div class="wp-block-group alignwide is-content-justification-center is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-0a34b269 wp-block-group-is-layout-flex">
<p class="wp-block-paragraph">Peu de psychologues offrent ces services pour le moment. Sophie Brive, elle, a participé à une dizaine de productions québécoises depuis 2021, dont la série<em> Les météorites</em>. Durant le tournage, elle a accompagné une comédienne dans un rôle de victime de violence conjugale, qui rappelait son vécu réel. « Elle a eu besoin de soutien émotionnel entre deux scènes, se rappelle-t-elle. Elle a pleuré, je l’ai réconfortée, on a respiré, on a remis à plat et on y est retournées. Et ça lui a permis de refaire la scène, le tournage ne s’est pas arrêté. »</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="394" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Sophie-edited-394x640.jpeg" alt="Sophie" class="wp-image-261541" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Sophie-edited-394x640.jpeg 394w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Sophie-edited-768x1248.jpeg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Sophie-edited-945x1536.jpeg 945w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/10/Sophie-edited-1260x2048.jpeg 1260w" sizes="auto, (max-width: 394px) 100vw, 394px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sophie Brive sur le plateau de la série <em>Gros plan sur la santé mentale</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Chaque fois, le but d’un tel travail n’est pas de brimer l'œuvre, assure la psychologue. « Je travaille avec la réalisatrice et je veux que son film ressemble à ce qu'elle a envie », tout en faisant en sorte que tout le monde puisse se sentir bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alice Ride, la fondatrice de Set Protect, un organisme pancanadien qui offre du soutien en santé et sécurité psychologique à l'industrie du divertissement, témoigne de la lenteur de l’adoption des ressources psychologiques sur les plateaux de tournage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Set Protect offre les services de huit thérapeutes ou conseillers certifiés en santé mentale, ainsi qu’une quinzaine de professionnels appelés à intervenir au besoin, mais la demande pourrait être plus grande. Alice Ride souligne le manque d’information sur les ressources disponibles, de même que le frein que peuvent représenter les budgets serrés des productions. Elle rappelle toutefois que les types d’accompagnement sont modulables selon les besoins et les budgets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les psychologues peuvent aussi être appelés à intervenir auprès des équipes de production pour calmer des situations tendues ou même des drames. Un nouveau rôle a même émergé pour aider quiconque sur le plateau : le coordonnateur en santé mentale, un rôle similaire au coordonnateur d’intimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Concrètement, c’est quelqu'un sur le plateau qui est disponible pour parler à n'importe qui, en tout temps, décrit Alice Ride. Les coordonnateurs en santé mentale font partie de l'équipe, alors qu'un psychologue est engagé spécifiquement pour un segment, ou une journée de tournage particulièrement traumatisante. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les milieux du documentaire et des téléréalités plus outillés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Alice Ride, le milieu du documentaire canadien est le plus mobilisé pour l’accès aux soins psychologiques, notamment en raison des répercussions que peuvent avoir les contenus très chargés. Elle mentionne l’Association des documentaristes du Canada (DOC), qui, après avoir publié en <a href="https://docorg.ca/report/documentality-a-report-on-mental-health-in-the-canadian-documentary-sector/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2023 le rapport <em>DocuMentality</em> sur les problèmes qui affectent la santé mentale dans le secteur</a>, a commencé à prévoir du financement consacré à la santé mentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande est aussi forte du côté des téléréalités. « Elles ont maintenant presque toutes des psychologues », témoigne avec une pointe de fierté Dania Ramirez, une psychologue clinicienne qui a développé une expertise dans l’accompagnement des candidats de ce type de productions télévisuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a soutenu des émissions populaires, dont <em>Occupation Double</em>, <em>Star Académie</em> et <em>L’île de l’amour</em>. Elle est aussi impliquée dans une téléréalité qui sera diffusée à l’automne, <em>Complètement dans le champ</em>, où des créateurs de contenu devront travailler dans une ferme durant une quinzaine de jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’elle guide la sélection des candidats, Dania Ramirez ne cherche pas des profils intéressants. Elle évalue plutôt, au moyen d’une rencontre d’un peu moins d’une heure, si la personne est apte à vivre une aventure chargée en stress. « On va cibler les possibles fragilités d’une personne, son fonctionnement et sa capacité d'adaptation, détaille-t-elle. Ça m'est déjà arrivé de dire : “Cette personne-là est vraiment trop fragile”. C'est toujours la production qui prend la décision finale, mais ce n'est jamais arrivé que j'aie levé des drapeaux rouges et qu’ils n'aient pas été considérés. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dania Ramirez reste par la suite disponible pour des séances en téléconsultation pendant les tournages. Elle peut par exemple être appelée à intervenir pour désamorcer un conflit de groupe, comme elle a dû le faire en 2022 à <em>Occupation Double Martinique</em>. Elle avait alors été dépêchée sur place alors qu’un scandale d’intimidation avait secoué la production, au point que des commanditaires s’étaient désistés et que plusieurs candidats avaient dû être expulsés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Idéalement, si on soutient les candidats, on ne devrait pas soutenir en même temps l'équipe de production, pour éviter les conflits d'intérêts. Ce sont des rôles différents qui devraient être assumés par des psychologues différents », soutient Dania Ramirez.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour à la vraie vie des participants de téléréalités peut aussi être brutal. Quelques séances avec la psychologue sont alors prévues. C’est court, certes, mais l’objectif n’est pas de tout régler : on veut plutôt « dédramatiser les choses, replacer ce qui touche à la participation à l'émission », explique la psychologue. Si les besoins sont plus grands, la personne peut être référée à d’autres ressources.</p>



<h3 class="wp-block-heading">De meilleures balises pour le travail des psychologues de plateaux</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les personnes interrogées s’entendent : il faut que les rôles des psychologues de plateaux comme leurs limites soient clairement définis dès le départ, pour respecter le cadre éthique de la profession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui aiderait, c’est d’établir un cadre de travail spécifique aux plateaux de tournage à même leurs ordres professionnels; c’est du moins ce que vise à moyen terme de faire Dania Ramirez auprès de l’Ordre des psychologues du Québec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alice Ride souligne que la WorkSafeBC, l’organisme provincial de la Colombie-Britannique responsable de la santé et de la sécurité au travail, propose actuellement un nouveau règlement visant à intégrer la gestion des risques psychosociaux chez tous les employeurs de la province, y compris ceux du secteur de la production cinématographique et télévisuelle. Une consultation publique est actuellement en cours à ce sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le reste, Alice Ride souhaite que plus de recherche sur l’importance du soutien psychologique en milieu de travail soit faite dans ces domaines en Amérique du Nord, pour qu’il y ait une prise de conscience collective des besoins, et que les politiques suivent en conséquence – autant dans les milieux de production qu’auprès des gouvernements.</p>
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		<title>Avec la série «Nish», Julie O’Bomsawin fait place à la jeunesse autochtone à la télévision  </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/avec-la-serie-nish-julie-obomsawin-fait-place-a-la-jeunesse-autochtone-a-la-television/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Grenier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 14:01:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653680205-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="NISH EP10 Élo Léon Joce Méli 01" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>La boîte de production Kassiwi Média signe une toute première fiction jeunesse autochtone, Nish. La productrice abénakise Julie O’Bomsawin se&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La</strong> <strong>boîte de production Kassiwi Média signe une toute première fiction jeunesse autochtone,</strong> <strong><em>Nish</em>. La productrice abénakise Julie O’Bomsawin se confie sur la fierté et les défis derrière ce projet ambitieux.  </strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En sortant de l’UQAM, au début des années 2000, Julie O’Bomsawin avait un objectif clair en tête : « Je dis toujours que je fais ce que je fais par respect pour ceux qui m’ont précédée et pour ouvrir le chemin aux autres générations », confie la productrice de la Nation W8banaki d'Odanak. Jeune diplômée, elle gardait en mémoire les histoires de son grand-père, qui lui rappelait à quel point les lois et la discrimination avaient étouffé les identités et les cultures autochtones pendant des décennies.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Productrice_Julie_OBomsawin-486x640.jpg" alt="Productrice Julie OBomsawin" class="wp-image-261078" style="width:459px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">La productrice Julie O'Bomsawin. Photo : Kassiwi Média</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour libérer cette voix, elle a choisi un chemin rarement emprunté par les gens de sa communauté : le cinéma et la télévision. D’abord scripte et assistante-réalisatrice sur de nombreux projets, elle s’est finalement tournée vers la production en créant sa propre entreprise, Kassiwi Média, en 2015. « La raison pour laquelle je suis devenue productrice, ce n’était pas pour produire, mais parce qu’il y avait des histoires que j’avais envie de voir à l’écran et que je ne voyais pas, avoue-t-elle. Donc, je me suis dit : "Quoi de mieux que de les produire moi-même pour leur permettre de prendre vie?" » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Après quelques projets documentaires et un premier long métrage, <em>Capitaine</em>, sorti au début de l’année, elle est particulièrement fière de sa plus récente production, financée avec l’appui du Fonds des médias du Canada : la série jeunesse <em>Nish</em>, disponible le 22 septembre sur Tou.tv puis diffusée plus tard à la télévision de Radio-Canada et sur APTN.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Découvrir le quotidien des jeunes autochtones</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Adaptée d’une série de romans de l’autrice wendate Isabelle Picard, <em>Nish</em> signifie « deux » en langue innue. On y <em></em>raconte le quotidien des jumeaux Éloïse et Léon, qui vivent au cœur de la nature de Matimekosh, sur la Côte-Nord, au Québec. Le titre fait aussi référence à leurs deux identités autochtones puisque leur père est un Innu originaire de l’endroit, alors que leur mère vient de Wendake, dans la communauté urbaine de Québec.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« En fiction autochtone, on ne voit pas beaucoup cette jeunesse-là, du moins au Québec, constate Julie O’Bomsawin. Je trouve que c’est important parce que c’est un âge où l’identité se cristallise. Cette jeunesse-là, je la vois très lumineuse. C’est des jeunes qui rêvent au rythme du territoire, qui jouent au hockey, qui vivent les premiers amours, les amis, l’école, comme tous les jeunes d’aujourd’hui. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les défis de tourner en langue innue et dans les communautés</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La productrice est d’autant plus heureuse que la série, tournée en français, compte 20% de dialogues en langue innue, une première à la télévision québécoise (APTN présentera une version entièrement doublée en innu). Mais pour que le tout se concrétise, il a fallu surmonter plusieurs défis, à commencer par la distribution. Impossible d’imaginer que les rôles soient défendus par des non-Autochtones, l’équipe a dû faire un véritable travail de terrain. Après un appel général d’auditions sur vidéo, elle s’est déplacée vers la Côte-Nord pour dénicher sur place des interprètes potentiels. Pour camper les deux personnages principaux, le choix s’est arrêté sur les jeunes Jean-Luc Shapatu Vollant et Emma Rankin, tous deux originaires de la région.  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP02_Leon-Joce_03-1138x640.jpg" alt="NISH EP02 Léon Joce 03" class="wp-image-261079"/><figcaption class="wp-element-caption">Image tirée de la série <em>Nish</em>. Photo : Kassiwi Média</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« Le vrai défi qu’on a dans une série, c’est de faire en sorte que tout ce beau monde-là devienne une famille, explique la productrice. Donc, avant le tournage, on les a réunis sans que ce soit exclusivement une grande répétition, pour créer des moments de rencontre. Quand les gens ont moins d’expérience, il faut s’assurer que la chimie opère. Chacun avait ses forces et des choses sur lesquelles il fallait travailler pour que la série soit crédible et qu’elle touche les gens. »  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre enjeu important : la distance. Comme la majorité des communautés autochtones sont en territoire éloigné, tourner sur place fait vite grimper les coûts de production. Puisque <em>Nish</em> a été filmée à la fois à Matimekosh, Pessamit (près de Baie-Comeau) et Wendake, le financement a été très compliqué. Sans compter qu’une partie de l’histoire se déroule dans la neige. Il faut être ouvert aux compromis, par exemple en opérant à équipe réduite.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le processus a été long, mais Julie O’Bomsawin a toujours gardé la foi : « Au début du projet, il y a tellement de gens qui m’ont dit : "Mais comment vous allez faire?" Et j’ai dit : "Eh bien, on va faire les choses une à la fois et on va y arriver." C’est important que cette série-là existe, qu’elle ait de l’impact, que les jeunes puissent l’écouter et se reconnaître. »  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Former la relève autochtone de l'industrie audiovisuelle</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout en applaudissant les avancées des contenus autochtones ces dernières années, en quantité et en qualité, Julie O’Bomsawin est consciente que la production télévisuelle demande plus que jamais une passion de tous les instants. Voilà pourquoi elle s’implique au sein de l’industrie afin de faciliter les processus de financement, en fiction comme en documentaire. Elle croit fermement à la force de la collectivité et à la voie qu’elle a choisie.   </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="461" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356-1138x461.jpg" alt="NISH EP10 Élo Léon Joce Méli 01" class="wp-image-261080" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356-1138x461.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356-768x311.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356-1536x622.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NISH_EP10_Elo-Leon-Joce-Meli_01-e1789653628356.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">De gauche à droite : Maddy Rankin Kistabish, Jean-Luc Shapatu Vollant, Jacob Whiteduck-Lavoie et Emma Rankin dans <em>Nish</em>. Photo : Kassiwi Média</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« C’est fort la télévision. C’est un médium excessivement fort parce que tu peux tomber sur nous sans avoir prévu de nous regarder. Quand on entre dans le salon des gens, qu’ils s’arrêtent sur un projet qu’on a fait et qu’on les touche avec une histoire, je trouve qu’il y a quelque chose d’incroyable là-dedans pour pouvoir se rencontrer. »  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour elle, la production est une véritable mission. Celle d’offrir un miroir contemporain sur les réalités autochtones d’aujourd’hui, mais aussi de multiplier les voix, en permettant aux artistes et aux artisans issus des Premières Nations, des Inuits et des Métis de gagner en expérience. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je n’ai jamais compté mes heures, dit-elle. Quand j’ai fondé Kassiwi Média, j’étais la seule personne issue des Premières Nations dans l’équipe. Je suis partie de rien et l’objectif, c’était qu’on grossisse. Kassiwi, ça veut dire « ensemble ». Donc, j’essaie de former la relève le mieux possible pour que le bassin de professionnels autochtones augmente. Mon rêve, c’est qu’il y ait un jour une équipe complète d’Autochtones. Ce n’est pas encore possible, malheureusement, mais on travaille fort là-dessus. »  </p>
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		<title>Arnaud Soly fait découvrir la culture d’ici par l’humour </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/arnaud-soly-fait-decouvrir-la-culture-dici-par-lhumour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Édith Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 13:23:55 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=260889</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-e1789391385822-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="MADE NOUS Arnaud SEND" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>À 36 ans, Arnaud Soly réalise qu’il est plus vieux qu’il pensait. De la télé de son enfance aux plateformes&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-e1789391385822-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="MADE NOUS Arnaud SEND" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À 36 ans, Arnaud Soly réalise qu’il est plus vieux qu’il pensait. De la télé de son enfance aux plateformes d’aujourd’hui, il a vu le paysage culturel se transformer. Avec C’est à NOUS!, il veut donner aux jeunes le goût de découvrir les œuvres d’ici. </strong>  </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="503" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-503x640.jpg" alt="MADE NOUS Arnaud SEND" class="wp-image-260892" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-503x640.jpg 503w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-768x977.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-1207x1536.jpg 1207w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_Arnaud_SEND-1-1609x2048.jpg 1609w" sizes="auto, (max-width: 503px) 100vw, 503px" /><figcaption class="wp-element-caption">Arnaud Soly. Photo : Jocelyn Michel</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Arnaud Soly a beau avoir « coupé le câble » chez lui, les écrans occupent toujours une place importante dans son quotidien. Il regarde plusieurs séries québécoises en rattrapage et découvre des émissions jeunesse avec ses filles de 4 et 6 ans. Quand son quotidien de père le lui permet, il se rend au Cinéma Beaubien, situé à quelques pas de chez lui, à Montréal. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Même si la technologie a complètement changé notre façon de consommer du contenu, je continue à regarder beaucoup ce qui se fait ici, avoue-t-il. Tout ça parce que j’appartiens à une génération qui a grandi avec Canal Famille et VRAK.TV, et qui a connu le Web sur le tard, je pense. »  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la mort de ces chaînes de télévision, les habitudes de visionnement ont changé, surtout chez les jeunes. Selon <em>l’Enquête québécoise sur les loisirs culturels et le divertissement</em>, réalisée en 2024 par<em> </em>l’Institut de la statistique du Québec, 64% des 15 à 29 ans visionnent surtout des contenus télévisuels non québécois. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc tout naturellement qu’Arnaud Soly – très populaire auprès des ados et des millénariaux – a accepté de devenir le porte-parole de la campagne de découvrabilité numérique, C’est à NOUS!, créée par le Fonds des médias du Canada en partenariat avec Téléfilm Canada. « Le mandat de faire rayonner les œuvres d’ici est tout à fait aligné avec mes valeurs, dit-t-il. Pour moi, c’est important de soutenir notre industrie [des écrans], parce qu’elle est unique et qu’elle fait vraiment partie de notre culture. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De petit nouveau à grand frère</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mission accomplie : depuis quelques jours, l’humoriste présente de courtes vidéos comiques sur ses réseaux sociaux et ceux de l’initiative NOUS pour faire découvrir des séries, des films et des jeux vidéo de chez nous. Il explore autant les petites pépites qui ont marqué son imaginaire que les nouveautés qui attirent son attention.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’est pas seul. Arnaud Soly s’est entouré des créateurs et créatrices de contenu Douaa Kachache, Emy Lalune, Pascale de Blois, Thomas Bédard, Tommy-Lee Salvas, Zoé Duval et Rosalie Vaillancourt (<a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/le-fabuleux-destin-de-rosalie-vaillancourt/" target="_blank" rel="noopener">la porte-parole de la précédente campagne NOUS</a>) pour créer des capsules similaires, tantôt en solo, tantôt en groupe sous forme de sketches. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Voyez les premières capsules de la campagne</strong> <a href="https://www.youtube.com/shorts/7BZeWb1TVCo"><strong>ici</strong></a><strong>,</strong> <a href="https://www.youtube.com/shorts/AAUUqzkpD7U"><strong>ici</strong></a> <strong>et</strong> <a href="https://www.youtube.com/shorts/ExFFbZfvaqw"><strong>ici</strong></a><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <strong></strong>Je suis heureux de collaborer avec cette relève numérique que j’aime et que je trouve drôle et allumée. Ça fait à peu près 10 ans que je fais de l’humour. J’ai toujours été le jeune, le gars du Web. Mais je ne réalisais pas, jusqu’à aujourd’hui, que j’avais acquis une certaine notoriété et que je n’étais plus vraiment le petit nouveau », mentionne celui qui a été sacré Découverte de l’année aux Olivier de 2021.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’humoriste voit chez ces personnalités du Web des alliées : celles-ci parlent aux plus jeunes et maîtrisent les codes des réseaux sociaux. À leurs côtés, il peut donc attirer l’attention là où les campagnes publicitaires traditionnelles et le bon vieux <em>TV Hebdo</em> ne suffisent plus.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les jeunes ne regardent plus autant la télé, donc ils ne voient plus nécessairement les pubs pour une série ou un film, observe-t-il. Aujourd’hui, pour qu’une série nous donne envie de la rattraper, ça va souvent passer par le Web. Et pour créer de l’engagement, il faut qu’il y ait un discours numérique autour des œuvres, comme ça a été le cas pour <em>Empathie</em> et <em>Vitrerie Joyal</em>, entre autres. » </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="604" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_MASTER_Groupshot-1138x604.jpg" alt="MADE NOUS MASTER Groupshot" class="wp-image-260863" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_MASTER_Groupshot-1138x604.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_MASTER_Groupshot-768x408.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/MADE_NOUS_MASTER_Groupshot.jpg 1400w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">De gauche à droite : Douaa Kachache, Zoé Duval, Thomas Bédard, Rosalie Vaillancourt, Arnaud Soly, Tommy-Lee Salvas, Emy Lalune et Pascale de Blois. Photo : Jocelyn Michel</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’humour comme porte d’entrée</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’il s’agit de faire réagir, Arnaud Soly mise sur ses plus beaux atouts : les imitations, le doublage, les fausses publicités et les parodies. « L’humour, c’est un ton qui fonctionne super bien sur les réseaux sociaux : ça peut être court et accrocheur, dit-il. Je pense que c’est une très bonne porte d’entrée vers notre culture. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est bien placé pour le savoir : il a remporté un prix dans la catégorie Capsule ou sketch Web humoristique de l’année pour sa parodie <em>Arnaud Jolicoeur, courtier hypothécaire</em> au Gala Les Olivier en 2025. Sa propre émission parodique, <em>Club Soly</em>, a aussi contribué à asseoir sa notoriété sur les ondes et en ligne.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Pour la campagne C’est à NOUS!, je n’ai toutefois pas envie d’imposer des choses ni de diaboliser les contenus américains de Netflix, comme <em>Stranger Things</em>. L’un n’empêche pas l’autre, avertit-il. J’ai plutôt envie que les jeunes se disent : “Ah, je n’ai pas vu cette série canadienne ou je n’ai pas les références de ce film québécois, mais ça a l’air bon pis ça me tente d’en savoir plus.” » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mission transmission</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Arnaud Soly sait qu’il est difficile de changer les habitudes de visionnement du jour au lendemain. Mais, selon lui, une partie de la solution peut se trouver dans l’enfance, avec la transmission culturelle, le bouche-à-oreille et l’implication des parents. « Plus les enfants découvrent tôt les œuvres d’ici, plus ils auront envie d’en consommer en grandissant. Ces réflexes-là vont les accompagner longtemps », explique-t-il. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en fait d’ailleurs l’expérience avec ses enfants, grandes adeptes de Télé-Québec, ou encore avec les adolescentes de son ami qui écoutent les albums d’Harmonium grâce à l’influence de leur entourage.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Au Canada, et plus particulièrement au Québec, on a vraiment une culture bien à nous, une culture qui nous fait vibrer et qui nous permet de nous reconnaître à l’écran, reconnaît-il. C’est important d’en prendre soin. » </p>
<p>The post <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/arnaud-soly-fait-decouvrir-la-culture-dici-par-lhumour/">Arnaud Soly fait découvrir la culture d’ici par l’humour </a> appeared first on <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/">Fonds des médias du Canada</a>.</p>
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		<title>La saison 2 de «North of North» met le cap vers le sud </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/la-saison-2-de-north-of-north-met-le-cap-vers-le-sud/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 13:16:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="&quot;A woman in traditional fur-trimmed clothing stands smiling in snowy arctic landscape, surrounded by five people in blue winter jackets, with a mountainous village in the background under a bright sky.&quot;" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-700x394.jpg 700w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-1138x640.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-768x432.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-1536x864.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/North-of-North.-Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Cr.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix-2048x1151.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px" /><p>North of North revient pour une deuxième saison pleine de surprises, notamment un voyage au sud du Nunavut. Les créatrices&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>North of North</em></strong> <strong>revient pour une deuxième saison</strong> <strong>pleine de surprises, notamment un voyage au sud du Nunavut. Les créatrices et têtes d’affiche nous entraînent dans les coulisses de la série et reviennent sur les raisons de son succès international.</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">En entrevue, les productrices de <em>North of North</em> (<em>Chronique arctique</em>), Alethea Arnaquq-Baril et Stacey Aglok MacDonald, ainsi que la productrice exécutive Miranda de Pencier sont pleines de gratitude. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La première saison de leur comédie inspirante, qui se déroule dans la communauté inuite fictive d’Ice Cove, a séduit autant le public que la critique. Diffusée sur CBC Gem, APTN et Netflix, <em>North of North</em> a obtenu la note très convoitée de 100% auprès des critiques sur <em>Rotten Tomatoes</em>. Selon Netflix, la série a cumulé près de 9 millions de visionnements à l’échelle mondiale au cours de ses premiers mois diffusion, se hissant au top 10 des contenus les plus regardés sur la plateforme dans 33 pays.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures après la fin de cet entretien, l’équipe remportait neuf récompenses sur ses 20 nominations aux Prix Écrans canadiens <em></em>2026, dont celle de la meilleure série comique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour l’instant, les interprètes et les créatrices de <em>North of North</em> sont réunies dans un hôtel du centre-ville de Toronto pour parler à la presse de la suite des choses. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/Anna-Lambe-as-Siaja-in-episode-201-of-North-of-North.-Courtesy-of-CBC-APTN-and-Netflix.jpg-1138x640.jpg" alt="&quot;Woman in a fur-lined hooded parka and sunglasses rides a snowmobile in a snowy village; people in winter clothing and houses are visible in the background under a bright sky.&quot;" class="wp-image-260721"/><figcaption class="wp-element-caption">Anna Lambe dans la saison 2 de <em>North of North</em>. Crédit photo : courtoisie de CBC/APTN/Netflix.</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">La deuxième saison débarque sur les petits écrans en septembre, d’abord sur APTN+ le 1<sup>er</sup> septembre, puis sur CBC, CBC Gem et APTN le 8 septembre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut se demander si l’équipe ressent de la pression face aux attentes élevées : « J’ai ressenti énormément de pression lors de la première saison, parce qu’on créait quelque chose de totalement nouveau, sans savoir comment notre communauté allait réagir, ni même si le monde s’y intéresserait », affirme Alethea Arnaquq-Baril. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Bon, disons qu’il y a quand même une certaine pression, avec notre score de 100% chez les critiques de <em>Rotten Tomatoes</em> pour la première saison, alors maintenant, c’est “aaahhh” », ajoute Miranda de Pencier en riant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cette saison-ci a été beaucoup plus agréable et plus facile, poursuit Alethea Arnaquq-Baril. Pas que ça ait été facile, mais lors de la première saison, on avait l’impression qu’on allait mourir [rires]. Cette fois-ci, on a vraiment pu profiter du processus. On savait avec qui on travaillait, et à quel point ces personnes tenaient à la série et à notre vision. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">« On continue à miser sur l’humour et l’émotion, ajoute Stacey Aglok MacDonald. Je pense que ce qui compte le plus pour nous, c’est que, même si on adore rire, on aime aussi ressentir des émotions et explorer ce qui fait vraiment partie de nos vies, pas juste des moments drôles ou des plaisanteries, mais aussi de véritables enjeux. C’est donc un ton que nous conservons tout au long de la saison 2. » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au-delà d’Ice Cove</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Tournée à Iqaluit, au Nunavut, la série suit l’irrépressible Siaja (Anna Lambe), une jeune épouse et mère qui prend la décision audacieuse de quitter son mari égocentrique, Ting (Kelly William), pour tracer sa propre voie. On la suit jongler entre son rôle de mère, les opinions de sa mère intransigeante Neevee (Maika Harper) et son travail au sein de sa communauté adorée. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/09/NOBD7F1-960x640.jpg" alt="NOBD7F 1" class="wp-image-260722"/><figcaption class="wp-element-caption">Anna Lambe et Maika Harper dans la saison 2 de <em>North of North</em>. Crédit photo : Marni Grossman/CBC/APTN/Netflix.</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans cette nouvelle saison [ATTENTION : divulgâcheur!], Siaja quitte Ice Cove et met le cap vers le sud à la recherche de la sœur dont elle ignorait l’existence. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les actrices principales, Anna Lambe et Maika Harper, cette révélation concernant une sœur secrète – dévoilée dans le dernier épisode de la saison 1 – a été aussi surprenante pour elles que pour le public. Toutes deux étaient présentes lors de la journée de presse, sans savoir qu’elles repartiraient elles aussi gagnantes des Prix Écrans canadiens plus tard dans la soirée. Lambe a remporté le prix de la meilleure interprétation dans un rôle principal (comédie), tandis que Harper a reçu celui de la meilleure interprétation dans un rôle de soutien (comédie). </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Une grande partie de l’intrigue était gardée secrète et on ne la découvrait qu’au fur et à mesure qu’on avançait dans le scénario, raconte Anna Lambe. Quand j’ai appris la révélation concernant la sœur, je pleurais et je tremblais. Je me souviens d’avoir envoyé un texto à Stacey, Alethea et Miranda en leur disant : “Les filles, quoiiiii! Oh mon Dieu!” » </p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’était tellement divertissant d’être face à cette grande révélation, parce qu’on ne savait vraiment pas ce qui allait se passer. On lisait le scénario au fur et à mesure, ajoute Maika Harper. Et je pense qu’on était également en train de trouver notre ton; nous n’étions pas encore tout à fait certaines du ton à adopter, alors tout a été un processus d’apprentissage. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">La relation entre Siaja et Neevee est l’un des points forts de la série. Siaja aimerait que sa mère s’ouvre davantage, tandis que Neevee retient délibérément ses émotions. Leur relation mère-fille est complexe, ce qui offre aux actrices une matière riche à explorer ensemble. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Siaja et Neevee sont tellement différentes, ce sont des personnages si différents, explique Anna Lambe. Mais elles vibrent à une fréquence très similaire en termes d’intensité et d’émotions. Elles sont profondément liées par l’amour, mais elles l’expriment différemment. Je pense que le fait d’être toujours prêtes à nous adapter à l’énergie de l’autre, avec une confiance totale l’une envers l’autre, rend notre collaboration facile. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nos deux personnages sont tellement vulnérables ensemble que, chaque fois que nous travaillons ensemble, on est prêtes à jouer le jeu », ajoute Harper. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre mélodrame et « comédie clownesque »</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parcours de Siaja et Neevee connaîtront sans aucun doute leur lot de rebondissements cette saison. On se demande quelles nouvelles avenues les actrices avaient le plus hâte d’explorer. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je pense qu’on découvre vraiment d’où vient la maladresse de Siaja », lance Maika Harper en souriant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« J’étais vraiment contente de pouvoir me plonger autant dans le drame, confie Anna Lambe. Le drame, c’est mon pain et mon beurre. J’adore ça. C’est ce qui a lancé ma carrière et c’est l’une des choses dans lesquelles j’aime vraiment me plonger. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je sais que certaines personnes trouvent ça ridicule, mais moi, j’adore le mélodrame, je trouve ça formidable, poursuit-elle. Alors, pouvoir plonger aussi profondément dans les émotions cette saison et avoir autant d’espace pour le faire, tout en explorant également cette comédie intense, presque clownesque… Il y a tellement de nuances. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversité de registres, c’est précisément ce que l’on observe dans les séries produites actuellement par les créateurs canadiens. Des productions comme <em>North of North</em>, <em>Heated Rivalry</em>, <em>Empathie</em> et bien d’autres placent la barre toujours plus haut pour celles qui suivront. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel est l’ingrédient secret qui rend nos séries aussi bonnes? </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le Canada est doué pour faire rire, pour faire ressentir des émotions et pour prendre soin les uns des autres, affirme Alethea Arnaquq-Baril. On investit dans notre culture. On a un système de financement public des arts, et je pense que c’est pour cette raison que nous réussissons à avoir un rayonnement mondial qui dépasse notre poids démographique. » </p>
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		<title>Derrière la série «FEM», une volonté de raconter les réalités trans autrement</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/derriere-la-serie-fem-une-volonte-de-raconter-les-realites-trans-autrement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Florence Tison]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 15:05:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FEM_S02_EP01_S10-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="FEM S02 EP01 S10" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Le drame musical québécois a fait le pari rare de placer une adolescente trans au cœur d’une série jeunesse. Ses&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le drame musical québécois a fait le pari rare de placer une adolescente trans au cœur d’une série jeunesse. Ses créateurs reviennent sur leur volonté de raconter cette histoire dans le climat actuel et sur les défis de rejoindre le jeune public.</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="457" height="640" data-id="260158" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Marianne-Farley-photo-real-457x640.jpeg" alt="Marianne Farley Photo Réal" class="wp-image-260158" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Marianne-Farley-photo-real-457x640.jpeg 457w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Marianne-Farley-photo-real-768x1075.jpeg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/Marianne-Farley-photo-real.jpeg 915w" sizes="auto, (max-width: 457px) 100vw, 457px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marianne Farley, réalisatrice de<em> FEM</em></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" data-id="260159" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/PATRICK_RET_G0A7577_LIGHT-427x640.jpg" alt="PATRICK RET G0A7577 LIGHT" class="wp-image-260159" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/PATRICK_RET_G0A7577_LIGHT-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/PATRICK_RET_G0A7577_LIGHT-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/PATRICK_RET_G0A7577_LIGHT-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/PATRICK_RET_G0A7577_LIGHT-1365x2048.jpg 1365w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/PATRICK_RET_G0A7577_LIGHT.jpg 1842w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Patrick Bilodeau, producteur de <em>FEM</em></figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024,<em> FEM</em> a accompli quelque chose que très peu de séries jeunesse avaient osé faire auparavant : placer l’émancipation d’une adolescente trans au centre de son récit. La télévision a certes offert quelques personnages trans marquants dans les dernières années – pensons notamment à <em>Euphoria</em> –, mais peu d’œuvres leur ont accordé une place aussi centrale que celle de Zav, un musicien franco-ontarien de 16 ans qui rêve d’intégrer le Conservatoire tout en explorant secrètement son identité féminine. Et c’est au Québec que cette série, diffusée sur les plateformes de TV5+ (anciennement Unis TV) et de Netflix (la saison 1 pour le moment), est née. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalisatrice de <em>FEM</em>, Marianne Farley, estime que puisque la communauté LGBTQ+ représente une part importante de la population, il ne devrait même pas être nécessaire de justifier la création de séries comme <em>FEM</em>. « On a le droit d'avoir notre contenu aussi, de faire des projets qui nous touchent. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le sujet était audacieux en 2024, le producteur de la série Patrick Bilodeau constate qu’il l’est encore davantage maintenant avec la montée de l'intolérance face à la transidentité et à la communauté LGBTQ+ : « En deux ans, ça a changé à l'international, observe-t-il. Les gens sont frileux, ils savent que ça fait réagir, que ça fait jaser. Ils n’ont pas vraiment envie d'aller là. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte ne décourage pas le producteur d’UGO Média, bien que, de son propre aveu, il serait tentant de privilégier des propositions plus conventionnelles. Peu importe : la boîte de production a gardé le cap en allant de l’avant avec une seconde saison de <em>FEM</em>, qu’on peut dès maintenant visionner gratuitement sur TV5+.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Au rythme de la transidentité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la suite de cette série créée et coscénarisée par Maxime Beauchamp, Zav (Lennikim) est maintenant une jeune femme trans : elle est sortie du placard et cherche à faire sa place dans l’industrie de la musique. L’autrice-compositrice-interprète a quitté le petit village franco-ontarien de Lanark pour la scène montréalaise ; et les « vrais » amis pour les fortes personnalités du spectacle et de la vie nocturne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première saison avait particulièrement touché les téléspectateurs, comme en témoignent les nombreux messages enthousiastes et souvent touchants qu’ont reçus les membres de l’équipe de <em>FEM</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« On a vraiment vu la saison deux comme un chapitre deux. Là, on est ailleurs. On est beaucoup dans le monde de la nuit, dans les prestations musicales, dans les clubs et dans les questionnements de l'expression de la féminité », explique Patrick Bilodeau.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="477" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FEM_S02_EP06_S03-1138x477.jpg" alt="FEM S02 EP06 S03" class="wp-image-260160" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FEM_S02_EP06_S03-1138x477.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FEM_S02_EP06_S03-768x322.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FEM_S02_EP06_S03-1536x643.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/FEM_S02_EP06_S03-2048x858.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lennikim dans <em>FEM</em>. Photo : UGO Média</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au fil des 10 épisodes, Zav se demande quel genre de femme elle est, et ce que cette femme représente pour elle, quitte à se perdre dans sa quête identitaire. La musique, loin de la simple trame sonore, l’accompagne comme un personnage dans son exploration de l’identité de genre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On avait le goût d'être plus <em>dark</em>, illustre Marianne Farley. La musique est très urbaine; c'est plus techno. On a mis des influences plus hip hop et trip hop. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Être diffusé par le géant Netflix </h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après la sortie de la première saison de <em>FEM</em>, Netflix a approché UGO Média pour l’acquérir. Pour la boîte de production québécoise, il était essentiel que la série obtienne une fenêtre de diffusion à l’international, alors que seuls les Canadiens y ont accès sur TV5+. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« C'est sûr que ça donne une bonne tape dans le dos, ça donne de la crédibilité au projet, dit Patrick Bilodeau. Et tu te dis “Câline, ça veut dire quelque chose!” » </p>



<p class="wp-block-paragraph">Netflix a aussi l'avantage de favoriser la découvrabilité d’une série auprès des jeunes adultes, qui semblent bouder les plateformes et le contenu locaux au profit des géants américains. En 2024, 64% des Québécois de 15 à 29 ans avaient surtout visionné des contenus de l’extérieur du Québec, <a href="https://statistique.quebec.ca/fr/fichier/pratiques-culturelles-jeunes-15-29-ans-2024.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">selon l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ)</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Non seulement ils ne sont pas sur les plateformes québécoises, mais ils ne les connaissent même pas ! » déplore le producteur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment alors intéresser les jeunes adultes aux séries d'ici ? Pour la réalisatrice Marianne Farley, ça passe entre autres par l’offre. « Il faut prendre des risques. Je pense qu’il ne faut pas être paternaliste, ne pas essayer de leur enseigner comment être un adulte. Les séries jeunesse doivent aussi aller vers ce qui intéresse les jeunes et non ce que les adultes pensent qui intéresse les jeunes. Je pense que c'est ce qui fait la force de <em>FEM</em>, aussi. On reste proche des personnages, qui vivent de vrais drames. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pas de 3e saison, mais un nouveau projet</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième saison de <em>FEM</em> sonne la fin de ce drame musical. Le trio créatif composé du créateur et <em>showrunner</em> Maxime Beauchamp, de la réalisatrice Marianne Farley et du producteur Patrick Bilodeau n’a cependant pas dit son dernier mot. Il planche présentement sur une nouvelle série, actuellement en prédéveloppement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">« On avait hâte de repartir sur un nouveau projet, dit Patrick Bilodeau. On est à la fois dans une certaine continuité; ça reste une série éclatée avec beaucoup de rebondissements, vraiment uniques, mais dans un univers complètement différent. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il décrit la série comme une fausse téléréalité qui suit des couples en lice pour gagner un traitement révolutionnaire de fécondation permettant à quiconque de concevoir un enfant avec son ADN. Le nouveau projet met aussi fièrement de l’avant la communauté LGBTQ+, et ce, peu importe si les gens y sont frileux.</p>
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		<title>«Jumelles» : une affaire de famille</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/jumelles-une-affaire-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Grenier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 15:07:24 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=260030</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/jumelles_ep6__C1_7498_lowres_eveblavoie-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Jumelles Ep6 C1 7498 Lowres Eveblavoie" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Quand les frères Anderson Jean, scénariste et réalisateur, et Fayolle Jean Jr, comédien, unissent leurs forces, ça donne la nouvelle&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quand les frères Anderson Jean, scénariste et réalisateur, et Fayolle Jean Jr, comédien, unissent leurs forces, ça donne la nouvelle série jeunesse <em>Jumelles</em>. Une histoire de famille inspirante, devant et derrière l’écran.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/jumelles_ep6__C1_7498_lowres_eveblavoie-960x640.jpg" alt="Jumelles Ep6 C1 7498 Lowres Eveblavoie" class="wp-image-260028"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Jumelles</em>. Crédit photo : Eve B.Lavoie</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les frères Anderson et Fayolle Jean Jr ont vu de près l’évolution de la diversité à la télévision québécoise. D’origine haïtienne, leur père, Fayolle Jean, fait partie des premiers comédiens afrodescendants au Québec. Plusieurs artistes ont été inspirés par lui, y compris ses fils, qui ont eu envie de suivre ses pas. Petit, Fayolle Jr adorait l’accompagner dans les coulisses des plateaux de tournage. Tellement qu’il est lui-même devenu acteur, à l’aube de la vingtaine. De son côté, Anderson s’est intéressé davantage à son travail de réalisateur. Du cinéma au dessin, de la poésie au jeu, les cinq enfants Jean sont tous nés avec la fibre artistique. À l’abri des projecteurs, leur mère, elle, s’est appliquée à ce que chacun aille au bout de ses rêves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La famille vient d’en réaliser un grand avec la nouvelle fiction jeunesse <em>Jumelles</em>, le plus important projet commun du clan jusqu’à maintenant, qui sera mise en ligne à partir du 11 juin sur l’Extra de Tou.tv. « C’est des trucs auxquels on ne peut même pas rêver! » lance Fayolle Jr avec enthousiasme.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Double standard</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Produite par KOTV, avec l’appui financier du Fonds des médias du Canada, la série raconte la quête inusitée de deux sœurs de 14 ans, issues de l’union d’un couple mixte. Une condition rarissime différencie les jumelles : l’une est née avec la peau noire et l’autre, blanche. Jusqu’ici, elles n’y portaient pas attention, mais la mort d’une femme afrodescendante pendant une intervention policière les poussera à se questionner sur leur identité et sur le regard inégal que la société pose sur elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Idéateur du projet, Anderson Jean signe le scénario avec Marie-Élène Grégoire et Marie-Hélène Lebeau-Taschereau, récipiendaires d’un prix Emmy International cet automne pour <em>La médiatrice</em>. Il a eu l’éclair de génie en voyant des jumelles du même genre en couverture du <em>National Geographic</em>. « C’était à l’époque de George Floyd, se rappelle-t-il, et je trouvais intéressant de commencer la série avec un événement comme celui-là; des jumelles qui ont les mêmes parents, le même <em>background</em>, qui partent du même point et qui, malgré tout, vont avoir une vie différente juste à cause de la couleur de leur peau. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fayolle Jr incarne le père des adolescentes, un homme très présent qui s’est fait un devoir de les éduquer sur un pied d’égalité. Or, le drame très médiatisé vient tout remettre en question. « Il n’a jamais vraiment parlé de différence à ses filles parce que, pour lui, c’était important de montrer qu’on est égaux. Quand cet événement se produit, toutes ces discussions-là arrivent, par rapport à la couleur de leur peau, par rapport aux opportunités… Avec sa fille noire, mais aussi avec sa fille blanche. La jumelle noire va chercher son côté haïtien, mais sa sœur, même si elle est blanche, elle a aussi ce côté haïtien-là. C’est une identité qu’on ne voit pas, qu’on ne dit pas, mais qui est là. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/06/jumelles_ep8__C1_1305_lowres_eveblavoie-960x640.jpg" alt="Jumelles Ep8 C1 1305 Lowres Eveblavoie" class="wp-image-260029"/><figcaption class="wp-element-caption">L'acteur Fayolle Jean Jr. Crédit photo : Eve B. Lavoie</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Famille élargie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour incarner les jumelles en question, la production a misé sur Irlande Côté, qui a brillé dernièrement dans <em>Avant le crash</em>, et Keyla Mingot, dans son premier rôle d’envergure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Anderson Jean, qui réalise aussi l’un des 13 épisodes, aux côtés de Jean-Sébastien Lord, se réjouit de ce jumelage : « Elles ont la complicité de deux sœurs qui s’aiment beaucoup. C’était important pour la série. Elles s’entendent super bien et elles m’ont agréablement surpris en tant qu’actrices, particulièrement Keyla qui n’avait pas beaucoup d’expérience. Irlande aussi m’a impressionné par son talent et son professionnalisme. Cette famille-là, j’y crois! Il y a quelque chose de magique qui s’est passé, même avec l’équipe technique. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et qui de mieux pour contribuer à cette magie que le patriarche, Fayolle Jean père, qui fait également partie de la distribution. Les deux autres frères Jean (des jumeaux!) et leur sœur sont aussi impliqués dans le projet, que ce soit au montage, au graphisme, au jeu ou à la figuration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est drôle parce que le seul père que j’ai eu, autant dans la vie qu’à la télé, c’est mon père! » lance Fayolle Jr, toujours heureux de lui donner la réplique. « J’ai aussi beaucoup d’admiration pour mon petit frère. De jouer dans une série qu’il a créée et écrite, c’est vraiment extraordinaire. J’espère qu’il y en aura d’autres! »</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’importance de se voir</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les frères Jean saluent la représentativité de plus en plus grande à l’écran ces dernières années, dans des fictions qui se démarquent. Comme beaucoup d’interprètes afrodescendants, Fayolle père et fils ont connu les personnages de criminels ou de chauffeurs de taxi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La télé d’aujourd’hui amène le public ailleurs. « C’est formidable de voir des séries comme <em>Jumelles</em> ou <em>Lakay Nou</em>, avec des acteurs d’origines diverses dans des rôles principaux, estime Fayolle Jr. Ça permet aux jeunes de s’identifier sans nécessairement devoir aller sur Netflix. On a besoin de se voir, le Québec en entier, d’origines diverses. C’est important. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour les Jean, se voir tôt dans la vie, c’est encore mieux. C’est pourquoi <em>Jumelles</em> a été d’abord pensée pour un public de 9 à 12 ans, bien qu’elle puisse rallier toutes les générations. « On a tendance à sous-estimer la maturité émotionnelle des jeunes, explique Anderson. Même si le point de départ est lourd, c’est une série vraiment lumineuse, par rapport à la sororité, à l’amitié… On parle des enjeux raciaux, de la quête d’identité, mais de manière positive. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fayolle Jr abonde dans le même sens : « Ce que je trouve différent par rapport aux autres séries jeunesse, c’est qu’on parle de racisme, de violence policière, d’identité, de parentalité… On a trouvé les bons mots et la bonne manière de le raconter à des jeunes, en gardant ça tout de même léger. Il y a beaucoup de discours qui nous divisent présentement et il faut mettre de l’avant qu’on est une seule et belle nation. Il faut qu’on puisse parler de nos différences, qu’on puisse s’écouter et apprendre sur les autres. »</p>
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		<title>L’artiste mi’gmaq à la source de la série «Bon Cop, Bad Cop»</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/lartiste-migmaq-a-la-source-de-la-serie-bon-cop-bad-cop/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Grenier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 14:35:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/5.-Q052_press-photo_cr.-Jean-Philippe-Sansfacon_MN2025-e1777991660992-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="5 Q052 Press Photo Cr Jean Philippe Sansfaçon MN2025" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Après deux films à succès, Bon cop, Bad Cop revient à la télévision dans une série de six épisodes tournés,&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/5.-Q052_press-photo_cr.-Jean-Philippe-Sansfacon_MN2025-e1777991660992-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="5 Q052 Press Photo Cr Jean Philippe Sansfaçon MN2025" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après deux films à succès, <em>Bon cop, Bad Cop</em> revient à la télévision dans une série de six épisodes tournés, entre autres, dans la communauté autochtone de Gesgapegiag. Rencontre avec le scénariste mi’gmaq Quentin Condo, qui a inspiré et aidé ses amis Patrick Huard et Anik Jean à bien raconter cette histoire.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/5.-Q052_press-photo_cr.-Jean-Philippe-Sansfacon_MN2025-512x640.jpg" alt="5 Q052 Press Photo Cr Jean Philippe Sansfaçon MN2025" class="wp-image-256868"/><figcaption class="wp-element-caption">Quentin Condo. Crédit photo: Jean-Philippe Sansfaçon</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour trouver la source du retour de <em>Bon Cop, Bad Cop</em>, il faut faire comme le saumon : remonter la rivière. Plus précisément la Cascapédia, qui se jette dans la baie des Chaleurs, entre Maria et New Richmond, en Gaspésie. C’est là, en apprenant à pêcher, que la réalisatrice et chanteuse Anik Jean est tombée sur son ancien camarade de classe Quentin Condo, qui travaillait comme guide de pêche. Au secondaire, à Bonaventure, Anik et Quentin se croisaient dans l’école, mais sans vraiment se connaître. Au fil du courant et des étés, ils ont tissé une belle amitié. Et comme les amoureux et amoureuses de nos amis deviennent souvent nos amis, l’artiste de la nation micmaque (mi’gmaq) et Patrick Huard, marié à Anik Jean, s’entendent aussi à merveille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc en taquinant le poisson, parfois en sirotant un scotch, que l’idée de transposer une intrigue de <em>Bon Cop, Bad Cop</em> dans la communauté voisine de Gesgapegiag a émergé. « On a commencé à en parler il y a une dizaine d’années, après le deuxième film », se souvient Quentin Condo, rencontré dans un café des Cantons-de-l’Est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Patrick et moi, ça cliquait comme amis, mais il ne connaissait pas vraiment les gens de notre communauté. Quand je lui racontais ce qui se passait, il posait des questions et il s’est dit que ça serait cool si, un jour, on faisait un <em>Bon Cop, Bad Cop</em> avec une histoire autochtone », poursuit-il.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-427x640.jpg" alt="3E9A8973 2 (2)" class="wp-image-256872" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/3E9A8973-2-2-1.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anik Jean et Patrick Huard sur le plateau de <em>Bon Cop, Bad Cop</em>. Crédit photo: Bell Média</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Savoir naviguer</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup d’eau a coulé dans la rivière avant que la ligne ne morde enfin. Puis, il y a environ deux ans, le téléphone a sonné. Le projet allait de l’avant, avec l’appui financier du Fonds des médias du Canada. D’abord engagé comme consultant, Quentin a rapidement joint l’équipe d’écriture, en plus d’aider à la distribution et à la recherche de lieux de tournage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour que toute l’opération fonctionne, il fallait avant tout l’aval des Premières Nations, notamment à Gesgapegiag. Fils d’un ancien chef et lui-même ex-vice-chef de l’endroit, Quentin est devenu un acteur clé dans la réussite du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La première chose qu’on a faite, c’est de rencontrer tous les chefs du Québec, explique-t-il. Il y a 43 communautés à l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL). J’ai appelé Ghislain Picard, [qui était alors] le chef régional pour le Québec. Je voulais être sûr que tout le monde était d’accord parce qu’on voulait faire une scène de l’APNQL dans la série. Je voulais que tout le monde ait un rôle et je ne voulais pas de problème avec une autre nation. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’est ensuite rendu à Gesgapegiag pour obtenir le feu vert du conseil et faire du porte à porte à travers la communauté pour s’assurer qu'elle était derrière lui. « C’est comme ça que ça marche. Il faut être vraiment ouvert parce que si quelque chose ne marche pas, tout peut se refermer. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or il a vite constaté l’enthousiasme de la population : « Je pensais que ça allait être plus difficile, mais ils étaient tellement contents de participer. <em>Bon Cop, Bad Cop</em>, c’est très connu chez les Autochtones. Patrick ne savait pas ça. Autour de la rivière, il y a plusieurs guides micmacs et tout le monde connaissait Pat! Il a vu le potentiel de faire quelque chose avec notre communauté. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une nation en action</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le souci premier de tout bon scénariste, c’est qu’on croit à son histoire. Et quand une franchise repose sur le choc des cultures, comme <em>Bon Cop, Bad Cop</em>, il est essentiel que tout le monde se reconnaisse. Après avoir été guide de pêche, Quentin Condo est donc devenu guide des mots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La chose la plus importante pour moi, c’était que les dialogues soient les plus autochtones possible, confie le coscénariste de 47 ans. On a des façons de dire les choses, une attitude différente, comme les Québécois par rapport aux autres Canadiens. On parle beaucoup avec le silence. Si un Québécois n’aime pas quelque chose, tu vas le savoir tout de suite, mais moins chez les Autochtones. Ils vont juste répondre en silence. On appelle ça le <em>silent no</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vérité passe aussi par l’interprétation. Les Micmacs de Gesgapegiag étaient près d’une centaine sur le plateau pour donner vie à leur communauté à l’écran, avec un heureux mélange de plaisir et de fierté. Beaucoup n’avaient jamais joué devant une caméra, mais d’après Quentin Condo, trouver de bons interprètes autochtones n’est pas difficile parce qu’ils sont des conteurs nés. Le défi, c’est de faire des choix…</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’acteur québécois très en vue Joshua Odjick (<em>Ça : Bienvenue à Derry</em>), de la nation Kitigan Zibi Anishinabeg, près de Maniwaki, dans le rôle du chef de police de Gesgapegiag, qui donne la réplique à Patrick Huard, Henry Czerny, Christine Beaulieu et Sarah-Jeanne Labrosse. Nathaniel Arcand, de la nation Cri des Plaines, qui fait également carrière à Hollywood, est aussi de la distribution, tout comme le fils de Quentin Condo, Liam, qui n’en est pas à son premier tournage. « On commence à voir beaucoup de talent autochtone, des acteurs de partout. Pour les gens de la communauté, c’est naturel de devenir acteurs. Ils sont tellement bons, c’est incroyable! »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-960x640.jpg" alt="BCBC SC6 (1)" class="wp-image-256860" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1-854x570.jpg 854w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/05/BCBC_SC6-1.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'acteur Joshua Odjick dans <em>Bon Cop, Bad Cop</em>. Crédit photo: Bell Média</figcaption></figure>
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<h3 class="wp-block-heading">Changer le monde, une œuvre à la fois</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un allié comme Quentin Condo est un atout précieux pour une équipe de tournage, mais les productions n’ont pas toutes cette chance. Elles peuvent alors se tourner vers le Bureau de l’écran autochtone (BEA). « Le BEA se réjouit de voir le secteur audiovisuel mettre à profit les ressources disponibles afin de collaborer de manière significative avec les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits. La publication <em>Protocoles et cheminements cinématographiques</em> constitue un guide de référence, accessible à tous sur [notre] <a href="https://iso-bea.ca/fr/">site Web</a> », indique Jean-François D. O’Bomsawin, directeur des communications et des initiatives francophones au BEA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Est-du-Québec, on peut aussi approcher le Bureau du cinéma et de la télévision de la Gaspésie. Membre du conseil d’administration, Quentin Condo connaît bien les retombées d’un projet comme <em>Bon Cop, Bad Cop</em> pour la région, qu’il évalue à quelque 600 000 $, un apport non négligeable pour les hôteliers, les restaurateurs et les commerçants, en particulier en basse saison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme à l’époque où il était vice-chef, l’artiste insiste sur l’importance de s’impliquer pour les siens et pour sa culture, mais il le fait aujourd’hui différemment. Quand il ne collabore pas sur des projets collectifs, c’est sur scène, en tant que chanteur hip-hop, que Quentin Condo met de l’avant son talent, son engagement social et son héritage micmac, sous le pseudonyme Q052. « Avec les arts, on est capables de changer le monde! affirme-t-il avec conviction. Pas nécessairement avec la politique. Les artistes ont une vérité que les politiciens vont souvent cacher. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il vit aujourd’hui dans le canton de Hatley, en Estrie, où il a suivi son amoureuse, Gesgapegiag restera toujours sa véritable maison (« mala », dit-il spontanément, la main sur le cœur. Ça signifie « d’où je viens » en micmac). La production y a d’ailleurs déroulé le tapis bleu à la mi-avril pour l’avant-première de la série, accessible sur Crave à partir du 7 mai. Quentin Condo se réjouit que, partout au Canada, le grand public puisse voir sa communauté de l’intérieur, qu’on démystifie ce qui s’y passe, qu’on entre chez les familles (souvent nombreuses) pour mieux comprendre leur réalité et leur vision de la société. Tout ça, en divertissant les gens!</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On vit dans le même pays et on se parle rarement. Je pense que, finalement, la série montre davantage les choses qu’on a en commun. C’est ça qui est l’<em>fun</em>. On réalise qu’on est tous des humains et qu’on réagit aux mêmes sentiments. »</p>
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		<title>Avec «Hate the Player», le sprinteur canadien Ben Johnson court tout droit vers l’humour</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/avec-hate-the-player-le-sprinteur-canadien-ben-johnson-court-tout-droit-vers-lhumour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 19:07:28 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://cmf-fmc.ca/?post_type=article&#038;p=256849</guid>

					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_103_01_22_12_04-1-e1777564972508-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="HTP 103 01 22 12 04 (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>La nouvelle série Hate the Player: The Ben Johnson Story jette un regard comique sur la vie et l'héritage du&#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_103_01_22_12_04-1-e1777564972508-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="HTP 103 01 22 12 04 (1)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La nouvelle série <em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em> jette un regard comique sur la vie et l'héritage du sprinteur canadien trouvé coupable de dopage. Découvrez pourquoi la chute de Ben Johnson est racontée du point de vue de l’ancien athlète et avec humour.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_103_01_22_12_04-1-e1777564972508-1138x472.jpg" alt="HTP 103 01 22 12 04 (1)" class="wp-image-256847"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em>. Crédit photo: New Metric Media</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Hate the player</em>. C’est une série biographique. C’est une histoire sportive. C’est une comédie déjantée. C’est une lettre d’amour aux Canadiens d’origine jamaïcaine. C’est une série qui frappe fort et qui réussit son coup.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette production en six épisodes (actuellement offerte sur Paramount+ Canada et GameTV) retrace la vie et la carrière du sprinteur canadien Ben Johnson, tour à tour adulé puis déchu. Vainqueur du 100 mètres aux Jeux olympiques d’été de 1988, il a vu sa médaille d’or lui être retirée après un test positif aux stéroïdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« [La série] vise à redonner un peu d’éclat au nom de Ben, explique le créateur et producteur exécutif de <em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em>, Anthony Q. Farrell. Elle montre comment on l’a placé sur un piédestal avant de le faire tomber… puis de s’acharner sur lui. On raconte son histoire de son point de vue. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Anthony Q. Farrell s’exprime dans le cadre du symposium du Bureau de l’écran des Noirs (BÉN) à Toronto, où l’équipe créative de <em>Hate the Player</em> s’est récemment réunie pour revenir sur les origines de la série et expliquer pourquoi elle se démarque. Il était accompagné de Ben Johnson, aujourd’hui âgé de 64 ans, des vedettes de <em>Hate the Player</em> Shamier Anderson, qui livre une performance exceptionnelle dans le rôle de Ben Johnson, de Karen Robinson, qui incarne Gloria, la mère du sprinteur, ainsi que du producteur exécutif et PDG de New Metric Media, Mark Montefiore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier révèle que la série a mis six ans à voir le jour sur nos écrans et qu’elle avait d’abord été pensée comme un drame. Or cette approche ne fonctionnait pas, d’où l’idée de faire appel à Anthony Q. Farrell, scénariste et réalisateur comique (<em>The Office, Shelved</em>).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Trouver le côté comique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">« On voulait vraiment que ce soit drôle, explique Anthony Q. Farrell. Trouver l’humour, trouver des blagues. C’est une histoire canadienne, c’est une histoire noire, et l’une des choses que ces deux cultures savent faire, c’est trouver le côté comique des choses. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L'humour de la série prend plusieurs formes : piques subtiles à l'encontre des arbitres racistes et des médias sportifs, gags burlesques et railleries. Le rival de Johnson, le sprinteur américain Carl Lewis, est tourné en dérision; un choix qui posait un risque pour la production parce qu’il pouvait être interprété comme diffamatoire. C’est à ce moment qu’est né le personnage de Walter, l’avocat, incarné par Mark McKinney.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On travaillait avec l’équipe juridique qui ne voulait pas que nous soyons poursuivis en justice pendant la réalisation de la série », raconte le scénariste et réalisateur. « Parmi leurs conseils, il fallait un contrepoids, quelqu’un qui raconte l’autre version de l’histoire, qui ne soit pas seulement celle de Ben. On a donc eu cette idée : et si je prenais simplement ce que les avocats m’envoyaient et que je l’intégrais dans la série? Ce qui était drôle, c’est qu’une fois qu’ils ont compris le personnage de Walter, ils se sont mis à écrire pour lui. Je leur demandais si c’était une note juridique ou une proposition créative. Ils répondaient : “C’est une proposition!” Et moi : “Non, occupez-vous de l’aspect juridique. Je déciderai de ce qui fera partie de la série!” », ajoute-t-il en riant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Devenir Ben Johnson</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le poids de la série repose sur les épaules musclées de Shamier Anderson, qui n’a eu que six semaines pour avoir la condition physique exceptionnelle de Ben Johnson. Il devait aussi incarner l’athlète à différentes étapes de sa vie, de l’enfance à la soixantaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J’ai décidé de ne rencontrer Ben que 48 heures avant le début du tournage », révèle Shamier Anderson. « Ben est une personne très différente aujourd’hui de ce qu’il était dans la vingtaine, la trentaine ou la quarantaine. Heureusement, grâce à YouTube et Google, il y avait beaucoup de ressources pour m’aider. Et quand je l’ai finalement rencontré, le but n’était pas de faire une entrevue journalistique, mais plutôt de me connecter à lui, de voir l’homme qu’il est aujourd’hui », poursuit l’acteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ben Johnson, humble et réservé, revient sur leur première rencontre : « [Shamier] m’a invité chez lui pour partager un repas et apprendre à se connaître. Je connaissais ses racines jamaïcaines. On s’est regardés et on a souri; il y avait une connexion. Il m’a incarné à la perfection : ma façon de parler, de bouger, ce que je dis. Et comme il l’a mentionné, il a dû se mettre en forme très rapidement. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Nouveau départ et fil d’arrivée</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’actrice chevronnée Karen Robinson, <em>Hate the Player</em> est un projet comique unique, qui lui a permis de revisiter son passé de jeune Jamaïcaine ayant émigré au Canada à l’adolescence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« En lisant le scénario, ma première réaction a été : c’est complètement fou! dit-elle en souriant. C’était juste complètement inattendu, éclaté, audacieux. Ils prenaient vraiment un risque avec ce projet et je devais absolument en faire partie. Si cette histoire est importante à raconter, c’est aussi parce que [lorsque Ben Johnson s’est fait retirer sa médaille], je n’étais dans ce pays que depuis quatre ans. J’étais à Calgary, et je me souviens que des Blancs venaient me voir pour me demander : “Alors, qu’est-ce que tu penses de cette histoire?” »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« À 20 ans, mon esprit critique n’était pas encore assez développé pour répondre à cette question, et je réalise que je ne me suis jamais demandé quelle était la version de Ben. Je me fiais uniquement à ce que je lisais et entendais, et à la façon que les gens m’abordaient en tant que la seule Jamaïcaine qu’ils connaissaient. J’ai l’impression qu’en étant invitée à rejoindre le projet, on m’a donné l’occasion d’explorer cette version de l’histoire », poursuit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un budget serré et un calendrier de production qui ont forcé Anthony Q. Farrell à couper certaines scènes, <em>Hate the Player</em> a su trouver sa voix et y être fidèle. Un défi de taille, mais qui démontre que, pour traverser la ligne d’arrivée, on doit être ouvert à ce qui se présente à nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Bien souvent, en tant qu'artistes, on se dit que les choses doivent se faire d’une certaine façon. Non, restez ouverts. Si on comprend l’essence de notre vision et de ce qu’on veut raconter, il y a plein de façons d’y arriver. Il faut être prêts à accueillir ce que la vie met sur notre chemin. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/04/HTP_101_01_13_42_07-1-e1777565391892-1138x476.jpg" alt="HTP 101 01 13 42 07 (1)" class="wp-image-256848"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Hate the Player: The Ben Johnson Story</em>. Crédit photo: New Metric Media</figcaption></figure>
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		<title>La fièvre des séries québécoises à Séries Mania </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/la-fievre-des-series-quebecoises-a-series-mania/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Roy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 19:26:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Les Saturnides" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Le Québec n’a jamais été aussi présent et attendu au prestigieux festival Séries Mania, qui débute ces jours-ci en France.&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Les Saturnides" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Québec n’a jamais été aussi présent et attendu au prestigieux festival Séries Mania, qui débute ces jours-ci en France. Des participants expliquent pourquoi le reste du monde (re)découvre le savoir-faire d’ici.  </strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un vent de chez nous frappe fort à l’étranger. Les séries québécoises connaissent un engouement inédit dans la francophonie. Il suffit de se transporter à Lille, en France, où se tient chaque année Séries Mania, le plus prestigieux rendez-vous dédié aux séries de fiction dans le monde, pour le constater.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition 2026 – qui se déroule du 20 au 27 mars – reçoit la plus grosse délégation québécoise depuis sa création en 2010, avec quelque 120 membres de l’industrie de chez nous qui sont attendus au festival et à son volet professionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que c’est une année faste pour les productions d’ici, avec quatre séries québécoises à l’honneur, sur un total de 51 venues des quatre coins du globe : <em>Les Saturnides</em> et <em>Ayer’s Cliff</em> sont présentées dans la catégorie Compétition Formats Courts; <em>Bienvenue à Kingston-Falls</em> fait sa première mondiale dans la catégorie Panorama International; et <em>Vitrerie Joyal</em> clôture le festival.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En comparaison, « un pays comme l’Espagne n’y présente qu’une seule série », fait remarquer François-Pier Pélinard Lambert, directeur de la rédaction du magazine <em>Le film français</em> et responsable de la sélection québécoise du festival. Selon lui, l’enthousiasme renouvelé des producteurs français pour ce qui se fait dans la belle province est indéniable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Derrière l’engouement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès d’<em>Empathie</em> n’y est évidemment pas étranger. La série acclamée de Florence Longpré a créé la surprise lorsqu’elle a été présentée à Séries Mania l’an dernier, recevant une ovation debout de 13 minutes, de même que le Prix du public. François-Pier Pélinard Lambert s’en souvient comme si c’était hier; c’est lui qui présentait la série sur la psychiatrie aux festivaliers cette journée-là. « La scène vibrait », se rappelle-t-il.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-960x640.jpg" alt="EMPATHIE PrixduPublic 28 03 CLOTURE LAUREATS AMBIANCE ©Arnaud Loots HD 7301560" class="wp-image-255844" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/EMPATHIE_PrixduPublic_28.03_CLOTURE_LAUREATS_AMBIANCE_©Arnaud-Loots_HD_7301560-854x570.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">L'équipe d'<em>Empathie</em> au festival Séries Mania en 2025. Photo: Arnaud Loots</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">« Il y avait déjà beaucoup d'intérêt pour les séries québécoises; ce n'est pas vrai qu'il ne se passait rien avant <em>Empathie</em>, nuance-t-il. Mais là, il s'est passé quelque chose de très particulier. Il y a eu un emballement de la critique suivi d'un emballement des diffuseurs français, qui ont tous voulu acheter la série, et d’un succès populaire. On doit être à 11 millions de vidéos vues sur Canal+, qui a mis la main sur la série et qui coproduit la saison 2, ce qui est énorme. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi:</strong> <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/le-monde-veut-plus-dempathie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le monde veut plus d’<em>Empathie</em></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs facteurs expliquent la présence accrue du Québec de l’autre côté de l’océan, selon François-Pier Pélinard Lambert. D’une part, il remarque que de plus en plus de séries se produisent au Québec, notamment depuis l’arrivée de contenu original francophone sur Crave. Les séries longues sont moins nombreuses, note-t-il, mais la multiplication des séries courtes renouvèle davantage l’offre. D’autre part, l’expert observe que les professionnels québécois sont plus ouverts que jamais au marché international. « La grande force des Québécois est qu'ils sont dans la logique nord-américaine; ils sont là pour faire de la <em>business</em> », dit-il. </p>



<h3 class="wp-block-heading">L’originalité comme atout</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qui distingue la télé au Québec, qui suscite tant la curiosité des producteurs internationaux? « La série québécoise, entre guillemets, n'a rien à perdre, croit le directeur de la rédaction de <em>Le film français</em>. Si elle ne se distingue pas du tout-venant américain, elle n'existe pas. Donc on voit une originalité des sujets, en plus d’un talent des réalisateurs et, globalement, toujours une excellence du jeu des comédiens. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Originalité », voilà un terme qui revient souvent quand il est question des séries d’ici. C’est aussi celui qu’emprunte la coproductrice Isabelle Thiffault pour décrire <em>Bienvenue à Kingston-Falls</em>, qui sera présentée en première mondiale à Séries Mania et diffusée sur l’Extra de Tou.tv le 7 mai prochain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi:</strong> <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/comment-choisir-le-bon-festival/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Comment choisir le bon festival</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La série policière écrite, réalisée et coproduite par Robin Aubert suit le détective Gabriel Serpent (Maxime Le Flaguais) dans une enquête pour meurtre qui se déroule dans un village fictif du Québec, à une époque indéterminée. « Robin s'est inspiré de tous les archétypes et des codes des séries policières, et il les a déconstruits. Le résultat est vraiment singulier et hyper rafraîchissant. Notre série est différente, elle n'a pas de comparable », décrit Isabelle Thiffault.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-960x640.jpg" alt="BAKF 2©Marlene Gelineau Payette" class="wp-image-255838" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-960x640.jpg 960w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-768x512.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-1536x1024.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-2048x1365.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/BAKF_2©Marlene-Gelineau-Payette-854x570.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Bienvenue à Kingston-Falls</em>. Photo: Marlene Gelineau Payette</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le ton est aussi très « décalé » : un mélange d’intrigue, de mystère, mais aussi d'humour noir. « Beaucoup d'humour, et une profonde humanité », ajoute la productrice associée au Groupe Encore, la boîte de production qui est aussi derrière <em>Vitrerie Joyal,</em> la nouvelle série de Martin Matte à venir sur Prime Video.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mélange des genres est, selon Isabelle Thiffault, une force des séries québécoises : « C'est un équilibre difficile à atteindre, mais quand on le fait, on le fait bien, même si nos moyens sont beaucoup moins grands que bien d'autres pays. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Brasser des affaires</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les professionnels québécois, se rendre à Séries Mania – tout comme au Festival de la Fiction à La Rochelle en septembre – offre un levier essentiel pour développer des partenariats et renforcer les modèles de financement de l’industrie. « Le fait d'être là, d'être sélectionné, c'est une chance unique de rencontrer des acheteurs et de revendre [notre série] ailleurs, soit en adaptation, soit doublée », explique Isabelle Thiffault, citant en exemple <em>Bête noire</em>. La série, aussi produite par le Groupe Encore, avait reçu une offre moins de 24 heures après avoir été projetée à Séries Mania, en 2021, et une quatrième saison est en préparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Neegan Trudel, producteur et réalisateur de la websérie <em>Les Saturnides</em>, présentée dans la catégorie Compétition Formats Courts à Séries Mania, voit avant tout sa première présence au festival comme une belle carte de visite. « Le marché des webséries dans le monde est quand même faible par rapport à la revente, dit-il. Mes attentes sont plus pour la suite. J'aimerais faire des séries lourdes, rencontrer de futurs partenaires financiers ou coproducteurs internationaux. Ou juste commencer à me faire connaître. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="567" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-1138x567.jpg" alt="Les Saturnides" class="wp-image-255837" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-1138x567.jpg 1138w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-768x383.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458-1536x766.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/les-saturnides-e1773861007458.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Les Saturnides</em>. Photo: Oraquan Médias</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Saturnides</em>, scénarisée par Jocelyn Martel-Thibault, est un huis clos inspiré de la pandémie, qui s’intéresse à notre fatigue collective. « On se pose la question : qu'est-ce qui arriverait si une société entière manquait de sommeil? C'est une idée qu'on avait depuis un certain temps, mais qui a évolué après la Covid. On a été inspirés par la manière que la pandémie a été gérée, comment le monde interprétait un nouveau virus et l’espèce de frénésie dans les médias », détaille Neegan Trudel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Produite par sa boîte Oraquan Médias, établie à Wendake, le thriller psychologique met en scène des Autochtones dans le rôle d’influenceurs. « On les voit dès le début dire qu’ils ne peuvent pas dormir et se demander ce qui se passe. On les écoute, mais on n’en prend pas considération. C’est un clin d’œil au fait que, quand les communautés autochtones dénoncent quelque chose, on les regarde, mais on n'agit pas souvent », poursuit Neegan Trudel, membre de la Nation wendat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Saturnides</em> n’est pas pour autant une série autochtone, précise-t-il. « C'est une tangente qu'on veut prendre de plus en plus pour sortir un peu du silo "seulement pour les Autochtones". Raconter nos histoires, mais pour le grand public. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son plus grand souhait à Séries Mania? Faire découvrir Oraquan Médias et que sa websérie connaisse une autre vie après le festival. Le Québec, lui, pourra la visionner à l’automne sur TV5Unis.</p>
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		<title>Les Quatre Fantastiques </title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/les-quatre-fantastiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 16:03:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Four-heads-of-agencies-web-res-2-e1773331618813-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Four Heads Of Agencies (web Res)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Les quatre femmes à la tête du Fonds des médias du Canada, de Téléfilm Canada, du Bureau de l’écran autochtone&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Four-heads-of-agencies-web-res-2-e1773331618813-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Four Heads Of Agencies (web Res)" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les quatre femmes à la tête du Fonds des médias du Canada, de Téléfilm Canada, du Bureau de l’écran autochtone et de l’Office national du film se sont réunies pour discuter de l’état de l’industrie médiatique canadienne lors de l’événement Prime Time, à Ottawa. <em>Futur et médias</em> était sur place pour recueillir leurs réflexions.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Four-heads-of-agencies-web-res-960x640.jpg" alt="Four Heads Of Agencies (web Res)" class="wp-image-255688"/><figcaption class="wp-element-caption">Les quatre dirigeantes, de gauche à droite: Julie Roy, Valerie Creighton, Kerry Swanson et Suzanne Guèvremont. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Appelons-le le grand panel médiatique canadien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre femmes qui dirigent les organisations audiovisuelles nationales du Canada ont partagé la scène lors de Prime Time 2026, une conférence sur l'industrie audiovisuelle qui se tient chaque année à Ottawa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces femmes – Valerie Creighton, présidente et chef de la direction du Fonds des médias du Canada (FMC), Julie Roy, directrice générale et cheffe de la direction de Téléfilm Canada, Kerry Swanson, présidente et chef de la direction du Bureau de l'écran autochtone (BEA), et Suzanne Guèvremont, commissaire du gouvernement à la cinématographie et présidente de l'Office national du film (ONF) – se sont réunies lors d’une séance intitulée « L'avenir du Canada : bâtir une nation créative ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les hommes aient dominé la conférence, notamment le premier ministre Mark Carney, les producteurs exécutifs de <em>Rivalité passionnée</em> Jacob Tierney et Brendan Brady, ainsi que la tête d’affiche Hudson Williams, ce sont ces quatre femmes qui dirigent l'industrie médiatique canadienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C'est difficile de surestimer l’impact qu’elles ont eu devant un public composé de créateurs locaux et internationaux, alors qu’elles discutaient de l’état de l’industrie, de souveraineté culturelle et de l’avenir du secteur au pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La chose la plus importante que le pays ait faite, c’est d’ouvrir la voie aux créateurs, a déclaré Valerie Creighton au public. Peu importe les structures, peu importe les organisations, ce pays a permis à la créativité de fleurir. Nous avons une abondance de talents créatifs et innovants. Nous sommes un pays privilégié. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Défendre notre souveraineté culturelle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Soutenir les créateurs reste la priorité de chaque organisation, mais une préoccupation plus urgente s’est récemment imposée : la souveraineté culturelle. Créer des films, des séries télé et des récits numériques marquants, qui reflètent l’expérience canadienne, est crucial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L’ONF, c’est raconter des histoires canadiennes authentiques, a souligné Suzanne Guèvremont. C’est là toute la force d’avoir des documentaristes créatifs et de leur donner la possibilité de raconter leurs histoires, ce qui est fondamental pour notre souveraineté culturelle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Et puis, il y a l’éducation, a-t-elle poursuivi. C’est un autre aspect du développement de notre souveraineté culturelle et de notre capacité à consommer du contenu canadien dès le plus jeune âge. C'est important que l’ONF soit présent dans les écoles du pays et ait accès à plus de 400 000 enseignants. Nous sommes présents auprès des enfants dans les salles de classe et nous aidons à développer leur appétit pour notre contenu de grande qualité. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Julie Roy a expliqué comment, au fil des ans, Téléfilm a bâti la réputation internationale du Canada. « C'est très puissant et très fort, a-t-elle déclaré. Nous avons conclu des accords de coproduction avec 60 pays. Ça montre que le Canada est attrayant et que les gens veulent travailler avec nous. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le BEA, la souveraineté culturelle s’inscrit dans une perspective bien particulière : « Le BEA a été fondé il y a huit ans dans le but de favoriser la souveraineté narrative des créateurs des Premières Nations, des Métis et des Inuits au Canada, a expliqué Kerry Swanson. Ce mandat est au cœur de notre mission. Mais qu’est-ce que ça signifie? »</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" data-id="255689" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Kerry-Swanson-427x640.jpg" alt="Kerry Swanson" class="wp-image-255689"/><figcaption class="wp-element-caption">Kerry Swanson,  BEA. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" data-id="255695" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-427x640.jpg" alt="Suzanne Guèvremont" class="wp-image-255695" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Suzanne-Guevremont-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Suzanne Guèvremont, ONF. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">« En fin de compte, c’est la liberté de raconter des récits comme on le souhaite, d’avoir le contrôle sur ces récits et de ne laisser personne vous les enlever, ce qui a été le cas dans l'histoire de ce pays. Concrètement, ça veut dire pour nous que les créateurs autochtones détiennent la majorité des droits de propriété intellectuelle et que deux des trois rôles créatifs clés d'un projet sont occupés par une personne autochtone. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Et maintenant que le Canada traverse une sorte de crise où on s'interroge sur ce que ça veut dire être souverain et qu’il se sent menacé, je pense que, pour la première fois, les Canadiens comprennent ce dont nous parlons depuis longtemps, a poursuivi Kerry Swanson. Vous comprenez maintenant pourquoi on peut se battre pendant 200 ans pour préserver ses histoires, sa liberté et sa souveraineté. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tisser des liens avec le public</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Développer et porter des histoires d'ici à l’écran ne suffira pas si ces histoires ne trouvent pas d’écho auprès du public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je sens que si nous n'invitons pas le public à participer à la conversation, nous passerons à côté d'une opportunité, a déclaré Julie Roy. L'environnement a beaucoup changé et on constate que les grandes plateformes influencent la visibilité, que les algorithmes façonnent la découvrabilité, et que maintenant l’IA influence même la manière dont nous accédons au contenu. Alors, que faire avec le public? On doit élaborer une stratégie nationale en matière d'audience. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le travail que nous avons accompli ensemble pour NOUS | MADE à travers le pays portait justement sur le public, a expliqué Valerie Creighton en référence à la campagne menée depuis plusieurs années par le FMC pour promouvoir les productions de chez nous. Il s'agissait de notre industrie et de nos succès, mais surtout de créer un lien avec le public, et ça fonctionne plutôt bien jusqu'à présent. »</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" data-id="255693" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-427x640.jpg" alt="Julie Roy" class="wp-image-255693" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-427x640.jpg 427w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-768x1152.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-1024x1536.jpg 1024w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Julie-Roy-1365x2048.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption">Julie Roy,  Téléfilm Canada. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" data-id="255690" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/03/Valerie-Creighton-428x640.jpg" alt="Valerie Creighton" class="wp-image-255690"/><figcaption class="wp-element-caption">Valerie Creighton, FMC. Crédit photo: Rémi Thériault / House of Common studio</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Si la créativité est au rendez-vous, si les histoires sont fortes, si les créateurs et les producteurs ont la liberté de raconter ces histoires, c’est ce qui attirera le public. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Préparer l'avenir ensemble</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre organisations sont confrontées à de nouvelles technologies et à de nouveaux services qui ne cadrent pas avec des structures et des politiques obsolètes. Unir leurs forces pour assurer un secteur médiatique canadien solide, aujourd’hui et demain, est donc essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On ne peut plus travailler en silo, a fait remarquer Julie Roy. Nous devons travailler en partenariat, et je pense que c'est comme ça que nous construirons l'avenir. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Si nous pouvions réfléchir ensemble à ce que chacun peut apporter à l'avenir, ce serait une approche très différente, a affirmé Valerie Creighton. La première chose à faire est de voir comment gagner en flexibilité, comment éliminer les obstacles et les contraintes. Ils ont été créés il y a longtemps, dans un monde qui n’est plus le nôtre. On le constate dans les médias numériques interactifs, on le voit dans des domaines comme la réalité virtuelle, le jeu vidéo et le divertissement immersif. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce qui se passe dans ce pays est tout simplement passionnant, a ajouté celle qui est à la tête du FMC. Pour ma part, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne pas m'accrocher au passé et réfléchir à la manière dont nous pouvons tirer parti de cette situation et faire un bond en avant. Ce ne sera pas facile, mais ce sera amusant. »</p>
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		<title>La recette du succès de Heated Rivalry</title>
		<link>https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/la-recette-du-succes-de-rivalite-passionnee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ingrid Randoja]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 18:20:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Heated_Rivalry_-_Episode_104-39-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Heated Rivalry Episode 104 39" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" /><p>Les créateurs de Heated Rivalry (Rivalité passionnée), Jacob Tierney et Brendan Brady, ainsi que les vedettes Hudson Williams et Sophie&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img width="700" height="394" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/Heated_Rivalry_-_Episode_104-39-700x394.jpg" class="webfeedsFeaturedVisual wp-post-image" alt="Heated Rivalry Episode 104 39" style="display: block; margin-bottom: 5px; clear:both;max-width: 100%;" link_thumbnail="" decoding="async" loading="lazy" />
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les créateurs de <em>Heated Rivalry </em>(<em>Rivalité passionnée</em>), Jacob Tierney et Brendan Brady, ainsi que les vedettes Hudson Williams et Sophie Nélisse, dévoilent les coulisses de la série ultrapopulaire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès de <em>Heated Rivalry</em> est tout simplement phénoménal – et, disons-le, quelque peu surprenant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une série fortement suggestive où deux joueurs de hockey queer entretiennent une relation secrète et tombent amoureux, c'est du jamais-vu. C’est précisément pour cette raison que le scénariste, réalisateur et producteur Jacob Tierney ainsi que son partenaire de production Brendan Brady ont décidé de la créer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi</strong> : <a href="https://cmf-fmc.ca/fr/futur-et-medias/articles/flamme-sur-glace/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Heated Rivalry : une histoire d’amour sur glace</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette histoire tenait la route pour Tierney, un vétéran de l’industrie cinématographique et télévisuelle canadienne, qui se trouve à être aussi un homme gai et un passionné de hockey.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C’est mon algorithme », a-t-il lancé lors d’un panel tenu à Ottawa le mois dernier, dans le cadre de Prime Time, la conférence organisée par l’Association canadienne des producteurs médiatiques. Sur scène, Jacob Tierney était accompagné de son ami de longue date et coproducteur Brendan Brady, avec qui il a fondé Accent Aigu Entertainment, il y a quelques années.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="962" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_079-962x640.jpg" alt="" class="wp-image-255296" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_079-962x640.jpg 962w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_079-768x511.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_079-1536x1022.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_079-2048x1363.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 962px) 100vw, 962px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lainey Lui, Brendan Brady, Jacob Tierney, Sophie Nélisse et Hudson Williams au panel sur <em>Heated Rivalry</em> à Prime Time. Photo: Ben Welland.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le duo parlait à un public attentif de créateurs canadiens et internationaux, curieux de comprendre comment ils ont réussi l’impossible : créer un méga succès mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non seulement la série est devenue la production originale la plus regardée sur Crave, mais elle s’est aussi imposée comme un véritable phénomène international. Les auditeurs du monde entier ont passé des millions de minutes (le chiffre approche le milliard!) à regarder cette série. Elle connaît un énorme succès sur HBO Max et a dominé les palmarès en Australie, aux Philippines, à Singapour et à Taïwan. Ses têtes d’affiche, Hudson Williams et Connor Storrie, sont devenues des vedettes sur les réseaux sociaux et, d'ici l'été, vous entendrez « I'm coming to the cottage » (Je viens au chalet) en boucle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui ressort de leurs propos n’est pas tant la volonté de reproduire une telle réussite. Ils cherchent plutôt à donner un aperçu de leur éthique de travail, qui peut servir de feuille de route à d’autres créateurs cherchant à réaliser des productions de grande qualité et capables de séduire un public à l'international.</p>



<h3 class="wp-block-heading">LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE AVANT TOUT</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence par une histoire, ou dans le cas de <em><em><em>Heated Rivalry</em></em></em>, par le droit de propriété intellectuelle (PI).</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Brendan et moi venions de créer notre entreprise et on était très conscients que le nerf de la guerre, ce sont les droits de propriété intellectuelle, explique Jacob Tierney. Tout le monde en a besoin, mais comment une nouvelle boîte de production sans moyens peut-elle en faire l’acquisition? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les propriétés intellectuelles que des producteurs comme Brendan et moi pouvions nous permettre à ce moment-là étaient des titres peu convoités. Et il y en a énormément; il suffit de se tourner vers les communautés marginalisées qui ne sont pas représentées dans le divertissement grand public », poursuit-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J'ai donc appelé Brendan et je lui ai dit que nous devrions acheter les droits de ce livre, et par ce livre, je voulais dire ces livres, car il y en a beaucoup. J'ai ensuite suivi Rachel Reid, l'autrice, sur Instagram, et elle m'a suivi en retour. Je lui ai envoyé un message privé, du genre : “Salut!”, et on connaît la suite », raconte-t-il en riant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons ensuite proposé une solution pour y parvenir, ajoute Brendan Brady. Une bonne façon pour notre industrie de limiter les coûts de production télé. Nous avons tenté quelque chose d’audacieux : tourner les six épisodes en un seul bloc, avec un seul réalisateur et un seul scénariste, comme s’il s’agissait d’un film. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bell Média, Sphere Abacus et le Fonds des médias du Canada ont apporté un financement majeur au projet. « Ce système de financement est ce qui maintient la télévision canadienne en vie, affirme Jacob Tierney. Et pour une série comme <em><em><em>Heated Rivalry</em></em></em>, qui n’était pas un pari évident pour qui que ce soit, nous ne serions tout simplement pas ici sans eux. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">TOURNER SANS S’ÉPUISER</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’ici, la liste va comme suit : trouver un titre de propriété intellectuelle prometteur, planifier une préproduction rigoureuse et s’entourer de partenaires financiers qui comprennent notre vision. S’ajoute le respect de la distribution et de l’équipe, en adoptant des horaires de travail raisonnables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous avons tourné la série en 36 jours, principalement avec des journées de 10 heures. Je ne dirais pas que chaque journée faisait exactement 10 heures, nuance Brendan Brady. L'une des choses qui, selon moi, doivent radicalement changer dans notre industrie, c'est justement de mettre fin à ces horaires démesurément longs. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ma conjointe est assistante costumière et elle est enceinte de cinq mois, enchaîne-t-il. Elle ne peut pas passer 15 heures par jour sur un plateau pendant sa grossesse. Et ce ne sera pas possible non plus quand nous aurons un enfant. Il faut mettre fin à ces horaires insensés. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la qualité de vie, le producteur souligne aussi la logique financière. « D’un point de vue budgétaire, ça a beaucoup plus de sens. Quand on prévoit des journées de 10 heures et qu’on déborde à 12 ou 13 heures, on finit par payer pour une journée supplémentaire. On l’oublie souvent. Je comprends que l’équipement coûte cher,  je comprends que l’hébergement de l’équipe représente une dépense importante. Mais au Canada, on ne pourra jamais rivaliser avec les budgets américains. Par contre, nous pouvons offrir un environnement de travail où les gens ont réellement envie de se présenter. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">CHOISIR L’AMOUR</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tard dans la soirée, Jacob Tierney, Brendan Brady et les interprètes de <em><em>Heated Rivalry</em></em>, Hudson Williams et Sophie Nélisse, se sont retrouvés lors d’un événement surprise consacré aux coulisses de la série, en présence d’un invité spécial : le premier ministre canadien Mark Carney. Comme presque tout ce qui touche à <em><em>Heated Rivalry</em></em>, leur passage sur le tapis rouge est rapidement devenu viral.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="962" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_02_RED_CARPET_048-962x640.jpg" alt="" class="wp-image-255298" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_02_RED_CARPET_048-962x640.jpg 962w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_02_RED_CARPET_048-768x511.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_02_RED_CARPET_048-1536x1022.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_02_RED_CARPET_048-2048x1363.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 962px) 100vw, 962px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le premier ministre Mark Carney avec l'acteur Hudson Williams. Photo : Ben Welland.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Animée par Lainey Lui, la soirée a permis aux comédiens et aux producteurs de se remémorer le tournage. L’un des moments les plus émouvants est survenu lorsque Hudson Williams et Sophie Nélisse ont revu un extrait du « premier coming out » de Shane; la scène au restaurant où Rose l’amène doucement à parler de son orientation sexuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sophie Nélisse y livre une performance tendre et nuancée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J’ai beaucoup réfléchi au fait que le soutien qu’on apporte peut être silencieux, explique-t-elle. Je voulais qu’un calme émane de cette scène. Tout se jouait dans les regards, dans les pauses. Rose démontre que l’un des gestes les plus généreux qu’on puisse offrir à quelqu’un, c’est de le laisser vivre ses émotions sans jugement ni commentaire. Je voulais qu’elle puisse offrir cet espace sécurisant à Shane, qu’il puisse s’ouvrir à elle, tout en sentant un amour inconditionnel. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je me souviens avoir pensé qu’elle était la meilleure personne qui pouvait être en face de moi pour tourner cette scène, raconte Hudson Williams. C’était très facile de m’ouvrir. Se laisser aller, se montrer vulnérable, c’est difficile, surtout que c’était, je crois, notre deuxième journée de tournage et qu’on se connaissait à peine. Mais instantanément, j’ai pu être en confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je me rappelle même de la répétition juste avant : on a improvisé, on est sortis du texte, poursuit l’acteur. On lançait des idées, et je pense que l’équipe ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant d’émotion ou de vulnérabilité. Puis on a tourné la scène, et tout s’est ouvert d’un coup. C’était super. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="959" height="640" src="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_086-1-959x640.jpg" alt="" class="wp-image-255301" srcset="https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_086-1-959x640.jpg 959w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_086-1-768x513.jpg 768w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_086-1-1536x1026.jpg 1536w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_086-1-2048x1367.jpg 2048w, https://cmf-fmc.ca/wp-content/uploads/2026/02/2026_01_29_PRIME_TIME_CONFERENCE_04_PANEL_086-1-854x570.jpg 854w" sizes="auto, (max-width: 959px) 100vw, 959px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jacob Tierney, Sophie Nélisse et Hudson Williams au panel sur <em>Heated Rivalry</em> à Prime Time. Photo : Ben Welland.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">« Ils ont tous deux été formidables dans cette scène, souligne pour sa part Jacob Tierney. C’est une scène extraordinaire, et je vous en suis immensément reconnaissant. Je suis aussi très reconnaissant envers ma monteuse, Véronique Barbe, qui a choisi des moments que je n’aurais pas retenus. C’était vraiment intéressant de voir la scène à travers ses yeux. J’ai pratiquement conservé son montage tel quel, parce qu’il m’a surpris et m’a révélé des choses auxquelles je ne m’attendais pas. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« En fin de compte, l’écriture de Jacob dans cette scène est un véritable hommage à l’amour, conclut Brendan Brady. À chaque instant, le choix est celui de l’amour, et c’est ce qui résonne avec le public. C’est aussi ce qui nous a portés tout au long de cette aventure. »</p>
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